Albert de Morais

Antonio de Morais Cardoso (Tony Cardoso) est un journaliste autodidacte de nationalité française et portugaise, né le 25 juillet 1955, à Alijó, Douro, Portugal. Il est père de deux enfants : Daniel (1982) et Hugo (2003). Biographie Après le certificat d’études, conclu en vivant chez ses grands-parents maternels, dans le nord du Portugal, il refuse de continuer l’école, veut travailler et exige de rejoindre ses parents installés à Lisbonne. Son père, employé d’une mairie de banlieue, réussit à le faire engager par l’une de ses connaissances, le patron de l’une des plus importantes entreprises d’immobilier et bâtiment du pays : J. Pimenta. Celui-ci le prend en charge, le traite comme son propre fils, le forme dans les bureaux de l’administration et le contraint à continuer l’école le soir. Il n’a alors que 12 ans. En 1970, à 15 ans, il est engagé par une société fluviale de transport et remorquage de bateaux (TINITA), où il est chargé de gérer les horaires du personnel, transmettre les ordres de mission par radio, la facturation, l’encaissement, gestion des comptes bancaires... Il est rapidement repéré et invité à rejoindre une société d’agréés de douane : José Campos Loureiro – Bernardino Geraldes dos Santos, où il reste jusqu’à l’âge de 18 ans, tout en continuant à étudier, le soir, à l’École Commerciale Veiga Beirão. Contestataire au régime fasciste, proche de groupes de réflexion sur la politique et en faveur de l’indépendance des colonies portugaises, il ne veut pas accomplir ses obligations militaires. Décidé à partir à l’étranger, son père accepte de lui signer une attestation d'émancipation et de le laisser partir en France, aidé par un oncle qui s’engagea à lui faire traverser les frontières. Arrivé à Paris, en septembre 1973, il suit des cours de français, à l’Alliance Française et trouve un premier travail en tant qu’apprenti électricien puis décroche un contrat dans une usine de salaisons, ce qui lui permet d’obtenir la régularisation de ses papiers d’identité. De 1974 à fin 1979, il travaille successivement comme commis de salle, serveur, chef de rang et maître d’hôtel, dans plusieurs restaurants à Paris, dont le Pub St. Germain, l’Européen ou l’Alsace à Paris. Il suit simultanément des cours à l’École Hôtelière, Jean Drouant dont il obtient un diplôme. En décembre 1979, il est engagé en tant que directeur de restaurants par une société d’hôtellerie et restauration et dirige des restaurants jusqu’à 1987 - La Terrasse (92), Le Valentino (92), La Cave Niçoise (75002), La Trattoria (75006) ou Le Petit Cardoso (75015)… Intéressé par la radio libre et après un projet avorté, en 1981, il s’entoure de 5 personnes collaborant dans les 3 radios portugaises de la région parisienne, émettant sans autorisation, pour élaborer un nouveau projet de création d’une radio portugaise pour l’Ile de France. Radio Alfa obtint l’autorisation d’émettre 12 heures sur 24, à partir d’Août 1987, mais la station est infiltrée par des personnes et des intérêts externes qu’il met plusieurs mois à éloigner. En 1991, il met en place un nouveau projet d’émission 24/24 heures qui est enfin autorisé par le CSA. En 1993, il est écarté de la direction de la radio par le nouvel actionnaire majoritaire, mais conserve le contrôle de la régie de publicité exclusive. En 1996, il cède ses parts de la société et part aux Etats-Unis. Il maintient toutefois la direction du journal Encontro, (jusqu’à 2010) un bimensuel d’information destiné à la communauté portugaise dont il avait acquis 50% en 1989. En 1997, il prend la direction du magazine Sortir en Val de Marne, crée par son ami Gilbert Noël, ancien maire de Saint Maur des Fossés, lance le magazine mensuel Vida Lusa, (dernière parution en 2008) pour les lusophones et est engagé en tant que directeur international du groupe d’édition portugais Meribérica. Il était notamment chargé de négocier des droits d’édition avec des auteurs francophones ou ayant droits, pour les pays de langue en portugaise (Portugal, Brésil, Angola…). Il participa entre autres, à des réunions avec Albert Uderzo (Astérix) ou Morris (Lucky Luke). Il dirigea également, de 1997 à 2002, les publications du groupe en France telles que le magazine Sommeliers et la revue Télécuisine. Il exploita une librairie à Ivry sur Seine, spécialisée notamment dans la littérature lusophonne. En 2006, il créa une chaîne de télévision destinée à un public de langue portugaise (CLP TV), émettant par satellite et les opérateurs internet, basée à Cognac Jay et occupant les anciennes installations de TV5 Monde. Le projet fut confronté à des difficultés de financement et surtout à des rivalités entre actionnaires qui l’ont conduit à la fermeture définitive en 2009. De 2010 à 2014, il fut consultant en affaires d’immobilier et bâtiment, en Amérique du Sud, pour le compte de sociétés francophones, portugaises et brésiliennes. En 2015, il acheva l’écriture de son premier roman (Soif de Liberté) dont la publication est prévue courant 2016.