Brigitte Nielsen Society

Mathieu Jedrazak Lille, 06/01/1985, capricorne ascendant taureau. Etudiant-chômeur, vendeur chez H&M, secrétaire, standardiste, figurant, ouvreur, model vivant, bénévole, baby-sitter, détenteur du R.S.A. de 2010 à 2012, altiste, contre-ténor, comédien, performeuse, Mathieu Jedrazak sait tout faire. Il animera vos soirées creuses selon dispo au 0607061032, pas après 22h! Merci. Interprète pour : Cyril Viallon, Cie Détournoyment, Emmanuel Eggermont, André Serre-Milan, François Deppe, Jérôme Marin, Bruno Lajara… Créateur de : La Brigitte Nielsen Society, Beatfromage, La jeune fille et la morve, le festival Brigitte’s week. Amélie Poirier 22 novembre 1984/ Lille Amélie Poirier suit d'abord un parcours très classique en art dramatique au Conservatoire de Lille après avoir pratiqué pendant plus de 10 ans la danse classique. Elle se tourne ensuite vers les arts de la marionnette qui lui permettront une première approche de l'interdisciplinarité et intègre la 8ème promotion de l'École Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette à Charleville-Mézières. Une école qu'elle quittera en cours de cursus (avant d'y retourner en dernière année dans le cadre du projet de fin d'étude de Chloé Ratte) pour participer à un jeune échange artistique à Berlin, pratiquer la danse butô et débuter le travail de recherche autour de "La Jeune fille et la morve" au Vivat d'Armentières. Elle se forme également auprès de metteurs en scène belges comme Frédéric Dussenne à l'occasion de stages et lie la pratique et la théorie puisqu'elle est titulaire d'un Master 2 où ses recherches portent sur la question de la légitimité de la violence des corps en scène et de la formation des marionnettistes en occident (à l'occasion de la rédaction de ce mémoire, elle se rend dans plusieurs formations pour marionnettistes aux USA, au Canada ainsi qu'en Finlande et en République Tchèque) . Elle travaille avec la Brigitte Nielsen Society/ Mathieu Jedrazak sur diverses créations dont « La Jeune fille et la morve » et depuis 2011, elle développe son propre travail de création au sein du Collectif XXY où de plus en plus, elle s'éloigne du texte pour laisser place aux corps et crée des spectacles « chorégraphiques » avec une forme narrative qui conserve néanmoins une certaine théâtralité tout en questionnant le rapport à la norme et aux genres. En 2011, elle crée : "Hommage à la médecine chinoise (et à l'homéopathie sous réserve)" une pièce chorale autour d'un concours de danse classique : la petite forme du spectacle a été finaliste du 2ème Concours Danse élargie au Théâtre de la Ville à Paris en juin 2012. En 2012, elle engage un processus de création autour de la GRS (Gymnastique Rythmique et Sportive), avec "Cindy Vs Julie" : une pièce pour deux gymnastes et trois interprètes sur un ring de boxe présentée dans le cadre du Festival de l'Entorse qui questionne les rapports entre art et sport. Elle poursuivra dès la saison prochaine ce processus avec une nouvelle recherche autour de la pièce : "Кумир (Kumir)" (idole en russe) qui questionne le fanatisme adolescent à travers une jeune gymnaste qui s'identifie à Oksana Kostina : une célèbre gymnaste russe morte en 1993 à 20 ans à la suite d'un accident de voiture alors qu'elle venait de remporter l'or dans tous les engins de GRS aux mondiaux de Bruxelles. Cette recherche se fera dans le cadre du dispositif "pas à pas" de la DRAC Nord-pas-de-Calais en partenariat avec le Phénix, Scène Nationale de Valenciennes. Avide de recherche, Amélie Poirier travaille également sur le projet "Carpet Lap Dance" (accueilli en résidence à Danse à Lille/ Centre de Développement Chorégraphique de Roubaix la saison prochaine) où elle cherche à entrevoir les liens entre les danses de mariage et de communion, les danses érotiques et la notion de rituel en danse. Elle poursuivra aussi prochainement sa recherche autour de sa généalogie basée sur une entreprise familiale qui est la broderie à Villers-Outréaux dans le Nord de la France en mettant au plateau dans une pièce d'auto-fiction sur la notion de transmission au travers de cette matière qu'est le fil : sa grand-mère, sa mère et elle-même. Une première étape de cette recherche a eu lieu en mars 2013 à l'occasion d'une cession de recherche avec sa mère et les comédiens de la Compagnie de l'Oiseau-Mouche à Roubaix. Amélie Poirier monte également avec Audrey Robin en 2012 : "Princesse", une pièce tout public -et tout terrain- pour deux clownesses et une multitude d'objets sur la notion de la construction de l'identité de genre chez les petites filles. D'octobre à décembre 2012, elle participe par ailleurs à un laboratoire de création interdisciplinaire avec le chorégraphe Christian Rizzo et une dizaine d'artistes de la région durant 3 semaines : un projet initié par la DRAC Nord-pas-de-Calais qui lui permettra d'envisager la notion même de laboratoire de recherche en interne au sein du Collectif XXY. Elle organisera d'ailleurs à ce propos un laboratoire de recherche franco-islandais en aout et septembre prochain : le projet sera d'abord accueilli à Reykjavik en Islande avant de se conclure à Roubaix en septembre (à Danse à Lille et au Théâtre de l'Oiseau-Mouche).