Cie Julie Portanguen

Paris

Julie Portanguen est danseuse et professeur de danse intervenant auprès de publics amateurs et professionnels de tous âges et tous niveaux. Dans ses spectacles comme dans sa pédagogie, son principal moteur est le plaisir de la transmission. Elle met en scène une danse souple, précise, puissante et expressive, à la fois dramatique et discrète, théâtrale et intimiste. De son long travail en Afrique, où elle a dansé notamment auprès de Brigitte Matteuzzi, Georges Momboye, Andrée Lorrenzetti, Gisèle Houry... elle a gardé à coeur de promouvoir une danse très communicative et profondément sociale. Ici la danse est virtuose par nécessité, venue de la conscience que met le danseur dans le moinde de ses mouvements pour pouvoir communiquer la fragilité et la beauté de l'existence humaine. "La beauté du mouvement, ce qui m'émeut, réside entre deux grands gestes, dans une respiration, dans une intention, dans un regard, une manière de placer son visage, dans une idée qui se prolonge dans l'esprit du spectateur, quand la virtuosité se fait oublier." Elle crée une compagnie professionnelle en octobre 2010 à Paris, aboutissement d’une période de recherche sur l’intensité et la puissance du mouvement dans les émotions humaines, et balbutiements de la mise en œuvre de ces recherches au service d’un projet de création. La compagnie est attachée à une certaine virtuosité, celle qui permet justement, par sa grande précision, de se faire oublier et de transposer le monde de celui qui la regarde dans l’univers qu’on lui propose sur scène. Une danse légère, intuitive et sans prétention, hors du temps et pourtant très contemporaine. Ici, la danse s’impose comme un mode d’expression primaire et non comme un concept. Marquée dans son parcours par la violence des comportements humains, par les guerres, par l’histoire des génocides, africains en particulier, le désir de donner à voir la société humaine, dans ce qu’elle a de plus écœurant et de plus beau à la fois, fait partie intégrante du projet de Julie Portanguen. Toute création, toute poésie, deviennent possibles dans le malaise et le dégoût que l’on a soi-même à faire partie de la société humaine. C’est dans cette poésie, cette fragilité, faille entre la honte d’être un homme et le désir d’espoir, que la compagnie développe ses projets. Le corps est un vecteur. Regarder la danse ou danser, c’est comprendre. Et comprendre c’est savoir. Il est important de replacer la danse au cœur de l’éducation et de placer la société au cœur de la danse. Avec "Les habitants de la Terre", sa première création, la compagnie marquait son ancrage sur le thème de la nature humaine. Inspirée d’une œuvre de Romain Gary, cette pièce intimiste racontait l’histoire d’un couple improbable et touchant, en proie à la violence et à la folie du monde contemporain. Son nouveau ballet, "Le Rossignol et la Rose", mène la compagnie dans un univers différent, celui du conte et de la féérie, celui d’Oscar Wilde et de la référence aux premiers esthètes anglais de la fin du XIXème siècle. Une légèreté, une poésie, un mouvement qui questionnent notre propre intimité, un clin d’œil narquois à l’inconstance de la nature humaine.