Cie Teknaï

> Création de la compagnie et axes de travail La compagnie Teknaï est née en 1999, créée par Quentin Defalt afin de mettre en scène Croisades de Michel Azama. Le noyau dur de cette compagnie s'est, par la suite, constitué de comédiens sortant de l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique de la Ville de Paris. > L’écriture contemporaine, centre de la réflexion​ Si la compagnie a monté dans un premier temps deux textes de Michel Azama, elle s’est très vite attelée à écrire ses propres textes afin de coller au plus près des thèmes qu’elle souhaitait aborder : la solitude, l’isolement, la quête de soi. Ainsi, cette réflexion, ces thèmes, sont d’une part, traités depuis 2009 autour d’un cycle : Les Cadouin. Après s’être intéressé à la périphérie urbaine, là où tentent de survivre ceux qui se trouvent relégués à la marge des villes, avec Monsieur Martinez (Les Cadouin #1), après avoir interrogé la famille et ses ressorts avec Brita Baumann (Les Cadouin #2), le troisième volet, La Marquise de Cadouin (Les Cadouin #3) donne à voir la fin d’un système de valeurs à travers le parcours d’une aristocrate déchue. La démarche de la compagnie n’est en rien sociologique ou politique. Les auteurs ne se placent ni en observateurs ni en analystes. Cependant, si à travers ce cycle la compagnie s’intéresse à la marge, ou à la culture populaire, ou à un événement historique lorsqu’il bouleverse la structure sociale, c’est pour chercher ce qui anime celui ou celle qui n’a pas accès à ce que serait censé offrir un pays, une citoyenneté, qui se retrouve déclassé ou incapable de s’adapter. Le travail s’articule donc autour de l’idée qu’on a (ou pas) de sa propre différence vis à vis des autres. Nous parlons ici d’individus, de petites ambitions, de petits arrangements, qui peuvent dégager l’image d’une population. En cela, nous pouvons dire que ce cycle, articulé autour du patronyme Cadouin, propose une certaine idée de la France. Car chaque spectacle est traversé par l'envie de défendre ces personnages ancrés dans un quotidien presque sordide, dans un terroir sans horizon, et par ce qui serait une sorte d'héritage commun, un patrimoine, un rang à tenir coûte que coûte. > Les " tout public " Dans un second temps, Teknaï a ouvert ses thèmes de recherches à tous les publics. Le conte, la mythologie sont apparues tels des vecteurs incontournables pour faire passer plus aisément la violence contenue dans les axes de travail. Ainsi furent écrits La Boîte de Pantoufle, Lancelot, le chevalier de Merlin et La Reine des Neiges. Ces spectacles dit « tout public » permettent, à travers deux quêtes sensiblement similaires (la recherche de l’être aimé à travers les ténèbres), de rendre accessible aux plus jeunes ce que l’on trouve dans le cycle Les Cadouin : un regard réaliste sur le monde. L'esthétique Enfin, les différentes créations de la compagnie sont cimentées par une esthétique commune. Les visages des comédiens sont dissimulés par un gros travail de maquillage qui peut évoquer un masque mortuaire. Cette mort affichée soutient l’hypothèse que les personnages reviennent jouer leur histoire. Encore une fois, la petite histoire prend le pas sur la grande, avec ces figures spectrales piégées dans des histoires sans grandeur, l’ampleur surnaturelle très avouée étant souvent contrariée par la petitesse de ce qui ce joue. Tout est ici question de décalage, une sorte d’anti-naturalisme dans des situations très concrètes, sinon sordides. Les lumières sont délibérément tamisées, permettant de jouer sur les contrastes et affirmer une volonté de mettre en scène des vies, de prime abord inintéressantes, dans des tableaux très esthétisants, offrant aux personnages une grandeur que nul ne leur aurait concédé. > Résidence à la Maison du Théâtre et de la Danse d'Epinay-sur-Seine / Seine-Saint-Denis Depuis septembre 2010, Quentin Defalt et Damir Zisko sont artistes associés à la Maison du Théâtre et de la Danse d'Epinay-sur-Seine. Ils s'occupent d'ateliers pour adultes amateurs, pour les étudiants de l'université Paris 13 et pour le groupe théâtrale du CASQ. Depuis janvier 2013, Teknaï a signé une convention de résidence avec la Maison du Théâtre et de la Danse d'Epinay-sur-Seine et est soutenue par le département de Seine-Saint-Denis. Historique de la compagnie 2014 / Lancelot, le chevalier de Merlin de G. Peau (m.e.s. Quentin Defalt) au Théâtre 13. 2013 / La Reine des Neiges de Q. Defalt (m.e.s. Quentin Defalt) au Théâtre 13 (programmation Escale). La marquise de Cadouin (Les Cadouin #3) de Q. Defalt et G. Peau (m.e.s. Quentin Defalt) au Théâtre du Rond-Point. 2011 / Brita Baumann (Les Cadouin #2) de Q. Defalt et G. Peau (m.e.s. Quentin Defalt) au Théâtre 13. 2010 / Monsieur Martinez (Les Cadouin #1) de J. Coulon, C. Laemmel, Q. Defalt, O. Faliez et G. Peau (m.e.s. Quentin Defalt) au Théâtre du Rond-Point. 2009 / Monsieur Martinez (Les Cadouin #1) de J. Coulon, C. Laemmel, Q. Defalt, O. Faliez et G. Peau (m.e.s. Quentin Defalt) au Théâtre des Béliers (Avignon). 2008 / Monsieur Martinez (Les Cadouin #1) de J. Coulon, C. Laemmel, Q. Defalt, O. Faliez et G. Peau (m.e.s. Quentin Defalt) au Théâtre des Bains-Douches (Le Havre). 2007 / vivre-et-mourir@liban2007.com (Tais-toi et creuse de H. Moughanie, Je me souviens de R. Marinier, La Rupture du jeûne de P. Ducros), mise en lecture de Quentin Defalt au Théâtre 13 dans le cadre de Ecritures Vagabondes : retour de Beyrouth. Aztèques de M. Azama à La Chapelle du Verbe Incarné (Avignon). 2006 / Aztèques de M. Azama (m.e.s. Quentin Defalt) au Théâtre 13 (Paris). 2004 / Lecture publique de Jacques ou la soumission de E. Ionesco (mise en lecture Quentin Defalt) au Théâtre 13. Don Quichotte, le chevalier au miroir de M. Suffran (m.e.s Damien Orso), Scènes d’été du 13 (Théâtre 13). 2003 / Britannicus de J. Racine (m.e.s. Quentin Defalt) au Centre Historique des Archives Nationales - Hôtel de Soubise. 2002 / Le Parricide est encore très mal vu dans notre pays ! de M. Vervisch (m.e.s. Quentin Defalt) à l’ESAD de Paris. 2001 / Britannicus de J. Racine (m.e.s. Quentin Defalt) à l’ESAD de Paris. 1999 / Croisades de M. Azama (m.e.s Quentin Defalt). Prix du meilleur spectacle du Festival Onze 1999 (directeur du jury : Roland Bertin). Salle de la Roquette et Festival des Arènes de Lutèce.