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Jamie GALLIENNE ( Under the radar ) Oct. 2016 Bercé par la pop anglaise que son père né à Londres, écoutait, ce franco britannique s’est construit une guitare à la main. Tout s’est amorcé à l’âge de vingt ans avec le spectacle vivant qui, tout d’abord façonnera son humour et son énergie électrique. Quelques personnages plus tard, guidé par l’envie de raconter son histoire, il entre alors, un temps, en introspection artistique. Autodidacte, doué de cette faculté de jouer de nombreux instruments avec une aisance indécente, naissent les titres de son premier EP, dans son labo studio. Le fil rouge des compositions de Jamie, ce sont avant tout les mélodies. Chacune d’elle prend son essence dans une guitare acoustique et un chant. L’écriture est résolument pop : chacune de ses lignes nous restent en tête. « Under the radar »* est un recueil de mélodies pop/rock pures et entêtantes. Avec cette nouvelle production réalisée par Kenneth Stringfellow (REM, The Posies…) , Jamie nous plonge dans son monde intime et singulier. Songwriter écorché, ses guitares saturées et tranchantes viennent nourrir des lignes mélodiques sensuelles, envoûtantes et addictives. Jamie Gallienne affirme cette forme de dualité qui l’anime. Si PJ Harvey et Led Zep’ ont marqué l’univers musical de Jamie, si Black Keys, The Kills ou Artic Monkeys lévitent non loin de là, ce nouvel EP reste singulier, pop et rock à la fois : tantôt dark chic à l’anglaise, tantôt rock sexy du dancefloor... Pour les anglophones qui s’y attarderont, ses textes, inspirés de ses rencontres, de ses histoires, de sa vie, sont sublimés par sa musique, puissante. C’est en novembre 2015 qu’Elliott Smith ou plutôt le Color Bars Experience vient gratter à sa porte. Redécouverte d’un univers, accompagnée de rencontres : Troy Von Balthazar (Chokebore), Jason Lytle (Grandaddy) et Kenneth Stringfellow (The posies). Il est 8h du matin, veille d’une date au Printemps de Bourges, dans les studios Tostaki du Chabada à Angers. Premiers échanges avec Kenneth Stringfellow sur les chœurs de Stupidity Tries d’Elliott Smith… Kenneth écoute le premier EP de Jamie et les titres en devenir, et c’est là que tout s’enchaine… Entouré de ses acolytes déjà embarqués dans l’aventure, Raphaël Thuia à la guitare (Rivière Noire), Antonin Lesueur, à la basse, Olivier Bucquet aux claviers et Stéphane Boutet à la batterie, la date est prise pour l’enregistrement. Stringfellow ajoutera entre autre sa voix aux chœurs pour 5 des 6 titres de l’EP. Key man, déjà entendu dans le premier EP refait surface. C’est Ken qui souhaitait le réaliser à nouveau. Ce titre exprime cette idée que chacun de nous, tapi dans l’ombre, pourrait végéter longtemps dans cet état s’il ne faisait jamais les bonnes rencontres. Inspirés des moments de doutes auxquels on est tous confrontés à un moment de sa vie, Jamie s’est construit une issue, celle de croire qu’en chacun de nous veille un Key man, un super héros potentiel capable d’ouvrir les portes de nos rêves les plus fous. Ce titre est très aérien : clavier et batterie alimentent d’un rythme chaloupé, les riffs de guitares saturées des couplets. La mélodie est là, entêtante et enivrante... I love to see you dance, c’est un peu l’effet d’un tube en puissance qui mènerait tantôt les uns au 3ème sous-sol d’une boîte londonienne, tantôt les autres dans une quasi transe solitaire. C’est une chanson qui parle d’elle-même, un peu sexy, un peu sensuelle, difficile de ne pas saluer l’habile efficacité de ce titre qui parle à tous et à chacun mais qui ne résonne en personne de la même manière. Mais le titre qui ouvre cet EP est un bijou, d’une efficacité redoutable. « L’homme contre la machine », cela résume Bad fluid. Le grain et le traitement des voix apportent une couleur particulière aux refrains et tranchent avec des couplets plus rock où l’originalité réside dans le son de la talk Box. 3 titres restent à découvrir... Cet EP est résolument plus rock que le précédent, amorçant très clairement un véritable virage artistique. Organique, énergique, rock, vivant, c’est un son « qui gratte », c’est un son live... Kenneth Stringfellow a su mettre en valeur la profondeur des mélodies tantôt planantes, tantôt psyché. Les voix, enregistrées avec un subtil jeu de micros, superposées en abondance apportent de la profondeur et de la matière à ce nouveau son. Que ces titres prennent leur essence dans une guitare acoustique et une voix, il en est tout autrement de cette réalisation finale où riffs typés, mélodies envoûtantes, énergie rythmique et puissance du son s’entremêlent pour donner un nouveau corps à l’univers de Jamie Gallienne. * Under the radar : avant d’être le titre de cet EP, c’est le nom d’une radio web anglaise que Jamie n’a cessé d’écouter depuis 2012. Cette radio fait découvrir des artistes pas ou peu connus du grand public - de belles découvertes so british ! C’est aussi le symbole de cet EP, véritable aventure « under the radar » où tout s’est fait très vite, sans que personne ne le sache, en quelques semaines... impossible à détecter...