muriel_ESS

Au tout départ ce projet est né de ma mise en contact avec une collègue, Eugénie Malandain, spécialiste du Commerce équitable. Elle avait proposé une table-ronde lors de la précédente édition de la Conférence internationale sur la RSE et souhaitait en savoir plus sur le territoire où se déroulerait cette année la Conférence: la Martinique (http://rsemartinique2014.e-isiam.com/index.html) C'est à ce stade que nous sommes mises en contact. Pourquoi? Eh bien parce que lors de ma formation de référence dans l'ESS "manager d'organismes à vocation sociale et culturelle" (master 2) dirigée par Jean-François Draperi au Cnam de Paris, j'ai découvert la Martinique. Au départ, comme beaucoup je pense, j'y allais pour fêter mon 40ème anniversaire, je ne voulais que du soleil, de la beauté des paysage, un peu de dépaysement et une mer à 29°C..... Au final, j'ai trouvé tout cela et même plus: nos amis québécois appelleraient cela "tomber en amour". Il y a eut entre ce territoire et moi une rencontre. Non, non ;-) je ne parle pas de ce genre de rencontre.... ;-) mais quelque chose de plus intérieur où ce n'est pas le dépaysement que vous trouvez mais un endroit où vous vous retrouvez, qui vous parle sans mot mais par sensations. Enfin bref, à partir de là, j'ai profité d'un stage que je pouvais faire pendant le temps de ma formation pour le faire en Martinique. Justement pour voir si le potentiel que je subodorais quand à l'ESS sur ce territoire se trouvait fondé en creusant un peu ou pas; s'il y avait des choses à faire ou pas; si mes compétences pouvaient trouver à être utiliser utilement ou pas..... Ce ne fut pas simple car après avoir dû me mettre à temps partiel pour pouvoir suivre ma formation avec le moins de contraintes possibles de mon employeur (de l'époque et encore actuel car il est long et difficile d'évoluer professionnellement...), formation que j'ai financé sur mes propres deniers, j'ai également financé mon stage. (Mais bon, plaie d'argent n'est pas mortel...) Donc j'ai fait un stage où j'ai notamment mis en place un listing des structures employeuses de l'ESS, par secteur d'activité, sur tout le territoire. Ce stage de deux mois m'a permis de conforter mes impressions, mais aussi de mieux percevoir les particularités et difficultés du territoire. Cela n'a pas coupé mon envie d'être au service des potentiels de ce territoire, au contraire. :-) A partir de là j'ai continué à faire des propositions de sujet de recherche-action pour pouvoir établir des diagnostics partagés permettant ensuite de travailler en coopération sur les possibles résolutions des problèmes pointés; de proposer des projets de développement territorial responsable (un centré autour de logiques de coopération autour du secteur culturel, un autre centré sur la mise en place de logiques de coopération autour des acteurs de l'ESS dans leur diversité pour le Nord Martinique); de promouvoir la mise en place d'un PTCE _avant même l'appel à projet national_... Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai été contacté par Eugénie... ;-) En effet tout cela m'a donné à approfondir mes connaissances sur le territoire, mais également à regarder ce qui se faisait dans les autres territoires ultramarins. Ainsi, après avoir discuté avec Eugénie, nous avons convenu qu'il serait intéressant de proposer à la Conférence une table-ronde ayant pour thème le territoire sur lequel elle se tiendra: la Martinique. Que se serait également l'occasion de mettre un focus, auprès des chercheurs présents à la Conférence, mais également des décisionnaires Martiniquais et si possible du grand public, sur des exemples de ce qui se fait de positif sur le territoire mais aussi des possibles. Pour cela, après avoir travailler la présentation de ce qui a motivé le sujet de la table-ronde et l'armature de son contenu, Commerce équitable, circuits courts: Quelles perspectives pour un développement responsable de la Martinique?, je suis allée rencontrer des acteurs martiniquais (certains que je connaissais déjà, d'autres pas encore) pour leur présenter le projet, proposer d'y intervenir pour partager leurs expériences, leurs réflexions. Pour n'avoir rien à demander à personne, j'y suis allée sur les vacances scolaires de la Toussaint. Ce fut une semaine studieuse mais efficace et riche en dynamique. Pour moi, même si je dois, jusqu'à présent, autofinancer les projets que je porte (et malheureusement cette contrainte limite grandement ce que je peux mettre en place n'étant née, ni femme, ni..... de quelques grandes fortunes ou personnes d'influence quelconque ;-)) ), ce genre de semaine, d'avancée est une bouffée de vie, de motivation, d'énergie qui me rebooste pour continuer à vouloir défendre, accompagner, promouvoir les potentiels martiniquais, Caribéens et même ultramarins dans leurs variétés _et points communs_. A partir de début novembre donc, le contenu et les potentiels intervenants étaient trouvés. Nous n'attendions plus que la validation du Comité organisateur de la Conférence pour acter le projet. Mi décembre, la bonne nouvelle est arrivée :-)) Il était donc temps de reprendre contact avec les participants potentiels pour savoir s'ils étaient toujours partant. Tous, sauf deux, ont répondu présents ! :-)) Après avoir acté cela en ayant obtenu, par l'intermédiaire d'Eugénie, la date exacte et l'horaire où se déroulerait la table-ronde: le 26/02/2014 de 15h30 à 17h au Campus Schoelcher (UAG Martinique), pour vérifier que chacun sera disponible sur ce créneau et le bloque, il reste à travailler le déroulé plus précis de l'intervention de chacun. C'est le travail qui m'occupe actuellement. Mais le temps passant et ne voyant rien venir de partenaire initialement escompté, la question des finances (le deuxième nerf de la guerre; le premier étant l'intellect, non?) se fait de plus en plus présente...car en plus des frais engagés à la Toussaint, j'ai d'ores et déjà acheté mon billet d'avion pour être présente le 26 février prochain (c'est moi qui anime la table-ronde , ce serait ballot... et même sans cela, vu le travail, l’énergie engagée pour que cette table-ronde_introduction possible d'un autre de mes projets _ existe, ce serait aberrant que je n'y sois pas...) en profitant d'une promotion. Et les frais matériels ne sont pas terminés.... C'est pourquoi je m'adresse à vous qui êtes sensibles aux porteurs de projets, avez envie de soutenir des gens comme moi qui ont de bonnes idées, travaillent pour les mettre en œuvre mais ont besoin de financement pour pouvoir y parvenir à hauteur de l'idée initiale ou sans trop s'endetter, pour pouvoir continuer dans cette voie. Et peut-être ensuite pouvoir montrer aux financeurs "classiques" que si vous, particuliers investis, vous nous faites confiance, vous croyez dans les valeurs que je défends et le potentiels de ce/ces territoires, alors ils ont pour devoir, au nom de l'intérêt général, d'investir eux aussi dans les compétences que je mets à disposition. Vous voulez en savoir plus sur moi personnellement ? Eh bien, vous connaissez déjà quelques infos me concernant: pourquoi je m'intéresse aux Antilles, mon niveau d'études, mon âge à minima (eh oui le temps passe pour tout le monde...) Bon allez, en résumé j'ai bientôt 42 ans, me définie comme une citoyenne du monde née française et suis tombée dans l'ESS quand j'étais petite. Donc après être entrée dans l’Éducation nationale avec des valeurs d'éducation populaire, j'ai profité des déplaisirs de la vie pour me questionner sur les valeurs qui me portaient vraiment et ce que je voulais en faire. Rapidement m'est apparu évident que pour m'épanouir j'avais besoin d'évoluer professionnellement pour pouvoir exploiter mes potentiels et mettre mes compétences au service du plus grand nombre. C'est ce qui m'a conduit à faire cette formation spécialisée dans l'ESS pour enrichir mes connaissances mais également valider des compétences acquises au fil du temps. J'y ai effectué une recherche-action sur le développement des pratiques de coopération dans le spectacle vivant. Je me suis ouverte à la transversalité de la culture, constaté que mon réflexe de logiques de coopération, pouvaient tout cela associé être un atout pour les structures ou les collectivités qui pouvaient m'employer pour soit mettre en œuvre les projets issues d'une recherche-action, soit accompagner ceux qu'ils auront réfléchi en vu de permettre un mieux vivre-ensemble. Cela fait maintenant bientôt deux ans que je montre ce que je peux faire, à travers le partage d'idées, la mise à disposition gratuite de mes compétences, la rédaction e projet répondant à une commande, la promotion de ce qui se fait dans ce/ces territoire(s) (dont donc cette table-ronde).... J'envisage aujourd’hui, après avoir sonder les possibilités d'un recrutement sous CDI ou CDD contrat long, d'intégrer une coopérative et d'emploi pour offrir mes services de façon la plus libre possible tout en étant rétribuée correctement... Voilà vous savez tout !