Papstoure

Paris, France

Enfant du XIX ème arrondissement de Paris, Paps grandit dans une famille ivoirienne et connaît bientôt par cœur les rues du quartier de Danube. La rue…Plus qu’une école de la vie, une 2ème maman, un refuge, une source d’inspiration intarissable… 

Si considérer la rue comme une école de la vie est aujourd’hui un lieu commun, Paps Touré le dépasse. Nous avons tous vu grandir le petit Antoine Doisnel des « 400 coups »…Grandir avec la rue et la quitter…Mais Paps ne la quitte pas, il l’épouse ! 

Ce parisien dans l’âme, commence d’abord avec un simple appareil photo Nikon D40.
Tout bascule dès la première photo. Au beau milieu d’une glaciale journée d’hiver, nous sommes sur le pont de Stalingrad. Notre homme arbore fièrement son appareil flambant neuf. Un vagabond d’une cinquantaine d’années regarde l’horizon depuis le pont, tourne la tête, Paps shoote, c’est dans la boite !... Quand il rentre chez lui et qu’il regarde le cliché, c’est un véritable choc émotionnel. Paps est dépassé par l’image qu’il vient de créer, une image qui lui raconte alors la vie, la rue… 

Egocentrique mais charismatique, offensif mais drôle, à vélo comme à pieds, seul ou accompagné de ses 2 Staffies, Paps Touré, personnage haut-en-couleur s’il en est, prend de la vie ce qu'elle ne lui a pas donné naturellement en cadeau. Pas étonnant, dès lors, qu'il choisisse la "photo de rue", celle qui détrousse les bien-pensants, dérobe les instants et révèle les émotions profondes de notre société 

Redonnant ainsi ses lettres de noblesse au genre photographique de l’instantané, Paps affine petit à petit son style, admire Elliott Erwitt, Robert Doisneau ou Cartier Bresson, aiguise son œil et comme on apprend très bien à faire dans la rue, joue des coudes avec tact pour se faire une place dans la cour des grands! 
 
En 2012 il sort son 1er livre intitulé « Pas si simple », préfacé par Oxmo Puccino avec des images frappantes de réalité et de sensibilité. Sans retouche et par le biais du noir et blanc, il propose une série de photos sur les sans-abris, les amoureux, les vieux, les enfants, en soulignant le contraste sociale existant au cœur de Paris, avec toujours cette profonde volonté de raconter une histoire et de démocratiser l’art « Mon but est de capter un instant qu’on ne reverra jamais et que la plupart des gens ignorent, ou font semblant d’ignorer, pour le rendre immortel ». Il lance son 2ème livre « World » en 2015, à l’occasion de son exposition à la Galerie Oppidum