TitiRobin

Titi Robin a construit très tôt un univers musical original, cherchant une harmonie entre les différentes cultures qu’il côtoyait quotidiennement et l’ayant directement et profondément influencé, principalement gitanes et orientales, mêlées intimement à l’environnement occidental. Avant que le courant des musiques du monde n’apparaisse, c’est au sein de ces deux communautés qu’il trouvera un écho sensible et encourageant. Les fêtes communautaires lui donnent l’occasion de tester la couleur originale de son approche musicale face à ces traditions riches dont il s’inspire mais qu’il n’imite pas, recherchant obstinément une voie qu’il lui semble exprimer avec le plus de justesse sa condition d’ artiste contemporain. Les deux artistes phares dans sa démarche sont Camaron de la Isla, le cantaor flamenco et le maître irakien du ‘oud, Munir Bachir. Ses duos avec Hameed Khan, tabliste originaire de Jaipur et Erik Marchand, chanteur traditionnel breton qui peu à peu se fondent en « Trio Erik Marchand » marquent ses débuts sur la scène Musiques du Monde et ouvrent la voie au premier disque sorti en 1993 sous son nom et pour lequel il a invité un grand nombre de musiciens issus des cultures qui l’ont influencé : « Gitans ». La formation qui découle de ce disque tourne dans le monde entier pendant de nombreuses années et alors que le nom de Titi Robin se construit peu à peu comme un incontournable de la scène internationale des musiques du monde, ses disques (Le Regard Nu, Payo Michto, Kali Gadji, Un ciel de cuivre) connaissent un succès retentissant. La sortie du disque Rhâki, en 2002 co-signé avec Gulabi Sapera ainsi que le spectacle Jivula marquent l’apogée de leur collaboration. La deuxième partie des années 2000 est marquée par les rencontres créations ; avec Danyel Waro « Michto Maloya », avec Esma Redzepova dans le cadre de son disque « Mon histoire » et enfin avec Faiz Ali Faiz « Jaadu ». En 2008 sort « Kali Sultana, l’ombre du ghazal », nouveau projet à la fois discographique et scénique. Longue suite en deux volets, sept mouvements et trois intermèdes, cet album-fleuve se traduit par une épopée scénique de deux heures sans interruption dans l’ombre de Kali Sultana, cette reine noire qui symbolise la quête infinie de la beauté et de l’amour. C’est en novembre 2011, que paraît son projet de triptyque « Les rives », projet de longue haleine qui lui tient particulièrement à coeur : Il a enregistré un disque dans chacun des trois pays suivants, l’Inde, la Turquie et le Maroc, autour de son répertoire avec des musiciens locaux, produit par une maison de disque locale et à destination du public local, afin de rendre aux cultures qui l’ont tant influencé ce qu’il estime leur devoir.