Reportage vidéo sur les Massaï, un peuple chassé de ses terres au profit du tourisme. Entaretoki iyiook! Nous avons besoin de vous (en Maa)!

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Présentation détaillée du projet

Coucher de soleil sur le Kilimandjaro. Au pied de la montagne, girafes, zèbres et lions. Drapé dans sa tunique rouge, un éleveur massaï guide son troupeau. Chaque année, des milliers de touristes viennent du monde entier pour admirer cette carte postale idyllique.

Mais cette image risque de disparaître . La Tanzanie chasse les Maasaï de leurs terres. Un « No Massaï land » à venir.

 

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Depuis mars dernier, 30 000 Massaï sont menacés d’expulsion par le gouvernement tanzanien. Objectif : les faire quitter la terre de Loliondo et donc ses points d’eau et de pâturage essentiels à la survie de ce peuple d’éleveurs nomades.

 

 

Selon le ministère tanzanien des ressources naturelles et du tourisme, le mode de vie des Massaï, comme le surpâturage de leur bétail, nuirait à l’environnement de cette région du Nord du pays, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Mais la population Massaï de Loliondo et les ONG locales que nous avons contactées en sont sûres : le gouvernement veut en fait créer une zone exclusive pour une compagnie de chasse des Émirats arabes unis, Ortello Business Corporation (OBC).

 

 

Depuis 1992, OBC loue au gouvernement tanzanien des kilomètres de savane pour la chasse, en échange de centaines de milliers d’euros par an. Alors quand les dignitaires émiratis veulent étendre leur zone de tir, les Massaï qui y vivent deviennent vite encombrants.

En 2009 déjà, selon les Massaï sur place, OBC chasse la population par la force, avec la complicité des policiers tanzaniens : des villages sont brûlés, des milliers de personnes se retrouvent sans abri, sans compter les intimidations et les violences.

 

Expulsions depuis 1959

 

La chasse aux Massaï ne date pas d’hier. Depuis les années 1960, le gouvernement repousse toujours plus loin cette communauté des parcs nationaux. Pour les autorités, l’essentiel est de développer un tourisme de masse du type safari, 100% animaux sauvages, 0% Massaï. La Tanzanie espère atteindre un million de touristes par an, comme son voisin kenyan.

 

Résultat de cette politique, les litiges sont nombreux entre Massaï et compagnies de tourisme : arrestations, menaces, violences. Plusieurs procès sont aujourd’hui en cours. Les Massaï finiront-ils par être bannis de leurs terres ? Finiront-ils par perdre leur culture, leur identité propre, leurs racines?

 

 

Notre objectif 

 

Comprendre pourquoi la cohabitation entre tourisme et Massaï semble impossible, et observer les conséquences de cette politique :

 

- en mesurant l’impact réel ou non de ces éleveurs nomades sur l’environnement, argument principal du gouvernement pour les expulser.

 

- en suivant les différentes actions des Massaï pour garder leurs terres, (interviews des membres de leur communauté, des ONG locales)

 

- en allant à la rencontre des compagnies de safari, pour vérifier si ces tensions sont avérées

 

- en interviewant les autorités tanzaniennes

 

- nous irons aussi à Arusha, plus grande ville du Nord du pays, où des centaines de Massaï migrent, abandonnant leur mode de vie pastoral faute de revenus suffisants lié au bétail (sans eau ni pâturages après les expulsions).

 

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Qu'on arrive au bout de la collecte ou non, MERCI pour tout votre soutien!!

 

Helanne 

Illustration de Maxime Morand

À quoi servira la collecte ?

Nous prévoyons de partir dès début juillet 2013, car les expulsions sont imminentes, c'est pourquoi nous avons besoin de vous au plus vite!!

 

2 billets A/R Paris-Arusha : 2400€

 

Dépenses sur place :

- Interprète : 350€

- Location de voiture : 450€

- Hébergement pour deux : 500€

 

Location de matériel :

Nous fournissons la caméra. Il nous reste donc :

Le micro-cravate : 30€/jour

L'éclairage (minette) : 15€/jour

 

Montage ou autorisation de filmer en Tanzanie (National Filming Permit) : 1000€

 

TOTAL : 5 375€

 

Nous prenons en charge les dépenses concernant la protection du projet à la SCAM, les visas, la nourriture quotidienne et les divers frais liés au reportage pendant 15 jours. 

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HélèneJoanne

QUI SOMMES-NOUS? Nous sommes deux jeunes journalistes télé, anciennes étudiantes au CFJ à Paris et à l'ESJ à Lille. Journaliste à France 3 Régions, ayant travaillé en Côte d'Ivoire pour l'AFPvideo, H. a vécu sept ans en Afrique dont quatre au Soudan, elle connaît donc bien la région. Journaliste Reporter d'Images, passionnée par l'image, J. travaille...

Derniers commentaires

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Bravo les meufs!!!!!! Je suis vraiment trop contente que ce projet puisse aboutir. Bon voyage et bon reportage!! :)
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Avec toute mon affection pour ce beau projet.
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Bonjour , le projet est très beau, (comme une "rose"... des sables au lever du jour ) Merci et encore bravo.