ZALA'MEN présente

NTARABANA

Soutenez Ntarabana un documentaire qui rend hommage aux Rwandais qui en 1994 pendant le génocide ont risqué leur vie pour sauver des Tutsis.

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Présentation détaillée du projet

Synopsis

 

Entre le 6 avril et le 4 juillet 1994, le génocide des Tutsis et les massacres des Hutus modérés fit environ un million de morts au Rwanda. Alors que dans tout le pays, des massacres étaient perpétrés à grande échelle, à Ntarabana au nord du Rwanda, Rugwiza Froduald et Mukankundiye Anne-Marie cachaient et protégeaient des Tutsis au péril de leur vie.

Peu après la fin du génocide, Murekaze Anastasie, rescapée du génocide, a su trouver la force de pardonner et de se réconcilier avec ceux qui avaient assassinés son mari et ses enfants.

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Mwilire site Mémorial - Juillet 2006

 

L'histoire

Au Rwanda comme dans la plupart des sociétés post-conflit, une politique de réconciliation a été mis en œuvre articulée sur le fameux: "Plus jamais ça!"

Pour un très grand nombre de personnes à l’extérieur du Rwanda et même pour de nombreux rwandais, l’humanisme et la réconciliation sont au pire des slogans utilisés par la classe politique, au mieux des idées nobles et généreuses mais néanmoins abstraites.

Et pourtant pendant le génocide et les massacres de 1994, et dans la période trouble qui a suivie, des rwandais « ordinaires » par leurs actes, ont incarné de façon extraordinaire ces idées

   

Le film donne la parole à ces hommes et femmes qui ont fait le choix difficile et courageux de sauver des vies pendant les massacres ou de pardonner et de recommencer une nouvelle vie d’harmonie et de paix.

Autant ces choix étaient à l'époque extrêmement dangereux (nombreux sont ceux qui ont perdu la vie), autant dans la période qui a suivi et encore aujourd'hui cette indépendance d'esprit, cette croyance en l'humanité de tout être pose problème et leur place dans la société est à la limite de la marginalité.

 

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Tournage à Ntarabana - Juillet 2015

 

Nous sommes absolument convaincu que ces rwandais qui ont su faire preuve d'un courage exceptionnel, d'intégrité et d'impartialité peuvent et doivent servir sinon de modèle du moins de référent positifs dans un cadre de réconciliation et de renforcement des principes démocratiques.

Ils ont droit à une simple reconnaissance symbolique et ce de façon épisodique, le sujet étant presque tabou. Le potentiel d'exemplarité des Justes reste très largement sous-exploité surtout au regard du contexte socio-politique de certains pays (Côte d'Ivoire, République Centrafricaine, Burundi, Sud Soudan...)

Les Justes sont l'exemple vivant qu'un choix était et reste possible. Ils nous disent que ce dont il est question c'est de responsabilité individuelle.

 

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Repérages - Avril 2015

 

Valoriser les actes des Justes, donner une résonance internationale à leur parole est aussi une façon de combattre les idéologies génocidaires et de haine de l'autre en mettant l'accent sur :

1)      la force des idées humanistes qui les ont guidés;

2)      l'individualité de leur choix qui invalide de façon définitive les thèses de responsabilité collective (de l'État, des colons, des Hutus, etc.) qui exonèrent les génocidaires de leur responsabilité individuelle.

 

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Tournage à Ntarabana - Juillet 2015

 

Genèse du projet

 

Le film  Ntarabana s’inscrit dans la continuité du travail que je développe au Rwanda depuis 1998 et qui a débuter avec le long métrage documentaire Nous ne sommes plus morts !

J’avais déjà évoqué le génocide et ses conséquences dans Asientos https://www.youtube.com/watch?v=oNU2l1stXjU  tourné en 1994 et sortie en 1995. C’est un film sur la mémoire, le deuil et le recueillement.

Nous ne sommes plus morts! se situait déjà résolument dans l’après. Nous étions quatre ans après le génocide et la vie avait repris, le pays et ses habitants avaient entamé le long processus de reconstruction.

 

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Témoignage d'un rescapé - Rwamagana 2002

 

De 2002 à 2004  j'ai conçu et coordonné le projet EPOH (l'Avenir) dont l'objectif global était d'une part soutenir le processus de réconciliation nationale au Rwanda, d'autre part, participer à la restauration de la culture de la paix et du respect des droits fondamentaux.

Plus de 100 témoignages de rescapés, de génocidaires et de leur famille ont été filmés pour constituer une archive documentaire audio-visuel sur la mémoire du génocide de 1994. Une partie de ces témoignages à servi à un travail de sensibilisation et d'éducation à la paix dans les communautés à travers le pays.

 

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Séance de sensibilisation à Kinyinya en 2003

 

En 2006, alors que je vivais et travaillais dans le pays depuis six ans, je réalisais le film Icyizere (l’espoir) sur le projet du même nom.

Le sujet du film était l’histoire des résistances au génocide de 1994 (les rescapés-résistants et les Justes). Il s’agissait toujours d’aborder les questions liées au génocide sous un angle différent : Proposer une vision positive de l’avenir à travers des exemples tirés de l’histoire des résistances au génocide de 1994.

 

Ntarabana  vient donc ainsi clôturer ce triptyque sur le Rwanda post 1994 :

1998 : Nous ne sommes plus morts !

2006 : Icyizere (l’espoir) ;

2014 : Ntarabana.

 

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Monument National de la Résistance

 

Les Personnages

 

RUGWIZA Froduald, 49 ans. Juste de Ntarabana.

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«Les miliciens me soupçonnaient et me disaient: Saches que toi aussi tu es visé à cause des Tutsis que tu caches chez toi. Nous nous occuperons de toi

 

Avant le génocide, Froduald est membre de la Garde Présidentielle, mais est exclu de l'armée en 1994 car soupçonné d’être un espion du FPR (la rébellion).

Son retour dans le village coïncide avec le début du génocide. Il a connaissance de listes de personnes devant être tuées. Sur ces listes figurent les noms de certains de ses amis. Il va les chercher et les cache chez lui pendant une semaine.

Plus tard, après avoir mené ses amis en lieu sûr et alors que la guerre fait rage, il s’enfuit vers le Congo. Sur le chemin de l’exil, il rencontre Anastasie et certains membres de sa famille. Par deux fois, son intervention permettra de leur sauver la vie.

 

MUREKAZE Anastasia, 55 ans. Rescapée du génocide.

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«Les gens ne s’évitent plus. Avant nous redoutions le pire. Celui qui avait détruit ma maison évitait de passer par ici à sa sortie de prison. À cause de ce qu’il avait fait. Finalement il s’est dénoncé via un intermédiaire. Il m’a suppliée de lui pardonner... J'ai réduit sa dette de moitié, il a refait la toiture et il est parti en paix. C’était la fin de la peur.»

 

Anastasie a perdu presque toute sa famille pendant le génocide de 1994 notamment son mari et son fils aîné. Alors qu’elle s’enfuit vers le Congo avec le reste de sa famille, par deux fois ils sont sauvés de la mort par Froduald. 

Après le génocide, à son retour d'exil, elle reprend son métier d'enseignante.

Elle a pardonné à ceux qui ont tué les siens, détruit sa maison et pillé ses biens dont Gaspard l’un des assassins de son fils.

 

MUKANKUNDIYE Anne-Marie, 73 ans. Juste de Ntarabana.

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«Aujourd’hui, certains me félicitent et d’autres disent : "Qu’as-tu fait de si important? Quelle récompense en as-tu tiré ?" Mais moi je l'ai fait par conviction.»

 

Pendant le génocide, Anne-Marie et son mari cachent leurs voisines: Marcianne, sa fille Agathe dont Claver le mari vient d’être tué et sa petite fille de 5 ans.

Alors que la menace se fait plus forte car les miliciens fouillent les maisons à la recherche des rescapées de la famille, Marcianne et Agathe doivent quitter la cachette pour chercher refuge ailleurs. Comme il est difficile de courir avec l’enfant, Anne-Marie se propose de la garder. Elle jure que nul ne touchera à un seul cheveu de la petite à moins de tuer ses propres enfants aussi.

A l’arrivée des soldats qui recherchent les rescapés de la famille, elle prétend que la petite fille est sa nièce venue de Kigali. Les soldats repartent en lui promettant la mort si elle leur a menti.

Marcianne, Agathe et la petite Fillette ont toutes survécues.

 

MUKANYANGEZI Marcianne, 72 ans, Rescapée du génocide.

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«Malgré tout il y avait parmi eux des gens biens qui cherchaient où nous passions la nuit et nous apportaient à manger. Nous n’aurions pas survécus sans ces personnes au grand cœur.» 

 

Pendant le génocide, Marcianne est cachée par ses voisins (Anne-Marie et Fidel) en même temps que sa fille Agathe et Fillette sa petite fille de 5 ans.

Elle a perdu 8 enfants et de nombreux membres de sa famille dont son fils André et son beau-fils Claver tués en même temps que Gatsinzi le mari d’Anastasie.

 

NKUNDIYE Gaspard, 39 ans. Ancien milicien.

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  «Je suis responsable d’avoir prêté main forte aux tueurs. J’étais toujours prêt à les aider à tuer les Tutsis au lieu de les combattre

 

Gaspard a été l’élève d’Anastasie à l’école primaire. Elle a également pris soin de lui notamment en l'aidant financièrement pendant son enfance.

En 1994, pendant le génocide il a 17 ans. Malgré l'opposition de des parents, il rejoint les miliciens et participe aux tueries. Il fait partie du groupe qui a tué le fils d’Anastasie.

Arrêté en novembre 1994, il passe 13 ans en prison. À sa sortie, il demande et obtient le pardon de ceux à qui il avait causé du tort dont Anastasie qui s'est réconciliée avec lui.

 

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Tournage à Ntarabana - Juillet 2015

 

À quoi servira la collecte ?

Le film a été tourné en juillet et août 2015. Le montage image sera achevé fin septembre 2016.

 

Il nous manque 5,000€ pour boucler la post-production et faire exister le film! 

Nous avons besoins de vous pour donner une résonance international à ces "voix de l'espoir"!

 

Votre participation est essentielle, elle permettra de financer les postes clés de la post-production :  mixage, étalonnage et copie DCP.

 

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Sur la route de Ntarabana

 

Sur un budget total de 156 000 euros, KEMIT a investit environ 20,000€ en cash et matériel,

J'ai investit environ 25,000€ en cash et matériel via Zala'Men Prod ma société de production basé au Cameroun et mes droits d'auteur mis en participation; le monteur Jean Thomé a mis une partie de son salaire et la location de son studio de montage en participation.

Nous bénéficions du soutien de l'UE (68,000€)-qui  a servi en parti à financer la préparation, le tournage et une partie du montage image- un soutien auquel pourrait se rajouter dans l'avenir celui de l'OIF (le film passe en commission pour une aide à la finition fin Septembre 2016).

Mais nous avons besoin de vous pour boucler le budget.

 

Budget : 5000€ + 4600€ (voyage du réalisateur Kigali-Bruxelles AR + Frais de séjours pendant 1 mois + Montage son 2 semaines) financé par moi.

 

Nous avons donc besoin de 5,400€ (5,000 + 400 de frais) répartis comme suit:

- mixage : 1,500 €

- étalonnage : 1,000 €

- Master DCP + Copies Blu ray: 1,500€

- Générique et sous-titrage : 1,000€

- Frais (8%): 400€

 

Et si jamais la collecte dépassait l’objectif espéré?

 

Avec 7 000 euros : nous pourrons financer 1 semaine de montage son supplémentaire.

 

Avec 10 000 euros : Nous pourrons produire plus de matériel de promotion (copies DCP supplémentaires, affiches, cartes postales et DVD) et mieux communiquer sur le film afin qu’il soit vu par un maximum de personnes et aussi inscrire le film dans plus de festivals permettant de le montrer et de le faire connaître.

 

Au delà de 10 000 euros : Nous pourrons payer les droits d'auteur du réalisateur et rembourser une partie de la dette du montage image.

 

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ZALA'MEN

François L. Woukoache est un cinéaste né au Cameroun, auteur de plus d’une vingtaine de films (fictions et documentaires), d'une série de contes pour enfants et de plusieurs émissions télévisées. Après des études supérieures scientifiques en France, il suit des études de cinéma en Belgique à l’INSAS. En 1991, il réalise son premier film Melina, un... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bravo François, c'est avec grand plaisir que je verrai ton film qui est toujours l'image de ta volonté créatrice.
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Bravo François pour tes œuvres. "Venir au Rwanda est une aventure, le quitter toujours une déchirure."
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Je suis heureuse d'apporter une petite contribution à ce très beau projet, tellement juste, tellement nécessaire, porteur d'un regard qui est précisément celui qu'il nous faudrait désormais, où que nous soyons, qui que nous soyons, poser sur le monde pour le faire avancer... Un regard qui pose la question fondamentale : qu'en est-il de notre libre-arbitre, que faisons-nous chacun de notre liberté, de notre conscience, à chaque instant et, à plus forte raison, face à l'histoire en train de s'écrire en lettres de sang ? Un regard tourné vers l'avenir et l'espoir, ces deux mots-clés de ton chemin François, et auxquels le film à venir promet de donner toute leur place. Tu fais œuvre de paix, et c'est magnifique. Merci pour cette lumière apportée au monde par-delà toutes ses nuits, ce cheminement inspirant, et, de tout cœur, bonne chance à "Ntarabana"...