Est un documentaire sur la communauté de Jardim de Gramacho, ses habitants et la vision des enfants à travers les photos qu'ils en prennent.

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Présentation détaillée du projet

« le Brésil que nunca desiste »

 

A la veille de Rio+20, la conférence mondiale sur l’environnement, le gouvernement brésilien a déclaré la fermeture de la plus grande décharge à ciel ouvert d’Amérique Latine, Jardim de Gramacho, une plaie ouverte dans la cidade maravilhosa de Rio de Janeiro, un jardin de déchets et d’ordures, inacceptable dans la ville qui accueillera la finale de la coupe du monde de football en 2014 et les jeux olympiques de 2016. 

 

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Mais ces ordures, produit de la croissance du Brésil et de ces 50 millions de brésiliens qui ont découvert la consommation ces sept dernières années, ne sont pas que des déchets. A Jardim de Gramacho vit et travaille une communauté de trieurs d'ordures, « les Catadores ». Des hommes, des femmes, leurs enfants, des familles entières qui se sont appropriés cette espace insalubre pour en faire une activité professionnelle, un moyen de subvenir à leurs besoins, un combat, une possibilité de partir, de changer, de croire que la misère n’est pas un héritage ni pour eux, ni pour leurs enfants. Les fruits de la décharge étaient devenus pour eux le moyen de quitter la décharge.

 

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La fermeture a bouleversé cet équilibre. Aux camions légaux se sont substitués de rares camions qui continuent d’affluer dans des décharges illégales mais en nombre limité ne constituant aucune alternative réelle. Que faire ? Partir, sans moyen, sans destination… L’avenir des catadores, leurs espoirs, leurs options semblent s’être éclipsés.

 

 

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L’extrême pauvreté a toujours été une réalité à Jardim de Gramacho. Certaines associations en ont fait un combat. TETO Brésil, depuis août 2013, a lancé un programme de mobilisation bénévole à Rio. Des équipes construisent des maisons, transitoires, pour permettre aux familles de vivre mieux, d’accéder à la dignité et participer à la vie de la communauté.

 

Finalement, Jardim de Gramacho n’est pas juste une décharge. Jardim de Gramacho ce sont ces personnes, ses habitants, ses personnalités qui font de ce que nous rejetons, le moyen de ne pas être rejeté. Nous avons décidé, au travers de ce documentaire, de leur donner la parole. Au-delà de capturer des scènes de vie, notre but est de partager la voix d'une poignée d'habitants. Au travers de leur quotidien, ils vont nous expliquer leurs joies, leurs rêves, leur peines, leurs souffrances, leurs combats, leur pays, ce Brésil « que nunca desiste ».

 

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Note d’intention de la réalisatrice :

 

Je me rends à Jardim de Gramacho depuis plusieurs mois, une demande professionnelle initiale devenue un choix volontaire comme je l’avais fait à Haïti en 2011 après le tremblement de terre. J’y ai appris que lutter contre le réflexe de proposer des solutions est ardu. Je préfère observer, m’imprégner de ce que je vois et mettre en perspective le quotidien des gens. La caméra devient pour eux un instrument de leur dignité, ils expriment leur combat et leur fierté. Finalement, ils réalisent autant que moi. 

 

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A la voix des adultes, s’ajoutera le regard d’une poignée d’enfants qui photographieront, comme on joue sérieusement, leur Gramacho. Mettre dans leur main un appareil photo, leur apprendre à l’utiliser, les suivre dans leur communauté et les laisser dévoiler leur réalité, leur tendresse, leurs espoirs à travers l’objectif. Réaliser ensuite une exposition itinérante de leurs images afin de les valoriser à travers leurs créations.

 

L’idée est de commencer dès le mois avril lors des prochaines constructions des volontaires de TETO et de filmer le regard de la communauté dans cette effervescence.

 

 

 

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Dans un pays tel que le Brésil, avec toutes ses richesses, je me pose cette question : comment peut-on laisser une communauté entière livrée à elle-même ? Un an après avoir fermé la décharge de Jardim de Gramacho, aucune solution viable n’a été mise en place. Pas de renforcement des moyens de transports pour accéder à la ville la plus proche, pas de formations proposées aux anciens « catadores » afin de retrouver un travail décent, très peu de dédommagements promis versés en compensation des pertes d’emplois … 

 

Pire, là où la décharge « légale » a été fermée à la veille du Rio +20, des camions poubelles continuent de déposer quotidiennement des kilos de détritus (ménagers et gravas) dans la communauté, sur des décharges clandestines et devant leurs maisons… Apportant malgré tout du travail à un certain nombre.

 

A ce jour, le gouvernement Brésilien a décidé de fermer toutes les décharges illégales et à ciel ouvert du pays au cours de l’année 2014. Que va-t-il advenir de cette communauté déjà sans ressources?

 

Maison

 

S’il existe le Forum de Jardim de Gramacho, regroupant quelques associations, la plus grande partie des habitants se tourne vers leurs églises pour trouver de l’aide alimentaire et un soutien moral, peut-être un espoir.

 

Des familles, souvent nombreuses, sont éclatées, les enfants envoyés chez des tiers, faute de place au sein du foyer, faute de ressources. Les maisons n’ont ni eau courante ni sanitaires. De l’eau « potable » est disponible 4 jours par semaine dans la rue principale. Les familles la stockent dans de grandes cuves de plastique devant chez eux, souvent en plein soleil. L’eau servant à laver les vêtements et à faire la vaisselle est puisée à même le sol, sous les amoncèlements d’ordures, totalement impropre à la consommation.

 

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A la veille de la coupe du monde, à deux ans des jeux olympiques, où des millions sont investis pour des infrastructures parfois éphémères ou liées au tourisme, à 30 mn des plages d’Ipanema et Copacabana, la communauté de Jardim de Gramacho vit dans les détritus et vivaient des détritus. En fermant la décharge, a-t-on clos leurs espoirs ? C’est d’eux dont je veux parler, c’est eux qui veulent s’exprimer, afin de nous faire comprendre que la décharge peut être un jardin, un jardin insalubre, mais un jardin d’où peut germer un avenir

 

Site web : http://www.ojardimdaesperanca.com/

À quoi servira la collecte ?

Depuis plusieurs mois, Laurence se rend à Gramacho pour faire des photos, témoigner du quotidien des habitants de cette décharge devenue lieu de vie, et suivre l'avancée du programme de mobilisation de TETO. Au mois d'avril, de nouvelles constructions vont avoir lieu. Ce sera pour notre équipe l'occasion unique de réaliser notre documentaire, et de donner la parole aux habitants de Gramacho, d'être les témoins silencieux d'un évènement porteur d'espoir : la construction de nouvelles maisons à Gramacho. Mais aussi de permettre aux enfants participants au documentaire de prendre en photo ces moments d'effervescence.

 

Nous sommes en train d'effectuer des démarches auprès de diffuseurs et d'aides afin que notre projet soit vu par le plus grand nombre et réalisé dans les meilleures conditions possibles, ces recherches de fonds "classiques" prenant énormément de temps, nous ne voulons pas risquer d'attendre d'obtenir ces subventions pour partir, puisque nous n'aurions plus la garantie de pouvoir filmer une opération de TETO avant l'année prochaine.  

 

Pour pouvoir tourner le documentaire, nous avons besoin de trois semaines sur place, en équipe réduite. Nous serons quatre personnes (réalisatrice, fixeur, 2e caméra & ingénieur du son).

Nous avons établi un budget, qui correspond au minimum nécessaire pour pouvoir partir et réaliser notre film. 

 

Voilà comment se décompose notre budget minimal pour pouvoir réaliser le film :

 

- Billets d'avion (2 personnes A/R): 1 600 €

- Location voiture sur place : 400 €

- Repas & dépenses équipe sur place: 2 000 €

- Location matériel image : 1 500 €

- Location matériel son: 1 000 €

- Post production du film (montage, étalonnage, mixage...): 1 500 €

- Commission Kisskiss: 400 €

 

Si notre collecte dépasse notre objectif minimal, l'argent supplémentaire que nous collecterons nous permettrait de produire ce documentaire dans de meilleures conditions, en louant par exemple du matériel de meilleure qualité, en payant l'équipe, en dégageant une petite somme d'argent pour la création d'une musique originale, ou encore en faisant réaliser par un graphiste une belle maquette de présentation de notre projet. 

 

La réalisation de notre projet dépend de vous ! Merci à tous pour votre soutien, n'hésitez pas à en parler autour de vous, nous vous promettons un très joli film !

 

 

La réalisatrice, Laurence Guenoun

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Mon travail photographique s’articule autour des reportages sociaux et urbains mais aussi du portrait. Le documentaire vient dans le prolongement de ce travail qui me passionne. Au delà d'apporter un regard, mon regard, je veux donner une voix, la voix à ces gens que je photographie. Ma passion pour la photo me pousse toujours à vouloir travailler avec des enfants, en leur apprenant les bases de l'utilisation d'un reflex et en les laissant ensuite évoluer avec un appareil. La communauté de Jardim de Gramacho m'a tant touchée que réaliser ce documentaire est devenu une évidence. Mélanger le témoignage des habitants au regard des enfants. Et vous faire partager cette expérience. 

 

Ils nous soutiennent

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Al Di Sopra Prod

Al Di Sopra production, est une société de production audiovisuelle de contenus linéaires et transmédias. Nous produisons des films, documentaires, institutionnels, publicitaires et des séries pour la télévision, et réfléchissons aux programmes de demain, sur le web et les nouveaux médias. Nos projets couplent systématiquement innovation technique et... Voir la suite

Derniers commentaires

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Et voilà, c'est fait 100ème kissbanker!!!!!!!! maintenant bonne réussite du projet. Bravo
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Oh!!!!! ll faut arriver à 100 KissBankers!!!!!!! Plus que 3!!!!!
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20€, parce qu'en 20 secondes j'ai trouvé mille raisons d'aimer ,et de partager, ce projet. Avec Amour. /A