Objets de Voyage est le projet d'une recherche en design qui interroge les relations entre l’objet et le territoire. Six objets seront créés, relatifs à six lieux spécifiques d'Irlande. Des objets singuliers, conçus sur place, qui racontent ou révèlent un territoire, son histoire, ses ambiances... Le projet détaillé sur : www.objets-de-voyage.fr !

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Présentation détaillée du projet

—La démarche

Il s’agit de mener une recherche-action de design qui interroge les relations entre l’objet et le territoire.

Comment faire dialoguer l’objet avec le lieu dans lequel il s’inscrit?

Nous pensons que le travail du territoire au sein des projets de design est essentiel, car il permet de réfléchir l’objet en fonction de son environnement : géologique, sensible, historique, social… Penser l’objet en lien avec le local nous parait un enjeu particulièrement important, à l’heure où la globalisation entraîne la fabrication en grande série de mêmes produits, et leur distribution dans le monde entier. Le design d’objet doit-il forcément être rattaché au monde industriel, ou peut-on imaginer des créations plus singulières, plus sensibles et en lien avec le territoire dans lequel elles prennent place?

60 jours, 6 lieux, 6 objets. Nous avons pour objectif de réaliser une série de 6 objets, correspondant à 6 territoires spécifiques. Notre démarche est de concevoir des produits, du mobilier, des aménagements in situ (c’est-à-dire pour le site et sur place), en s’inspirant de ce qu’il nous raconte. Nous aborderons le lieu d’un point de vue sensible, et nous imprégnerons de matières, de couleurs, formes et reliefs, points de vue... afin d’imaginer un objet spécifique à ce lieu. Son histoire, les traces, les récits des locaux sont également des ressources de création ; cela et bien d’autres facteurs que les lieux nous dicteront. Nous décidons d’arpenter et de découvrir le paysage d’Irlande, un pays qui nous inspire d’hors et déjà. Il était pour nous important de s’éloigner de notre pays d’origine et pouvoir ainsi porter un regard neuf, sans a priori, sur les paysages rencontrés. La recherche prendra alors la forme d’un atelier ambulant qui sillonnera le territoire, et prendra place 10 jours sur un même site, avant de repartir pour une nouvelle destination. Le délai de 10 jours pour concevoir l’objet comprend immersion dans les lieux, analyse sensible, rencontres, conception et fabrication de l’objet. Le temps de création est relativement court mais cela est souhaité, car nous mettons l’accent sur la spontanéité du geste, et pensons que cela nous permettra d’autant plus de faire émerger quelque chose d'essentiel au lieu. Nous parlons d’objets de voyage comme l’on peut parler de carnets de voyage : Des créations spontanées, relatives à un lieu particulier, et chargées de perceptions sensibles. Nous utilisons un autre outil, un autre médiateur : L’objet se substitue à l’esquisse. Nous sommes en effet des voyageurs, des visiteurs qui ne portons pas le même regard au lieu que les habitants, locaux, usagers.


—Les objectifs

Ce projet sera destiné à plusieurs publics, avec des enjeux différents selon les temps de projet. Les premières personnes à qui nous allons nous adresser sont les locaux, les gens qui côtoient quotidiennement les lieux sur lesquels nous allons intervenir. Notre démarche aspire à les faire se questionner sur le paysage, l’histoire et les qualités propres de leur territoire, à travers nos productions. De plus, ils pourront sans doute accéder à nos objets par le statut d’usager, notamment si les localités permettent de laisser sur place les réalisations. Lors de la restitution de notre travail, le public concerné sera probablement plus spécialisé, du point de vue des arts et du design. La recherche que nous aurons menée suscitera certainement des questionnements, pistes et enjeux relatifs au domaine de la création, que nous souhaitons mettre en partage. La diffusion de notre travail pourra peut-être amener à toucher une cible plus large, intéressée par le voyage et la découverte des territoires…

Enfin, en tant que jeunes créateurs, ce travail va beaucoup nous apporter. Le design est une discipline qui doit sans cesse être remise en question, et ce projet nous amène à interroger certains aspects fondamentaux de ce domaine : La question de l’unicité, et de la production en série ; la relation objet/espace ; l’inscription d’un produit dans un contexte ; les notions de local, de paysage… Nous apprendrons également beaucoup concernant gestion d’un projet : les différents temps, la phase de restitution, la dimension budgétaire…


—Quelles suites ?

Il est important pour nous de partager et d’échanger autour de notre expérience, à travers une phase de restitution de travail. Cette restitution pourra prendre plusieurs formes, en fonction des partenaires de diffusion avec lesquels nous allons travailler. Tout d'abord, nous envisageons de publier un ouvrage, recueil photographique et textuel qui rendra compte de notre travail de recherche . Nous souhaitons mettre en place une exposition à notre retour, si des galeristes sont intéressés par notre travail. Si des partenaires spécifiques sont intéressés (nous pensons par exemple à la biennale du carnet de voyage, ou du festival « Curieux voyageurs » de Saint-Etienne), nous pourrons sans doute adapter le format de la restitution. D’autres médias de diffusion sont possibles, comme un témoignage dans une émission de radio locale, ou encore un article dans un magazine spécialisé.

Qui suis-je ?

—Sébastien Philibert



Après avoir obtenu un bac STI Arts Appliqués à Saint-Etienne, je me dirige vers le domaine de l'objet en effectuant un BTS design de produits. Une formation assez industrielle et technique qui me permet d'acquérir des connaissances concernant la mise en oeuvre des objets, les techniques de fabrication, les matériaux… J'intègre ensuite l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Lyon pour aborder le design d'un point de vue plus sensible et plastique. A travers mes projets, je questionne la relation entre design et artisanat, avec des objets singuliers, uniques, le travail de la matière y étant très important. La phase de fabrication, de prototypage, prend alors une dimension essentielle. Je travaille également sur la relation entre produit et espace, l'inscription d'un objet dans un paysage spécifique, et réalise parfois des objets in situ, c'est-à-dire directement sur le site où ils vont être implantés. www.sebastienphilibert.fr



Ci-dessous : "-Im-Mobilier" créé en 2010 (granite rose et polyester)

                    "Horizon" créé en 2010  


 

—Laure Bertoni

J'ai également effectué un bac STI Arts Appliqués et un BTS design de produits. Je me dirige ensuite vers une formation plus conceptuelle, le Diplôme Supérieur d'Arts Appliqués, où se côtoient des étudiants de design d'espace, de graphisme, et de design produits. Pendant mon année de diplôme, j'étudie particulièrement la notion d'objet collectif, partagé, un aspect plus social du design. C'est ce qui va m'amener à effectuer un Master 2 Espace Public à Saint-Etienne : une formation pluridisciplinaire, accueillant architectes, designers, sociologues, paysagistes… où se mène une réflexion autour des différentes facettes de l'espace public et du rapport au territoire.

Ci-dessous : "Le petit poucet du souvenir", souvenirs prêts-à-récolter, 2010

                  "Fil Vert", suspension potagère urbaine, 2011

 



—L’équipe


Nous nous sommes rencontrés lors de notre formation BTS design de produit à Villefontaine. Nous avons déjà travaillés ensemble sur de nombreux projets et concours, et ce dans plusieurs domaines : Conception d'objets bien sûr, mais aussi illustrations, et recherches plastiques. Notre équipe fonctionne bien, notamment grâce à la complémentarité de nos compétences. Comme nous avons pu le développer plus haut, Sébastien est particulièrement performant quant à la réalisation de prototypes, la fabrication, et la relation entre objet et paysage. Laure peut également poser un regard singulier sur les territoires visités et aime l'idée de rencontrer des locaux, et de tirer des éléments essentiels de ces échanges pour la conception d'objets. Dans tous les cas, nous pensons tous les deux aborder le design d'un point de vue particulièrement sensible et sommes enthousiastes à l'idée de mener une recherche entre l'objet et le territoire.

À quoi servira la collecte ?

 

 

 

 

 

Le montant de 600 euros nous permettra de réaliser deux prototypes : L'achat des matériaux, d'éventuels outils pour des mises en oeuvres particulières, et les possibles collaborations avec des artisans locaux... Si nous recevons plus que cette somme grâce à votre soutien, nous pourrons alors financer d'autres prototypes sur les six prévus. Le reste du budget du projet ( prix du voyage, aménagement de notre véhicule-atelier, achat de la base de l'outillage, systèmes de diffusion du projet...) est financé par nos soins et par des partenariats publics et privés. Votre soutien servira donc exclusivement à la réalisation des objets.

Nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à notre projet.