Exposition du 30 mai au 5 juillet 2015 aux Instants Chavirés, Montreuil

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Présentation détaillée du projet

Depuis sa création par Franz Kafka dans la nouvelle « Le souci du père de famille » (1919), le personnage d’Odradek a été sans cesse interprété, questionné et réapproprié. Sur le mode de la rumeur, Kafka décrit une créature fuyante, difficile à cerner, « extraordinairement mobile et insaisissable ». C’est un être qu’on rencontre dans les recoins : grenier, escalier, couloirs, entrée. Odradek est en retrait des épicentres de la famille. Il échappe aux logiques de reproduction et aux lois des générations. Lorsque Odradek rit, le son qu’il produit n’est pas humain, c’est celui d’un débris de feuilles emportées par le vent. On ne sait pas si Odradek a été, est ou sera un jour utile. Il rend impossible toute instrumentalisation ou transaction. Odradek n’appartient à personne, rien ne lui appartient. 

 

De novembre 2013 à février 2014, artistes, curateurs, chercheurs, écrivains, et philosophes, se sont réunis chez Treize à Paris pour expérimenter, chacun à leur manière, une histoire, un récit, un geste à partager. Inspiré des groupes de conscience féministes des années soixante-dix, ce format de réunion horizontal fut conçu dans l’idée de créer un espace sécurisé où la parole de l’autre serait portée par une qualité de présence de chacun. Une multitude d’individus fictifs ou réels ont émergés de ces rencontres : Rose Pantoponne, Toni Chicane, Lee Lozano, Eleanor Johnson, un chœur antique, Angeloneuilly, Toubab Mangou, etc. Ces personnages ont en commun une certaine opacité qui déstabilise les systèmes de représentation. Odradek n’est aucun d’eux, Odradek est chacun d’eux. Coquille, virus, script open source, Odradek les accueillera et se transformera en eux, avec eux, englobant tous ceux qui seront à son contact.

 

Participants

 

Giulia Andreani, Isabelle Alfonsi, Jean-Christophe Arcos, Eva Barto, Julie Béna, Ahlem Bensaidani, Hélène Bertin, Maxime Bichon, Bianca Bondi, Laura Carpentier Goffre, Rébecca Chaillon, Mathis Collins, Antonio Contador, Maeva Cunci, Antoine Dufeu, Camila Farina, Lorraine Féline, Dominique Gilliot, Géraldine Gourbe, Celia Hempton, Emilie Jouvet, Aurore le Duc, Violaine Lochu, Paul Maheke, Léna Monnier, Estelle Nabeyrat, Sébastien Rémy, Georgia René-Worms, Clémence Roudil, Barbara Sirieix, Martha Salimbeni, Valentina Traïanova, Marion Vasseur Raluy, Sergio Verastegui, Cyril Verde, Mathilde Veyrunes, Giuliana Zefferi.

 

Un projet conçu par Mikaela Assolent et Flora Katz

 

 

Les Instants Chavirés

 

Les Instants Chavirés sont depuis 1991 un lieu de diffusion pensé comme un laboratoire des musiques improvisées, expérimentales, bruitistes. Son annexe, l’ancienne brasserie Bouchoule, propose un autre regard autour des arts visuels et sonores. Deux lieux pour un même partage d’une certaine création contemporaine.

 

La présence des arts visuels aux Instants Chavirés tisse les relations entre arts sonores et arts visuels au sein d’un lieu de musique. Elle réunit artistes confirmés et émergents et se répartit en quatre axes : depuis 2002, une programmation vidéo mensuelle « Rien à voir », depuis 2004 à la brasserie Bouchoule, des expositions personnelles et collectives (avec productions d’œuvres) et l’accueil de projets extérieurs et plus récemment des résidences d’artistes.

 

Les Instants Chavirés engagent depuis 2002 des actions pédagogiques et culturelles en direction de différents publics éloignés ou non des pratiques artistiques. Ces activités sont menées par des artistes intervenants musiciens ou plasticiens, professionnels et pédagogues.

À quoi servira la collecte ?

L’exposition Odradek se fonde sur la participation d’artistes, commissaires d’exposition et chercheurs qui se sont investis depuis 2013 dans le projet Si nous continuons à nous parler le même langage, nous allons reproduire la même histoire. Pour l’exposition aux Instants Chavirés, l’échelle du projet (plus de 35 participants) nous pousse à faire appel à vous pour compléter le budget déjà existant. Nous aimerions donner à tous les intervenants les moyens nécessaires pour qu’ils puissent réfléchir, produire et présenter dans les meilleures conditions possibles leurs projets. Physique ou immatérielle, chaque réalisation nécessite un grand travail, nous aimerions rémunérer les participants dans une juste mesure.

 

Les fonds se répartiront équitablement pour :  

 

- La réalisation d’œuvres spécialement produites pour l’exposition

 

- La conception de performances pour le festival d'ouverture

 

- Le développement de recherches critiques

 

- La mise en place de deux projets avec les publics : une collaboration entre l'artiste Giulia Andreani et la maison autogérée et citoyenne des babayagas (femmes de 60 ans et plus qui vivent ensemble à Montreuil de façon solidaire) et un atelier de théâtre forum mené par Ahlem Bensaidani et Laura Carpentier-Goffre avec quinze habitantes de la ville de Montreuil autour du thème de la réinsertion professionnelle

 

 

 

 

 

 

Les Contreparties

 

Selon le montant de votre don, vous pourrez recevoir :

 

 

- Un sticker du Cabinet Odradek fondé par Martha Salimbeni et Marion Vasseur-Raluy (graphisme : Martha Salimbeni). Recevez le sticker en entier ou découpé pour retrouver les personnes qui porteront les autres parties du sticker le soir de l'ouverture de l'exposition. Format : 7,4 x 10,5 cm

 

 

 

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-  Une édition de Camilla Farina, Ecouter-répéter (2015, éd. de 10). 

Édition comprenant 4 livrets de 29,5 x 45 cm, impression jet d'encre sur calque 120 grammes, encart volant sur papier 75gr 21,6 x 27,9 cm, une paire d'écouteurs noirs.

 

 

 

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- Un cocktail La langue du combava offert le soir du vernissage, spécialement conçu pour le projet par Maxime Bichon et Paul Maheke

 

 

 

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- Une oeuvre sur papier de Valentina Traïanova, Sans titre, 2010. Crayon gris sur papier, série flaques (29,7 x 42 cm).

 

 

 

 

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- Des éditions : Sergio Verastegui, A single line which is invisible and unceasing, éditions P, collection ART-O-RAMA (2014) ; La gamme de Shepard, Édition La Grande Ourse 2014 et In the Canyon, Revise the Canon,  ESAAA Editions, Shelter Press (2015). Avec le soutien d'ART-O-RAMA 

 

 

 

 

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- Une sérigraphie de Hélène Bertin sur papier couché, 70 x 102 cm (2014, 1 édition, 1 AP)

 

 

 

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- Un sac en coton créé par le Cabinet Odradek (conception Martha Salimbeni) spécialement pour l'exposition

 

 

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- Une photographie de Julie Béna "Gold Warrior by Johnny M" (2013, épreuve d'artiste)

 

 

 

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- Une heure poétique avec Maeva Cunci & Dominique Gilliot. Depuis 2010, Maeva Cunci et Dominique Gilliot collaborent ensemble dans le champ de la performance, de l’installation et du spectacle vivant, font feu de tout bois, varient les médiums comme d’autres varient les plaisirs, revendiquent un certain amateurisme, de ceux qui n’empêchent rien, voire même permettent tout.

 

 

 

 

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Mikaela Assolent et Flora Katz sont commissaires d'exposition, elles travaillent ensemble depuis 2012. Elles mènent depuis 2013 le projet "Si nous continuons à nous parler le même langage, nous allons reproduire la même histoire" qui a eu lieu Chez Treize (Paris) en 2013-2014 et à PARMER (Brooklyn) en 2014.

Derniers commentaires

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Excellent choix le rhum!
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J'ai choisi le rhum ; ça vous étonne ?