Un couple perdu dans le désert ... Ils semblent n'avoir aucune échappatoire. Tourné en 16mm dans un désert aride et rocailleux (au Maroc), uniquement en lumière naturelle, il s'agit d'un véritable défi visuel. C'est le premier court-métrage de Jonathan Millet, jeune réalisateur de clips et de documentaires, remarqué pour son travail arty et indé.

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Présentation détaillée du projet

 

Synopsis


Un couple marche dans le désert. Un désert aride, qui s’étend à perte de vue. On apprend qu’ils ont été ensemble, puis qu’elle l’a quitté. Ils ne pensent pas s’en sortir. Alors ils parlent. Ils se racontent ce qu’ils n’ont jamais osé se dire. Ce qu’ils regrettent. Ce qu’ils auraient aimé faire. Ce qui leur plaisait l’un chez l’autre. Les répliques jaillissent, se chevauchent, et puis il y a de longues pauses. Il aimerait bien la voir nue une dernière fois. 

 

 

Repérages dans le désert de Ouarzazate, Maroc

  

          

 

          

 

          

 

Old Love Desert se veut avant tout un film d’images, un film d’atmosphère enveloppante et visuelle. Pensé en pellicule et composé comme un tableau avec des aplats de couleurs (désert rougeoyant et ciel d'un bleu pur) et un grain prononcé, des flare très présents et seuls les deux personnages qui se détachent.

 

 

 

Distribution

 

                             Micha LESCOT

                      Micha Lescot


Molière 2005 du Meilleur Jeune Espoir pour "Musée Haut, Musée Bas"

Nomination au Molière 2011 pour "Les Chaises" Luc Bondy

Prix d'interprétation au Festival d'Angers pour "Histoire Naturelle"

Révélation - Syndicat de la Critique 1998 pour "Le triomphe de l'amour"

 

 

Micha Lescot dans le clip Padam de Benjamin Biolay

 

 

 

 

 

                         Alice BUTAUD

                         Alice BUTAUD

 

Dans Paris ; Christophe Honoré (2006)

Les Chansons d’amour ; Christophe Honoré (2007)

Non ma fille, tu n’iras pas danser ; Christophe Honoré (2009)

 

 

Alice Butaud et Louis Garrel

Dans Paris de Christophe Honoré


 

 

 

Note d'intention du réalisateur

 

«  J'ai toujours été fasciné par les déserts.

Durant de longues années, dès que je le pouvais je partais me perdre dans le Sahara, au Rajasthan, à Uyuni le désert de sel d'Argentine, dans le désert Nubien au Soudan, autour des dunes rouges de Namibie, dans le désert Iranien au nord de Téhéran ou bien ça et là en Jordanie sans vraiment pouvoir apposer de nom sur une carte...

Je suis allé marcher des journées et des nuits dans ces étendues, parfois seul et parfois accompagné. Sans but précis. Simplement un besoin, une envie de ressenti.

Plus que le relief ou la solitude, c'est l'influence irrépressible du lieu sur l'esprit qui m'a intéressé.

Le poids de l'endroit en quelque sorte. Je l'ai toujours ressenti comme positif dans ces déserts.

Mais je pensais fortement au grondement sourd de la jungle qui conditionne chez Conrad les personnages d'Heart Of Darkness. La confrontation cérébrale entre l'homme et son environnement. La thématique m'a toujours captivé. Surtout quand le lieu vainc l'homme et le fait sombrer.

 

Le désert, c'est le champ des possibles. Il est facile d'y perdre son regard, et de se retrouver face à l'inconnu, face à l'imagination qui déferle, face à soi aussi.

Apaisant ou terrifiant, c'est selon.

L'esprit est en effervescence, les pensées défilent. Comparable à la cérémonie de l'ayahuasca.

Et puis, naturellement, le calme revient, l'esprit s'éloigne de toute pensée illusoire.

Il y a une idée de quiétude nouvelle, d'abandon du corps pour ne se focaliser que sur l'essentiel.

L'écriture de Old Love Desert découle de tout cela.

 

Je voulais un dialogue à trois dans lequel ce troisième personnage - le lieu - amène les deux autres à dépasser ce qu'ils sont, à se décaler, dans leurs rapports, leurs façons d'être et de penser, leurs sens des priorités. Peut-être à se découvrir vraiment.

Je veux filmer ce désert comme un personnage en action, qui se trouve également être l'élément déclencheur de la situation.

Il pèse sur le couple. Il incarne la fin. Il est représenté ici comme lieu tragique, duquel on ne s'échappe pas. La parenthèse à temporalité variable après laquelle il n'y a rien. La dernière seconde de notre vie qui en paraît mille. Un instant de fantasme où l'on retrouve ceux à qui l'on aimerait parler. 

Elle et Lui créent leur propre narration. Ils mettent du temps avant de saisir qu'ils n'ont réellement plus rien à se cacher. Que rien ne sortira de cet espace. Ils peuvent vraiment tout se dire.

Ils réapprennent à se parler, comme si aucun couple ne s'était parlé auparavant.

Sans limite de temps.

Ils trouvent d'eux-mêmes leurs enjeux. Se retrouver des années après, se rassurer, vérifier qu'ils ont été aimé, qu'ils ont passé de véritables moments, qu'ils ont vécu et qu'ils ne vont pas mourir pour rien.

 

Car la mort est là, à perte de vue. Ils y sont confrontés et sont progressivement en train d'accepter l'idée qu'ils vont mourir. Ce n'est pas ce qui les a conduit là qui m'intéresse, ni la façon dont ils s'en sortent ou non, mais plutôt leur façon d'approcher la mort - avec l'enjeu de l'Autre à coté. Pour cela, ils n'ont rien d'autre que leur dialogue et leur corps.

Je voulais des personnages qui n'ont rien d'exceptionnel, assurément.

Lui a un corps qui parle. Ses mains se meuvent, son bassin ondule sans cesse. Il se passe le pouce sur les lèvres, desséchées. Il observe avec concentration les gouttes de sueurs qui perlent ça et là au niveau de ses temps. Il vit la parenthèse.

Elle est féminine. Spontanée. Elle sourit gris. Elle profite du moment. Elle aimerait avoir son moyen-format et se dit que finalement c’est une belle fin. Elle a transcendé la chaleur et la dureté du relief depuis longtemps. Elle sait que cette parenthèse est plutôt intérieure, finalement.

Et ils parlent et ils s'observent.

Car autant les dialogues fusent, les répliques jaillissent et caracolent, s’entremêlent, se crient et se susurrent, autant les pauses prennent sens. Significatives. Esthétiques. Des visages, isolés, sur lesquels on s’attarde.

A bien y regarder, il y a finalement plus de moments de pause, d’observation, de réflexion, que de paroles proprement dites.

Il y a dans tout cela une certaine fatalité dont ils ne peuvent se déparer, dans ce désert-cinéma, la puissance de l'espace et l'atmosphère qui s'en dégage vont avoir raison d'eux, nous souffle la mise en scène.

Ils peuvent alors fondre dans l'espace.»

 


Influences


Jospeh Conrad - Heart Of Darkness // Werner Herzog - Fitzcarraldo // Don De Lillo - Les Noms // Michelangelo Antonioni - Zabriskie Point // Albert Serra - Le chant des oiseaux // Will Oldham - I see a Darkness // Benjamin Biolay - La Superbe // André Gide - Les faux monnayeurs // Richard Linklater - Before Sunset - After Sunset // Jerzy Skolimowski - Essential Killing // Louis Malle // JRM // Alan Moore…

 



Dossier artistique du film

Afin que vous puissiez découvrir le projet dans ses moindres détails, nous avons choisis de vous communiquer le dossier artistique officiel du film réalisé par la production et le réalisateur à destination de tous les partenaires.

 

   >>>     OLD - Dossier / professionnels   <<<

 

En le parcourant, vous trouverez :

- Des visuels du film, des photos des décors

- La note d'intention du réalisateur

- La fiche technique et le synopsis

- Le scénario dialogué complet

- La note des producteurs

- La note sur les personnages (Interprétés par Alice BUTAUD & Micha LESCOT)

- La note de réalisation

- La note du directeur de la photographie

- Le CV du réalisateur

Qui suis-je ?

Jonathan Millet a 26 ans. Il a toujours fait des images. Il réalise aujourd'hui des clips et des documentaires. Old Love Desert est son premier court métrage.

 

Dès qu'il en a la possibilité, il part plusieurs mois dans des pays lointains aux couleurs et aux lumières incroyables. Avec sa caméra, il a traversé Iran, Ouganda, Syrie, Paraguay, Bangladesh, Soudan, Pakistan, Mozambique, Népal, Malawi, Liban, Inde, Pérou, Israël, Sénégal...

 

www.jonathanmillet.fr

 

 

 

Bandes démo 



 



 

À quoi servira la collecte ?

Le tournage est entièrement financé et se déroulera au Maroc du 02 au 06 octobre ! C'est pour la post-production pellicule du film et pour sa diffusion que votre soutien nous est indispensable !

En effet, notre projet, soutenu par KODAK qui nous prête gracieusement une caméra 16mm, sera tourné entièrement en pellicule, afin d'obtenir des couleurs, une esthétique, une profondeur de champ et un grain bien particuliers ! Toute la chaine de post-production sera alors en pellicule et nécessite un budget conséquent : télécinéma, scan, étalonnage, kinescopage ... Toutes ces étapes reviennent à environ 10 000€, dont nous avons déjà la moitié !

Nous avons également besoin de fonds pour assurer la promotion et la diffusion du court-métrage dans les festivals de cinéma internationaux, et espérer ainsi faire connaître notre travail et - peut-être - remporter des prix.

Si le montant est dépassé - et nous l'espérons vivement ! :) - nous pourrons donc finir ce beau court-métrage dans de bonnes conditions et le faire rayonner dans le monde entier !

 

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5JPROD

5J Prod accompagne des visions d'auteurs. Développe des projets de court-métrage. Parfois hors-circuit. Toujours avec audace.

Derniers commentaires

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Excellent ! 5060€ à H-24 ! Grâce à vous tous, c'est une réussite :) Un grand MERCI à tous nos généreux coproducteurs. Quant à nous, ça ne fait que commencer.. Début de tournage dans 7 jours ;)
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On avance, on avance ! 1500€ ! Merci à tous les nouveaux donateurs ... De notre côté, nous sommes en plein préparatifs... Jonathan répète à Paris avec les comédiens. La production exécutive book l'équipe marocaine et la régie. Et nous essayons de combler les trous budgétaires ! Début de tournage le 03 octobre ! :)
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C'est fait! c'est pas grand chose mais pour le moment c'est toujours ça, je referai un don au prochain salaire ^^