Soutenez une performance artistique poétique, dorée et lumineuse !

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Présentation détaillée du projet

 

Nos cicatrices témoignent de notre capacité à guérir, elles sont précieuses et c’est pour cela que j’ai eu envie de les souligner à l’or. Le 29 juin prochain, je réaliserai la performance « Mes cicatrices Je suis d’elles, entièrement tissées »* pour Olivier. Olivier est atteint du syndrome Ehler-Danlos une maladie génétique rare qui dans son cas affecte le système veineux, il en porte plusieurs cicatrices.

 

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Le 29 juin ce sera la cinquième fois que la performance "Mes cicatrices Je suis d'elles, entièrement tissé" sera réalisée. Cette nouvelle intervention artistique viendra s’inscrire dans une série de 10 performances, conduite avec l’aide de doreuses et doreurs, photographes, vidéastes et de nombreuses personnes qui ont donné un coup de main. A travers cette collecte et autour de l’histoire d’Olivier, c’est l’opportunité de créer encore plus de liens, tout en finançant le travail de l’équipe.

 

Pour cette performance l'équipe est constituée de  May Phan van Suu (dorure), Florent Mulot (photographie), Olivier Londe (vidéo), Théo Harfoush (son), Anahi Tenenbaum (graphisme), Malika Baaziz (communication) et de moi-même.  

 

L’intervention artistique, comme un geste rituel et « magique », consiste en l’application d’or sur une cicatrice. Elle témoigne de notre reconstruction et de notre capacité à changer après un événement traumatique.

Ce geste dérive du kintsugi (« jointure or » en japonais), une technique traditionnelle de réparation des bols de la cérémonie du thé. Ces bols sont des objets précieux et lorsqu'un bol est brisé, il peut être réparé avec de la laque formant des joints visibles qui sont ensuite soulignés d’or.

Ce qui est intéressant dans le kintsugi, c’est la transformation magnifiée par l’or, qui donne au bol une valeur supplémentaire. L’or révèle la valeur de ce mélange de force et de fragilité qui nous fait être humains.

 

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La performance, comment ça se passe ?

 

Olivier pénètre dans l’atelier, se déshabille entièrement, fait un quart de tour vers la gauche. C’est un clin d’œil à la cérémonie du thé.

La doreuse vient à sa rencontre et applique la feuille d’or sur ses cicatrices, puis elle s’éloigne.

Olivier prend un instant pour respirer profondément. Il reprend possession de son corps, c'est comme une renaissance. Il occupe ce temps comme il le souhaite.

Quand il se sent prêt et parce que l’or ne peut rester indéfiniment sur la peau, Olivier signifie à la doreuse de venir enlever l’or.

Pendant qu’il se rhabille, je récupère avec la doreuse l’or de la cicatrice et le place dans une fiole que j’étiquette au nom du participant et à la date de la performance. Je donne cette fiole à Olivier.

 

Cette performance très intime est réalisée en privé. Toute la performance est filmée et photographiée pour documenter sa réalisation. J'espère que ces images fonctionnent comme autant de miroirs qui nous permettent, à nous qui ne bénéficions pas de la performance elle-même, de contempler nos  propres cicatrices et de les dorer par une sorte de transfert. 

 

Pour chaque performance, le protocole reste le même. C’est un cadre à travers lequel passent des personnes, et il est fascinant de voir comment chacune d’elles l’habite de manière très différente.

 

 

Chacune de mes performances s’inscrit dans une histoire individuelle mais aussi plus universelle, c’est mon histoire, ce sont les vôtres, ce sont nos cicatrices que nous apercevons en miroir, celles qui sont inscrites dans notre peau, celles qui ne se voient pas, les chagrins d’amour, les déceptions, les injustices, …

 

Cette performance propose une façon positive de regarder nos cicatrices. Je souhaite qu’elle contribue à modifier le regard que nous portons sur notre corps et sur le corps de l’autre.

 

"If bodies tell stories, scars are their words", Julia Lourie à propos de la performance dans Vice/The creators project (6 janvier 2016)

 

* Le titre de la performance est extrait de Nuits, p. 84, Hélène Gugenheim, éditions Gaspard Nocturne.

 

À quoi servira la collecte ?

Quatre performances ont déjà été réalisées à ce jour de manière totalement bénévole. Pour que la prochaine intervention puisse avoir lieu et pour pouvoir, à terme, construire cette série qui fait du bien, j'ai besoin de vous. Je pourrai ainsi défrayer les 7 intervenants sur cette performance, louer et acheter le matériel minimum nécessaire à sa réalisation : fiole, or, micro, camera. Sachant que le lieu est mis gracieusement à ma disposition, 3 600 € sont nécessaires pour couvrir ces besoins minimum. 

 

La collecte servira exclusivement à la conception et au déroulement de cette performance, à sa communication, aux contreparties destinées à remercier les donateurs et à la commission de KissKissBankBank.

 

Vos contreparties sont des pièces originales et les tirages sont signés et numérotés.

 

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Je reçois beaucoup de messages qui me racontent des histoires de cicatrisation. Et cela me fait penser que ce travail est utile. 

Si nous doublons la somme pour atteindre 7200 euros je pourrai louer un matériel plus performant et rémunérer correctement les compétences mises en oeuvre. C'est mon objectif : que l'ensemble du projet se déroule de façon juste... pour tous ! 

Si nous récoltons encore plus, nous pourrons développer le projet plus largement en imaginant une publication, une exposition et de toutes les manières en investissant dans les nouvelles performances à venir pour l’accomplissement de la série de 10 !

 

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La performance aujourd'hui c'est...

 

5 corps magnifiés 

16 feuilles d’or

47 cicatrices dorées

68 pinceaux, couteaux et coussins à dorer

326 clics d’appareil photo

9307 respirations et 3 ou 4 apnées dues à la panique

25740 battements de cœur

 

Pour en savoir plus...

helenegugenheim.com

 

Et garder le contact...

facebook.com/helene.gugenheim

twitter.com/HeleneGugenheim

 

 

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helene.gugenheim

Diplômée de l’Ecole du Louvre, je suis devenue ensuite journaliste au sein du magazine Métiers d’art. Ce qui m'a permis d’entrer dans de nombreux ateliers pour y rencontrer des artisans d’art, des savoirs-faire, des gestes et des matières. C’est à cette époque que j'ai découvert le kintsugi. Parallèlement, j'ai développé une écriture personnelle qui a... Voir la suite

Derniers commentaires

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Participer à ce projet, c'est se faire du bien et en faire à tous : que du bonheur !
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C'est chou ce que vous faites.
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Magnifique projet ! Aider les gens à se reconstruire et à voir la beauté du chemin parcouru, c'est un démarche pleine de sens.