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OPORAJEO

Aidez nous pour que ce film "OPORAJEO" (les invincibles) nous fasse connaître QUI se cache derrière les etiquettes de nos vêtements...

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Présentation détaillée du projet

Ce projet de film s'inscrit dans un projet global dont le nom est JE NE VOIS QUE LA RAGE DE CEUX QUI N'ONT PLUS RIEN et sera associé à une oeuvre globale ou théâtre, documentaire, témoignages, débats, seront confrontés dans un même espace de diffusion.

 

Il sera diffusé pour la première fois le 16 avril 2015 à Avion, dans le Pas de Calais.

 

OPORAJEO est un film de Bruno LAJARA

 

Images : Bruno Lajara et Maxime Midière

Assistant : Christophe Martin

Fixeur Bangladesh : Shumon Ahmed

Montage : Maxime Midière

Voix off : Robin Renucci

Traductions interviews : Chitro Shahabuddin

 

Remerciements à Anne Gintzburger, Nayla Ajaltouni et Emmanuel Defouloy

 

Une production de VIESÀVIES/LES TRÉTEAUX DE FRANCE/LA FERME DE BEL EBAT 

avec le soutien du Conseil Régional Nord Pas de Calais et du  Conseil Général du Pas de Calais

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Le 24 avril 2013, l’effondrement du Rana Plaza, un immeuble de huit étages abritant plusieurs ateliers de confection a causé la mort d’au moins 1127 personnes, en majorité des femmes. Le bâtiment, qui abritait plusieurs ateliers de confection hébergeait aussi des commerces et une banque. Les ateliers de confection travaillaient pour diverses marques de vêtements, dont l'espagnol Mango et le britannique Primark. Selon des médias bangladais, la veille de la catastrophe, des inspecteurs avaient découvert des fissures dans l'immeuble et avaient requis son évacuation et sa fermeture. Les commerces et la banque qui occupaient les niveaux inférieurs avaient fermé immédiatement, mais les salariés des ateliers de confection s'étaient vu enjoindre de revenir le lendemain, leur encadrement déclarant que l'immeuble était sûr.

L’effondrement s’est produit à neuf heures du matin, n’épargnant que le rez-de-chaussée.

 

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Pourquoi reparler d’industrie, de textile, d’ouvriers, d’ouvrières,

Treize ans après 501 Blues ?

Parce que cette histoire est sans fin .

Parce depuis treize ans, les lignes ont bougé.

Parce que depuis treize ans, il n’y a plus d’industrie textile chez nous, dans le nord. La fermeture de Levi’s marquait la fin d’un monde, le départ vers l’autre monde, le Nouveau Monde. Le monde où tout était possible pour les grandes puissances marchandes.

 

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Un monde où l’on faisait travailler des ouvrières pour trente euros par mois au Bangladesh alors que dix ans après, les ouvrières licenciées de France vivaient avec trois euros par jour.

L’effondrement du Rana Plaza et la révolte ouvrière née depuis marque la fin de ce Monde.

On n’en ressent pas encore les secousses mais pour la première fois, des ouvriers du Sud ont dit  stop ! 

La plus grande révolte ouvrière de ces dernières années est née de cet effondrement.

Elle vit encore aujourd’hui dans ce  pays inconnu de nous, Européens.

Un pays étiquette.

 

Nous portons tous sur notre peau, la souffrance de ces ouvrières, une souffrance

« made in Bangladesh »

Que faisons nous ? Quelle est notre responsabilité ?

Nous avons laissé fermer nos usines textiles en France, sans réagir,

« parce que nous ne pouvons rien face à la mondialisation »

Et donc, cette histoire, à l’autre bout de la planète est notre histoire.

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C’est pour cela qu’elle me touche. Elle est la suite logique de nos propres dérives.

Elle suit l’Histoire commencée au début des années 2000 avec les grandes vagues de délocalisations de notre industrie. Aujourd’hui, la majorité des vêtements confectionnés dans le monde viennent de Dacca, capitale du Bangladesh, capitale mondiale du textile.

Entre cette création et celle de 501 BLUES, il se sera passé 14 ans.

14 ans pour aller aux tréfonds. Ce sont ces abysses que je veux explorer aujourd’hui

 

 

EXTRAIT DU CARNET DE VOYAGE AU BANGLADESH

 

Si vous me fimez, qu'est-ce qui va changer pour moi ?

 

18 heures ici à Dhaka, et je me résous à écrire même s'il est plus difficile de le faire aujourd'hui. J'ai un sale goût dans la bouche. Un goût âcre qui a du mal à passer. L'odeur de la mort. L'odeur de la putréfaction des cadavres du Rana Plaza. Au sens propre. Il y a plus de deux cents corps qui n'ont pas étés rendus à l'humanité et qui siègent encore sous les décombres. La chaleur et les pluies torrentielles du pays font le reste et activent la décomposition. Les corps disparaissent plus vite que le tissu qui lui, est encore bien présent. Surgissent encore ça et là, des ossements que ne manquent pas de nous signaler, les chiffonniers qui fouillent encore les décombres à la recherche de coton, de bobines qui pourront nourrir leur maigre quotidien.

 

Nous sommes partis à 9H30 ce matin et après les embouteillages quotidiens, nous sommes arrivés à Savar, la banlieue textile de Dhaka. Ces paysages me font dire que le Bangladesh est un pays africain industrialisé. La pauvreté est la même mais NOUS sommes là-bas, à travers nos vêtements. Des gens parmi les plus pauvres de la planète confectionnent ce que nous avons de plus près de notre peau.

 

Rien de spectaculaire en arrivant près des décombres du Rana Plaza. Pas le code de nos usines, ultra modernes. Les usines ici ressemblent à des immeubles basiques. D'où les problèmes de sécurité. Du Rana Plaza, il ne reste qu'un no man's land. Un terrain vague entouré de barbelés. et des pierres entremêlées à des chutes de textile. Un mélange de ce que portaient les ouvrières au moment de l'accident et des vêtements qu'elles confectionnaient. Ce n'est pas impression. Seule l'odeur pestilentielle et les corbeaux qui rodent autour nous rappelle le drame qui s'est noué ici.

 

Sans faire de rapprochement j'ai ressenti la même émotion ce matin en tournant qu'Auschwitz-Birkenau en 2004. En Pologne je vivais le cimetière du Nazisme. Ce matin c'était le cimetière du Capitalisme. J'ai la preuve des morts j'ai filmé des ossements.

 

Pas de doute possible. Pas de révisionnisme. Il faut juste juger les responsables. J'ai eu du mal à tourner au début mais je me suis dit que ma caméra était là pour la mémoire de ces inconnues qui étaient sous mes pieds. J'ai rencontré le journaliste qui a été le premier là sur les lieux du drame, juste après la catastrophe. La veille, les ouvriers étaient aller le trouver pour lui signaler les fissures dans les murs. Il était aller trouver Monsieur Rana qui lui avait proposé de l'argent pour son silence. Il a refusé. Le lendemain l'immeuble s'est écroulé. Il n'a pas dormi pendant une semaine pour extirper les gens des décombres. Il m'a dit que ce drame a changé sa vie. Il s'en veut de ne pas avoir pu sauver la meilleure amie de sa femme. Il a parlé face à caméra pendant plus d'une heure. Il m'a juste dit qu'il ne fallait pas que mon film fasse fermer les usines. Ils faut que les gens aient de meilleures conditions de travail mais le pire serait que les usines partent. Il est certain que j'ai compris que les multinationales gagnent toujours. Elles sont les vraies dominatrices du monde.

 

Et puis nous sommes allés au CRP (centre de réhabilitation des polytraumatisées du Rana Plaza), à quelques centaines de mètres du site. Un havre de paix, verdoyant, une fondation financée par une anglo-saxonne.

J'ai rencontré deux femmes Rehana, 24 ans amputée d'une jambe. Elle travaillait au septième étage de l'usine quand celle-ci s'est écroulée. Sa jambe est restée coincée. Elle a un enfant de six ans qu'elle n'a pas vu depuis un an. Sa famille vit trop loin. Elle ne sait pas quand elle sortira. Elle souffre et sa prothèse est trop lourde.

 

Puis j'ai rencontré une adolescente de quatorze ans. Malgré ce que martèlent les multinationales des enfants travaillent dans ces usines. Elle était l'aînée d'une fratrie de six enfants et sa mère qui travaillait au dessus est morte. Elle est brisée. Elle n'a aucun espoir dans la vie. Elle s'en veut d'être vivante, à la place de sa mère. Elle est restée coincée dans les décombres neuf heures. Sa moelle épinière a été touchée. Elle ne marchait plus mais elle arrive désormais à force d'effort à se tenir debout. Elle remarchera peut être un jour. Elle son passe son temps à lire puisque les malades n'ont rien à faire de la journée, pas de radio ni télévision.

 

Quand je lui ai demandé si je pouvais la filmer. Elle a décliné poliment. Elle m'a juste dit "Non. Si vous me filmez, qu'est-ce qui va changer pour moi ?"

Bruno Lajara, 15 mai 2014.

 

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LE TRAVAIL DE BRUNO LAJARA DANS LA PRESSE

 

 

COMEDIE TCHETCHENE (pas toujours très drôle) (création 2012)

Comédie Tchétchène (pas toujours très drôle) déconstruit les représentations du terrorisme et revisite le conflit russo-tchétchène à travers un dispositif de théâtre dans le théâtre qui s’aventure en terrains mouvants. Détonnant. (…) Plutôt que dans l’entre-deux, Comédie tchétchène se positionne comme un contrepoids. En bascule. La phrase prêtée à un membre du commando tchétchène en concentre le propos : « quand le théâtre oublie le monde, le monde se rappelle au théâtre ». Qu’y a-t-il de l’autre côté du miroir ? C’est dans cet entre-deux-là, là où ni la télé ni notre curiosité ni même notre théâtre ne nous conduisent, que le metteur en scène de la compagnie Vies à Vies se propose de nous emmener. (…) Dans ce dispositif, le public de la pièce n’est d’ailleurs pas pris en otage. Tout part de la scène, Bruno Lajara tournant intelligemment le dos à cette facilité qu’il y aurait eu à faire surgir le commando parmi les spectateurs, ou les personnages otages du public. Avec le quatrième mur, le miroir persiste. Le théâtre est là qui veut refléter une réalité qu’il ne représente que rarement. Et l’intrusion surprenante de l’Histoire des tchétchènes sur notre scène double (de manière plus douce bien évidemment) celle des vrais terroristes à Moscou. Sans violence. La mise en scène interroge d’ailleurs  avec intelligence - à coups de feu qui pètent ou à coups de poings retenus –celle qu’un spectateur est susceptible d’accepter. MOUVEMENT.NET Eric Demey

Abasourdi, pantelant, percuté de plein fouet, le spectateur ne sort pas indemne de près de deux heures d'une pièce admirablement mise en scène et interprétée. Comédie Tchétchène (pas toujours très drôle), montée par Bruno Lajara et la compagnie Vies à Vies, sur un texte de Yoann Lavabre, revient sur le drame du théâtre moscovite de 2002, faisant éclater les revendications des Tchétchènes... aujourd'hui retombées dans l'oubli. Le spectateur est pris en otage à son tour, subissant flashbacks, moments violents, ou respirations avec des instants de rire. La maison Folie de Wazemmes affichait complet ce soir-là, un public à bout de souffle mais acquis à la cause en fin de représentation. SORTIR –Lille  Stéphanie Morelli

 

 

LES ENFANTS (création 2010)

ULTRA SENSIB’ - A l’heure où les amateurs renouvellent les pratiques de plateau, et tandis que les artistes se plaignent de voir les aides pour leurs projets conditionnées à des actions de sensibilisation, la démarche de Bruno Lajara donnera, espérons-le, de bonnes idées. Reprenant le texte d’Edward Bond, Les Enfants, écrit avec des enfants d’une école, théâtre d’un fait divers sanglant, le metteur en scène associe sur scène deux comédiens et dix enfants du quartier du Chemin Vert de Boulogne-sur-Mer, dans lequel il travaille depuis trois ans. Une aventure à suivre absolument. MOUVEMENT n° 57- Eric  Demey

 

 

LES REVOLTÉS (création 2008)

« Sortir de la salle avec le cœur lourd. Le remorquer toute la soirée, s’endormir le souffle court, se réveiller comprimé. En entrant dans l’espace culturel avionnais en janvier dernier, nul ne savait qu’il ressortirait écrasé. Ecrasé, essoufflé mais époustouflé. Quelques minutes avaient suffi. Quelques minutes des « Révoltés » et la salle avait compris qu’elle assistait à un spectacle rare, à un travail joyau de la compagnie ViesàVies ». L’ECHO DU PAS DE CALAIS

 

UNE CHENILLE DANS LE CŒUR (création 2008)

Associée à la Condition Publique en 2008, la Compagnie VIESAVIES y a présenté sa création jeune public Une Chenille dans le cœur. Une belle histoire. Celle d'une petite-fille sans colonne vertébrale qui a besoin d'un corset en bois pour survivre. Mais pour cela un bûcheron bourru, solitaire devra accepter de couper le dernier arbre épargné par sa fureur dévastatrice, un arbre aux souvenirs. Singulière, drolatique et écologique, la fable de Stéphane Jaubertie émeut mais interpelle aussi, car elle aborde les thèmes du handicap, de la solitude, de la différence, de la famille, de la transmission et de la misère. Illustrations, graphismes vidéo et composition musicale au talent certain complètent cette démonstration réaliste et cocasse, pleine de charme aux dialogues savoureux. Une histoire de mort et de renaissance, de rencontre et d'ouverture à l'autre, d'un vis à vis qui grandit. LA VOIX DU NORD –Roubaix Brigite Lemery

C’est un petit bijou. Un spectacle qui mêle avec inventivité et justesse jeu de scène et vidéo. Un texte qui évoque, sans simplisme ni angélisme, le handicap, la filiation et l’écologie. Les comédiens qui donnent une véritable épaisseur à leurs personnages jouent devant une grande toile où sont projetés des dessins animés dans lesquels ils naviguent à loisir, plongeant dans l’image ou dialoguant avec elle… à la frontière du rêve et de la réalité. Une réussite. LA VIE

La Manufacture, le théâtre de la rue des écoles, qui se dote à nouveau d’une extension hors remparts, à la Patinoire, est incontestablement l’un de ceux, dans le brouhaha du Avignon off, où l’on est assuré de rencontrer l’exigence artistique avec Renaud Cojo, Cédric Gourmelon, Jean-François Matignon (…), Bruno Lajara avec Une chenille dans le cœur (…) MOUVEMENT Jean-Marc Adolphe

 

Ce spectacle aborde avec délicatesse et clairvoyance les thèmes de la transmission, de l’écologie, de la relation entre les générations, dans une forme et une langue universelles, comprises par les petits et les grands à différents niveaux de lecture.

LA TERRASSE Agnès Santi

 

Une petite fille handicapée demande l'aide d'un bûcheron... Une pièce émouvante. ..

La Compagnie ViesàVies a présenté jeudi dernier son nouveau spectacle à la Condition Publique de Roubaix. Une chenille dans le cœur a obtenu de bons suffrages auprès des scolaires. Intitulée Une chenille dans le coeur, la pièce a remporté tous les suffrages lors de sa présentation à la Condition Publique voici quelques jours. Une pluie d'applaudissements a envahi la scène. Devant un parterre d'enfants et d'adolescents conquis, les comédiens de la Compagnie ViesàVies a salué l'assemblée. Jeudi dernier, Une Chenille dans le coeur s'est ainsi introduite dans l'âme de chaque spectateur à la Condition Publique de Roubaix.

Intense et saisissante, cette pièce mise en scène par Bruno Lajara et écrite par Stéphane Jaubertie est au coeur de l'actualité. Mondialisation, flexibilité, chômage. Toutes ces notions y sont abordées. L'indécence cependant n'est pas la bienvenue. Tout s'exécute dans l'interprétation des personnages. Justesse des propos, choix judicieux des univers, musique entraînante. La réalisation est parfaite. Intégrer de vraies valeurs humaines et sociales dans une histoire en apparence simple est assurément le fruit d'un subtil travail d'auteur.  « Bourrique ultra-libérale »

Une petite fille handicapée, à l'étroit dans son corset demande l'aide d'un bûcheron. Il doit abattre son dernier arbre pour lui confectionner un nouveau corset, synonyme de vie. Celui-ci exauce le voeu de cet enfant et meurt. Malgré une fin presque connue à l'avance, l'intrigue de ce spectacle résonne toujours avec un certain suspense. La raison : des répliques marquantes et un jeu très léché. « Bourrique ultra-libérale, elle tranche encore pire qu'un divorce, trop grande ma fureur. » L'énergique bûcheron, la tendre jeune fille et la femme-pensée qui joue différents rôles se démènent littéralement sur scène et ne cessent de surprendre leur public. Parfois, une pointe d'humour et d'ironie s'infiltre dans ce tableau. Sensation et émotion garanties. NORD ECLAIR – Roubaix Nicolas Parent

 

LEON LE NUL (création 2006)

« Les enfants s’identifient au jeune héros, tourmenté par ses questions et animé par ses espoirs. Un double registre que le metteur en scène admirablement recrée en projetant, derrière les comédiens, un dessin animé qui relate les rêves tandis que la bande son, le décor les éclairages accompagnent astucieusement ce voyage initiatique. La compagnie ViesàVies, venue du nord, a réussi là un très beau spectacle ». LES ECHOS WEEK END

 

« Léon vit sans figure paternelle, sa mère est au bout du rouleau, son grand frère à monté un trafic de chocolat et lui, qui se sent si petit, mange des boulons pour devenir grand et fort comme un train. Le metteur en scène Bruno Lajara, séduit par cette histoire écrite par Francis Monty, a monté une création fantastique ou l’imaginaire et la réalité se répondent. La pensée de Léon, projetée en dessin animé, se juxtapose, avec le jeu des comédiens. Un travail théâtral innovant à découvrir ! » LE FIGAROSCOPE

 

Léon est un petit garçon, tant par l’âge que par la taille. Léon le nul, c’est un surnom que lui donnent ses camarades de classe. Et, bien entendu, à tout le temps l’entendre dire, il s’est persuadé qu’il est nul. Nul parce que ces copains se baladent en bande et le martyrisent, nul à côté de son frère, grand et fort, qui deale du chocolat et roule en limousine. Alors, Léon rêve qu’il va devenir un train, une grosse locomotive que rien n’arrête, libre d’aller où bon lui semble sur les rails du pays. Léon se sent différent et exister lui est pénible. Finalement, Léon, c’est le petit garçon que beaucoup d’enfants sont, un adulte en devenir, avec toutes les interrogations et peurs que cela entraîne.

Pour illustrer cette fable sociale, Bruno Lajara s’est entouré de nombreux collaborateurs, illustrateur, graphiste vidéo, compositeur et d’autres, dans lesquels sa confiance semble être totale. La vidéo côtoie harmonieusement le spectacle vivant. Celle-ci loin d’être un simple faire valoir à l’action sur scène ou un décor en fond de scène devant lequel évolueraient les personnages, entoure l’action. Elle met en image les éléments difficiles à mettre en scène de cette histoire qui allie réalisme et fantastique : Léon mange des clous et boit de l’huile, une mouche bleue géante envahie la maison… Bruno Lajara est fidèle aussi à ses comédiens, à Perrine Fovez, déjà dans NE PAS, et à Brigitte Nowak, ex-Levi’s. Des comédiens qui prennent toute la mesure des personnages : le mélange de fragilité et de persévérance qui composent Léon, la douce folie de cette mère qui élève deux enfants hors de toute présence masculine.

Léon se croit nul, mais il a la joie de vivre en lui, beaucoup de courage et de ténacité et la capacité de réaliser ses rêves même lorsque tout est sombre autour de lui. Alors pas si nul que cela Léon !THEATRE-ENFANTS.COM

 

FUITES (création 2003)

La touche Bruno Lajara (…) : des confessions presque nues (…), baignées par des images vidéo en caméra subjective, et des nappes de son electro-atmosphériques. Deux anti-destins désarmés et désarmants. TELERAMA

 

Une « petite forme » qui pose l’index sur le mal de vivre des jeunes, sur la nécessité qu’ils ont à fuir le réel qu’ils soient au Maghreb ou en Europe. Fuites fait écho à Ne pas, dans lequel filait en filigrane la question : pourquoi la nécessité de se réfugier dans l’oubli ? Fuites est un peu l’épilogue. Dans Fuites, Rachid Boukrim rôde avec talent entre deux personnages, l’un et l’autre de chaque côté de la Méditerranée. L’ECHO DU PAS-DE-CALAIS

 

Fuites rappelle qu’il y a urgence à agir quant au choc des cultures entre le Nord et le Sud. Mais finalement… Les images changent, des sonorités changent, les mots changent peut-être aussi mais finalement, c’est le même mal qui ronge les deux personnages. Un mal de vivre dans lequel chaque spectateur peut se reconnaître à un moment ou à un autre… NORD ECLAIR

 

 

NE PAS (création 2003)

Un vrai travail artistique nourri par de jeunes acteurs qui projettent de "passer pros" ; une fiction puisée dans une réalité non travestie, mais revisitée, enfin, par le désir et le talent. Du théâtre contemporain, tout simplement, qui ne joue "ni les pompiers ni les porte-drapeaux". LA CROIX

 

Bruno Lajara pratique le théâtre comme une maïeutique des consciences engourdies. TELERAMA

 

NE PAS, la pièce de Bruno Lajara, interpelle, agace, émeut et fascine. Après sa pièce fétiche 501 BLUES, (…) ce metteur en scène « dérangeant » plonge son regard dans l’univers ambigu, compliqué et controversé des jeunes de 20 ans. Le « parler vrai » fait mouche et suscite l’ovation du public. (…) Par moments, NE PAS devient une œuvre picturale que l’on contemple.

LA VOIX DU NORD

 

 

501 BLUES (création 2001)

… Toujours juste dans les scènes d’atelier fondées sur l’improvisation, avec la couleur du patois des corons. Mention spéciale à Thérèse Flouquet, sombre, tout en retenue, vraie tragédienne. Une pièce drôle, sans morale, loin des clichés anti-mondialisation. LIBERATION

 

 

Avec leur courage et leur énergie, les anciennes ouvrières de Levi’s devenues comédiennes soulèvent la salle. LE MONDE

 

501 Blues est l’histoire de choses ordinaires qu’on n’a guère l’habitude de voir dans un théâtre : les gestes mécaniques devant la machine et les accidents de travail, les fous rires et la gaieté qui se faufile malgré tout dans l’atelier, les petites cruautés et les grandes complicités. Mémoire du travail, mémoire de femmes ! TELERAMA

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À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à boucler le montage du film :

 

Budget global de la finalisation du film : 10 000 euros 

Participation KIss Kiss Bank Bank : 3000 euros

 

Tournage :

3 jours de tournage sont encore prévus au mois d'octobre sur la métropole lilloise.

Salaire du cadreur et location du matériel de prises de vues et son.

 

Post-production :

Salaire du monteur

prises de sons des voix off (location cabine)

Mixage son (salaires)

Étalonnage des images. (Salaires)

Sortie du Master HD (facture)

http://www.crp-bangladesh.org/index.php?option=com_content&view=frontpage&Itemid=53

 

Si nous dépassons la collecte de plus 2000 euros soit  5000 euros, nous reverserons 50% de nos bénéfices au CRP (Centre de réhabilitation des handicapés) de Savar au Bangladesh où vivent de nombreux rescapés du Rana Plaza.

 

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Alors n'ayez pas peur de dépasser notre objectif !

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En 1994 cinq comédiennes de l'École du passage (Isabelle Antoine, Fanny Chevallier, Marie Lods, Danièle Arditi, Cristelle Rafflin) lui demandent de les mettre en scène sur un texte Lucioles de Laurent Charvillat, créé à partir de leurs improvisations. Le spectacle sera créé au Théâtre des Songes à Paris et jouera ensuite au Guichet-Montparnasse en 1995... Voir la suite

Derniers commentaires

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Quand le théâtre permet de prendre conscience des dérives du monde , en abordant la tragédie humaine. Avec tous mes encouragements !
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Courage ! Par contre, je ne connaissais pas ce site de crowfunding, et c'est un peu effrayant (très peu, mais c'est déjà trop). Ca m'a fait hésiter, ce serait dommage de perdre des dons à cause de ça. M'enfin ! Merci pour votre travail et vos efforts !
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Un projet pertinent, un financement novateur, je participe! Bon travail, Bruno