Soutenez cet opéra de chambre et participez à la construction d'une scène lyrique audacieuse et novatrice!

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Présentation détaillée du projet

Opéra de chambre pour soprano, ténor et piano d’après l’Orphée et Eurydice de C.W. Gluck.

 

Ce « work in progress » du collectif pluridisciplinaire Le Passage est le fruit d’un travail de réflexion sur la pratique du répertoire lyrique et plus particulièrement sur la question d’espace sonore.    

 

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Répétition Studio Balanchine - Opéra Bastille 

 

Mise en scène: Pauline Jolly, Juan Pablo Villa 

 

Réalisation: Fanny Rassinoux, Antony Renault

 

Orphée: Richard Golian

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Eurydice: Fé Avouglan

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Piano: Anna Krempp

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Un mythe, une matière

 

Le mythe d’Orphée est par essence une métaphore, une fabulation, et par conséquent un champ ouvert à tous les possibles. Gluck s’est saisi de cette nature allégorique et a composé un drame suggestif, sensoriel, où rien ne semble figé. Un drame où la psychologie laisse place à la poésie, où le récit laisse place au ressenti et à l’expression exacerbée des émotions.  

Certes, les rôles d’Orphée et Eurydice sont déterminés, mais à travers ces deux figures, c’est une tension qui est insufflée. Une tension mouvante entre deux êtres qui nous touche au plus profond parce qu’universelle et intemporelle.  

 

Le troisième acte de l’opéra de Gluck fait figure de point culminant. Toute la problématique de l’œuvre y est résumée. Orphée et Eurydice se rencontrent une dernière fois et la force qui les lie, s’use et s’épuise. De par son écriture musicale et dramatique cet acte nous plonge avec violence dans l’intimité de leur relation.  

 

De cette scène, nous retenons deux monologues, évoluant poussivement et brièvement en duo. Contraints par le poids de deux interdits – celui du regard, et celui de la parole justificative, Orphée et Eurydice se croisent sans se voir, s’entendent sans se comprendre. Ils évoluent l’un l’autre dans leur propre espace, motivés par des temporalités et des parcours différents, mais le désir qui les lie, demeure terriblement palpable. Les âmes se font chair, vibrations, sons, souffle... La voix fait figure d’expression de ce désir pur qui remplit et modèle l’espace.  

 

Avec cette oeuvre et sa double tragédie du regard et de la parole, nous avons trouvé la matière idéale pour interroger la question de l’écoute.   

 

10343483_689048004465420_665228806522101061_n-1464861781   Amphi X - Université Paris 8   

 

Un "work in progress"

 

Envisagé tel un « work in progress », notre travail sur l’Orphée et Eurydice de Gluck se caractérise pas sa forme ouverte et flexible. En effet, ce spectacle n’a cessé d’évoluer depuis sa première représentation lors du colloque « L’idée d’espace sensible dans la dramaturgie musicale » en avril 2014 à l’université Paris 8. Résultat d’un travail de recherche universitaire sur la voix, le corps et l’espace, cette production continue à s’enrichir avec le temps et l’expérience.

 

Durant l’année de sa création, le spectacle a muté en s’adaptant à des espaces et des contextes de représentation très différents. D’abord, dans le cadre du spectacle pédagogique Les métamorphoses d’Orphée dans la Rotonde du Glacier du Palais Garnier (programme « dix mois d’école et d’opéra », Opéra de Paris). Puis pour le spectacle D’un regard l’autre, élaboré au sein de l’atelier de dramaturgie musicale de l’université Paris 8. Et enfin lors du festival d’art performatif Startpoint, organisé par l’Accademia di Belle Arti de Florence, dans la cour du palais Medici Riccardi.  

 

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Palazzo Medici Riccardi - Florence

 

Malgré ces variations, l’enjeu central du spectacle est resté le même depuis son origine : l’espace dans la représentation du drame lyrique. A chaque reprise, et grâce à la flexibilité du schéma initial, nous avons cherché, par différents moyens, à créer un espace de l’écoute composé essentiellement de sons et de gestes. Un espace qui, tout en s’adaptant à un environnement particulier, prend forme dans le temps à travers les voix et corps des chanteurs.  

 

C’est dans cet esprit de recherche et d’expérimentation sur l’espace sonore que notre projet  prend aujourd’hui de nouveaux chemins. 

 

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Rotonde du Glacier – Palais Garnier

 

La suite

 

Comme nous l’avons évoqué précédemment, notre Orphée et Eurydice est le fruit d’un travail de réflexion sur le corps, la voix et l’espace. Conçu dans une dynamique de « laboratoire », celui-ci s’est étoffé avec le temps et a su s’adapter à des lieux et contextes de représentation très différents. Ainsi, dans le but d'outrepasser la temporalité inhérente à la narration traditionnelle du drame et concevoir un apport espace/temps différent, nous avons choisi de continuer cette évolution et d'investir deux nouvelles formes de représentation.  

 

Une expérience cinématographique

 

Les captations d’opéra réalisées de nos jours sont très souvent décevantes. Filmer un objet conçu pour la scène s’avère être mission impossible si la mise en scène n’est pas pensée dans ce but précis.

Ainsi, dans une dynamique de recherche et d’expérimentation, nous avons souhaité retravailler notre Orphée et sa forme particulièrement flexible à travers le média cinéma.

 

Nous avons confié à un binôme de réalisateurs la responsabilité de cette expérience cinématographique. Fanny Rassinoux, passionnée de danse s’intéresse au corps en mouvement, et la musique tient toujours une place très particulière dans les réalisations d’Antony Renault.

 

Cette collaboration nouvelle va nous permettre d’approfondir notre travail sur le geste, la corporalité, le son et le souffle. La figure d’Orphée, musicien mythique, apparait comme la matière idéale pour travailler ces questions fondamentales.

 

Avec cette expérience, nous souhaitons filmer la musique et ainsi permettre au spectateur de voir ce qu’il entend et non plus d’entendre de ce qu’il voit.

 

Une création de spatialisation sonore

 

Dans un deuxième temps, nous envisageons la création d'un spectacle bâti sur un dialogue entre l’oeuvre de Gluck et la création musicale spatialisée. Cette nouvelle version se veut une expérience qui place le public au cœur du voyage d’Orphée. Grâce au dispositif sonore spatialisé permis par l’acousmonium, dont les haut-parleurs sont implantés dans la salle, le public est placé au centre de l’action. Il est invité à devenir acteur dans la construction d’un parcours personnel de significations et d’émotions sonores.

 

En effet, les sons préenregistrés et diffusés dans la salle, seront les traces matérielles d’un passé qui est mis en relation directe avec le « présent » de la scène. Par un traitement de sons vocaux et de citations de l’oeuvre de Gluck, la création acousmatique a pour but d’évoquer un corps, une matière. Ces sons ne représentent ainsi que l’extériorisation d’un vécu, un drame de l’écoute où les personnages sont résumés par leur voix. Grace à ce procédé, la parole est dépassée par un langage plus organique et matériel qui rapproche le public de l’affect plus que du sens.

 

 

À quoi servira la collecte ?

Vos dons financeront dans un premier temps:

 

- Une résidence de travail en Bourgogne les 2,3 et 4 juillet prochain.

- Les frais de location et défraiements liés au tournage de notre film.

 

Dans un second temps:

 

- Le développement du projet, l'adaptation à de nouveaux espaces, et notamment la création d'une version fusion musique acoustique et électro-acoustique.

 

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Le Passage - Collectif Lyrique

Fondé en 2016 par Pauline Jolly, metteure en scène, Jules Cavalié, chef d’orchestre et Juan Pablo Villa, metteur en scène, le collectif Le Passage a pour vocation l’organisation et la création de spectacles musicaux afin de défendre et diffuser le répertoire lyrique et la création contemporaine. Pensé comme un laboratoire, Le Passage est un espace de... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bonne chance !
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Retrouve vite ton Eurydice !
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J'ai vraiment hâte de voir le résultat ! Marie T