Avec votre soutien, deux rappeurs voyageurs -TeTroiT- partent pour les montagnes du Tadjikistan recueillir des sons et des paroles inouïes.

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Présentation détaillée du projet

Vous aimez le rap français ? Nous aussi, nous l'aimons au point de vouloir en casser les codes, de vouloir le transformer radicalement. Nous allons quitter le 92, Paris, Grenoble, notre homeland, et la France pour les altières montagnes d’Asie centrale. Nous sommes deux rappeurs voyageurs formant le groupe TeTroiT. Afin que nos voix portent plus loin et plus fort, nous nous apprêtons à faire ce qu’aucun autre rappeur n’a fait : raconter notre vision du monde à un autre monde, et écouter ce qu’ils ont à dire en retour. Nous allons recueillir des sons inouïs, mettre en lumière un pays qui, du point de vue de la France, se situe sur la face cachée du globe : le Tadjikistan. Une nation de moins d’un siècle et des traditions musicales de plus de sept cents ans.

 

Concrètement, nous allons rapporter du Tadjikistan :

 

- UNE MIXTAPE de cinq ou six productions originales ;

 

- DES CLIPS ARTISANAUX réalisés sur smartphone ;

 

- UN CONCERT à la clef (à Paris et Grenoble) ;

 

- DES ENREGISTREMENTS de terrain ;

 

- Des histoires à raconter...

 

 

Pourquoi le Tadjikistan ?

 

Le choix de ce pays est le résultat de rencontres et d’intuitions – certainement pas de hasards. Nous avons travaillé dur pour comprendre ce mélange détonnant de culture persane classique, de Russie soviétique, d’ismaélisme et de libéralisme tape-à-l’oeil, pour comprendre en définitive que les Tadjiks ont des choses à nous dire. Sur l’art musical, l’art de recevoir, l’ouverture à d’autres langues, le voyage comme école de la vie.

 

Les Tadjiks possèdent un patrimoine musical et poétique d’une grande richesse. C’est là certainement l’un des facteurs de résilience de ce peuple, qui a traversé le drame d’une guerre civile de 1992 à 1997, allant de pair avec un traumatisme économique dont les effets se font encore sentir. Le paysage musical tadjik actuel est à la confluence de sources variées, classiques et populaires, anciennes et contemporaines. Dans le grand bazar, sur l'étal des disquaires, se côtoient la pop, le falak, chant traditionnel des régions du Sud, le répertoire classique du Shash-maqom, le rap, le rock...

 

 

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1 - Arrivée le 17 juillet à Douchanbé, la capitale. Là, nous prenons contact avec le centre Bactria, centre culturel français qui nous propose gracieusement d'utiliser leur studio d'enregistrement. Nous allons à la rencontre des musiciens traditionnels sur les lieux mêmes où ils jouent : Conservatoire national, Institut des Arts, musées...

 

 

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2 - Départ aux environs du 25 juillet pour la ville de Khorogh, chef-lieu de la Région autonome du Haut-Badakhshan ou se passe le festival Roof of the World. Il est l'un des rendez-vous musicaux les plus importants d'Asie centrale. Il offre une programmation internationale, où différentes traditions eurasiatiques sont à l'honneur, devant un public venu, lui aussi, des quatre coins du monde.

 

 

3 - Aux environs du 30 juillet nous remontons un peu au Nord, dans la bourgade de Rushon, pour mieux nous enfoncer dans la montagne. De Rushon, nous obliquons à l'Est et remontons la vallée de Bartang, réputée la plus belle du Badakhshan. Isolée des circuits de commerce anciens et des populations qui les ont empruntés des siècles durant, isolée également de l'influence soviétique du fait de sa position géographique, la vallée de Bartang a préservé une identité culturelle forte : son langage (le bartangi), son architecture, mais surtout ses traditions musicales et dansées. La notoriété des musiciens originaires de la vallée s'étend dans toute la région, voire tout le pays. Ces héritiers des anciens maddohkhon et des hofizon, bardes tadjiks, sont fiers de la vivacité des répertoires traditionnels dans leur vallée, car ils tendent à être de moins en moins joués dans le reste du Badakhshan.

 

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La vallée de Bartang (photo S. Kicherer)

 

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Shawqmamad Pulodov chantant en s'accompagnant du setor 

 

Aux alentours du 10 août nous rentrons à Douchanbé avec, nous l'espérons, des heures de musique et de discussions enregistrées – nous aurons un interprète acceptable en la personne de Thibaud, qui a appris le tadjik et quelques mots de russe – afin de peaufiner nos compositions et de les enregistrer. C'est une étape clé ; les sessions studio sont le lieu du suprême affinage ; on laisse venir les idées nouvelles, la musique gagne en finesse et en profondeur. C'est donc l'étape la plus exigeante techniquement. Si nous avons besoin de davantage de temps, nous terminerons le travail en France, avec nos matériaux tadjiks en mains et nos impressions encore toutes vives en tête. Le mixage se fera en France, où nous atterrissons le 21 août.

 

Nous allons réaliser une série de nouvelles compositions, mais nous voudrions aussi recueillir la musique dite pok en tadjik, c'est-à-dire « authentique », sans mélange, pour la faire découvrir à nos concitoyens.

  Le but de ce projet est d'œuvrer à l'ouverture et au dialogue culturel. Nous n'avons aucunement l'intention de tirer des revenus de la diffusion de nos enregistrements, qu'il s'agisse des morceaux nés de notre imagination ou du folklore. Avant d'inviter une personne à faire de la musique avec nous, nous lui demanderons explicitement son accord en lui expliquant les tenants et les aboutissants du projet. Nous préparerons des contrats écrits pour ceux qui en feraient la demande. Les contributeurs seront naturellement cités à chaque diffusion du fruit de leur prestation.

 

 

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    Un projet artistique

 

Avec une dizaine de titres à notre actif, nous sortons de l’oeuf et devons affirmer notre identité musicale. En 2010, nous nous sommes trouvés une vocation de MC sous les noms de scène Agentom (alias Mathis) et Dr Hadibal (Thibaud), formant le groupe TeTroiT. Nous étions alors au lycée, à Grenoble (jetez donc un œil à notre bio !). Bien que la musique n’ait jamais cessé d’occuper une place essentielle durant nos vertes années, ce n’est qu’à la fin de l’année 2015 que les choses sérieuses commencent. Nous nous sommes rejoints à Paris et touchons maintenant au terme de nos études. Peu à peu, le travail devient plus sérieux, plus cohérent. Nous avons encore beaucoup à apprendre – fort heureusement – mais nous sentons aussi que nous avons gagné en maturité artistique. Le projet artistique prend de l’ampleur.

 

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Photo D. Bellet

 

Nous défendons une approche du rap intellectuelle et ironique.

Notre allure de « gentils garçons » – un masque comme les autres, du reste - est clairement revendiquée!

  À nous deux, nous réunissons quelques talents : théâtre, guitare, batterie, flûte traversière, violon et composition. Mais c’est pour trouver dans le rap le meilleur medium, notre plus puissant moyen d’expression. Nos influences sont faites de rap américain et français (années 2000 de préférence), de classique (avec une prédilection pour la période romantique tardive), de jazz (du blues des premiers 45 tours à Brad Meldhau, en passant par Miles Davis), mais aussi de rock, de musique « World » et d’électro.

 

Aujourd'hui donc, nous voulons emmener notre rap dans une nouvelle direction, le nourrir de sonorités nouvelles et d'ambiances originales. Le rap français, à l'exception de certains artistes, reste très influencé par le hip-hop américain (sonorités dirty, autotune, style trap...) et dominé par une série de lieux-communs, tels que l'égotrip, l'argent, la banlieue, les traîtres ou la drogue. Nous choisissons alors de marquer notre différence en puisant notre inspiration ailleurs, bien loin des blocs.

Nous nous sommes lancés dans une série de projets qui voudraient porter une nouvelle manière de faire du rap, ouverte aux répertoires oubliés et aux instruments « traditionnels ». Tout simplement pour apporter un vent nouveau. Notre soundcloud en témoigne.

 

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Photo E. Hamm

 

 

  Le Tadjikistan dans vos oreilles... et sous vos yeux

 

Nous utiliserons nos smartphones pour réaliser des vidéos tout au long de notre itinéraire, en complément des enregistrements sonores. Nous en ferons de petits clips narratifs, descriptifs ou humoristiques, selon la tournure que prendra notre voyage. Malheureusement, la faiblesse du débit de connexion sur le territoire tadjik ne nous permettra pas de poster pendant notre voyage.

 

L'aboutissement du projet n'est pas sur youtube cependant, mais bien sur scène. Nous mettrons sur pied un show qui puisse faire rire, faire voyager, mais aussi faire réfléchir sur le rapport que nous, Français, pouvons avoir à l'égard de cette impossible Asie centrale. L'histoire des nations en « stan » (Tadjikistan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Turkmenistan...) ne croise jamais la nôtre – à l'exception malheureuse de l'Afghanistan... Pourtant la Route de la soie et ses paysages de steppe n'ont cessé de nourrir l'imaginaire européen, de Marco Polo à Joseph Kessel! 

  TeTroiT sur scène, pour une spéciale "Paris est Tadjike" ce sera donc la deuxième partie de l'aventure ! Le temps de concevoir le spectacle, de trouver un ou deux musiciens pour nous accompagner et d'adapter notre musique aux conditions du live, nous serons prêts à la fin de l'année 2016 (décembre au plus tard). Un premier concert sera organisé à Nanterre - pour ce faire, nous pouvons compter sur le soutien de la Maison Daniel Féry ainsi que l'université Paris Ouest. Un second concert (ou showcase) aura lieu à Grenoble. En espérant que cela marque le commencement d'une longue tournée.

 

 

     Une dimension anthropologique

 

La dimension anthropologique du projet tient aux recherches de Thibaud (alias Dr Hadibal) dans le cadre de son master d'ethnomusicologie. Son mémoire de M2 porte sur le maddoh : Il s'agit de poèmes religieux, certains de dévotion chiite, d'autres clairement ismaéliens, d'autres encore empruntés au corpus de la poésie mystique classique, chantés par des chanteurs-musiciens compétents, rarement professionnels, en diverses occasions rituelles, telles que funérailles, célébrations religieuses ou prières collectives.

C'est un genre musical religieux pratiqué dans la Région autonome du Haut-Badakhshan (GBAO), au Tadjikistan. Thibaud y a séjourné deux mois durant l'été 2015.

  Cette fois, il ne s'agit plus de faire de l'ethnographie. Toutefois, nous pensons qu'inviter des musiciens à participer à notre projet, qu'ils soient ou non amateurs de métissages musicaux, peut être une excellente voie de compréhension de leurs pratiques musicales. Que l'on soit ethnologue ou non.

 

Enfin, nous sommes fiers de contribuer au renforcement des relations entre l'Europe et le Tadjikistan. Si, si! Car depuis une dizaine d'années, des liens diplomatiques, économiques et culturels se nouent avec la France. Le tourisme se développe, la coopération de même, les projets culturels et universitaires fleurissent de part et d'autre... Le Tadjikistan est une nation certes grevée par un modèle économique inadapté ainsi qu'un solde migratoire dramatiquement négatif, mais instruite, ouverte sur le monde, inventive, et sur la courbe ascendante du développement.

 

Documentaire sur la transmission du répertoire traditionnel, réalisé par l'Aga Khan Music Initiative (AKMI) - 2015

 

 

 

Nous espérons que notre choix de destination vous paraît moins obscur désormais. Vous pouvez maintenant passer au volet suivant  : "À quoi servira la collecte ?" pour examiner notre budget. Cependant, si cette présentation succincte a aiguisé votre curiosité, allez donc faire un tour ICI pour télécharger le dossier complet et le partager avec vos amis. Vous trouverez dans cette version augmentée du projet un tas de précisions : les infos de base sur le Tadjikistan, nos relais sur place, le paysage musical du pays, et même un topo sur l'évolution des relations Franco-Tadjikes, avec un joli bouquet de photos et de liens vidéo.

 

    

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Photo D. Bellet

À quoi servira la collecte ?

Nous partirons avec des outils d'enregistrement et d'édition musicale offrant un optimum de légèreté et de performance :

 

Un enregistreur Zoom H4nSP ;

Un ordinateur portable (Mac OS X) équipé de Logic Pro X ;

Une carte son Audiobox ;

Un sampler Korg SP 404 ;

Et toute la connectique nécessaire.

 

De plus, Thibaud glissera sa flûte traversière dans la valise. Pour la prise d'images (photo et vidéo), nous aurons le choix entre le smartphone HTC One mini M7 de Mathis, ou le robuste compact Lumix DMC FT30 de Thibaud. Nous disposons déjà de tous les instruments cités.

 

Nous avons établi le budget ci-dessous. les montants indiqués valent pour tous les deux :

 

 

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Nous pouvons réunir jusqu'à 2230 euros à partir de nos économies. Par ailleurs, 1000 euros de subvention vont nous être alloués. Il reste donc 1300 euros à couvrir pour mener ce projet dans les meilleures conditions, somme majorée d'une commission de 8% allant à la plateforme de financement, soit 104 euros. Cela se monte donc à 1404 euros, que nous arrondissons à 1400.

 

Nous devons donc réunir 1400 euros pour pouvoir partir. L'aide de chacun sera la bienvenue!

Jetez un coup d'œil sur la colonne de droite : nous avons de chouettes contreparties pour tous les budgets.

 

Si nous dépassons les 1400 euros, l'argent récolté en plus servira quatre buts, par ordre de priorité :

- rémunérer par cachet les musiciens qui travaillent avec nous (budget plafonné à 250 euros) ;

- approfondir le travail de post-production et d'arrangement (plafonné à 300 euros) ;

- améliorer la qualité des goodies : design des stickers, mise en forme des disques et livrets (200 euros environ) ;

- recrutement d'un backer et/ou DJ, bassiste, guitariste... pour notre prestation scénique (budget illimité !) 

 

Enfin, sachez que si vous ne pouvez ou ne souhaitez pas participer financièrement, un soutien significatif pourra nous être apporté en diffusant notre projet et nos productions artistiques sur les réseaux sociaux! On vous en sera très reconnaissants. 

 

Salomat boshed !

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TeTroiT

Le binôme TeTroiT est né en 2010 de la rencontre des inspirations de deux amis d’enfance, Dr. Hadibal (alias Thibaud Aimard) et Agentom (Mathis Bienvenu). Originaires de Grenoble, nous nous sommes lancés dans l’écriture et la musique rap, mus par la passion et l’urgence de raconter notre quotidien pour le transformer en roman tragicomique.... Voir la suite

Derniers commentaires

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bravo bravo
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Bon suite de projet Tibault! Al
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Tadjikistan, tu connais pas ? Et ba tu devrais. Mathis, "merci de" me réserver une place au 1er rang de votre concert ;)