Un documentaire pour briser le tabou de la maladie mentale présent en Afrique.

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Présentation détaillée du projet

A/ LE CONTEXTE

 

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Malgré son émergence dès la création de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1946, la notion de santé mentale a encore du mal aujourd’hui à trouver sa place sur le continent africain.

 

Au Burkina Faso, pays enclavé d’Afrique de l’Ouest peuplé de 16 millions d'habitants, on ne compte que 7 psychiatres en activité pour 21 unités de soins en 2010. En France on dénombre 13 000 psychiatres pour 66 millions d’habitants soit un psychiatre pour 4500/pers pour 1/2 300 000 au Burkina Faso.

 

Que leur pathologie soit liée à des facteurs socio-économiques ou biologiques, les malades se trouvent souvent livrés à eux-mêmes dans les pays du Sud.

 

Longtemps considérées comme des manifestations surnaturelles, œuvres d'esprits maléfiques et signe de dépravation humaine, les dérivations mentales font à la fois peur et honte. En Afrique un « fou » n’est pas considéré comme un simple malade, mais comme une personne dangereuse qu’il faut cacher de peur d’être déconsidéré par son entourage et par la société. Le plus souvent, les malades mentaux sont donc volontairement mis à l’écart de la société.

 

En milieu urbain, cette marginalisation les pousse à se confondre avec les mendiants. Si certains d’entre eux ont un foyer où ils retournent le soir, beaucoup sont aussi sans abri, ils se réfugient alors dans des coins de rues ou des terrains vagues. Certains arpentent les artères des villes et villages, parfois nus. D’autres deviennent menaçants ; ils brandissent gourdins et autres armes là où on les attend le moins.

 

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Si les personnes atteintes de maladies mentales peuvent constituer un danger pour la société, l’ignorance et la marginalisation contribuent à renforcer la maladie et donc le danger, c’est aussi pourquoi il ne faut pas les laisser pour compte. De plus, une fois abandonnés à leur sort, ils deviennent vulnérables à toutes sortes de maux: l’insécurité, les maladies dues à leur mauvaise condition de vie, les violences verbales et plus grave encore le viol des femmes et des jeunes filles, la torture et les crimes rituels.

 

 

B/ LA DÉMARCHE

 

Partant de ce constat, la réalisatrice Maïmouna N’Diaye, a cherché à en savoir plus sur ces maladies profondément ancrées dans la société burkinabè mais trop souvent incomprises et mal interprétées.

Pour ce faire, elle a approché des malades mentaux qu’elle a suivi dans leur quotidien, dans les bons comme dans les mauvais moments afin de comprendre leur mode de vie.

À travers ses rencontres avec des médecins, des tradi-thérapeutes, et religieux, la réalisatrice s’est aussi penchée sur la question de l’origine et celle de la guérison de la maladie mentale. 

 

Découpé en 3 actes ce documentaire de 42 minutes nous emmène au cœur d’un « mal » de la société burkinabè en particulier et Africaine en général.

À travers ces témoignages et portraits attachants, le documentaire cherche à interpeller et informer les spectateurs sur les réalités de la maladie mentale.

 

 

Au cours de la réalisation du documentaire, le rapprochement entre les malades et la réalisatrice a agi sur eux comme une véritable thérapie et a permis à certain d’entre eux d’aller mieux dans leurs relations avec les autres et de prendre plus soin d’eux-mêmes. Comme l’indique donc son titre "Parle avec eux", "Sonse-ne-ba" en mooré, la langue régionale, le documentaire espère surtout conscientiser les spectateurs afin d’empêcher la marginalisation et démontrer que la cohésion sociale est un facteur clef de la guérison.

 

C/ Pour en savoir plus

           

1/ Télécharger le dossier de presse (à venir)

 

A voir :

Reportage photographique de Alexis Ducros réalisé en Côte d'Ivoire "Les enchaînés"

 

A lire :

Côte d'Ivoire, conte de la folie ordinaire - Article paru dans Jeune Afrique - 9/01/201

Par Séverine Kodjo-Grandvaux, envoyée spéciale

 

A écouter :

Dr. William Alarcon et l'association SMAO - Santé Mentale en Afrique de l'Ouest - Émission "L'Afrique enchantée" du 29/09/2013 - France Inter

 

Interview du Dr William Alarcon, psychiatre et membre de l'association SMAO - Émission du 2/01 - Radio Plus

 

           

2/ La réalisatrice, Maïmouna N'Diaye

 

N_diaye_maimouna_portrait-1423343738   « L’intimité qui s’est créée avec moi a permis des moments de silence, où le sujet n’est plus conscient de ma présence, mais aussi des plans très rapprochés des personnages principaux, pour être au plus proche de leur pensée. » - Maïmouna N'Diaye

Depuis 1998, Maimouna N'Diaye a réalisé  une quinzaine de documentaires et courts-métrages dont plusieurs ont été présentés au célèbre Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou, (FESPACO). C’est lorsqu’elle a vu l’un de ses proche sombrer dans la folie que Maimouna N'Diaye s’est lancée dans ce projet de documentaire. Cet ami, dont aucun signe physique ni mental ne laissait présager une maladie mentale, l’a poussée à se questionner sur la « folie », son fonctionnement et ses origine. Habitués à être ignorés voire violentés, les malades se méfient des rencontres en milieu urbain. La réalisatrice a donc d’abord commencé par les observer pendant les 6 premiers mois. Elle a cherché à savoir ou ils allaient, ce qu’ils faisaient et dans quelle cadre ils vivaient. Puis, au fur et à mesure, elle s’est rapproché et les a suivis dans leur quotidien créant ainsi des liens forts d’amitié, de compassion et d’admiration. Ce documentaire est l’aboutissement d’un travail de quatre années. Mais Maimouna Ndiaye espère ne pas s’arrêter là et envisage de créer, avec les gains du film, un « hôpital de jour », lieu d’accueil qui permettrait aux malades mentaux d’être occupé la journée dans un milieu social et leur assurerait un repas par jour.  

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

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Après 4 ans de rencontres et d’échanges avec des malades, leurs familles, les soignants, le film est en post production. La phase de tournage est achevée et le film monté.

 

Graphique-1423341521 La collecte, correspondant à 7% du budget total permettra de :

 

1/ Finaliser le film

Il manque encore quelques retouches sonores et la mise en place des sous-titres.

 

2/ Diffusion du film au Burkina Faso

Lors du lancement du documentaire sera organisée une série d'évènements : rencontres entre des professionnels de la santé et le public, diffusion du film dans des salles de cinéma et des quartiers, écoles et universités de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, ainsi qu'une exposition collective proposant une vision plastique de 8 artistes d'Afrique de l'Ouest sur le thème de la folie.

 

Diffusions prévues* :

 

24 mars 2015 - 20H - Institut Français de Ouagadougou - Africadoc

En présence de la réalisatrice.

 

Avril 2015 - Les Rencontres Sobaté - Ouagadougou

En présence de la réalisatrice.

Projection suivie d'un débat ouvert à tous.

Les Rencontres Sobaté est un festival du documentaire organisé à Ouagadougou depuis 2010. 

 

Avril / mai / juin - Diffusion en plein air dans les quartiers de Ouagadougou

 

Octobre / novembre / décembre - Diffusion en plein air dans les quartiers de Bobo-Dioulasso

 

* Le programme de diffusion est en cours de création. Nous communiqueront ultérieurement le programme définitif.

 

 

A/ Budget détaillé

 

- Goodies (Impression de Tshirts, sacs, autocollants à l'effigie du film)  = 1050 €

Une partie des goodies sera utilisée en contre-partie de votre soutien, le reste sera vendu lors des projections et permettra de développer des activités dans un centre d'accueil.

 

- Communication = 1200 €

Conférences de presse, spots radio, affiches, invitations...

 

- Rencontres et exposition = 1200 €

Résidence de création et exposition des œuvres de 6 plasticiens d'Afrique de l'Ouest

Rencontres de professionnels (Le programme détaillé sera communiqué ultérieurement)

 

- Finalisation et diffusion du film = 1200 €

- Reprise de la bande son et sous-titres

- Diffusion dans les quartiers de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso (location de projecteurs, groupe électrogène...)

 

- Frais Kiss Kiss et frais d'envoi des contre-parties = 550 €

 

 

 

B/ Ils soutiennent le projet

 

Association l’Oeil du Cyclone

Cinomade

Direction Générale de la Cinématographie

Direction Générale de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires (DGPML)

Kréativ’ Production

Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Services culturels de l’Ambassade de France (SCAC)

Institut Français du Burkina Faso

Télé IECD

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Mouna

Réalisatrice (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Sénégal) Maïmouna N'DIAYE est née en France mais a grandi en Guinée. Elle retourne en France à l’âge de 18 ans où parallèlement à ses études elle devient actrice du cinéma et à la télévision, présentatrice et réalisatrice de documentaires. Comédienne de théâtre et de cinéma, auteur-réalisateur de... Voir la suite

Derniers commentaires

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Superbe theme et courage Mouna! Hate de voir le film! Bisous
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Nous avons eu connaissance de votre projet Par Caroline faysse notre nièce. Il nous a plu et avons décidé de vous soutenir. nous espérons que vous atteindrez votre objectif de diffusion. Pascal et Philippe FAYSSE et leurs familles
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Je soutiens ce projet car lors de mon dernier séjour à Ouaga, j'ai été agressée par un homme dans la rue. Les gens qui m'ont secourue m'ont dit que c'était un malade mental. J'avoue avoir été choquée mais bien entendu je ne lui en ai pas voulu, sachant qu'il ne s'était pas rendu compte de son geste malveillant. Alors si ce film pouvait faire prendre conscience de ces problèmes , tant mieux !