Aidez nous à faire vivre notre "Pauvre Fou!" 15 comédiens (dont dix amateurs) au Théâtre du Soleil à la Cartoucherie de PARIS!

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The project

 

L’histoire de Pauvre fou ! est une histoire d’errance et de rencontres.

En janvier 2012, Chantal Morel et l’Equipe de Création Théâtrale déposent leurs bagages dans un appartement du quartier de la Villeneuve, à Grenoble. Venir voir ailleurs si l’on existe encore, se glisser dans d’autres réalités, rencontrer de nouveaux visages et de nouvelles voix. Changer d’automatismes, questionner nos métiers, nous mettre peut-être en porte-à-faux pour vérifier notre équilibre. Les rencontres se font, quotidiennes, anodines, régulières, confiantes, avec des amis d’amis, des figures du quartier, des passants sur le marché. Pendant ce temps, l’Equipe de Création Théâtrale travaille En attendant Godot de Beckett, s’interroge sur le service public, l’intermittence, la politique de la ville... Tant et si bien que notre barque se charge progressivement d’histoires de vies, d’histoires du quartier, d’Histoire et d’idées. Et Vladimir et Estragon, les deux personnages de Beckett que l’on voulait faire vivre dans le quartier, ne suffisent plus à tout contenir. Il nous faut du grand, du beau, du fort, du drôle, du généreux, du tonitruant, du tendre, du convaincu, de l’exigeant... Il nous faut Don Quichotte et Sancho Panza, il nous faut tous les personnages qu’ils rencontrent en chemin, et il nous faut Rossinante et Grison l’âne pour faire la route.

 

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Autour du roman de Cervantès, une véritable équipe se forme ; c’est un « noyau dur », des compagnons qui s’épaulent, des comédiens, musiciens, techniciens... qui travaille collectivement à faire entrer Don Quichotte sur un plateau de théâtre. En avril, nous avons l’idée du texte. En mai, des ateliers de création se mettent en place avec les personnes que nous avons rencontrées dans le quartier et qui ont exprimé leur désir de jouer. En juin le roman devient pièce de théâtre. Les ateliers deviennent des répétitions. En juillet arrivent les comédiens professionnels qui incarneront Don Quichotte et Sancho Panza.

 

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Un deuxième appartement nous est prêté par Actis, un bailleur du quartier, toute l’équipe est logée sur place. Nous avons la réponse du Théâtre Prémol, qui peut nous accueillir le mois suivant. Les répétitions s’intensifient, le décor se construit, un titre est choisi.

Pauvre fou ! est créé du 20 au 29 août 2012 au Théâtre Prémol, à côté de la Villeneuve de Grenoble. Quinze comédiens sont sur le plateau : pour cinq d’entre eux, c’est leur métier depuis dix, vingt, quarante ans... les dix autres montent sur scène pour la première fois. Le spectacle est vu par plus de 800 spectateurs.

Il nous a semblé que c'était important que ce travail ait encore une vie, pour les habitants qui nous ont accompagnés...

Le Théâtre du Soleil nous invite à venir jouer ce "pauvre fou" du 19 juin au 7 juillet 2013.

Why fund it?

Nous devons déplacer, héberger, nourir 23 personnes à partir du 27 mai et ce jusqu'à la dernière du spectacle le 7 juillet .

Les transports et repas représentent environ 8 100 euros

Les frais techniques (avec reconstruction du décor) : 11 000 euros

L'administration (communication, assurances, petit matériel...) environ 4 000 euros

Les salaires et defraiements : 32 000 euros

La compagnie, et c'est un choix, mettra la totalité de sa subvention pour pouvoir y être, mais cela ne suffit pas! 

Nous avons besoin de votre soutien car nous sommes à la recette !

 

QUELQUES MOTS DE NOS AMATEURS!

 

 

 

Mohammed :

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Il se dit très satisfait de l’aventure. Pour lui, « y’a rien à dire » dans le sens ou cela ne lui a apporté « que du bien ». Il dit que par exemple qu’avant il n’aimait pas lire mais que maintenant il lit presque « un bouquin » par soir ! Il parle souvent avec les gens qu’il côtoie au quotidien du spectacle. Des amis venus voir le spectacle. Il dit que ses amis veulent «  nous rejoindre ». D’ailleurs il va nous présenter l’un d’entre eux qui est très motivé pour rejoindre la troupe. Il dit que les gens parlent du spectacle et n’en disent que du bien. Il a envie de continuer, la preuve ils en discutent souvent avec Aziz, Djamel quand ils se voient. Il dit qu’ils attendent tous ça.

 

Medhi :

 

Il a 63 ans, il a été instituteur en Algérie de 72 à 92, après il a travaillé dans la lutherie. Les années noires en Algérie l’ont amené en France. Il a toujours connu la Villeneuve, il y est depuis « Kateb Yacine ». C’est lui qui a demandé à vivre là-bas : il y a le tram pas loin. Il a appris aux enfants à chanter, ils ont monté une chorale avec Jean Brion allée de la Colline. Il veut faire encore des choses « comme on a fait cet été »…Pour lui cette aventure « ça change, tu es en mouvement, tu es en contact ». « Rester sans rien faire c’est pas bon ». Ce qu’il a fait « ça instruit » : « Moi » dit-il, « j’aime le contact ». Il précise : « j’ai connu des musiques étrangères aux miennes…ça m’a changé des concerts que je fais…aller travailler comme ça c’est bien ». Il relève aussi : « Y a eu de l’ambiance, des gens corrects quoi ». Le seul bémol pour lui : «  c’est vrai il faisait chaud » Il a aimé les dernières représentations car «  ça a commencé à porter les fruits ». Il dit qu’il a rencontré à la Villeneuve beaucoup de gens qui ont regretté de ne pas avoir vu le spectacle. « ils ont regretté d’être partis en vacances ! » et en déduit que « ça a eu un bon écho ». Les gens lui disent : « c’est dommage !  Si jamais y’en a je veux revoir Don Quichotte ». Il me dit qu’il a aimé le spectacle car « on rentrés dedans bien bien » Il dit aussi qu’il a commencé a connaître les autres « même si on vit à la Villeneuve ensemble ». Il me dit qu’il est prêt à recommencer l’aventure, que « Chantal…elle a du talent ! ». Ils se sont revus avec Mohammed qui l’a invité à jouer de la musique avec des copains à lui « ça fait plaisir mais on pouvaient pas jouer tard à cause des voisins ». En attendant que ça reprenne, il continue sa vie d’artiste, il écrit. Malheureusement il ne travaille pas actuellement, mais il va jouer bénévolement pour le secours populaire pour les enfants.

 

Roschd :

 

Roschd

 

Il a eu la gentillesse de nous faire parvenir un écrit qui raconte « son aventure et ses espoirs :

 

 

Un dernier rêve

Apprendre à respirer, à poser sa voix. Et par des exercices soutenus, petit à petit, s’imprégner d’un art parmi les plus anciens qui draine des spectateurs curieux et souvent passionnés: l’art du théâtre. Celui-ci demande relativement peu de moyens mais beaucoup de volonté, de coordination, de rêve, de folie lucide. Un peu comme le 7ème art (hélas budgétivore) dont je viens. S’il n’y a pas de caméra qui tourne, l’œil du spectateur est là pour faire office d’objectif qui transforme des scènes fugaces en mémoire émerveillée. Du moins c’est ce qu’on peut souhaiter…

En quelques mois j’ai parcouru l’envers du décor d’une pièce de théâtre en faisant parti d’une famille qui s’est composée au fur et à mesure de l’évolution du travail d’écriture. Des planches, un projet d’adaptation, une équipe professionnelle. Et tout cela dans l’univers étrangement familier de la Villeneuve découvert en débarquant de la ville blanche, Alger.

La Villeneuve m’apparut rapidement comme une sorte de réplique de certaines cités de la périphérie algéroise, où il fait bon vivre si on est accepté ; mais ou la décrépitude de certains ensembles indique aussi qu’on y est de passage, qu’on y vient pour y dormir car comme d'habitude, ailleurs l’herbe est plus verte. « Vous prendrez bien un autre rêve ?».

Et dans cette cité, la rencontre s’opère finalement avec ses habitants et l’univers de Chantal Morel grâce à un ami qui me demande de venir avec ma caméra. Si la caméra fut rapidement reléguée au placard, j’eus le bonheur de rencontrer de belles âmes s’agrégeant, se motivant autour d’un projet de création d’une pièce de théâtre. Professionnels et amateurs sont appelés à se côtoyer, à jouer ensemble. Ce fut à l’origine : « En attendant Godot ». Non ! Plus le temps d’attendre. Il faut aller à la conquête du vaste monde de l’imaginaire et redresser le tort qu’on fait en n’insufflant pas de fantaisie dans un quotidien monotone. Tout au moins essayer.

C’est ce qu’a réussi Chantal Morel qui tel Don Quichotte a décidé de braver les moulins à vents. Et les moulins à vents il y en a tant : ceux de l’inaction, de la fatalité, de l’à-quoi-bon de certains, qui enserrent de pessimisme un quartier devenu synonyme de mal-vie dans l’Agglomération grenobloise. La Villeneuve : une sorte d’espace scénique où se joue des drames à répétitions qui ont fait la Une des tabloïdes et des journaux télévisés.

Rencontre avec de belles âmes, oui ! De belles gueules aussi qui ont conduit mon écriture scénaristique vers un univers où tout se joue à une épée de Damoclès près : celle du délit de faciès; celle du délit de fuite ; celle du délit de rêver d’être un redresseur de tort. Mission à moitié accomplie, en espérant que le scénario en cours d’écriture voit le jour incessamment, sous peu…

Pour François Jaulin, assistant metteur en scène, acteur : « les spectateurs applaudissent pour faire sortir le démon qui a pris possession de l’acteur… Et l’on se doit d’applaudir longtemps si l’acteur a été bon ».

Si les acteurs ont excellés tel que ce fut le cas de Louis Beyler et Roland Depauw, il faut y mettre du sien à coup d’applaudissements soutenus pour chasser le démon. Et c’est ce qu’a fait le public venu de plus en plus nombreux.

Mais évidemment ils applaudissaient surtout Chantal Morel qui a eu le génie de croire qu’il était possible de transformer en quelques mois des actants de la Cité en acteurs ; qui a eu le génie de réussir un pari que personne n’attendait d’elle : montrer qu’avec des Français, des Belges, une Hongroise, des Algériens, des Marocains, etc, on pouvait revisitée l’œuvre de Cervantès et s’y installer confortablement comme dans une auberge espagnole. Auberge espagnole dont personne n’a voulu sortir tellement la douce chaleur humaine qui y régnait était tranquillisante…

Merci Chantal de m’avoir fait découvrir le théâtre et son monde de partage, sa rigueur, sa précision, et de m’avoir permis de rencontrer de belles âmes qui ne demandent qu’à remonter sur les planches. Ces belles âmes qui remuent aujourd’hui mon imaginaire scénaristique…

A bientôt Chantal et « merde », de tout cœur  

Elise :

Elise

Elise nous fait parvenir son témoignage écrit à son tour :

 Où une amatrice fait part de ses impressions sur l’aventure de Pauvre Fou !

La démarche portée par l’équipe de création théâtrale a été d’une grande richesse, bien au-delà d’une « simple » initiation au théâtre.

De tout ce qu’il y aurait à raconter de cette épopée, c’est la transformation du regard porté sur soi, sur les autres, et sur le monde qui finalement résumerait le mieux, pour moi du moins, cette expérience. Mes représentations ont évolué.

 

Sur ce que pouvait être la pratique théâtrale, et l’implication personnelle, voire intime qu’elle requiert. Une sorte de mise en abyme personnelle, entre exhibitionnisme et pudeur.

Sur ce que pouvait être le Théâtre, comme manière de percevoir et de dire le monde, mais également comme « monde » spécifique, doté d’une histoire et d’une identité forte, de normes et de codes.

Sur l’ampleur, la minutie et la dimension collective du processus de création, du travail d’écriture à celui de mise en scène, en passant par la logistique.

Sur le travail de ces professionnels invisibles au public, qui sont pourtant la cheville ouvrière du spectacle : costumières, accessoiristes, scénographes, mise en son, gestion administrative...

Sur les représentations du spectacle, entre routine et recréation, entre formalisme et hasards du moment.

Sur les lieux qui nous ont accueillis et qui, au-delà de la banalité, voire certaine laideur de leur architecture, se sont parés de souvenirs et ont acquis, à mes yeux, de nouvelles lettres de noblesses (théâtre des peupliers, atelier des trembles, salle 150, et bien sûr le théâtre Prémol).

Cette aventure a été le vecteur d’un superbe brassage culturel, une expérience du vivre ensemble hors du commun, peut-être également l’occasion d’une « dé-théâtralisation » du théâtre ? Il me semble que l’un des éléments essentiel à cette alchimie a été la place que l’équipe de création a pu et a su donner aux amateurs, la considération qui nous a été portée, et ce dès les premiers ateliers.

Si je ne suis pas sûre de pouvoir m’impliquer dans d’éventuelles suites (pour des raisons de disponibilité), l’intérêt de cette démarche est pour moi évident, notamment en termes de sens, de convivialité, de citoyenneté : dépasser ses a priori, (re) prendre confiance en soi, apprendre à faire et à vivre ensemble… »

 

 

 

Hassan :

 

Hassan

 

Pour lui ça a été une « découverte, une grande découverte ». « ça m’a plu », dit-il. « Ça sort de la monotonie ». Il est arrivé dans cette aventure : « par hasard » et ça a eu « un bon côté positif ». Il dit aussi qu’il est « content de lui » car il a une sclérose en plaque et qu’il a des difficultés à retenir les choses. Il a compris qu’il était « capable » même si c’était difficile pour lui. Il est content car durant cette aventure il a rencontré des gens « sympa » et « super ouverts comme lui ». Pour lui les gâteaux et le thé à la menthe «  ça fait partie de l’ambiance ». Il aime « partager, découvrir les autres »

Recommencer l’aventure ? Il répond spontanément «  à 200% ». Il est prêt à s’investir beaucoup plus s’il y a un autre "truc". D’après lui, tout le monde respectait tout le monde, tout le monde aidait tout le monde. Il se rappelle le soir de la première. Ça l’a marqué ! ça a été un moment « très, très fort » pour lui. Il y avait beaucoup de stress mais ça allait car tout le monde se soutenait.

Il dit qu’il a fallait d’énormes efforts même si ça ne se voyait pas. Ça n’était pas facile pour lui de se lever de son fauteuil pour faire quelques pas. Mais il l’a fait parce qu’il avait envie de le faire et « qu’il y avait une équipe, un groupe, il fallait pas que ça s’écroule » Il dit qu’il est content que les gens voient « un handicapé sur scène » Il dit aussi qu’il ne sait pas si « dans 1 an, 3 ans ou 10 ans il sera encore capable de le faire". Alors il se fait plaisir tout simplement. Il termine par : « C’est sympa de connaître tout le monde, c’est sympa de connaître Chantal."

 

 

 

 

Aziz :

 

Aziz

 

Pour Aziz, l’expérience a été positive, formidable « Ce n’est que du bonheur ! » Ça lui a amené «  une autre manière de voir les choses…on a envie de revivre ça, de recommencer. » Cette expérience lui a permis de livre des livres qu’il n’avait jamais lu, ou de ce qu’il avait l’habitude. Pour lui les « gens de théâtre sont des gens cultivés » qui lui ont en quelque sorte communiqué un peu de cette culture. Ça lui a aussi apporté «  une autre manière de voir les spectacles ». La possibilité de rencontrer des gens bien qu’il n’aurait peut-être pas rencontrés. Il tient à « repartir », à revivre ça. Il est conscient d’avoir vécu des moments « vraiment particuliers ».

Quand tout s’est arrêté, il a trouvé cela un peu bizarre. Il se souvient de toutes ces rencontres, ces répétitions, c’est quelque chose qui se vivait au quotidien. Il avait plaisir à retrouver tout le monde chaque jour. Il est impatient de recommencer et a conscience d’avoir vécu une expérience « hors normes ». Il termine en disant : « On a envie de revivre des moments comme ça ».

 

 

 

 

Eliane :

 

Eliane

 

Elle dit qu’elle a envie de continuer. Qu’elle a adoré. Elle a aimé travailler avec Chantal, l’ambiance de la troupe était bonne. Elle prend des nouvelles de Pétra (enceinte durant l’aventure). Je lui réponds « elle a eu une petite fille ». « Ho ben j’me suis trompée » répond-elle (comme la plupart d’entre nous d’ailleurs : on avait misé sur un garçon).

Pour elle c’est une bonne expérience au niveau théâtral. Elle a eu le trac durant les représentations mais c’était normal : « Tout le monde a le trac ». Elle a eu un « bon retour » des personnes qui sont allés voir le spectacle. Ils ont été « ravis, enchantés, épatés par la performance théâtrale »

Elle aimerait bien reprendre Pauvre fou ! et ce tant qu’elle est sur Grenoble. De toutes manières elle ne sait pas quand elle ira à Lyon. Tout le monde autour d’elle lui demande quand elle va remonter sur les planches.

 

 

 

Brahim :

 

Brahim

 

Il dit : « ça m’a ouvert sur un monde ou j’ai envie d’aller, ça m’a conforté dans mon idée de devenir comédien ». Cette aventure lui a fourni l’opportunité de rencontrer des professionnels. Il apprit «  un peu de comment ils font ». Il parle de gens « magnifiques ».

Il aime le théâtre, pour lui Pauvre Fou ! était « une bonne pièce ». Il a bien aimé, « y’avait de belles phrases ».

Prêt à recommencer ? « Oui, oui ! direct ! » répond-il sans hésiter. Car «  c’était vraiment une très bonne expérience, quelque chose à refaire, vraiment une très bonne expérience ! À refaire absolument !"

 

 

Nabil :

 

Nabil

 

Il m’a immédiatement remercié d’avoir pensé à lui en l’appelant Depuis l’aventure, il a cumulé des petits contrats de travail. « La routine quoi ! ». Pour lui le théâtre c’était pas son monde. Ça lui a « ouvert les portes, ouvert les yeux ». Ça l’a « aussi un peu calmé », dans le sens que cela l’a aidé à « se canaliser, s’exprimer ». Il affirme : « j’ai mis un pied dedans, faut que j’mette le deuxième ! ».

 

Il dit encore à propos de sa participation : « Au début j’avais honte mais maintenant j’ai pas envie d’arrêter ! ». Il veut en faire son métier, il a envie de travailler là-dessus. Il veut s’y mettre à 100%, y aller tous les jours. Il veut rejouer dans une autre pièce : "J’s'rai heureux si Chantal elle refait une pièce". Au début il avait peur mais il dit : « j’ai vu mon potentiel, ça m’a fait du bien ». Il est content parce qu’il connaît encore son texte !

La fin de l’aventure raconte-t-il « ça m’a fait pleurer…j’étais dégouté, j’voulais qu’ça continue… ». " Tu diras à Chantal : « Moi j’suis là ! » ".

 

 

Habiba :

 

Habiba

 

« Pauvre fou ! » ?

Une histoire de rencontres

Ça et là

Au détour d’un regard

Vies changées…

Echangées ?

Entre tous, entre nous

Toi et moi,

Lui, elle, eux

Mon Dieu combien nous sommes nombreux !

Sur la scène, en coulisse

Tous et même

Une seule âme,

Celle de Don quichotte,

Sancho, Roland, Pétra, Djamel, François

Ali, Nabil, Tous les autres et moi !

 

Djamel :

 

Djamel

 

Tout a commencé un jour de juillet, j'ai reçu un coup de fil d'Ali l'un des membres de l'équipe théâtrale de Pauvre Fou, me proposant de participer à cette aventure humaine, jouer au mois d'Aout 9 représentations au théatre Prémol , un veritable signe de confiance de sa part . Le théatre c'était l'inconnu avec toutes les difficultés liées à cet art. J'étais tout excité, habité par la joie mais aussi par l'angoisse, la peur de ne pas y arriver,et par la honte que je pourrais avoir . C'était une aventure humaine avant tout avec l'équipe de création théâtrale, les techniciens, les comédiens professionnels et amateurs. Je faisais un pas dans le monde du théatre qui m'était totalement inconnu.

Je voulais tellement relever le défi sans imaginer tout le travail qu'il fallait fournir.

Le théâtre demande beaucoup de discipline, d'exigence, de solidarité, d'humilité et de patience.

J'ai énormément appris auprès de toutes ces personnes qui m'entouraient sans pouvoir imaginer toutes les émotions que cela allait me procurer.

Quand j'étais sur scène, je prenais la peau d'un autre homme, et je sortait de mon corps, oubliant ma vie réelle pendant ce moment magique.

QUELLES EMOTIONS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

 

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ECT

Chantal Morel (directrice artistique de la compagnie) Chantal Morel suit la formation du Conservatoire national de région de Grenoble. Elle crée la compagnie « Alertes » en 1980 et ses deux premiers spectacles : Conte Nocturne d’après E.T.A. Hoffman et Phèdre d’après Racine - Euripide - Morisson au Théâtre du Rio à Grenoble. Elle décide de rester à... See more

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YOUPIIIII!!!!!!!! MERCI!!!!!!!! LE LIEN EST DE TOUTE FAÇON ENCORE ACTIF JUSQU'À DÉBUT JUILLET CAR NOUS NE PENSIONS PAS ATTEINDRE L'OBJECTIF SI RAPIDEMENT ALORS SI VOUS VOULEZ ENCORE FAIRE CIRCULER C'EST AVEC PLAISIR ET SANS MODÉRATION CAR L'ARGENT RÉCOLTÉ NOUS PERMETTRA D'ENVISAGER LES DATES À MONTLUÇON EN JUILLET ET UNE REPRISE À GRENOBLE SUR LA RENTRÉE!!!! ALORS MERCI ENCORE!!!
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MERCI!!!! Alors il faut faire passer le lien au maximum!!!! merci à tous!!!!
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Ce projet est à soutenir, encourager, porter. Bravo ! Claire