Paysages en bataille est un projet transmédia de décodage des paysages de la Grande Guerre. Un voyage temporel et géographique sur le front.

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Présentation détaillée du projet

 

« Paysages en bataille » est un projet à multiples déclinaisons médiatiques qui a pour objectif d'emmener jeunes et moins jeunes citoyens, quel que soit leur intérêt pour l'Histoire, dans un voyage géographique et temporel à la rencontre des derniers témoins de la Première guerre mondiale : les paysages. Notre environnement, qu'il soit urbain, agricole, ou naturel, porte encore des traces du conflit. Sur les 700 kilomètres de l'ancienne ligne de front, et à l'arrière de celle-ci, ou dans les territoires qui furent occupés, des cimetières, des monuments, des noms de rue, des terrains bouleversés sont autant d'éléments du paysage contemporain qui permettent d'aborder cette période de l'Histoire de façon moderne et dynamique.

 

La genèse du projet

 

Tout débute par une visite sur le site de Vauquois, en Argonne. Lors d'une promenade familiale, en compagnie de son père, passionné par l'histoire de la Première Guerre Mondiale, Isabelle Masson-Loodts, journaliste et archéologue, est saisie par le paradoxe qui émane de ce lieu dévasté. A  25 km au nord-est de Verdun, Allemands et Français s’y sont affrontés de septembre 1914 à avril 1918, dans une effroyable guerre des mines qui a ravagé le tertre et le village qu’il portait. De l'ancien village perché sur la butte, il ne reste que quelques pierres. Les cratères qui ont éventré la colline laissent encore percevoir la violence des affrontements qui ont eu lieu durant 4 ans à cet endroit. Mais le site, superbement émouvant, offre encore une vue exceptionnelle sur la région. Il en va ainsi de nombreux champs de bataille de 14-18, car ainsi que l'exprime le géographe Yves Lacoste : « (…) parmi les endroits d’où l’on peut voir un paysage, celui dont la vue est la plus belle est presque toujours celui qui est le plus intéressant dans un raisonnement de tactique militaire ». L'idée est alors née de sillonner les paysages qui portent les stigmates de la Première Guerre Mondiale, à la recherche de ce lien entre l’histoire et la nature. Entamé en 2010, le projet a d'abord pris la forme d'une large enquête qui a reçu le soutien du Fonds pour le journalisme en Communauté française. Cette enquête préliminaire a été publiée en novembre 2012 au travers d'une série de 3 articles de deux pages dans le quotidien belge La Libre, d'un reportage télévisé diffusé dans Le Jardin Extraordinaire (RTBF), d'un reportage radio (Nuwa, La Première) et sur un blog, www.paysagesenbataille.be

 

De l'enquête au projet transmédia

 

Après les premières publications, l'intention de l'auteure était de poursuivre ses investigations. Ces sorties sur le terrain ont fait naître l'idée de créer un outil de découverte de ces lieux et de mise en valeur des intitiatives locales de préservation et de mise en valeur de ce patrimoine: en septembre 2012, un premier appel au crowdfunding était lancé sur le site de Kisskissbankbank visait à réunir quelques milliers d'euros pour entamer le tournage de capsules vidéo décodant les paysages ou éléments du paysage actuel des 700 kilomètres de l'ancienne ligne de front.

 

Nous n'avons pas récolté le montant que nous espérions (10 800 euros), mais l'expérience du crowdfunding fut loin d'être un échec. En défendant le projet au travers d'une recherche de financement plus large, et grâce au soutien de nombreux supporters et Kissbankers, le projet a décollé de façon inattendue.

Désormais, 50 capsules vidéo et un feuilleton radio sont en cours de production pour la RTBF. Le projet a aussi été défendu devant un jury dans le cadre d'un appel à projet pour webdocumentaire de la Communauté française... et il a remporté une aide au développement ! L'équipe de « Paysages en bataille » travaille donc « sur de multiples fronts » en ce moment !

 

 

A quoi ressemblera le webdocumentaire ?

 

Le web-documentaire, sous forme de road-movie, invitera le public à poser un nouveau regard sur l'héritage de guerre auquel il est confronté, parfois au quotidien, sans plus s'en apercevoir. Bien souvent, le grand public se désintéresse de l'Histoire parce qu'il l'estime éloignée de ses préoccupations quotidiennes. Emmener virtuellement le public sur le terrain (et le pousser à s'y rendre physiquement) permet de le confronter à ces traces de guerre, tout en les reliant à des questions contemporaines. Le décodage de ces éléments et leur mise en perspective permet en effet de mesurer l'héritage de la Grande Guerre dans des domaines aussi divers que l'économie, la politique, l'environnement...

 

Le web-documentaire proposera une dizaine d' itinéraires sur le front occidental de la Grande Guerre, à l'arrière de celui-ci, et dans les zones occupées. Chaque itinéraire peut être regardé séparément, et à l'intérieur de celui-ci, le visiteur peut décider de prolonger sa visite en explorant des reportages, documents et pages web supplémentaires. Le visiteur peut aussi décider de réaliser un voyage thématique, et composer son propre itinéraire en passant d'une région à une autre en suivant les liens ayant trait au sujet qui l'intéresse particulièrement (par exemple : la pollution, les armes chimiques, une période précise de la guerre, les cimetières, les monuments, les arbres, etc.)

 

La forme du webdoc:

-les itinéraires du road-movie sont découpés chacun en plusieurs épisodes. Dans chaque épisode, on découvre une étape de l'itinéraire. Le spectateur suit la narratrice dans son exploration. Celle-ci se déroule la plupart du temps à pied. Les rencontres ont une importance particulière au cours de ces randonnées sur les lieux de guerre.

 

-de multiples reportages vidéo: le visiteur, selon son intérêt personnel, peut décider de s'écarter un instant de la visite, de la prolonger ou de l'approfondir en découvrant un portrait, une interview de spécialiste (historien ou autre), un reportage sur un sujet précis.

-des cartes, infographies, photos et archives

-des textes donnant des explications historiques détaillées et toutes les informations pratiques permettant au visiteur de réaliser lui-même un parcours sur place

-des liens vers des ressources utiles et en particulier vers les associations, musées, institutions concernées.

-un agenda des événements en cours dans la région sur le thème de la Grande guerre.

-des fiches pédagogiques à l'attention des enseignants.

 

 

Les thèmes abordés

 

Au détour du webdocumentaire, on découvrira les paysages du front. ses détails permettront d'aborder des sujets multiples, et par exemple :

-comment les coquelicots et bleuets sont devenus les symboles des commémorations de la Grande Guerre

-Hill 60, une butte artificielle construite lors du passage d'une voie ferrée, qui devient un terrible champ de bataille, puis un étonnant lieu qui mêle souvenir et nature, dans l'environnement hyper-cultivé et urbanisé du Westhoek

-La porte de Menin à Ypres, où se tient chaque soir le Last Post, cérémonie au travers de laquelle on peut découvrir la ferveur de la mémoire de la Grande Guerre chez les Britanniques. On découvrira aussi qu'il a été, un temps, question que la ville soit laissée dans son état de dévastation comme témoin de la guerre, mais que ce sont ses habitants qui ont voulu la reconstruire.

-les bornes Vauthier qui jalonnent le front tel qu'il se trouvait le 18 juillet 1918, date de l'offensive qui marqua le début du retrait des troupes allemandes

-la triste histoire dont fut témoin le tulipier de Vienne-le-Château

-l'histoire de Vauquois et de son arbre de la liberté, déchiqueté à coup de mitrailleuse, en 1915

-les forts et sous-terrains de Verdun, et leurs chauves-souris

-les carrières de pierre, sous le champ de bataille de Confrécourt, et leurs bas-reliefs sculptés par les poilus

-une lisière forestière intacte de la bataille des frontières (août 14, Ochamps)

-les villages martyrs et leurs cicatrices (comme Rossignol, par exemple)

-les forts de Liège, de Namur, d'Anvers

-à Bruxelles, les monuments qui symbolisent l'histoire de la Grande Guerre et la libération, les archives du Musée de l'Armée

-Namur: la bataille de la Meuse, une peinture géante méconnue

-Les anges de la bataille de Mons

-les vestiges d'un hôpital de guerre à l'abbaye de Valloires

-l'étrange champ de bataille dans le massif vosgien du Hartmannswillerskopff

-l'observatoire de Montfaucon et le paysage Argonnais

-les arbres meurtris des forêts de Meuse et d'Argonne

-les fantômes de Landowski dans la campagne de Soissons

-la forêt de la Haute-Chevauchée, une frontière naturelle

-les Eparges et les plantes obsidionnales

-mais encore bien d'autres lieux, des tranchées, des trous d'obus, des cimetières, des monuments, des villages et leurs noms de rue, etc.

 

L'habillage

 

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Le blog et les articles de presse avaient bénéficié de dessins réalisées en exclusivité pour ce projet par l'illustratrice Fabienne Loodts. Son coup de crayon très noir permettant d'évoquer l'ambiance de la Grande Guerre, mais aussi la précision de ses observations naturalistes, et la vie qu'elle y insuffle, avaient justifié ce choix, au travers duquel nous espérions toucher un public plus jeune et plus large qu'avec des images d'archives. Cet objectif a été atteint. Au vu du succès de ces illustrations contemporaines, nous avons fait le choix d'intégrer les dessins de Fabienne Loodts dans le générique des capsules vidéo. L'artiste a développé des dessins supplémentaires qui permettront l'animation de ces images.

 

La diffusion

 

Le premier canal de diffusion du projet sera le site www.paysagesenbataille.be, et les réseaux sociaux sur lequel le projet est représenté (Twitter, Facebook) et se constitue une communauté depuis 2012.

En fonction des partenariats développés autour du projet, les capsules pourraient être diffusées via d'autres médias (sites internet de journaux/télévisions/autres partenaires).

 

L'idéal serait de pouvoir donner aussi accès à ces capsules via une application « Paysages en bataille » pour smartphone.

 

L'application pour smartphone

 

Capture_d__cran_2013-09-24___00.10.27Entre 2014 et 2018, des milliers de visiteurs, venus du monde entier, vont emprunter le chemin des anciens champs de bataille de la Première Guerre Mondiale. Les initiatives liées aux commémorations sont d'ores et déjà très nombreuses. Des événements auront lieu au long des quatre années, initiés par les pays, les régions, les départements, ou plus modestement, au niveau local, par des associations et même des personnes privées. Une application pour smartphone permettrait aux visiteurs d'avoir accès à un maximum d'informations selon le lieu où ils se trouvent, ou celui qu'ils comptent visiter. En offrant autant des informations historiques, que naturaliste et touristiques, cette application décloisonnerait les thématiques pour toucher un large public. Il s'agirait à la fois d'un outil très pratique pour les « touristes de la mémoire », mais aussi d'une véritable opportunité de fédérer l'ensemble des acteurs des commémorations pour mettre en lumière la multitude des initiatives prévues. Imaginons qu'un visiteur se trouve sur la butte de Vauquois, en quelques clics, il pourra avoir accès à une capsule vidéo lui expliquant les essentiels de ce lieu (sans remplacer pour autant une visite guidée), mais il pourra aussi trouver les dates de visites guidées, les coordonnées de réservation de la visite auprès de l'association locale, le musée le plus proche, la date de la prochaine cérémonie ou d'un spectacle son et lumière sur place, ainsi que des bons plans tels que le restaurant au bas de la butte ou une chambre d'hôtes dans le village... Il y aura aussi la possibilité d'avoir accès à d'autres activités, via un onglet « Mais aussi », rassemblant des idées d'activités permettant de varier les plaisirs dans la région (étang de baignade, accrobranche, etc). Le tout mis en valeur par le graphisme moderne qui fait l'identité du projet « Paysages en bataille ».

 

 

Voir la capsule zéro, épisode pilote

 

 

 

 

 

 

Les atouts de ce projet

 

-l'angle : un décodage des paysages pour aborder l'histoire autrement, et la dépoussiérer en décloisonnant tourisme, histoire, nature, environnement, anecdotes, rencontres.

-le ton : il est jeune, moderne, respectueux mais dynamique, comme celui du partage de découvertes entre amis. Il invite à se mettre en chemin pour une expédition plus humaine qu'historique.

-le design : graphique, il fait référence à l'imaginaire collectif de la Grande Guerre. Inspiré des photos et témoignages d'époque, il les modernise pour toucher un public large, et notamment les jeunes et moins jeunes amateurs de BD.

-l'aspect fédérateur : un outil qui permet de créer du lien et de mettre en valeur les nombreuses initiatives autour des commémorations de la Première Guerre Mondiale.

 

L'équipe

 

Isabelle Masson-Loodts : initiatrice du projet, la journaliste sera aussi la chroniqueuse-présentatrice des chroniques.

 

Jack Raes : réalisateur, il est aussi cadreur et preneur de son pour ces capsules réalisées avec des moyens légers.

 

Astrid Dorval : monteuse, elle assure également le renfort de l'équipe sur le terrain, lorsque c'est nécessaire, ainsi que le sous-titrage en Anglais et Néerlandais.

 

Fabienne Loodts : illustratrice, elle a réalisé les dessins du blog et ceux du générique de début et de fin des capsules.

À quoi servira la collecte ?

 

Le projet est vaste mais sa réalisation doit être envisagée en plusieurs phases. La première étape, celle de documentation et recherches préliminaires a déjà été réalisée avec succès grâce à l'aide reçue du Fonds pour le Journalisme de la Communauté Française.

 

Grâce à ses multiples développements (projet capsule et projet radio), nous espérons pouvoir mettre en place des économies d'échelle qui permettront de donner toute son ampleur au webdocumentaire. Ce dernier, présenté en novembre dernier au jury de la Communauté Française Wallonie-Bruxelles dans le cadre d'un appel à projet pour webdocumentaire, a reçu une subvention de 15.000 euros pour son développement (le courrier de la Ministre n'a pas encore été reçu mais son secrétariat confirme cette attribution). Nous avons bon espoir d'être ensuite suivis également pour la production du webdoc.

 

 

Le budget prévisionnel du webdocumentaire est de 188 000 euros HTVA. Outre les sommes déjà reçues, nous avons introduit plusieurs dossiers dans des appels à projets pour les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale.

 

Chaque subvention reçue nous permettra d'enrichir le webdoc pour qu'il devienne une référence, et pour pouvoir proposer au fil des mois et des années de nouveaux reportages qui pourront constituer une véritable web-TV diffusant des informations supplémentaires tout au long des commémorations.

 

Dans cette optique, nous souhaitons pouvoir entamer le travail en utilisant au mieux les budgets reçus pour les projets annexes. Pour enregistrer le feuilleton radiophonique qui diffusé à l'été, Isabelle Masson-Loodts sera sur « les routes de la Grande Guerre » durant 27 jours, à partir du printemps 2014. Notre souhait serait de pouvoir mettre en place une équipe de tournage à cette occasion, de sorte à déjà pouvoir produire du contenu pour le webdocumentaire. Mettre en place cette équipe a un coût de 16.200 euros HTVA. Une partie de ce budget pourra être financée par notre subvention au développement du webdocumentaire. Mais nous espérons que la moitié du budget 8.100 euros, ou au moins un quart (4050 euros), pourra être apportée par les Kissbankers. Etant donné que notre première tentative de crowdfunding nous avait permis de récolter plus de 5000 euros, nous espérons que nos Kissbankers voudront bien se relancer dans l'aventure avec nous, et qu'ils seront suivis par d'autres !

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Paysages en Bataille

Isabelle Masson-Loodts a une formation d'archéologue et historienne de l'art. Elle est aujourd'hui journaliste indépendante. Elle réalise de nombreux reportages et chroniques dans la presse écrite mais aussi en radio et télévision (voir CV joint). Elle est l'auteure, avec son papa le Docteur Patrick Loodts, du livre « La Grande Guerre des Soignants.... Voir la suite

Derniers commentaires

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Contente que le projet puisse aboutir ! Bon courage pour la suite, attendue avec impatience ! Valérie
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735€ à récolter en 24h. On y est presque !!!!
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bises Isa :-) dernière ligne droite, tu vas y arriver c'est sur