Participez à une 1ère mondiale : enregistrement inédit des pièces pour violon et orgue de Joseph-Ermend Bonnal.

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Présentation détaillée du projet

Joseph-Ermend Bonnal / Paysages euskariens

 

Vincent Grappy (orgue) & Christophe Giovaninetti (violon)

 

Enregistrement à Douai (Collégiale Saint-Pierre) en juillet 2015

 

 

Programme                                                                                        

 

Légende pour violon et orgue *

Improvisation pour violon et orgue *

Après la tourmente pour violon et orgue *

Paysages euskariens (La vallée de Béhorléguy au matin / Le berger d’Ahusky / Les cloches dans le ciel)

Symphonie pour grand orgue d’après Media Vita 

 

* Première mondiale

 

Légende, pour violon et orgue. Enregistrement à Douai en juillet 2015 

 

 

Christophe Giovaninetti, violon                                                                   

 

 

Yehudi Menuhin a dit de lui : « je dois à cet ange musicien une des plus pure émotion musicale de ma vie ».

 

 

Après des études musicales en France, en Roumanie, et en Allemagne (notamment avec les membres

C-giovaninetti-e1437056826822-1446637697 du Quatuor Amadeus), il fait un passage à l’Orchestre de Paris (1983-1987), fonde en 1984 le Quatuor Ysaÿe puis en 1995 le Quatuor Elysée (il tient la place de 1er violon dans ces deux quatuors).

 

Avec ces formations, il a réalisé de nombreux enregistrements pour les firmes Decca, Harmondia Mundi, Philips, Zig-Zag Territoires, et de nombreuses tournées dans le monde, avec des concerts sur des scènes prestigieuses telles que le Carnegie Hall de New York, le Musikverein de Vienne, le Mozarteum de Salzbourg, le Wigmore Hall et le Queen Elisabeth Hall de Londres, la salle du Concertgebouw d’Amsterdam, le Théâtre des Champs Élysées de Paris, etc…

 

Ses partenaires en musique de chambre ont été Augustin Dumay, Shlomo Mintz, Maria Joao Pires, Jean Philippe Collard, Frank Braley, Michel Portal…

 

 

Vincent Grappy, orgue                                                                   

 

 

Il a successivement étudié l’orgue avec François-Henri Houbart à Orléans, Marie-Claire Alain à Paris Moret_sur_loing-1446638090puis Louis Robilliard à Lyon. Egalement claveciniste, il fut élève d’Olivier Baumont à Paris et de Bob van Asperen à Amsterdam.

 

Il est lauréat des concours internationaux d’orgue de la Ville de Paris (2002) et de Chartres (2004), récompenses qui marquent un passage vers le monde professionnel et offrent l’opportunité de nombreux concerts en France et à l’étranger. Musicien éclectique, il cultive un répertoire aussi large que possible ainsi qu’une pratique assidue de la musique d’ensemble et de l’accompagnement de chœur.

 

Titulaire de l’orgue de la cathédrale de Blois, il a enregistré plusieurs disques en formation de chambre au clavecin et le disque d’inauguration de l’orgue de Notre-Dame de Vierzon.

 

Vincent Grappy est également détenteur du Certificat d’Aptitude de Professeur d’Orgue et directeur artistique du concours de musique de chambre « Musique au Centre ». Il enseigne l’orgue, le clavecin et la musique d’ensemble au conservatoire de Vierzon. 

 

 

Le projet                                                                                                         

 

Les enregistrements violon et orgue sont rares, et pourtant l'alliance de ces deux instruments est d'un incomparable raffinement. 

La variété des couleurs, la richesse et la complémentarité des timbres, permettent de créer un univers lyrique d'une intense poésie, parfois nostalgique, souvent hédoniste. 

 

Violon et orgue servent ici la musique de Bonnal si magnifiquement inspirée par les paysages du Pays Basque et la forte identité culturelle de cette région. 

 

Ce projet d'enregistrement vise à la fois à combler une part trop peu explorée du répertoire, mais aussi à fixer un moment du temps, celui d'une harmonie féconde entre un homme et une terre d'adoption, qui s'exprime dans la transparence d'un dialogue fraternel entre le violon et l'orgue.

 

 

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Joseph-Ermend Bonnal (1880-1944)                                                     

 

L’orgue fut l’instrument de prédilection de Joseph Bonnal mais l'associer uniquement à l’orgue serait réducteur.

Sa production touche bien d’autres formes et domaines musicaux ; son répertoire d’orgue est finalement minoritaire face à sa musique de chambre, aux pièces vocales, symphoniques ou pianistiques. Sans aucun doute, l’orgue à la première place dans l’univers esthétique de Bonnal, mais cette place n’est ni hégémonique, ni exclusive.

 

Il est ainsi naturel que l’orgue sorte de la catégorie des instruments solistes, qu’il soit associé à d’autres instruments et entre dans le répertoire de la musique de chambre. 

 

À cette fin, ce disque expose deux facettes du répertoire pour orgue de Bonnal : l’instrument soliste, avec Media VitaReflets Solaires et les Paysages euskariens, la musique de chambre avec orgue avec trois pièces lui associant le violon, LégendeImprovisation et Après la tourmente

 

Personnalité musicale marquante du début du XXe siècle français, à la fois musicien, compositeur, chef d’orchestre et pédagogue, Joseph Ermend Bonnal est né à Bordeaux en 1880 et mort dans la même ville en 1944. Á l’âge de dix-sept ans, il est admis premier nommé au conservatoire de Paris. Il eut pour professeurs Guilmant, Gabriel Fauré et Bériot.

 

Il en sort en 1904, Bonnal muni du Premier Prix d’orgue et d’improvisation et continue ses études pendant dix ans avec Louis Vierne et Charles Tournemire. 

 

En 1920, la ville de Bayonne lui propose la direction de l’Ecole de Musique. Cette nomination va jouer un rôle prépondérant dans les inspirations de l’auteur pour ses prochaines compositions qui ne manqueront pas d’être imprégnées de l’atmosphère basque, comme le sont les Paysages Euskariens

 

De retour à Paris pendant la guerre, il est nommé Inspecteur Général de l’Enseignement Musical à la Direction des Beaux-Arts et succède en 1942 à son maître Charles Tournemire comme titulaire de l’orgue de Sainte-Clotilde. 

 

Bonnal, compositeur d’une fervente foi catholique, était un hédoniste pour qui la musique était un art divin. Il traitera fréquemment le " mystère chrétien " et plus particulièrement dans ses compositions pour orgue et sa musique vocale. Encore malheureusement trop peu connue, son œuvre mérite vivement d’être redécouverte pour l’enrichissement du patrimoine musical français. 

 

 

 

 

 

Présentation des oeuvres                                                                    

 

Paysages Euskariens

Présentées sous le nom de Paysages Pyrénéens en 1930 pour le premier concours de composition de la Société des Amis de l’Orgue, créées par André Fleury, ces trois pièces invitent à méditer sur le spectacle de la nature. Ainsi Bonnal utilise-t-il des thèmes traditionnels de son pays basque adoptif et dont il a récolé nombre de mélodies..

La dimension pastorale est très présente dans les deux premiers mouvements, La vallée de Béhorléguy au matin et le Berger d’Ahusky, qui demeurent dans des couleurs en demi-teintes, explorant les palettes des jeux de fonds, laissant seulement intervenir par instant une flûte ou une clarinette en soliste, le tout demeurant dans une ambiance méditative et sereine.

 

Tout autre est le dernier mouvement, Cloches dans le Ciel ; pièce brillante qui fait appel à toutes les ressources sonores de l’instrument qui évoque les grandes toccatas ou finals de symphonies des contemporains de Bonnal, elle conclut heureusement un cycle à l’empreinte poétique fortement prononcé et qui demeure l’œuvre d’orgue emblématique de Joseph Bonnal.

 

Symphonie pour orgue Media vita

Libre paraphrase en trois parties sur un répons de la Septuagésime : Media Vita in morte sumus.

Tels sont les mots de Joseph Bonnal pour décrire cette Symphonie qui fut créée en 1932 à l’occasion du concours de composition de la Société des Amis de l’Orgue par Maurice Duruflé, tellement enthousiasmé par cette symphonie qu’il se proposa spontanément pour en être le premier interprète. Le jury décerna à l’unanimité le Prix de composition à Joseph Ermend Bonnal.

 

Cette symphonie est entièrement basée sur un texte liturgique, Media Vita, répons grégorien qui jouissait d’une très particulière célébrité depuis le Moyen-Âge et auquel on attribuait une vertu quasi incantatoire. En bon disciple de Tournemire, Bonnal s’approprie la modalité grégorienne, l’assimile en un langage à la fois dense et subtil, et l’insère dans une vaste forme tripartite inédite.

 

L’utilisation de l’orgue est très orchestrale et s’inscrit dans la tradition symphonique des Franck, Vierne, Guilmant et Widor. 

 

A la différence des Paysages euskariens qui sont clairement inscrits dans un lieu et une époque, Media vita est une œuvre bien plus abstraite – impression renforcée par l’absence de titre pour chacun des trois mouvements –, à la fois très personnelle et désincarnée, ce qui lui confère une forte dimension universelle.

Elle est l’œuvre d’un compositeur en pleine maturité musicale, maîtrisant tant la forme que le langage et ne cédant en rien aux modes ou à une quelconque facilité.

 

 

 

Légende  op.33 pour violon et piano, créée en 1910 par Jeanne et Lucie Deslaurier à la Société Nationale des Beaux-Arts et inspiré par un poème de Sjoërbioen :

« Dans les ruines du château féodal, un poète rêve. Soudain d’entre les pierres moussues surgissent des fantômes : enfants rieurs, amants alanguis, mères douloureuses, hardis guerriers… tous ceux enfin qui furent la Vie : la Vie… que guette inexorablement la mort… La vision s’efface… Dans les ruines du château féodal, un poète rêve !… "

 

Bonnal décrit cette œuvre comme « impressionniste, de rêveries et visions d’un poète au milieu des ruines médiévales, purement imprécise et non descriptive et ornée d’un commentaire écrit quelque peu gothique ».

 

À ce jour, les pièces pour violon et orgue n’ont jamais été enregistrées et il n’y existe qu’un seul enregistrement disponible des pièces pour orgue (Jean-Pierre Lecaudey, orgue de la cathédrale Saint-Bavo d’Haarlem, 1995, ed. Pavane).

 

L'orgue Mutin/Cavaillé-Coll de l'église Saint-Pierre de Douai                  

 

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L'Eglise-Collégiale Saint-Pierre fut terminée en 1750. Destinée à recevoir le Parlement de Flandre et un vaste Collège de Chanoines, elle frappe par ses dimensions de cathédrale. Son architecture et la richesse de son patrimoine mobilier et pictural en font un témoin privilégié de l'époque classique.

 

En 1792 le Conseil de Fabrique de la Collégiale acquiert le Grand-Orgue de l'Abbaye d'Anchin, instrument d'environ 60 jeux, 4 claviers manuels dont deux de 5 octaves (Fa-Fa) enchâssé dans un immense et élégant buffet en chêne, sculpté par Antoine Gilis de Valenciennes. Cet orgue était encore à peu près intact de ses jeux du XVIIIe siècle jusqu'en octobre 1918 où il fut malheureusement la victime du pillage systématique de la ville organisé par l'armée allemande avant son départ. 

 

En 1920, des négociations furent engagés avec la Maison Mutin / Cavaillé-Coll de Paris pour faire installer à l'intérieur du buffet l'orgue qui avait été commandé vers 1910 pour la Grande Salle de Concert du Conservatoire Impérial de Saint-Pétersbourg, en Russie. Terminé en 1914, la déclaration de guerre puis la révolution de 1917 firent renoncer à sa destination première et durant toutes les hostilités il resta monté dans le Hall de la Maison Cavaillé-Coll. Transféré à Douai, il est inauguré le dimanche 12 novembre 1922 par Louis Vierne. Il est classé monument historique depuis 2002. 

 

C'est un instrument d'esthétique néoclassique, héritier de Cavaillé-Coll mais bien inscrit dans son époque. La rondeur des anches, la diversité de ses timbres et la poésie qui s'en dégage témoignent d'une ascendance romantique, mais la présence de nombreux jeux aigus, mixtures et mutations, offrent la clarté et la lisibilité qu'exigent le répertoire de ce début de XXe siècle.

 

L'orgue de Saint-Pierre de Douai est davantage qu'un orgue contemporain de Joseph-Ermend Bonnal, il est le parfait média de sa musique, permet l'exécution des pièces d'orgue au plus proche des indications du compositeur et offre de nombreuses solutions de registration pour les pièces avec violon. À la puissance et la majesté d'un orgue de cathédrale – et la collégiale de Douai possède les dimensions d'une cathédrale – répondent la finesse et la poésie d'un orgue au caractère orchestral très affirmé. 

 

L’Editeur                                                                                                      

 

Hortus, éditeur discographique fondé en 1994, compte aujourd'hui plus d'une centaine de disques à son catalogue. Le label s'est spécialisé dans la publication d'œuvres, souvent inédites, du répertoire pour chœur et orgue du XIXème siècle et dans la création contemporaine. Il fait découvrir au public le chœur de chambre Les Éléments (direction Joël Suhubiette), le jeune claveciniste Benjamin Alard, l'ensemble Les Witches... Il a consacré une première monographie à nombre de jeunes compositeurs français : entre-autres pour l'orgue : Thierry Escaich, Vincent Paulet, Thomas Lacôte. Il collabore avec le Conservatoire de Paris.

De nombreux enregistrements produits par les éditions Hortus sont salués par la presse musicale (Victoires de la Musique, Diapasons d’or, ƒƒƒƒ de Télérama...)

http://www.editionshortus.com

 

À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à couvrir les frais d'édition du disque, c'est à dire la fabrication du disque, le graphisme ainsi que les droits liés aux textes, photos et traductions. 

 

L'ensemble de la production atteint 20 000 euros (prise de son, montage, location de l'abbatiale, déplacement, hébergement, accord de l'orgue, cachets et charges sociales, etc.). 

 

Ce projet a obtenu le soutien du FCM (Fonds pour la Création Musicale) et de la SCPP (Société Civile de Producteurs Phonographiques) ce qui permet de couvrir 25% des dépenses.

 

Charges : 

 

Artistique 4 350

Technique 5 860

Sacem 1 320

Hébergement

déplacements 2 585

Pressage, édition livret 5 750 Divers 1 960

 

Financement : 

KKBB 4 000

FCM  3 000

SCPP  2 160

Hortus 4 935

Amis orgue Douai 3 400

Amis orgue Blois 2 000 

 

Si le montant de la collecte est dépassé, le surplus permettra d'organiser les concerts de lancement du disque (Blois, Douai, Royaumont, Paris, etc.). 

 

 

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Vincent Grappy

Vincent Grappy a successivement étudié l’orgue avec François-Henri Houbart à Orléans, Marie-Claire Alain à Paris puis Louis Robilliard à Lyon. Egalement claveciniste, il fut élève d’Olivier Baumont à Paris et de Bob van Asperen à Amsterdam. Il est lauréat des concours internationaux d’orgue de la Ville de Paris (2002) et de Chartres (2004), récompenses... Voir la suite

Derniers commentaires

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En encouragements à Vincent Grappy entendu à Blois et à Chambord avec la superbe Mathilde Thomassin dans Couperin. Bravo pour vos heureuses initiatives.
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Bonne initiative, bravo
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Tous mes souhaits de réussite