En France 40% des femmes subissent au moins un viol; un tiers ont lieu en public. Le but de notre pièce: lutter car cela nous concerne tous.

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Présentation détaillée du projet

Synopsis:  Le 23 Avril 2011, en fin d'après-midi, une femme est violée à un arrêt de bus alorsqu'elle rentrait de son travail. Six personnes assistent à la scène sans intervenir. Qui sont-ils? Pourquoi nont-ils rien fait?

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Genèse du projet Personnes Sans Personne :

Ce projet est né de deux anecdotes. D'abord d'une discussion au sujet d'une courte scène du film La violence des échanges en milieu tempéré (2004), dans laquelle le personnage féminin principal est victime d'attouchements dans le métro. Tout le monde détourne la tête sauf le personnage de Jérémie Rénier, qui intervient parce que la jeune femme lui plaît. S'il n'avait pas trouvé Cylia Malki à son goût, aurait-il détourné la tête comme les autres? La question me semblait mériter d'être posée. Ensuite cette histoire contée par une amie. Dans le métro, une femme menaçait de se jeter sur les rails si personne ne lui donnait d'argent. Tous y compris notre amie avaient détourné la tête. Fort heureusement, cette femme ne s'était pas jetée sous le métro, mais notre amie nous avait confié après coup son angoisse d'avoir pu être coresponsable d'une mort. Nous ne lui avions pas jeté la pierre, ne sachant pas nous-mêmes ce que nous aurions fait à sa place. Je cherchais à l'époque un sujet fort pour le deuxième projet de l'Association Les Ailes d'Andromède, après Coups de Poker qui relevait à mon sens davantage de l'exercice formel. La notion d'agression en public me semblait bonne. Très vite, je décidai d'interroger non pas la responsabilité de l'agresseur mais celle des « gris », c'est-à-dire des personnes qui sans être directement responsables de l'agression en permettaient le succès par leur non-intervention. Étant moi-même sensibilisé au sujet pour en avoir été victime durant mon enfance, je décidai que cette action forte qui serait au cœur du projet serait un viol.

 

Construction des personnages :

Des recherches poussées, notamment dans des écrits d'universitaires et auprès d'associations de victimes, confirmaient mes craintes : statistiquement un tiers des violences sexuelles ont lieu en public et font peu l'objet d'interventions des personnes qui y assistent. Ma propre histoire étant fort heureusement assez peu représentative et trop délicate à mettre en scène, je décidai pour créer le personnage de la victime du viol de choisir une femme entre deux âges, et de construire son histoire et ses réactions sur des probabilités statistiques. Étant entendu que le sujet serait les témoins, je pris le parti de ne pas faire apparaître le violeur plus que nécessaire à la compréhension de l'action, et d'en faire un individu quelconque, c'est-à-dire un homme brun, d'à peu près 30 ans, mais qui pourrait en avoir dix de plus ou de moins sans que l'action en soit modifiée. Pour le nombre de témoins, connaissant l'effet Kitty Genovese, qui veut que la probabilité d'intervenir dans une situation d'agression dont on est le témoin est inversement proportionnelle au nombre de personnes présentes, je décidai de limiter ce biais en plaçant six témoins divisés en nombre égal de part et d'autre de l'action. Pour la nature des témoins, il me semblait important de créer six personnages a priori sympathiques, mais aussi réalistes et porteurs chacun de thématiques à développer. Nous voulions un nombre égal d'hommes et de femmes, d'âges et de milieux différents, aussi bien sur le plan socio-économique que culturel. Parmi les six, il me semblait important que l'un d'entre eux puisse servir d'interface entre l'action et le public, d'où le personnage de Lina, moins susceptible d'intervenir de par son jeune âge. Elle se pose les mêmes questions que le public qui comme elle vient d'assister au viol et ainsi est plus susceptible de le prendre à témoin.

 

Une pièce de théâtre :

J'ai commencé l'écriture de Personnes Sans Personne sans être encore fixé sur le choix du support entre cinéma et pièce de théâtre. La trame initiale – qui devait se limiter à une scène de viol et à la réaction des témoins et de la victime – et le choix d'interprètes plus adaptés au cinéma nous décidèrent sur le court-métrage (tourné en 2011). A l'issue du tournage nous avions une heure vingt-quatre de texte et nous dûmes sacrifier l'essentiel du vécu actuel des personnages pour rester dans le format court. Ce regret ajouté aux réactions des spectateurs lors des projections – nombre d'entre eux exprimaient le besoin d'en savoir plus sur les personnages de débattre sur ce qu'ils venaient de voir – nous convainquirent d'adapter Personnes Sans Personne au théâtre.

 

Choix scéniques :

Notre but étant de poser une question ouverte au public en laissant chaque protagoniste se défendre, la mise en scène et le décor se devaient de servir le questionnement sans le parasiter. Pour cela  nous nous sommes délibérément inspirés d’œuvres comme Dogville, et Le Paltoquet, à savoir un décor minimaliste, n'ayant au final qu'une fonction symbolique, avec juste des comédiens en costume au jeu le plus réaliste possible, avec des lumières d'abord froides puis un basculement au moment du passage dans les pensées des protagonistes à une vision de cauchemar par une dominante de rouge sur un décor toujours désespérément vide.

 

La préparation de la pièce:

Grâce au soutien de la ville de Bagneux, nous disposons d'une salle de répétition qui nous est prêtée depuis un an, une fois par semaine. Nous avons d'abord beaucoup travaillé sur la psychologie des personnages suivant les méthodes de l'Actor's Studio, notamment à base d'improvisations puis avons  développé la corporalité suivant les techniques du View Point; sans négliger le travail de texte au cours de ces étapes.. Depuis quelques semaines nous sommes passés à la mise en scène dans les conditions d'Avignon.Voici quelques photos des répétitions:

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L'équipe:

 

Julien Rey (Auteur, Metteur en scène,  Le violeur)

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Zoé Lemonnier (Metteuse en scène)

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 Marion Douarinou (Régisseuse)

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Catherine Meta (Sarah)

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Pauline Garnier (Lina)

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Adeline Tassaux (Fabienne)

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 Myriam Tlili (Florence)

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Aurélien Charle (Louis-Laurent)

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Gilles Fury (Patrick)

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David Chour (Alexandre)

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À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à amortir le budget communication ( affiches et flyers) ainsi que le trajet de la troupe de Paris à Avignon pour notre participation au festival OFF. 

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Les Ailes d'Andromède est une association créée en mai 2010. Né de la volonté d'utiliser la culture comme outil de réflexion et d'action sociale, par des créations théâtrales et cinematographiques et par des interventions ou formations utilisant prioritairement les techniques du théâtre de l'Opprimé. Nous sommes constitués de personnes ayant... Voir la suite

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bon courage et bonne chance