Un documentaire au Centre Pompidou se tourne du coté des visiteurs ! Dans les galeries du musée : on s’embrasse, on commente, on rit… « Playtimes » rend hommage à ces instants loufoques, poétiques et intenses que l’on exprime face aux tableaux. Ici, les visiteurs deviennent auteurs d’un récit qu’ils tissent eux-mêmes avec les œuvres qui les regardent.

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The project

 

N'avez-vous jamais rêvé d'assister au spectacle qui se déroule face aux toiles des musées ?... Le Centre Pompidou et sa collection d’art moderne accueillent notre projet documentaire « Playtimes ».

 

Ce film propose un renversement de point de vue qui place le spectateur au centre de l’action. L’ambition de ce court documentaire réside dans le désir de capter avec respect et de façon poétique, le jeu humain que provoquent les peintures d’art modernes dans le contexte d’un musée. Quelles sont les intrigantes mises en scène provoquées par Kandinsky, Matisse ou Picasso à travers leurs toiles exposées ? Quelles conversations naissent de leurs œuvres ? Quelles réactions suscitent-ils aujourd’hui ?

 

Le titre du documentaire, en clin d’œil au cinéma de Jacques Tati, renseigne sur le caractère esthétique et ludique (« récréations ») de notre film qui s’appuie, avant tout, sur les mouvements, les attitudes et les propos saisis au vol, des visiteurs du musée.

 

 

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NOTE D'INTENTION

 

Je me suis souvent demandé ce que les tableaux percevaient de nous.  Devant eux se jouent des scènes improbables : des enfants s’arrêtent et rient, des touristes fatigués les ignorent, des groupes entiers se concentrent sur l’observation d’un détail, des amoureux s’embrassent… La salle de musée est un espace vivant et le tableau sollicite. Pour moi, un œuvre picturale ne représente pas : elle se présente. Face à elle, nous sommes invités à faire l’expérience d’une rencontre.

 

En observant les spectateurs des expositions, j’ai réalisé qu’ils participaient de façon non consciente, à élaborer une sorte de mise en scène dont ils étaient les acteurs. Une posture, une expression du visage, ou un mouvement coordonnée d’une petite foule raconte soudainement la réalité qui se joue face à la toile peinte. Les attitudes sont multiples et constituent, à mes yeux, un témoignage à des degrés divers.

C’est à la fois le vécu de chacun et le dessin d’une époque.

 

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Comment rencontre-t-on les tableaux aujourd’hui ? Qu’ont-ils à dire de nous et de notre présent ? Mais c’est également l’occasion de voir comment nos sensibilités s’expriment malgré nous. Quels mots s’échangent dans les galeries d’exposition ? Quelles scènes se jouent devant les toiles et dans les limites de leur cadre de vue ? Que trahissons-nous de nos émotions ou des réflexions que nous inspirent les peintures… ?

 

Ce documentaire est une manière de témoigner, mais aussi de nous offrir, un temps, la possibilité de nous voir lorsque les images peintes nous saisissent. Je propose de filmer, en plan fixe et à l’aide de petites caméras HD, les événements qui adviennent devant les toiles d’art modernes du Centre Pompidou.

 

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LE TOURNAGE

 

Il se déroulera sur une durée de cinq journées consécutives. La nécessité d’obtenir, pour chacun des visiteurs, un accord d’utilisation et de droit à l’image est essentielle. La signature de ce document sera  donc réalisée avant l’entrée dans la galerie d’exposition.

 

LES TABLEAUX

 

Plusieurs toiles ont été sélectionnées et seront proposées au musée. Etant donné que l’accrochage des tableaux est régulièrement modifié, nous devrons adapter notre choix en fonction du moment où le tournage pourra débuter. Nous avons cependant choisi de filmer uniquement au dernier étage de la collection d’art moderne afin de simplifier les demandes d’autorisations de tournage.

 

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L’IMAGE

 

Pour filmer les visiteurs, nous dissimulerons de petites caméras HD (GoPro HD2) près des tableaux. Ces caméras seront placées dans de petits boitiers, afin que le dispositif technique soit très discret (identifiable à un dispositif de surveillance-sécurité).

 

LE SON

 

Selon les possibilités de l’espace, nous étudierons avec le musée la possibilité de fixer, en hauteur, des micros. Nous utiliserons des dispositifs de captation similaires à ceux employés pour les documentaires animaliers (micro-paraboles). Un technicien son restera présent pendant les cinq jours du tournage, afin de réaliser les enregistrements.

 

FICHE TECHNIQUE

 

Type / Documentaire

Format / FULL HD

Jours de tournages / 5 jours

Durée / 12 ou 26 minutes

 

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QUI SOMMES-NOUS ?

 

 

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ANTOINE MELCHIOR

 

Antoine Melchior est un réalisateur de films documentaires et monteur. Après avoir réalisé son premier film, "Profession : Solidaire", avec la participation de Martin Hirsch (ex haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté), il s'engage avec l’artiste contemporain, Baptiste Debombourg, dans la réalisation d’un film sur les courses de demi-voitures (TCS). Il tourne régulièrement des reportages pour le compte du Centre des monuments nationaux et travaille également comme monteur sur des projets divers (films d’artistes, vidéos institutionnelles, interviews…)

 

Titulaire d’un Master en Lettres Modernes ainsi que d’un Master 2 en cinéma, il a tout d’abord assuré pendant deux ans des charges de cours en Esthétique de l’image à l’Université de Paris III avant de se lancer dans la réalisation de films.

 

CHRISTOPHE BARRAL 

 

Christophe Barral est en école de commerce lorsqu'il découvre, lors d’un voyage au Pérou, le cinéma : « Des amis m’ont proposé de venir travailler sur un plateau de cinéma. J’y suis allé sans a priori. Et j’ai découvert une profession. » Il avait mis le doigt dans l’engrenage… La suite ? La Fémis, des projets, un poste de directeur de production au sein des Films du Worso, des films, et une rencontre déterminante avec Antoine Melchior. Le producteur en herbe rencontre un réalisateur à suivre. « Je suis un accompagnateur de réalisateurs », dit Christophe en souriant.

 

Christophe et Antoine entament une collaboration sur le documentaire "Profession : Solidaire" : « Antoine a le talent de savoir filmer les gens au travail tout en suivant une narration. » Tous deux partagent ce goût des histoires. Avec "Playtimes", ils poursuivent leur aventure cinématographique.

 

Why fund it?

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L’essentiel de cette collecte se concentre sur la location de matériel de captation audio et vidéo ainsi que sur les opérations techniques nécessaires à la diffusion du film (étalonnage numérique, fabrication du DCP...).

 

En tant que réalisateur, je vais assurer la majeure partie du travail de choix des cadrages ainsi que du montage vidéo. Le tournage dans la collection d’art moderne du musée requiert également le versement d’une allocation au Centre Pompidou.

 

 

BUDGET   5 800 euros

 

1 000 euros     Location des caméras

                          Fabrication et mise en place des dispositifs de captation

 

   800 euros     Location de matériel son

 

1 200 euros     Autorisation de tournage au Centre Pompidou

 

2 000 euros     Post production 

                          Montage + montage son + étalonnage numérique + mixage)

 

    800 euros     Fabrication du DCP (diffusion salles)

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Antoine Melchior & Les Films du Worso

ANTOINE MELCHIOR est un réalisateur de films documentaires et monteur. Après avoir réalisé son premier film, Profession : solidaire, avec la participation de Martin Hirsch (production Les films du Worso), il s'engage avec l’artiste contemporain, Baptiste Debombourg, dans la réalisation d’un film sur les courses de demi-voitures (TCS). Il tourne... See more

FAQ Questions about the project

+ Existe-t-il des expériences de captations semblables ?

Pierre Bourdieu avait imaginé un dispositif quelque peu similaire à notre projet, en vue d’une étude sociologique. Une dizaine de tableaux avaient été choisis en accord avec le Centre Pompidou qui avait alors mis en chantier la production du film. Malheureusement, Pierre Bourdieu décéda en 2002, avant le commencement du tournage et le projet ne fut pas poursuivi.
La photographe néerlandaise Rineke Dijkstra a réalisé une œuvre intitulée « I can see a woman crying » qui présente des entretiens avec de jeunes collégiens commentant une œuvre d’art. Dans ce dispositif, les spectateurs sont conscients d’être filmés et participent activement à la vidéo réalisée. Un extrait de son installation est présenté en vidéo sur YouTube
http://www.youtube.com/watch?v=Qb9tw8VF-F8

+ Pourquoi produire un tel film par le biais de Kiss Kiss Bank Bank ?

Le sujet du film (le visiteur de musée) et son processus de tournage sont originaux. Au regard du caractère expérimental de notre projet et de la grande part de hasard liée aux conditions de réalisations, la recherche de fonds s’avère difficile notamment dans le cadre de subventions habituelles (CNC, Chaine tv..). Ce film ne rentre dans aucune case de financement classique. Au delà de la forme documentaire, il s’agit avant tout de proposer une « expérience » originale au spectateur de cinéma et c’est cet aspect du projet qui nous oriente vers le crowfunding.
Par ailleurs, nous avons pensé intéressant qu’un film qui s’intéresse aux amateurs d’art et aux visiteurs en général, soit soutenu par un collectif de dons plutôt que par une institution culturelle d’état.

+ Pourquoi le Centre Pompidou ne produit-il pas le film ?

L’activité principale du musée se concentre sur les expositions et non pas la réalisation de documentaires ou de vidéos. En facilitant l’accès à notre tournage et en nous donnant un accord de principe, le Centre Pompidou fait un geste d’encouragement dont nous sommes indirectement bénéficiaires.

+ Quelle visibilité donnerez-vous à ce film ?

Nous envisageons de proposer le film en festivals de documentaires (FID de Marseille, Ecrans documentaires d’Arceuil, USAS…) mais également à l’étranger. Une projection au Centre Pompidou sera envisagée avec le musée, une fois le documentaire terminé. Les films du Worso projetteront également le film en avant-première, à Paris, lors d’une présentation des derniers courts ou longs-métrages de la société de production.

Newest comments

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J'aime trop l'idée !
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Antoine Melchior est un réalisateur très professionnel. J'ai hâte de visionner son nouveau film !