Soutenez une création pluridisciplinaire jonglerie-théâtre-écriture-musique Première septembre 2014

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Présentation détaillée du projet

Ce projet, Plexus, c’est avant tout le désir de faire vivre un personnage, une femme, née d’un précédent projet Intérieurs, duo de jonglerie-théâtre avec Tanguy Stenfort.

Continuer d’écrire et de la faire parler, chanter, manipuler des objets. La découvrir dans différents moments de son quotidien mais aussi voir les ombres qui l’entourent, s’y aventurer avec elle.

Et en rire, surtout en rire !

 

La scénographie est simple. Elle est composée d'un tourne-disque, d'une chaise et d'un micro.

Le personnage évolue entre ces objets soit en parlant, soit en chantant, soit en jonglant et parfois le

tout en même temps.

Des ampoules à incandescence parcourent le sol comme un tissage lumineux.

Le personnage nous parle de ce qu'elle n'aime pas, elle nous emmène dans les nuits où elle se perd, elle nous dit surtout avec humour qu'il ne faut pas prendre tout ça au sérieux.

 

Plexus signifie enchevêtrement. Cette femme nous montre son tissage intérieur, sa toile, sur laquelle

se projette ses désirs, ses manques… la toile qui nous compose et qui nous fait dire que tout est lié...

Et tant que le bon moment ne sera pas là, cela ne sert à rien de s'agiter...

Un disque tourne sur la platine, le disque de sa vie, si ce n'est pas le bon en changera-t-elle ? 

 

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Extraits de textes

 

 

Venin

 

 

 

 

 

Je m’insinue, je me camoufle, m’entortille,

Je déambule dandinant déhanchée

Dans mes yeux mon âme séchée t’ensorcèle

Je m’enfile, je languis, j’hésite,

Mes mains te caressent en passant

Et dans mes yeux ton âme s’effrite,

Détruite

 

Venin

 

En morceaux ta vie éclate comme mon rire

Je déambule dandinant déhanchée

Dans les décombres de ton corps saccagé

J’évite, j’esquive, je rase,

Mon souffle te frole en passant

Et dans mes yeux ton âme s’efface

S’efface

Venin

 

Te voilà prise, serrée, coincée conquise

Je déambule dandinant déhanchée

Près du cocon figé de mon emprise

Je rampe, j’entoure, je glisse

Mon venin coule en passant

Et dans tes yeux un regard vide

 

Et dans ton sang comme dans le mien

 

Venin

 

 

 

 

2-

 

Parles-tu la langue

Des collines et des fleurs

Des granits aux baisers

Qui déchirent,

Qui effleurent ?

Que dis-tu à la lande

Qui résiste

Qui demeure ?

Parles-tu la langue ?

 

Parles-tu la langue

Aux sourires caressés

Par les soupirs du vent

Qui s’infiltre

Qui s’étend ?

Que dis-tu à la lande

Qui persiste

Qui comprend ?

Parles-tu la langue ?

 

Parles-tu la langue

Aux brisures des silences

Aux murmures du temps

Qui recule

Qui avance ?

 

Si tu dis à la lande

Que tu aimes,

Ce jour-là,

Tu parleras la langue.

 

 

 

 

3-

Ma ville la nuit, c’est le souffle coupé, c’est le bruit mou.

C’est le vacarme.

Le béton lisse, le goudron chauffé des trottoirs aux pas usés des passants, passant sans cesse.

Ma ville la nuit je la glisse en silence.

Un vent solitaire qui rase les murs et qui voit tout.

Jusqu’aux comptoirs où vient en masse dans des pièces sombres l’élite dégénérescente de la relève qui braille.

Ma ville, la nasse.

Où frétillent les solitudes.

Là où tombent comme des fusillés nos fripes, nos masques, nos perruques, nos faux seins.

Là où s’oublient nos exigences.

Ma ville la nuit, fuyant les regards et cherchant un regard.

Là, c’est là, qu’à genoux en soi même, on supplie pour que la chair existe enfin.

Pour que cesse de frapper dans notre tête, et vriller dans nos entrailles,

L’assourdissant  vacarme.

La nuit ma chair tremble, et tombe, tombe dans le puit sans fond des comptoirs.

Ma ville la nuit de masses informes, de liquide coulant, coulant, sans cesse.

Ma ville cette flaque  d’absences.

Magnifiques !

Dressés dans leurs intérieurs comme des nouveaux soleils et prêts à briller, prêts à briller ! Tant pis !

Magnifiques !

Marchant, droits, couchés, titubants, branlants de vie, agonisant dans la nasse.

 

Seuls.

 

Une lame implacable vous rattrape,

La nuit.

Tranchante,

Comme  la vie.

 

 

 

 

Un grand merci aux Kissbankers qui participent ! Et aux personnes et institutions suivantes pour leur soutien:

théâtre du Galpon

Cie Séléné (salle de répétition au Mottattom)

Château de Monthelon

Fred Chane

Sisoux sioux

Sky de Sela

Tanguy Stenfort

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Pour l'instant, le projet est en création et c'est grâce à la collecte que certains postes pour l'instant bénévoles pourront être rémunérés.

 

J'ai fixé un objectif  Kiss Kiss Bank Bank à 600€, selon une liste des besoins minimisés mais sachez que si vous souhaitez investir davantage dans le projet, cela sera toujours très utile !

 

Les 600 euros iront directement dans l'achat de matériel et dans une partie du dédommagement des bénévoles.

 

 

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nathberthod

Nathalie Berthod, jongleuse, comédienne et qui écrit aussi. Membre de la cie CNPK créée avec Tanguy Stenfort son partenaire jongleur et musicien. Pour le temps d'un spectacle, Nathalie a partagé la création et la scène de "Chinoiseries" au sein de la troupe Gandini Juggling. La cie CNPK revient en duo dans le courant de 2015-2016