Plongez dans l’histoire du cinéma classé X des années 70 et 80 grâce à des affiches d'époque sans la moindre forme organique.

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Présentation détaillée du projet

 

Plongez dans les moeurs des années 70 et 80. Quand la loi prend le pas sur la liberté d’expression et la fiscalité devient un moyen d’oppression à l’encontre du cinéma pornographique, les producteurs n’ont pas d’autre choix que de faire profil bas.

 

Les affiches sur les devantures des salles abandonnent les images trop explicites. Les professionnels du genre troquent alors les formes généreuses de leurs actrices contre des titres tapageurs utilisant un lexique d'un autre temps, portés par des typographies inoubliables et ancrées dans leur époque. Ces affiches très graphiques rendent hommage à ces producteurs et distributeurs qui, s'ils n'avaient pas toujours de gros moyens, ne manquaient pas d'idées.

 

Le poids des mots, le choc des typos...

 

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C’est en exhumant un fonds considérable d’affiches de films X des années 70-80, que Mickaël Draï et Christophe Chelmis décident de monter une exposition. Une exposition où le graphisme se frotte au mauvais goût, avec une caution morale empreinte de censure politique et de bonnes mœurs. C’est le succès de l'événement qui les pousse à la réalisation d’un recueil de ces œuvres picturales.

 

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La réalisation de ce projet est rendue possible grâce au travail d’auteurs, de journalistes, de graphistes qui comptent sur la réussite d’un financement participatif pour pré-vendre un livre dont ils maîtriseraient chaque étape de la conception. Du choix des œuvres à intégrer à l’imprimeur, 100% made in France.

 

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Plus qu’une révolution avortée, Mai 68 fut le reflet du bouleversement social qui animait la société française. Une période qui voit vaciller l’ensemble du monde occidental, en remettant en cause ses valeurs et ses mœurs.

 

Le 26 juin 1974, avec la sortie du film érotique Emmanuelle, le cinéma français connaît l'un de ses plus gros succès cinématographiques avec quelque 45 millions de spectateurs dont 9 millions en France. Le cinéma de fesses connaît alors une croissance exceptionnelle, profitant du flou artistique entourant la législation.

 

Avec des moyens souvent limités mais la volonté de transgresser les interdits pour attirer un public de néophytes, ces films rivalisent d'audace. Le sexe non simulé devient monnaie courante. Les salles proposant ce genre de spectacle ont pignon sur rue et se développent beaucoup plus rapidement que les cinémas traditionnels. Ces derniers vont même jusqu'à proposer des séances spéciales le samedi soir pour un public averti que l'on décrit alors assez éclectique. De quoi faire grincer les dents des conservateurs et réveiller finalement des messieurs au plus haut sommet de l'État.

 

Le président Valéry Giscard d'Estaing et son jeune premier ministre Jacques Chirac à qui l'on reproche un certain laxisme sur la question, ne sont pas pour une interdiction aveugle. Plus pernicieux, ils proposent une taxation sur le genre.

 

La classification X voit ainsi le jour et elle est introduite par le décret du 30 octobre 1975 puis par les articles 11 et 12 de la loi du 30 décembre 1975. Cette législation prévoit une taxation plus lourde pour le cinéma porno que celle qui est fixée pour le cinéma dit traditionnel. Il ne peut également prétendre à aucune subvention publique, tout comme les salles qui le diffusent.

 

Le profil bas étant de rigueur, les affiches sur les devantures des cinémas ne peuvent plus présenter d'images trop explicites. Les producteurs et les distributeurs troquent alors les formes généreuses de leurs actrices contre des titres tapageurs usant d’un lexique d'un autre temps, portés par des typographies inoubliables et bien ancrées dans leur époque.

 

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Pornographisme, affiches à caractère typographique est un livre décalé et vintage reprenant des affiches cultes d'un cinéma de genre que certains voudraient parfois cantonner aux internets : le porno. Ne voulant pas céder aux sirènes de la facilité, aussi dévêtues soient-elles, c'est une sélection d'affiches des années 70 - 80 ne présentant aucune forme organique qui sera soumise au regard du lecteur. Ici, les titres et les typographies sont souvent plus explicites que des illustrations tapageuses…

 

 

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Les contenus (en dehors des images) :

 

- Préface : Le X, une histoire de famille

- Genèse d'une classification

- Techniques de détournement en milieu hostile

- L’art du hard-crad

- Le champ lexical et la misogynie

- Masculin/féminin, de la titraille aux tags

- Affiches typographiques : anonymat, permutation et travestissement.

 

Le livre sera vendu au prix de 30 euros sans les frais de port.

 

La liste des créatifs :

 

Mickaël Draï.

S’il a grandi dans un cinéma de quartier biberonné à la série B, c’est d’abord dans la presse qu’il s’illustre. Journaliste et critique dans d’obscurs médias locaux et nationaux pour financer son quotidien, il préfère brûler sa carte de presse après une déplorable expérience pour la “petite chaîne qui monte”. Après une dernière aventure journalistique en ligne en participant à la création de Rue89Lyon, il décide finalement de monter avec des proches le studio la Brèche pour se vouer à sa passion première et peut-être, un jour, avoir les moyens de s’acheter un monospace. Aujourd'hui scénariste et réalisateur de films ludiques pour le Grand Palais, l’Opéra de Lyon ou encore le festival Nuits Sonores, il est l’instigateur de ce projet.

 

Christophe Chelmis.

Directeur artistique malgré ses origines mosellanes, touche à tout passionné de cross-média et de marketing viral, fondateur de Kolle-Bolle et de la Brèche Studio aux côtés de Mickaël Draï, amateur de typographies et d’animaux empaillés, Christophe est celui qui a découvert le trésor enfoui dans un vieux stock de séries B en 35 millimètres d’un des derniers distributeurs indépendants de films.

 

La Direction.

C’est autour d’une bière, engoncés dans un canapé Ikea, qu’Elsa et Aurélien décident en 2012 d’allier leurs forces pour se trouver une situation professionnelle épanouissante et relativement flexible sur les horaires. Après avoir écarté la possibilité de fonder un groupe de rock, ils décident de s’orienter vers le graphisme. C’est avec l’identité du “rooftop” Le Sucre qu’ils réalisent leur premier coup, s’en suivra celle du cinéma Comœdia, puis divers projets culturo-graphiques, entre scénographie et édition. Ils auront pour ce projet, la lourde charge de faire entrer au chaussepied, 10 ans de pornographie dans un livre.

 

Christophe Bier.

Assistant-réalisateur de Jean-Pierre Mocky de 1991 à 1997, Christophe Bier apprend à son contact toutes les mauvaises manières. Journaliste spécialisé dans les marges du cinéma de genre, de la littérature populaire et de la BD érotique, il écrit pour des magazines spécialisés (Mad Movies, Sofilm, Schnock), est chroniqueur depuis 2000 pour Mauvais Genres (sur France Culture) et réalise des documentaires pointus pour la chaîne Ciné +. Historien du cinéma érotique et porno, il rédige Censure-moi, histoire du classement X en France (L’Esprit Frappeur, 2000), dirige et édite le volumineux et remarqué Dictionnaire des films français pornographiques & érotiques 16 & 35 mm (Serious Publishing, 2011) et les recueils d’affiches Orgasmo 1 & 2 (Serious Publishing, 2013). Comédien de théâtre et de cinéma, il s’est travesti en conférencière pornophobe en tailleur strict au Centre Beaubourg, à l’invitation de Serge Bozon, et a interprété un sexologue reichien dans Pulsion, comédie pornographique d’Ovidie.

 

Clarence Edgard-Rosa.

Abandonnant l’apprentissage de la guitare à l’âge de quinze ans, elle n’a jamais monté le groupe de punk rock qui aurait dû prendre le relai des riot grrrl Bikini Kill. Née en 88, nostalgique de la décennie 70 où elle n’a jamais foutu les pieds, elle ne cède pourtant jamais aux sirènes du « c’était mieux avant ». Journaliste, elle est spécialiste des féminismes, des droits des femmes, des sexualités, du genre et de ses représentations. Elle a écrit pour Rue89, Technikart, Be, Marie Claire, Les Inrocks. Sa plume se ballade aujourd'hui dans les pages de Causette, Elle, Usbek & Rica et sur son blog pouletrotique.com. Elle publiera en octobre un abécédaire décalé et moderne du féminisme. Dans Pornographisme, elle explorera la place du féminin et du masculin dans le porno à travers les tags, version 2.0 de la titraille tapageuse pré-Internet.

 

Dalya Daoud.

La légende raconte que la nouvelle de sa naissance aurait inspirée à Blondie le titre Call me et à Idir son album Ay arrac-nneγ. Pour la presse quotidienne régionale et/ou culturelle, elle fût pendant plus de 10 ans l’une des journalistes les plus acharnées. Fatiguée de courir après l’actu et les mauvais groupes émergeants, c’est en fondant en 2011 la version lyonnaise de Rue89 qu’elle s’épanouit. Aujourd’hui redchef incontestée, sobre, efficace et dominatrice, elle donnera un peu de son temps pour explorer les subterfuges les plus audacieux utilisés par les producteurs pour contourner la censure made in France.

 

Stéphane Duchêne.

Né le jour de la création du RPR, il est devenu chroniqueur culturel sous la présidence de Jacques Chirac, bien que ça n'ait aucun rapport. Il écrit ou a écrit sur la musique de jeunes que les jeunes n'écoutent plus trop, la littérature (surtout celle qu'il a lu), la pop culture et, dès qu'il le peut, sur le sport pour l'hebdomadaire culturel Le Petit Bulletin, le mensuel Lyon Capitale et a fréquenté l'ours de magazines comme Standard ou Les Inrockuptibles. Il a vu très peu de films porno, n'a jamais fait de sextape faute de moyens. Il trouve que « salope » c'est un peu misogyne et a donc choisi de s'intéresser à la question du champ lexical de la femme/objet sexuel dans les titres de films de sexe.

 

Brice Domingues et Catherine Guiral.

Né d'une envie commune d'élargir le champ de la pratique du design graphique à toute forme de communication existante, les designers Brice Domingues et Catherine Guiral se sont associés en 2008 pour créer le studio officeabc. Atelier mobile fonctionnant sur le système de création à distance ou sur lieu commun, leurs méthodes s'intéressent à la mise en œuvre de processus liés au langage, aux images et aux liens obliques qui peuvent se faire entre les différents champs des pratiques artistiques. Ensemble, ils ont décidés de s’intéresser aux stratégies à l'œuvre dans la fabrication visuelle d’affiches de films pornographiques, interrogeant les notions d’anonymat, de permutation et de travestissement.

 

À quoi servira la collecte ?

Notre objectif minimum est collecter 20 000€, afin de fabriquer les 1500 premiers exemplaires du livre :

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35% - pour la numérisation des affiches originales et la réalisation de la maquette du livre.

35% - pour financer l’impression du livre de 96 pages en format 21x28, dos carré collé, couleurs sur papier.

17% - pour rémunérer les auteurs qui viendront vous raconter la folle histoire du cinéma classé X des années 70 et les graphistes qui viendront décoder pour vous les affiches de l’époque.

5% - pour la communication autour du projet.

8% - pour Kiss Kiss Bank Bank sans qui nous n'aurions jamais lancé ce projet.

 

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Néanmoins si nous parvenons au-delà de cette somme, voici ce que nous vous proposons :

 

A partir de 30 000€

Nous incluons la reproduction d'une affiche de film au format 40x60 dans chaque tirage du livre.

 

A partir de 40 000€

Nous incluons la reproduction d'une affiche de film au format 40x60 dans chaque tirage du livre. Et nous lançons une plateforme de vente en ligne d'affiches typographiques.

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Pornographisme

C’est en exhumant un fonds considérable d’affiches de films X des années 70-80, que Mickaël Draï et Christophe Chelmis décident de monter une exposition. Une exposition où le graphisme se frotte au mauvais goût, avec une caution morale empreinte de censure politique et de bonnes moeurs. C’est le succès de l'événement qui les pousse à la réalisation d’un...

Derniers commentaires

Thumb_autoportrait_expressioniste-1467403305
Bien reçu, il est super ! Le premier article est super intéressant (les autres aussi). Merci !
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BONJOUR j ai reçu mon livre.....trop bien par contre mon prénom dans les remerciements a été tronqué "eric joulia" est "ric joulia" un autre financeur dans les "j" a la meme mesaventure cdt
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Hello, Juste pour savoir quelle est la date prévue pour les premiers envois ... ?? Trop impatient de le recevoir !!!