Aidez-nous à porter la voix de 4 journalistes d'Alep en tournée pendant 1 mois dans toute la France ainsi que Genève et Bruxelles.

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Présentation détaillée du projet

 

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Quatre journalistes dont deux responsables d'agences de presse d'Alep seront en France, en Belgique et en Suisse du 8 mars au 10 avril 2016 dans le cadre du projet du Collectif des Amis d’Alep de Lyon

«Porter la voix des journalistes d'Alep » - 2ème édition 


Ils sont invités sur la période de la commémoration du 5ème anniversaire du début de la révolution syrienne.

 

Quelques photos !

 

Conférence à l'institut du monde arabe !  

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Louai Abo Aljoud à Genève.

 

http://tinyurl.com/hnmbsv9

Le cadre

 

Ce projet est porté par le Collectif des Amis d'Alep avec la participation de nombreux partenaires associatifs et institutionnels.

En novembre 2015, le collectif avait pu faire venir pour quinze jours deux des journalistes présentement invités grâce au soutien du Conseil régional de Rhône Alpes.

Ils avaient alors donné plusieurs conférences et conférences de presse, répondu à des interviews et étaient intervenus dans des lycées. 


 

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Voici quelques liens de leurs interventions (d'autres se trouvent mentionnés plus bas) :

 

Article Le Dauphiné 1: cliquer ici

Article le Dauphiné 2 : cliquer ici

Émission intervention dans un lycée : cliquer ici

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Lien documentaire de Sofia Amara avec interview de Louai Aboaljoud

Lien conférence Maison des journalistes

 


Nous avons pu cette fois faire bénéficier à quatre journalistes d'une invitation officielle du Conseil de la Métropole de Lyon dans le cadre de la reprise des relations entre Lyon et Alep (partie  sous administration de l'opposition).

Les deux villes avaient en effet vu leurs liens historiques se distendre en 2011 avec la rupture des relations diplomatiques entre Paris et Damas.

Pour rappel, le Gouvernorat d'Alep est actuellement divisé en quatre zones contrôlées par quatre forces en présence : le régime Assad, l'opposition, Daech et le PKK. La ville, elle, est jusqu'à ce jour essentiellement aux mains de l'opposition et, dans une moindre mesure dans celles du régime syrien.

 

Objectifs

 

L'absence de journalistes étrangers en Syrie conjuguée à la puissance des propagandes du régime syrien, de la Russie, de l'Iran et de Daech, notamment par le biais des réseaux sociaux, a largement contribué à opacifier notre vision du drame syrien et à alimenter les théories du complot, poussant un certain nombre de jeunes à se radicaliser.

Ce flou qui entoure le conflit syrien a fait également disparaître de notre champ l’existence des civils dont une partie d'entre eux, portée par de grands idéaux a fait le choix de rester sur place dans l'espoir d'un règlement du conflit.

L'objectif du projet est de témoigner de la situation à Alep et dans sa région où la société civile, qui a pu émerger à partir de 2012, parvient à s'organiser et à faire fonctionner différentes institutions créées dans le vacuum laissé par le retrait du régime et ce, malgré les bombardements incessants des aviations russe et syrienne.

 

Mise en œuvre

 

Le projet se déploie dans huit villes de France ainsi qu'à Bruxelles et à Genève (cf. les contacts des coordinateurs pour chaque ville plus bas) et s'articule autour de quatre axes principaux d'intervention :

 

- Conférences de presse et interviews dans les grands médias et la presse régionale ;

- Conférences publiques et tables rondes ;

- Témoignages auprès d'étudiants et d'élèves du secondaire dans le cadre de la lutte contre les théories du complot ;

- Rencontres avec des institutionnels et des politiques.

 

 

 

Les invités

 

Du reportage citoyen au journalisme professionnel en Syrie.

Quand la révolution éclate en Syrie en mars 2011, la première liberté que les Syriens s'approprient est celle d’informer dans un pays où tous les organes de presse sont totalement muselés par un régime omniprésent.

 

Dès les premiers rassemblements, les manifestants se filment et se photographient pour informer et faire connaître la nature pacifique de leur mouvement, d'abord à l’intérieur du pays puis à l’étranger dans l’espoir d’obtenir un soutien de la communauté internationale.

C'est ainsi qu'apparaissent de nombreux citoyens-reporters dont certains se sont professionnalisés par la suite : trois de nos invités ont suivi ce cursus à mi-chemin entre apprentissage par nécessité sur le tas et véritable formation professionnelle.

Reem Fadel a, quant à elle, commencé son travail de citoyenne-journaliste en écrivant des articles sur sa page Facebook puis dans des magazines en ligne.

 

 

• Reem Fadel, journaliste pour la chaîne Orient News.

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Lorsque la révolution éclate, Reem Fadel, titulaire d'un diplôme de troisième cycle en littérature arabe, poursuit des études d'arts dramatiques tout en enseignant l'arabe à des étudiants étrangers à l'Institut Supérieur de Langues de l'Université d'Alep.

 

Elle participe aux premières manifestations qui ont lieu à Alep et lorsqu'en 2012 la ville est séparée en deux,  son quartier se retrouve dans la zone sous contrôle du régime.

Bravant le danger, elle se rend régulièrement aux manifestations dans la partie libérée de la ville (Alep Est) et fait le choix de publier ses articles sur sa page Facebook sous son vrai nom.

Par ailleurs, elle fait du soutien auprès de femmes en difficulté en les aidant à monter de petits ateliers de couture et à commercialiser leur production. Elle fournit aussi  des manuels scolaires à des enfants déscolarisés suite au bombardement ou à la réquisition de leur école.

 

Toutes ces activités étant  considérées comme des entreprises terroristes par le régime, elle est arrêtée et torturée de décembre 2013 à février 2014.

 

Reem Fadel a beaucoup publié sur la révolution syrienne, les manifestations à Alep et sur la situation des civils. Elle a finalement décidé de quitter Alep et la Syrie fin 2015 avec ses parents âgés pour les mettre à l’abri des persécutions du régime. Elle exerce actuellement le métier de journaliste à Istanbul.

 

Article de Reem sur son traumatisme suite à son emprisonnement : ici

 

 

• Yousef Seddik, directeur d'Aleppo Media Center

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En mars 2011 au début du soulèvement Yousef Seddik étudiait la littérature à l’Université de Damas. Participant à des manifestations, il est poursuivi par les forces de sécurité il quitte alors Damas et rentre se réfugier chez lui à Alep où il organise des manifestations.

 

En 2012, l'Armée Syrienne Libre prend le contrôle de 70 % du territoire d'Alep et de sa province, ce qui suscite l’afflux de journalistes du monde entier : ils ont besoin de guides, de traducteurs, de fixeurs, de chauffeurs, de protection… Youcef Seddik y voit une chance de les aider.

 

Il participe à la création d'un lieu ressource pour les journalistes étrangers et les reporter-citoyens syriens qui veulent se former aux métiers du journalisme : l'Aleppo Media Center (AMC) est né.

Yousef Seddik y occupe le poste de directeur de 2013 à ce jour.

L’AMC fournit ses informations à différentes agences de presse internationales comme l’AFP ou Reuters.

http://www.amc-sy.net/

 

Documentaire de AMC en VF ici

Interview de Yousef par Télérama lors de sa visite en France : ici

 

 

• Zein al-Rifai, correspondant pour l'AFP

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Avant le début du soulèvement syrien, Zein al-Rifaï étudiait la littérature française à l'université d'Alep.

 

A partir de juin 2011, il commence à filmer les manifestations et à poster ses vidéos sur les réseaux sociaux.

 

En 2012 il devient fixeur pour les journalistes étrangers et, la même année, avec Youcef Seddik et d'autres reporter-citoyens, il participe à la création de l'AMC.

Il travaille alors pour des chaînes de télévision syriennes d'opposition comme Orient News ou Syria Tomorrow, et pour Al Jazeera avant de rejoindre l'AFP fin 2013 comme photographe indépendant puis avec le département vidéo.

 

Grièvement blessé à la jambe par un missile en août 2015, il doit se faire hospitaliser en Turquie où il termine actuellement sa convalescence. Il compte repartir à Alep dès qu'il sera entièrement rétabli.

 

Il est lauréat 2015 du prix Rory Peck qui récompense les journalistes free-lance.

 

Documentaire récompensé en VF ici

Reportage de l'AFP sur Zein : ici

 

 

• Louai Abo Aljoud, directeur de l'Agence de presse Pro-Media.

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En 2011, alors étudiant en biologie à la faculté de médecine d'Alep, il participe aux premières manifestations où il prend des photos et se fait arrêter.

Il passe deux semaines dans les prisons du régime de Damas où il subit la torture.

 

A l’été 2012, il filme la prise d'Alep par Armée Syrienne Libre.

 

Il suit des stages de formation au journalisme auprès du «London Center for Media Strategies» en Turquie.

 

Quand Daesh fait son apparition dans la région d'Alep et commence à opprimer tout organe de presse, il est menacé de mort et retenu six mois par le groupe terroriste. Il est libéré à la faveur de négociations menées par la rébellion.

 

Louai Abo Aljoud a fondé son agence de presse à Gazientep, à la frontière syro-turque, en 2014 et a procuré plusieurs reportages à différentes chaînes de télévision dont Al-Arabiya.

 

Interview de Louai par Radio France Bleue lors de sa visite en France : ici

 

 

Planning des événements publics : (en cours d'élaboration)

 

11 mars - 9H TOURS : table ronde (Assises du Journalisme)

12 mars - 15H PARIS : rassemblement commémoration 5ème année du soulèvement syrien

13 et 14 mars - RENNES : en cours de programmation

16 mars - 19H PARIS : réunion publique Salle Jean Dame 17, rue Léopold Balan

17 mars - 11H PARIS : conférence de presse au local de la LDH 138, rue Marcadet 
(en cours)


18  Mars - 18H30 PARIS :  Café citoyen au local de la LDH 


21 Mars - CAEN : le soir Conférence publique (en cours)


22-23 mars - GENEVE : (en cours)


23-24 mars - BRUXELLES : (en cours)


24 mars - 18H15 AIX EN PROVENCE : IEP


29 mars - MONTPELLIER : maison du Tiers Monde, salle Pitot (en cours)


29 mars - TOULOUSE : (en cours)


30 mars - CANNES : conférence école de journalisme (en cours)


4 avril - 17H30 - GRENOBLE : Conférence IEP

5 avril - LYON : conférence école de journalisme (en cours)


6 avril - 14H LYON : tables rondes ENS (en cours)


6 avril - 18H LYON : Conférence IEP

 

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Le Collectif des Amis d'Alep

 

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Depuis le début de la crise syrienne, des citoyens français comme des collectivités territoriales se sont mobilisés pour apporter leur soutien à la société civile syrienne qui ne se reconnaît ni dans le régime de Bachar el-Assad ni dans les groupes djihadistes.

La création du CAA (Collectif des Amis d’Alep) s’inscrit dans cette dynamique.

 

Découvrez ici notre charte qui a été signée entre autres par un grand nombre de chercheurs sur le Proche Orient, journalistes, responsables associatifs et politiques :

 

Liste des signataires ici

Page Facebook du CAA : ici

Un article du blog du Monde sur le travail du CAA ici

 

Les partenaires (liste non exhaustive)

 

Institutionnels :



 

Métropole de Lyon Mairie du 1er arrondissement (Lyon)


Institut du Monde Arabe (Paris) 

Sciences-Po Aix- Marseille


Sciences-Po Grenoble


SCPA Ecole de Journalisme (Lyon)


Ecole de Journalisme de Cannes


Forum des Droits de l'Homme (Bruxelles)


Assises internationales du journalisme (Tours)


Maison du Tiers Monde (Montpellier)


Iremam (Marseille)


Education Nationale
...

 

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Associations :



 

Media-Citoyens (Lyon)


FORSEM (Lyon)


Le réseau de la LDH


Action Syrie (Bruxelles)


Free Syria Montpellier


Collectif Pour une Syrie Libre et Démocratique (Paris)


IllaSouria (Paris)


Jasmin de Damas (Rennes)


Toulouse Syria Solidarité


Help Syria


La Maison des Journalistes


Le réseau des Clubs de la Presse
...

 

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etc.

À quoi servira la collecte ?

Soutenez activement ce projet !

 

«Porter la voix des journalistes d'Alep» a obtenu le soutien de la Métropole de Lyon dans le cadre de la reprise de contacts avec Alep qui ont été rompus en 2011 avec les autorités sous contrôle de Damas.


 

Cet engagement consiste en une invitation officielle pour faciliter l'obtention de visas et en une prise en charge leur vol depuis la Turquie Aller/Retour.

Ils bénéficieront d'un hébergement militant et tous les interprètes travaillent bénévolement.

 

L'ensemble des autres frais revient au Collectifs des Amis d'Alep et aux associations partenaires qui accueillent les 4 journalistes.

Nous estimons à € 4 026 le complément de financement nécessaire pour couvrir certains frais, notamment :

 

Budget prévisionnel en €:     

        

3 A/R Gaziantep-Istanbul : € 130  

 

Déplacements sur la région de Lyon : € 100  

 

Tickets de bus Lyon : € 140  

 

Tickets de métro/bus Paris : € 76  

 

Taxi* Paris : € 200

 

Billets de trains pour les 4 journalistes  (et pour certains endroits une interprète) :

€ 1 400

 

Frais conférences à Lyon et Grenoble (déplacements d'intervenants + repas) :

€ 1 000  

 

Frais alimentation Lyon et Paris : € 400  

 

Visas : € 180 (3X€60  par visa)

 

Argent de poche : € 400

 

*(Zein Al Rifaï, grièvement blessé aux jambes ne peut effectuer beaucoup trajets dans les transports en commun parisiens)

 

TOTAL € 4 026

 

Merci d’avance pour votre soutien !

 

Si la somme réunie venait à dépasser l'objectif de € 4 026, nous constituerions une cagnotte destinée à nos prochaines invitations.

 

 

 

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Charte du Collectif des Amis d’Alep Depuis le début de la crise syrienne, des citoyens français comme des collectivités territoriales se sont mobilisés pour apporter leur soutien à la société civile syrienne qui ne se reconnaît ni dans le régime de Bachar el-Assad ni dans les groupes djihadistes. Ainsi la ville de Fontenay-sous-Bois parraine... Voir la suite

Derniers commentaires

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Un grand merci pour cette initiative et vos efforts pour donner la parole aux Syriens qui portent une voix libre. Bien solidairement; Mathieu
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Salutations solidaires ! Mireille Bertho, LDH de Chambéry
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Je vous souhaite toute la chance possible....car du courage, vous en avez, alors que les gouvernements de nos pays sont si lâches que l‘on a honte! Merci et encore, bonne chance