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Présentation détaillée du projet

>>> EN QUOI consiste notre projet PORTRAITS DU SUD-KIVU ?

 

Avec l’aide d’un défenseur judiciaire de la région du Sud Kivu en République Démocratique du Congo (RDC), PHOTO HUMANIS INTERNATIONAL (ci-après « PHI ») souhaite mettre en place une coopération entre des photographes Rhône-alpins et des associations présentes dans la région du Sud-Kivu.

 

Ces jeunes photographes de la région Rhône-Alpes auront l’opportunité d’accéder à des lieux uniques pour réaliser des documentaires photographiques afin de dénoncer d’une part la situation des enfants issus des viols, et d’autre part les conditions d’exploitation des nombreuses mines de la région. Un troisième documentaire sera réalisé sur la création du Parc National Kahuzi-Biega qui répond à des problématiques de défense environnementale. Il mettra également en lumière les conséquences sociales pour les populations expropriées suite à cette création.

 

Parallèlement, deux documentaires vidéo seront réalisés par deux vidéastes professionnels sur ces trois mêmes problématiques.

 

Ils participeront également à la formation de dix futurs photographes issus d’associations, de populations, de journaux et d’étudiants locaux afin de leur permettre de développer leurs compétences en matière de communication. Ils aideront également la société civile à mettre en place les processus analytiques nécessaires à la réappropriation de leur identité visuelle pour la partager sur la scène internationale.

La restitution est une part essentielle du projet Portraits du Sud-Kivu. De retour en région Rhône-Alpes, nous exposerons les photographies prises durant le séjour. La projection des documentaires ainsi que les vernissages seront l’occasion de créer des rencontres pour sensibiliser aux thématiques présentées. Plus largement, elles ouvriront à une réflexion sur les différentes perceptions de la citoyenneté et du lien social.

 

 

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© Anthony Bouvier / © Fanny Vandecandelaere

 

 

I. L'absence de prise en charge des femmes victimes de viol et des enfants qui en sont issus au Sud-Kivu

 

La République Démocratique du Congo est aujourd'hui tristement connue pour son taux de viol extrêmement élevé. Les auteurs de ces crimes sont soit des personnes prenant part aux conflits armés, utilisant le viol comme arme de guerre (militaires de l'armée régulière, membres des différents groupes rebelles) ; soit les civils qui, profitant de la quasi-absence de l'autorité publique et/ou des failles des institutions publiques, s'adonnent à des actes de violence sexuelle contre les femmes, les enfants et les personnes âgées, généralement considérés comme étant les plus vulnérables.

 

Ces viols ont, directement ou indirectement, fait d'autres victimes, à savoir, les enfants qui en sont issus. En effet, dans un pays où ne sont pas développées, répandues et/ou socialement acceptées les différentes méthodes de contraception, nombreuses sont les femmes qui tombent enceintes à la suite d'un viol, ou de viols successifs. Ces derniers sont subis lors d'enlèvements pratiqués par des membres des groupes armés étrangers composés essentiellement des rebelles venant des pays voisins (Rwanda, Burundi, Ouganda). L’État congolais n'a, quant à lui, aucune emprise sur eux et n'exerce aucun contrôle sur le territoire qu'ils occupent ; ce qui rend d'autant plus compliqué le sort des victimes directes du viol et les enfants issus de celui-ci.

 

Leur situation mérite une particulière attention en ce sens que la grande médiatisation des viols commis à l'Est de la RDC occulte souvent la question de la prise en charge de ces enfants dont presque personne ne veut. Ainsi, à travers la photographie et la vidéo, PHI voudrait permettre à ces enfants et à leurs mères de raconter leur histoire en vue d'aboutir à des solutions plus durables de prise en charge.

 

Par le biais de ces documentaires et en partenariat avec différentes associations, nous souhaitons sensibiliser les citoyens de la région Rhône-Alpes sur le non-respect des droits de l’Homme dans la région.

 

 

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© Fanny Vandecandelaere

 

 

 

II. L'exploitation des ressources minières au Sud-Kivu

 

La République Démocratique du Congo est connue tant pour la richesse de sa terre que la diversité de ses ressources minières. A elle seule, la région du Sud-Kivu dispose d’importants gisements d'or, de coltan et de cassitérite. Ces derniers sont exploités tant de façon artisanale qu’industrielle. Dans le cadre de chacune de ces méthodes d’exploitation il est possible d’observer des pratiques contraires aux droits de l’Homme : travail des enfants, travail forcé et servitude, destruction de l’environnement, expropriations, etc. De nombreuses tensions se créent entre les exploitants et les communautés locales liées au non- respect du cahier des charges que devraient remplir les sociétés minières, à l'exposition aux risques de pollutions et au non partage des richesses. A travers la photographie et la vidéo, PHI permettra aux victimes de ces situations de s'exprimer et de faire entendre leur voix au-delà des frontières de leur pays.

 

L’utilisation de ces minerais est d’autant plus sensible qu’elle concerne tous les aspects de notre vie moderne. Ils sont notamment utilisés pour la production de matériel électronique (Smartphones, ordinateurs, écrans, etc.). Notre objectif sera ici de sensibiliser le consommateur rhône-alpin sur les conditions d’exploitation et la provenance des matières premières présentes dans leur quotidien.

 

 

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© Anthony Bouvier / © Fanny Vandecandelaere

 

 

 

III. Le parc Kahuzi-Biega, un parc national au cœur d'un conflit régional

 

La République Démocratique du Congo est enfin connue pour sa faune et de sa flore. Région tropicale humide, le Sud-Kivu concentre une grande partie de cette richesse. L’État, aidé de nombreuses associations, les met en valeur notamment par la création du Parc Kahuzi-Biega. Ce parc est connu pour abriter l’une des dernières populations de gorilles des montagnes. Inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril à la suite de la Seconde guerre du Congo en 1997, cette partie de la région, couverte d’une forêt tropicale primaire, contribue à la richesse de l’écosystème planétaire et doit être mise en valeur. Cela ne doit pas faire oublier que ce Parc s’est construit sur l’expulsion de populations locales Shi, Tembo et Rega, qui sont aujourd’hui devant la justice pour réclamer la réparation du préjudice lié à leur expropriation.

 

Le travail réalisé pour la protection de la faune et de la flore locale, ainsi que le combat des anciens ha- bitants de la forêt pour retrouver des conditions de vie décente doivent être mis en avant.

 

À travers la photographie et la vidéo, PHI donnera une opportunité à ces populations oubliées d’exprimer leurs revendications et aux organisations de défense de l’environnement de montrer le travail réalisé ainsi que les difficultés qu’elles ont pu rencontrer. Ces témoignages seront diffusés à notre retour. Ils ouvriront à la réflexion sur les frictions qui existent entre la protection de l’environnement naturel et la défense des intérêts des populations locales.

 

 

 

 

QUI ?    >>>>>> L'équipe >>>

 

 

Anthony BOUVIER >>> est né en 1989, il vit et travaille à Lyon. Après de courtes études dans le cinéma, il débute en tant que cadreur indépendant, entre Lyon et la capitale, pour des projets vidéos aussi nombreux que variés. La photographie s’est immiscée dans sa vie au cours de ses différents voyages, jusqu’à devenir une passion. Sur sa route, des toits aux catacombes, il perfectionne son style enrichi de rencontres et d’expériences. Animé par l’envie de faire du reportage à travers le monde, il continue sa route afin de parvenir à ses ambitions.

 

 

Fanny VANDECANDELAERE >>> née en 1985, vit et travaille à Lyon, diplômée d'un master de l’école nationale des arts décoratifs de Paris. Elle développe depuis plusieurs années, à travers la photographie et la vidéo, un travail sensible qui s’articule autour de sa perception du paysage et de la manière dont l'homme entretient un rapport privilégié avec son territoire. L'humain, qu'il soit présent ou hors champ est au centre de ses préoccupations. En opposition à un travail fictionnel de mise en scène, Fanny préfère capter la beauté là où on ne l'attend pas, là où on a plus l'habitude de la contempler. Elle saisie l'énergie des rencontres sans se cacher derrière son objectif mais bien en vivant l'expérience de l'autre dans ce qu'il a d'universel et de singulier.

 

 

Jonas BADEROU >>> est né en 1990, il vit et travaille à Lyon. Il se consacre depuis ses 18 ans à la photographie argentique et plus particulièrement au noir et blanc, revenant aux origines de ce medium. S'intéressant à la technique qui se cache derrière la prise de vues, il développe ses propres pellicules. Les images qu'il produit, tirées d'errances, jouent sur des contrastes marquées et la texture des objets sur lesquels il pose son objectif. Son travail est porté par la volonté d'appréhender, tel Eugène Atget l'emprunte du temps qui passe et d'en déceler les traces. 

 

 

Charles MUGARUKA MUPENDA >>> Défenseur judiciaire près les Tribunaux du ressort de la Cour d’Appel de Bukavu, il est Assistant d'enseignement et de recherche à la Faculté de Droit de l’Université Catholique de Bukavu. Il est détenteur d’un Master en Droit international des droits de l’homme. Il poursuit actuellement ses études de Master en Droit de l'environnement, ainsi qu'un Diplôme d'Université en Criminologie clinique dans le cadre duquel il rédige actuellement un mémoire sur la pertinence de la politique pénale face à la problématique des enfants issus du viol en République Démocratique du Congo. Il a une bonne expérience de travail sur les questions touchant aux droits des peuples autochtones et a réalisé un stage au Département des Normes Internationales du travail, Programme 169 de l'Organisation Internationale du Trravail sur la promotion des droits des peuples autochtones.

 

 

Tristan DEFAY >>> Juriste spécialisé dans les droits de l’Homme, Tristan découvre sa passion pour la photographie depuis le début de ses études. Il décide progressivement d’allier son esprit militant à l’artiste et deviens cofondateur de Photo Humanis International. Passioné aussi de voyages il a vécu en Chine, aux Etats-Unis et en Suisse où il a collaboré avec la Fondation Terre des hommes. Aujourd’hui il dédie son temps libre à son équipe de Roller Derby.

À quoi servira la collecte ?

>>> Quels sont nos OBJECTIFS ?

 

Permettre aux habitants du Sud-Kivu de raconter leur histoire et de se réapproprier de leur image sur la scène internationale par le biais de la création d'une formation technique et pratique à la photographie.

 

Pour ce faire, nous nous proposons de :

- Rendre visible le travail des associations et des ONG.

- Permettre aux communautés locales d’exprimer visuellement leurs situations et leurs projets.

- Mettre en valeur les richesses humaines et naturelles.

- Mettre en place un échange entre photographes de la région du Sud Kivu et la région Rhône-Alpes.

 

LES AVANCÉES de notre projet :

Notre partenariat avec des associations locales à déjà bien avancé. En effet, l’hébergement, la nourriture et une partie du transport des cinq personnes qui partiront seront pris en charge.

Nous disposons également d'appareils photographiques qui nous ont été donnés afin de faciliter la création d'un studio photographique pérenne sur place. Ces appareils seront également utilisés pour la réalisation des documentaires.

 

 

>>> À quoi va servir le FINANCEMENT ?

 

Avant tout, nous cherchons à financer prioritairement les frais de déplacement qui représentent une partie importante du budget de notre projet. Sans cela, notre projet sera impossible à réaliser.

Pour que la réalisation de notre projet, cinq personnes partiront au Sud-Kivu participant aux réalisations photographiques, aux formations de photographes et à la coordination du projet sur place.

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Photo Humanis International

Photo Humanis International est née d’une volonté de créer un lien entre Photographes et Associations. Notre objectif est double. D’une part, nous souhaitons promouvoir le travail des associations travaillant sur des thématiques culturelles, humanitaires, de développement de défense des droits de l’Homme et environnementales par le biais de la... Voir la suite

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J'espère de tout coeur que vous allez avoir les fonds nécessaires. Bon courage