Création mondiale de la pièce "TEREZIN" au Théâtre sous le Toit, dans l'ancien camp de concentration de Terezin et à Prague( 26-30/09/2013)

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The project

 

 

 

Qu'est ce qu'un homme, si on peut entasser des centaines de personnes dans des wagons à bestiaux, des ghettos et des chambres à gaz ? Qu'est ce qu'un homme lorsqu'il est privé de son nom qu'il devient un numéro qui attend la mort ... Demain, dans une heure, dans une minute, l'engagement des hommes et des œuvres artistiques peut-il restituer une telle tragédie humaine ?

 

 

"Il faut transmettre un message dans notre monde actuel devenu inquiétant à plus d'un titre, construire une passerelle entre un passé pas si lointain et l'avenir, éveiller les consciences endormies et faire naître la réflexion notamment chez les nouvelles générations". Germaine Tillion.

 

L'histoire a une fâcheuse tendance à se répéter … surtout si on la considère seulement comme de simples pages jaunies dans des archives poussiéreuses. Les exemples du Rwanda ou de l'ex-Yougoslavie, pour n'en citer que deux, montrent que le génocide est encore d'actualité. Comment espérer que l'horreur puisse être évitée ? Ne pas oublier et transmettre la mémoire aux plus jeunes afin qu'ils puissent à leur tour la restituer aux générations futures.

 

"Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l'oubli ».  Elie Wiesel

 

MEMORIS

 

présente

 

POUR NE JAMAIS OUBLIER OU UNE CARAVANE POUR LA MEMOIRE, trilogie de Jaromir Knittl et Ghislaine Grillon d'après oeuvres, documents et témoignages de 1943-1945.

Septembre 2013/août 2015.

 

TROISIEME  ET DERNIER VOLET : TEREZIN OU LE CABARET BRUNDIBAR, de Jaromir Knittl et Ghislaine Grillon, oratorio théâtral, chanté et dansé. Ce spectacle réunit des interprètes de tous âges, aux expériences théâtrales diverses, professionnels, débutants, amateurs éclairés.

Composer, chanter, danser à la barbe des geôliers nazis pour défendre sa dignité, combattre l'inhumanité des camps par la dérision, comme dans l'oeuvre de Germaine Tillion «Le Verfügbar aux enfers ou une opérette à Ravensbrück», le film «Le dictateur» de Charlie Chaplin, la comédie musicale «Cabaret» ou encore le film «La vie est belle» de Roberto Begnini, tel est l'esprit de cette pièce. Dans ce spectacle, «les brundibars» sont les bourreaux, «les cyclistes» les victimes. Cette pièce est une fiction qui s'inspire de personnages, textes, poèmes, témoignages, musiques, et faits authentiques entre 1943 et 1945.

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Synopsis

Un convoi de personnes «déplacées» de Prague arrive au ghetto de Térézin en Tchécoslovaquie, ville «modèle», cadeau d' Hitler («Fureur Sacrée») aux juifs («les cyclistes»), et prison pour opposants. Parmi elles, la famille Meisselschwein, uniquement composée de femmes.

 

UN APERCU DES REPETITIONS

 

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projet d'affiche

 

 

DEUXIEME VOLET : UNE MAISON D'ENFANTS AU COEUR DE LA TOURMENTE

de Jaromir Knittl et Ghislaine Grillon, théâtre musical, réécriture de la pièce créée en 2008.

DNA - Pays de Barr. Théâtre

« Le Théâtre du Piémont des Vosges offrait récemment une belle soirée sous le signe du théâtre musical. Près de 80 personnes ont salué la performance des jeunes artistes pour leur prestation à Andlau dans deux spectacles. Le public a découvert en avant première, et même en avant-veille, les pièces qui furent joués le lendemain à Paris. Jouée, chantée et dansée, la pièce « Une maison d'enfants au coeur de la tourmente », inspirée de l'histoire réelle des enfants d'Izieu sous l' Occupation, a été présentée par les jeunes élèves du Théâtre du Piémont des Vosges. Formés et dirigés par le metteur en scène Jaromir Knittel, les comédiens ont traité l'oeuvre avec beaucoup de délicatesse. L'auditoire s'est laissé entraîner dans l'histoire tragique de cette colonie d'enfants juifs réfugiés à Izieu: les acteurs jouent, dansent et chantent dans une succession de tableaux qui décrivent les moments de tristesse lettres rédigées aux parents alternés aux temps joyeux batailles de polochon, anniversaire de la directrice Milena, danse charleston. En filigrane reste la guerre et l'espoir pour les enfants de retrouver la liberté. Mais ils connaîtront un autre sort, celui de la déportation, un matin d'avril 1944. Le soin apporté au décor et à ses accessoires, les airs sublimes de Yann Tiersen, mais surtout l'authenticité des acteurs et actrices, notamment Nicolas Schumacher dans le rôle d'Arnaud très à l'aise et Eva Bauer dans son premier rôle, ont contribué à rendre la pièce attachante. Jaromir Knittel s'est dit fier de voir progresser ses élèves dont certains ont 5 ans d'expérience: « ils font un merveilleux théâtre » déclarait-il. La troupe de comédiens français et tchèques a en effet été récompensée en avril dernier par le grand prix franco tchèque du festival de Brno. »

Lydie Bischoff

 

Andlau : Aimer le théâtre, respecter l'indicible

« Les élèves du théâtre du Piémont ont présenté une pièce sur les enfants juifs raflés durant la guerre avant de la jouer à Paris. Respect!

Après leurs prestations au festival d'Avignon 2008 on ne les entendait plus. La représentation des élèves du Théâtre du Piémont samedi soir à Andlau est une véritable renaissance. En plus le lendemain, jour de la Pentecôte, ils étaient au théâtre de la Passerelle à Paris dans le cadre d’un concours national des jeunes troupes! Il faut leur tirer le chapeau, car si jeunes, «ils aiment le théâtre et le pratiquent avec respect pour eux et pour le public», s'est enthousiasmé Jaromir Knittel. Une maison d'enfants dans la tourmente est une oeuvre de Jaromir Knittel et Ghislaine Grillon. Largement inspirée de faits réels s'étant déroulés en Belgique et en France, notamment à Izieu, elle a permis aux élèves de cette classe de théâtre de s'illustrer de la manière la plus authentique. Des enfants de 7 à 17 ans, juifs pour la plupart, vivent la devise «Travailler, apprendre, survivre». Ils ont vécu comme savent admirablement le faire des enfants, même devant le poids cruel des épreuves. Ces élèves-là, dont certains rêvent de devenir comédien, sont, certes, restés des enfants, mais évoluent avec cette force d'êtres qui croient en ce qu'ils font et sont. Les moments tragiques sont en filigranes, pesants et lourds de menace, néanmoins les enfants profitent de la moindre étincelle de fête pour métamorphoser ces instants en grâce. Quant à la musique de Yann Tiersen, fort à propos, elle contribue à donner ce relief dramatique qui a tenu en haleine les spectateurs plus nombreux que prévus. Les élèves sont magnifiques d'intensité, natures et si pros toutefois. L'histoire nous rappelle que ces enfants ont été sauvagement raflés un matin d'avril 1944, pour mourir atrocement à Auschwitz. La chorégraphie est de Marjorie Auburtin, le chant étant dirigé par Eve Corneaux.

 

PREMIER VOLET : QUAND J'ETAIS VERFUGBAR d'après «Une opérette à Ravensbrück ou le Verfügbar aux enfers» de Germaine Tillion avec Ghislaine Grillon.

 

Ecrite dans le camp de Ravensbrück en octobre 1944, la pièce Une opérette à Ravensbruck, Le Verfügbar aux enfers de Germaine Tillion porte en elle les valeurs de résistance, d’intégrité, d’entraide et de solidarité. L'amitié indestructible née dans l'horreur, entre ces femmes rescapées du camp, m'a touché. J’ai été profondément bouleversé par cette trace d’humanité que les déportées de Ravensbrück ont inscrite dans l’histoire des camps. Germaine Tillion, femme d’exception, a revivifié ma conscience de citoyen, pour ne jamais oublier...

Jaromir Knittl.

 

Germaine Tillion

Disparue en 2008 à l'âge de 101 ans, Germaine Tillion était ethnologue. Dans les années 30 elle a parcouru le Sud algérien. Lors de la débâcle, elle est revenue en France et s'est engagée dans la résistance, prenant des responsabilités. En 1942, elle est dénoncée par un abbé collaborateur. Après plusieurs mois à Fresnes, elle est déportée en 1943 à Ravensbrück, en Allemagne, seul camp où sont internées uniquement des femmes. Elle portait sur la poitrine un triangle rouge, comme tous les prisonniers politiques. Dans cet enfer, elle devint «Verfügbar», elle refusait de participer aux tâches quotidiennes, de travailler, et subit brimades et réprimandes. C'est ici qu'elle écrivit son opérette, pour divertir les autres déportées. Dans cette oeuvre, une détenue chantait ainsi «J'irai dans un camp modèle avec tout confort, eau, gaz, électricité, le choeur répondait: «gaz surtout»... Le texte resta longtemps dans l'ombre, par peur que son cynisme ne déroute ou insulte la mémoire.

L'ethnologue a résisté toute sa vie aux oppressions, à la torture, aux violences faites aux femmes dans le monde. Voici ce qu'elle écrivait à la fin de sa vie :

«Au terme de mon parcours je me rends compte combien l'homme est fragile et malléable. Rien n'est jamais acquis. Notre devoir de vigilance doit être absolu. Le mal peut revenir à tout moment, il couve partout et nous devons agir au moment où il est encore temps d'empêcher le pire.»

«Si j’ai survécu je le dois à coup sûr au hasard, ensuite à la colère, à la volonté de dévoiler ces crimes et, enfin, à la coalition de l’amitié, car j’avais perdu le désir viscéral de vivre …Le groupe donnait à chacun une infime protection (manger son pain sans qu’on vous l’arrache, retrouver la nuit le même coin de grabat....), mais il donnait aussi une sollicitude amicale indispensable à la survie. Sans elle, il ne restait que le désespoir, c’est-à-dire la mort."

Germaine Tillion.

 

Le camp de Ravensbrück

Il fut ouvert le 18 mai 1939. Les 867 premières prisonnières transférées du camp de Lichtenburg en Saxe sont allemandes. A la fin de l’année 1942, la population carcérale était passée à 10 000, pour atteindre plus de 45 000 en janvier 1945. Parmi elles, des enfants arrivés avec leurs mères juives ou roms, ou nés sur place. Ce camp de femmes a compté 25 nationalités différentes.

Les détenues portaient un triangle coloré selon leur catégorie, une lettre au centre indiquant leur nationalité : rouge pour les prisonnières politiques, jaune pour les juives, vert pour les criminelles de droit commun, violet pour les Témoins de Jéhovah, noir pour les Tziganes, et toutes les «asoziales», honte de la race aryenne (les chômeurs de longue durée, les vagabonds, les marginaux, les alcooliques, les drogués et certains malades mentaux, mais aussi, les prostituées, les femmes qui employaient des contraceptifs, les lesbiennes, et les enfants des «asoziales»). Entre 1942 et 1943, pratiquement toutes les prisonnières juives furent envoyées à Auschwitz dans le cadre de la Solution finale. Le camp de Ravensbrück fournissait la main d’oeuvre bon marché (kommandos extérieurs) dans les ateliers et les usines allemandes jusqu’en 1942. Les prisonnières qui n’étaient pas embauchées (les Verfügbar) constituaient la main d’oeuvre affectée au tri du butin des pillages des SS à travers l’Europe occupée. Les prisonnières jugées inaptes au travail étaient battues, tuées par balle ou exécutées à l’infirmerie du camp. Elles furent ensuite transférées à Auschwitz et vers d’autres centres d'extermination. A partir de l'été 1942, des expériences médicales furent menées sur des jeunes détenues polonaises, appelées «les lapins». Les corps des détenues décédées étaient brûlés au crématorium situé près de Fürstenberg jusqu’en 1943, date à laquelle les autorités SS construisirent un four crématoire à proximité du camp. A l’automne 1944 vint s’y ajouter la construction d’une chambre à gaz. Plusieurs milliers de détenues y furent exécutées entre la fin janvier 44 et avril 1945, juste avant la libération du camp.

Source : Wikipédia et afmd22.com (Association française pour la mémoire de la déportation)

 

 

La première création, Festival Avignon off 2008

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en spectacle !

 

«Quand j'étais Verfügbar» s'inspire de l'opérette revue inachevée «Le Verfügbar aux enfers», l'oeuvre la plus étonnante jamais écrite dans et sur les camps nazis par une détenue politique française, Germaine Tillion, femme courageuse et engagée, qui réussit à combattre et à survivre à la barbarie grâce à l'humour et à la dérision.

D'abord à Avignon OFF en 2008, l'année du décès de l'ex-déportée et centenaire, puis à Paris et en Alsace en 2010, Jaromir Knittl a de nouveau rendez-vous en 2015 dans le Var avec Germaine Tillion et ses «verfügbar».

A partir de ce texte, et pour cette re-création, le metteur en scène - dramaturge apporte un nouvel éclairage en situant l'action durant la courte période entre la libération miraculeuse et le retour en France de Germaine Tillion, période durant laquelle elle fit un séjour dans un établissement de santé de la Croix Rouge en Suède au bord de la mer du nord, à Goeteborg, en compagnie d'une jeune infirmière.

Ce spectacle de mémoire, pour tout public, peut être joué dans différents lieux qui ne sont pas nécessairement des salles de théâtre. Proposé dans les collèges, lycées et universités (spectateurs à partir de 13 ans), son objectif est avant tout pédagogique.

Une présentation est proposée avant le spectacle afin de permettre au public de mieux appréhender le contenu parfois cru, souvent déconcertant ainsi que le contexte historique A l’issue ou dans les jours qui suivent le spectacle, nous proposons un débat dont le message principal est le devoir de mémoire et de conscience. C’est aussi un appel à la vigilance pour la défense des droits de l'homme. Les animateurs sont parfois, selon les possibilités, accompagnés par un survivant de la Shoah.

 

 

 

Why fund it?

L'ensemble des participants au spectacle dont dix comédiennes est bénévole. 

La collecte servira aux transports aller retour de la troupe Nice/Prague/Nice..

La comptabilité de l'opération sera visible à la demande de tous les donateurs. Toutes les représentations seront offertes gratuitement aux élèves des écoles primaires, collèges et lycées ainsi qu'aux étudiants et chômeurs.

 

 

 

 

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Mémoris

L'association MEMORIS a pour but de susciter et propager la transmission de l'histoire et en particulier du devoir de mémoire, auprès de toutes les générations, à travers des actions culturelles, principalement la présentation publique d'oeuvres littéraires ou dramatiques sous forme de lectures, spectacles, conférences, animations etc ... L'association... See more