L'adaptation scénique de la bande dessinée d'Olivier Ka et Alfred primée à Angoulème. Un sujet extrêmement fragile. Un énorme défi...

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Présentation détaillée du projet

 

UNE BANDE DESSINEE

 

Pourquoi j’ai tué Pierre est initialement une bande dessinée réalisée par Alfred (dessins) et Olivier Ka (scénario). Elle a reçu le Prix du Public à Angoulême en 2007. Elle est aujourd’hui traduite en plusieurs langues mais n’a, à ce jour, encore jamais été adaptée pour le théâtre professionnel.

 

Ce récit autobiographique évoque la reconstruction psychologique d’un adulte des années après avoir subi une agression à caractère sexuel. Il couche sur le papier son parcours d’enfant jusqu’à l’âge adulte puis en parle à un ami dessinateur. Cette histoire est donc aussi celle de la naissance d’une BD. Un livre qui fera office d’arme symbolique pour tuer l’agresseur et, sans doute partiellement, la portée psychologique de son geste.

 

Loin du sensationnalisme des affaires pédophiliques qui agitent les médias, Pourquoi j’ai tué Pierre a la force d’un récit universel par sa simplicité et, malheureusement, une certaine forme de banalité. C’est précisément pour ces raisons que cette histoire est essentielle.

 

C'est donc un immense pari d'adapter cette bande dessinée et de s'attaquer à ce sujet sur scène.

 

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UN SPECTACLE

 

Comment envisager ce petit chef d’œuvre de papier dans une relation directe d'homme à homme? Comment, dans un temps réel, celui de la représentation, créer une rencontre entre Olivier et les spectateurs ?  

 

Le chemin de vie d'Olivier, bien que personnel, n'est nullement unique. Il peut ressembler à la trajectoire d'un grand nombre de gens. C'est pour cette raison qu'il nous semble nécessaire de ne pas l'enfermer dans une enveloppe corporelle définie. Olivier peut être petit, grand ou gros. Il peut avoir aujourd'hui 30 ans tout comme il peut en avoir soixante. Il peut être une fille ou un garçon. Olivier est potentiellement tout le monde. Il est donc pluriel, choral.

 

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Pour ce faire, la distribution sera répartie sur trois comédiens (deux hommes et une femme de générations différentes). Tous interpréteront le rôle d'Olivier. Tous, par le biais d'un travail choral, seront la voix d'Olivier.   Le reste des personnages sera distribué de façon traditionnelle sur ces trois mêmes comédiens. Nous conserverons ainsi des balises « classiques » afin de ne pas perdre le spectateur en route. A ces deux niveaux de jeu (Olivier + les autres personnages), viendra s’adjoindre un troisième niveau à charge de chaque comédien. Ce troisième niveau - qui pourrait somme toute être le premier - sera celui du comédien lui-même. Celui du comédien qui partage le même espace que le spectateur, le temps de la représentation. Il nous paraît très important de faire apparaître cette collégialité humaine face à une histoire dure mais nourrie d’espoir. Il n’y aura pas de quatrième mur. Spectateurs et comédiens sont ensemble face au fléau. Jamais absents du plateau, les comédiens “hors personnage” apparaîtront ponctuellement entre les phases de jeu.    

 

 

UNE EQUIPE 

 

Comédiens Julie Duroisin (Emma, Purgatoire, ...),  François-Michel van der Rest (Causerie sur le lemming, McBeth de la Cie Arsenic, ...) et Sylvain Daï (L'enfant mouche, ...)

Mise en scène: Jean Vangeebergen

Scénographie: Pascale Fichers

Régie lumière: Simon Renquin

Diffusion et administration: Laurent Pirotte

Production: Compagnie Transhumance

Animation: Françoise-Louis Morin

 

 

UN ESPACE VISUEL

 

Il est vain de vouloir tenter une reproduction de la sphère graphique d’Alfred sur le plateau. Ce monde visuel appartient au papier et toute tentative de vouloir le contraindre aux planches donnerait un résultat bancal dans le meilleur des cas.
Par ailleurs, le parti pris de distribuer le personnage d’Olivier sur des comédiens très différents hypothèque d’entrée de jeu cette option.

 


Ici, l’histoire se déroule à différentes époques, mais il n’y a pas autant de décors : l’espace se doit d’être synthétique et évolutif, c’est une « machine à jouer ». Le décor est un personnage qui complète la distribution de la pièce, qui offre ce que ni la lumière, ni le son, ni les comédiens ne peuvent ou ne doivent amener. Il faut multiplier les couches de lecture sans être redondant, sans créer de pléonasmes. 


 

C’est donc avec les outils du théâtre que nous prendrons en charge l’univers de 
Pourquoi j’ai tué Pierre.
Le travail scénographique accompagnera les comédiens sur le principe de mécanique émotionnelle précité. Bien qu’unique, le décor tentera la synthèse des différents « bains de trempage » sous forme de ce qu’il convient donc d’appeler une machine à jouer. Cet espace de jeu devra donc suivre ce que les comédiens dégageront en tant qu’espace mental, l’espace mental d’Olivier, son bagage. Composée d’objets usuels touchant à la mémoire collective (et une forme de nostalgie), la géographie des lieux se dessinera au fil du travail de plateau, collant au plus juste de la circulation et des schémas corporels mis en place par les comédiens. Parallèlement à ce travail, nous nourrirons ce grand espace mental d’accessoires agissant en tant que “cellules mentales”, comme autant de Madeleine de Proust. Libres d'apparaître et de disparaître sans jamais quitter la scène, ces objets seront potentiellement les rouages de notre machine à jouer. 


 

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UN UNIVERS SONORE 


 

L’univers sonore, musical, sera quant à lui le levier de prédilection pour situer le récit sur l’échelle du temps. En ce sens, il sera complémentaire à la scénographie tant il nous semble important de fixer l’action dans son contexte historique.

 

Le contexte historique, nous l’avons vu plus haut, est loin d’être anodin. Il nous semble donc important de marquer tout à la fois la notion du temps qui passe (plus de 20 ans) et de fixer ce temps dans l’Histoire.
Toutefois, l’histoire d’Olivier n’est pas une “vieille histoire d’un autre temps”. C’est une histoire universelle et intemporelle. Pour éviter cette lecture “rétro” de la part d’un jeune public, nous désirons utiliser un son “d’ici et de maintenant” dont les samples feront directement référence au répertoire anglo-saxon de l’époque évoquée. Ce procédé fera écho au hit-parade français dont a été truffé le texte.

Le spectateur pourra ainsi en dégager les résonances actuelles tout en restant dans l’émotion. Une recherche dans les hit-parades (creusets d’une certaine mémoire collective) de ces 30 dernières années sera donc bien utile !

 

 

UN PLANNING

 

Création en mai et juin 2013.

Avant première aux Rencontres du Théâtre Jeune Public de Huy - Août 2013

Première au Centre Culturel de Braives - 19 octobre 2013

 

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Cette somme servira à financer la création du décor... il y a notamment un solide meuble à tiroir à construire de telle sorte qu'il puisse nous suivre en tournée... il y a aussi tout un dispositif d'éclairage avec des projecteurs dias à mettre en place et avant tout à acheter... 

 

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Compagnie Transhumance

Compagnie de théâtre jeune public créée en 1988. Subventionnée par la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis 1996. En résidence permanente à la Ferme de la Dîme.

Derniers commentaires

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Yessss! Un énorme merci à tous. Objectif atteint. On le dépasse ?
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bonne continuation a vous pour ma participation vous pouvez m'envoyé un message inbox
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Déjà vu le projet initial avec des passionnés "non pro" ... Une MERVEILLE !!! Impatient de retrouver les (nouveaux) pros choisis ... dont ma "Juju" ... ;-) Bjr à Jean !