J'ai photographié l'intérieur de douze prisons Belges durant plus de trois ans afin de témoigner de la réalité du monde carcéral.

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Présentation détaillée du projet

Le livre "PRISONS" aux éditions André Frère

 

Après avoir terminé mon reportage sur la police et publié mon premier livre, il me semblait essentiel d'achever mon deuxième reportage basé sur le système judiciaire en publiant un nouvel ouvrage. C'est avec joie que je m'associe avec la maison d'éditions André Frère afin de réaliser mon nouveau livre "PRISONS" dont la parution est prévue pour fin juin 2015.

Le livre comportera 208 pages plus 4 pages de garde au format fini de 21 X 25,8 cm, relié, imprimé en bichromie.

 

Un lancement de l’ouvrage aura lieu durant le festival des Rencontres d'Arles entre le 8 et le 11 juillet 2015, puis nous organiserons des signatures et présentations à Perpignan durant Visa Pour l'Image, Paris et Bruxelles à partir de septembre 2015.

 

 

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Le reportage

 

Ce travail témoigne d’un reportage autofinancé depuis 2011 au sein d’une dizaine d’établissements pénitentiaires, dans le prolongement d’une étude de plusieurs années consacrée à la Police belge et à son travail de terrain. PRISONS a pour but d’ouvrir le regard sur les détenus ; de mettre la lumière sur les carences d’un système judiciaire et carcéral obsolète et pourtant inscrit, encore aujourd’hui, dans le pays qui m’a enseigné les idéaux de justice et d’humanité. Pourquoi ferme-t‐on les yeux sur les destins brisés ? Sur ceux qu’ils brisent ? Ces images mettent ces fractures à nu et révèlent, dans cette nudité, le tribut d’un modèle sociétal qui exacerbe les tensions et l’agressivité, l’échec, l’excès et la folie, la foi et la passion, la pauvreté. Elles exposent la difficulté à gérer et contenir ce qui sort de la norme, à l’heure où cette norme se définit de plus en plus aux couleurs retouchées de l’uniformisation, du web et de la téléréalité. De plus en plus loin de la vie, de notre vie : emprisonnée elle aussi, dans l’espace idyllique mais confiné de nos écran d’ordinateur ou de télévision.

 

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Pourtant, ce n’est pas la nécessité d’écarter et d’encadrer les criminels qui est ici remise en question : mes images visent à dénoncer la clôture archaïque et opaque dressée autour de ces hommes et de ces femmes en rupture; ce mur sur lequel s’étiole leur part d’humanité, masquée par le crime ou la folie. Ce reportage vise à montrer la détresse générée par la privation de liberté et de relations, par la claustration dans des cellules aux relents de roman gothique ou de film d’horreur, par l’échec aussi ; celui de l’évasion avortée dans la drogue ou les rapports malsains. Ces visages torves, défaits, victimes et miroirs des passions nées dans nos théâtres urbains sont notre part d’ombre. Effrayante. Rassurante aussi, dans le vide laissé par un exil qui permet l’oubli, l’ignorance et l’autosatisfaction.

 

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Car le principe de réalité ne se soumet ni à l’oubli ni au déni. Dans le huis-­‐clos des pénitenciers, il s’impose en cris de haine, de rage ou de désespoir qui se mêlent aux claquements des portes d’acier sur des cellules surpeuplées. Il met au monde des enfants dans des cages malsaines, au milieu d’enceintes surmontées de barbelés. Il attise la violence, favorise la maltraitance psychologique, les abus de pouvoir, le trafic, la corruption et laisse la part belle, sans doute avec plus d’acuité qu’à l’extérieur, au pouvoir de l’argent. En prison, les principes de privation et de punition sont exacerbés : privation de contact avec la famille, privation de soutien moral et affectif, privation de préau, mise à l’isolement extrême dans ces « trous » de six mètres carrés, saturés des remugles d’excréments qui imprègnent des murs aveugles… Pour contenir l’inflation de cette violence, l’explosion de ces tensions, l’Etat recrute : l’assurance d’un travail fixe pour un salaire moyen… Agents pénitentiaires : l’assurance d’un travail pénible et déconsidéré, parfois dangereux et souvent trop loin du domicile ; l’assurance d’un salaire mensuel certes, mais sans doute insuffisant pour empêcher la corruption.

 

Enseignants : quel espoir de réhabilitation lorsque le crime colle à la peau, une fois la dette sociale acquittée ?

 

Psychologues : l’assurance de l’impuissance face à un milieu pathogène, des patients réfractaires, mentalement déficients ou déments, une administration nécrosée. Le constat de l’une des psychologues exerçant dans un établissement de défense sociale (prison destinée aux détenus jugés irresponsables de leurs actes) est édifiant : « ici, c’est le fond du panier. Il n’y a pas plus bas dans la classe sociale, c’est la fin de la route pour beaucoup. » Alors, bien sûr, il reste les médicaments, la possibilité de louer des consoles de jeux ; l’addiction et l’infantilisation en guise d’auxiliaires pénitentiaires.

 

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Pour accéder à ces humains, il a fallu huit mois de recherches et de demandes adressées à une administration bien frileuse mais pourtant attachée à voir diffuser des images qui rendent compte de la réalité et non des notes d’intention ou des projets ministériels. Cette réalité est sordide ; elle ébranle la notion d’être humain non plus dans le questionnement posé par le crime lui-­‐même, mais par la réponse apportée par la société et le système judiciaire dans les modalités de la sanction.

 

 

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La lettre d'André Frère

 

Cher Sébastien,

 

Merci pour l’envoi, je vois que la maquette du livre est presque finalisée, encore quelques ajustements, mais quelle puissance, c’est superbe.

 

Je suis très heureux que nous puissions nous lancer dans l’aventure et la réalisation de l’ouvrage sur ce travail Prisons qui m’a fortement impressionné. Il m’a renvoyé au travail qu’Anders Petersen (dont j’ai édité deux ouvrages) avait réalisé dans les hôpitaux psychiatriques, en noir et blanc, on y retrouve la même proximité avec le sujet, la même prise de risque dans la volonté de creuser le sujet et de vous impliquer.

 

Je suis d’ailleurs très heureux que ce travail ait déjà été remarqué par la presse au vue des nombreux articles publiés en France, en Belgique, et aux États-Unis (L'OBSDe StandaardTIME etc.), et qu’il ait été récompensé  par le prix Lucas Dolega qui vous permettra ainsi de voir

« Prisons » exposé à Paris en fin d’année.

 

Je pense aussi que si nous arrivons à sortir l’ouvrage rapidement, le festival Visa Pour l’Image ne manquera pas d'organiser une signature en septembre à Perpignan.

 

D’autre part, participant au Cosmos-Arles Books, des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en juillet, je souhaiterais vivement que nous réussissions à produire le livre pour faire un lancement lors de ce grand festival qui, cette année, met un accent particulier sur le livre de photographies en invitant plus de soixante-dix éditeurs internationaux de renom.

 

Les délais étant trop courts pour déposer des dossiers de demande de subvention, il faudrait absolument que nous puissions nous mobiliser pour trouver un financement alternatif afin de boucler le budget de production du livre, vous aviez évoqué le crowdfunding, n’hésitez pas. Il serait dommage de manquer ce rendez-vous des Rencontres d’Arles où se retrouvera tout ce qui compte de plus important dans le monde de la photographie au plan international, et offrira ainsi au livre Prisons une très belle visibilité.

 

À vous lire très vite,

 

Très cordialement.

 

André Frère.

 

À quoi servira la collecte ?

 

Il est devenu extrêmement difficile de financer un livre de photos, sans doute encore plus quand il s'agit des prisons... Parce que je crois en mon reportage, à votre intérêt pour mon travail et en mes photographies, nous collectons la somme de 8000 €.

 

Cette collecte permettra de financer une partie des coûts de production de l’ouvrage, la participation d’un sponsor et la vente en librairie couvriront le différentiel. Grâce à vous et si nous dépassons l’objectif, nous pourrons alors, cerise sur le gâteau, offrir au livre quelques finitions complémentaires comme l’impression des trois tranches du livre par exemple. 

 

Le Budget détaillé :

 

Fabrication/Impression = 19 710€ 

Maquette = 2 000 €

Éditorial = 1 500€

Écriture et traduction = 1 000€

Total = 24 210€

 

 

 

 

MERCI !

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Sébastien VM

Sébastien Van Malleghem est photographe, auteur indépendant né en Belgique en 1986. Diplômé en photographie de l’Ecole Supérieure des Arts « le 75 » à Bruxelles en 2009, il se dirige vers une photographie sociale et engagée en travaillant depuis plusieurs années sur le thème de la justice en Belgique ainsi qu’à travers l’Europe. De 2008 à 2011, il... Voir la suite

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Amitiés, Sébastien. Benoît
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félicitations , j'admire le travail !
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good luck Seb Nico