Pour son premier film, Rémy Rondeau aborde le genre fantastique avec une vraie personnalité et le talent de Philippe Laudenbach !

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Présentation détaillée du projet

SYNOPSIS

 

Un vieil homme se sent seul depuis la mort de sa femme. Pour tromper l’ennui, il se plonge dans la construction de puzzles. Les murs du salon affichent ainsi les dizaines de puzzles minutieusement assemblés au fil de ses journées monotones.

 

Un jour, au pied de sa porte, le vieil homme trouve une boîte blanche. Sur elle, aucune inscription, aucun dessin. Dans celle-ci, les pièces d'un mystérieux puzzle. Poussé par l’envie de découvrir ce qu'il représente, le vieil homme se lance dans sa construction, alors que des événements de plus en plus étranges se produisent autour de lui.

 

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LE RÉALISATEUR : RÉMY RONDEAU

 

C’est à la sortie de L’ESRA (Ecole Supérieur de Réalisation Audiovisuelle) où il réalise 3 courts métrages que Rémy Rondeau commence son travail d’électricien lumière sur des longs métrages (Un poison violent, de Katell Quillévéré, Cannes 2010 ; La conquête, de Xavier Durringer, Cannes 2011) et courts métrages. Ces expériences variées lui permettent d’enrichir sa connaissance des tournages, sur les plans artistiques et techniques. En parallèle, il écrit le scénario du long métrage Dawn of the old men, sélectionné au PITCH du Festival International Henry Langlois, pour son univers décalé et original. Puzzle est son premier court métrage en tant qu'auteur-réalisateur.

Grâce à ses treize années de conservatoire de musique et sa maîtrise des divers instruments (clarinette, piano, guitare ou accordéon), Rémy Rondeau est également compositeur sur des courts métrages. Il signera la musique originale de Puzzle.

 

 

                                      Photo_r_my_rondeau

 

 

NOTE D'INTENTION DU RÉALISATEUR

 

Qu’y-a-t-il de plus difficile que de faire le deuil de l’être aimé ?

On ne peut s’empêcher de ressasser les souvenirs, chaque objet nous le rappelle. C’est ce que vit ce vieil homme, seul dans sa grande maison, survivant grâce à ses habitudes et aux souvenirs qui l’entourent.

Mais que se passe–t-il quand un grain de sable vient enrayer une mécanique bien huilée ? Et quand des événements de plus en plus inquiétants surviennent ?

 

Pensez aux courtes nouvelles de Stephen King, ou d’Edgar Allan Poe.

Pensez au fantastique étrange d’un Polanski ou à un épisode de Twilight Zone.

Puzzle c’est l’arrivée progressive du fantastique au sein du quotidien. C’est faire peur en gardant l’émotion.

 

Puzzle c’est aussi un défi : un acteur (mais quel acteur !), un décor, pas de dialogue, avec pour résultat un huis clos étouffant, angoissant mais que je souhaitais aussi émouvant.

Vous l’aurez compris, c’est un pur film d’images et de sons, un vrai film d’atmosphère. Ici c’est le langage cinématographique qui remplace le dialogue. Un cadre, un mouvement d’appareil, une lumière, un son…

 

C’est pour ça que nous avons besoin de vous, pour nous aider à travailler et à retranscrire du mieux possible cette atmosphère, pour avoir le matériel nécessaire pour donner vie à ces images, pour l’instant encore imaginaires. Pour avoir la possibilité de travailler le son au mixage dans les meilleures conditions possibles. Parce que la mise en scène se veut ambitieuse, et que nous avons besoin de moyens techniques pour la réaliser.

Enfin, et surtout, pour vous offrir le plus beau film possible.

 

 

Image

 

Tourné en scope (oui, j’aime Carpenter), la mise en scène et la lumière évolueront en même temps que l’histoire.

La lumière du premier acte doit être chaude et rassurante, tout en restant réaliste. La maison est une sorte de cocon protecteur et rassurant pour le vieil homme. La lumière du soleil transperce les rideaux de dentelles, créant ainsi une lumière douce et diffuse.

 

Une fois la découverte du puzzle, les ténèbres prennent de plus en plus de place au fur et à mesure de l’arrivée des éléments fantastiques. Les zones d’ombres envahissent le cadre, des parties du décor seront totalement plongées dans le noir, laissant l’imagination du spectateur en alerte.

 

Décors

 

Pour un film fantastique basé sur l’atmosphère, trouver le bon décor était primordial.

Le format horizontal 2.35 permet en outre de jouer sur le placement personnage/décors, donnant ainsi une grande importance à la maison, à ses recoins sombres et faisant d’elle un personnage à part entière.

 

 

Sons et musiques

 

Sur un film sans dialogue, le sound-design et la musique sont primordiaux.

La folie s’emparant progressivement du personnage, chaque bruit, chaque son devra être travaillé, distordu, pour créer une ambiance anxiogène.

La musique sera de deux natures :

- La première, héritée du cinéma fantastique, jouera sur le suspens, la tension, en jouant notamment avec les dissonances.

- La deuxième doit être le contrepoint de cette ambiance inquiétante. Plus mélodique, c’est elle qui donnera de la mélancolie au court métrage.

Elle se matérialisera par le Lied de Schubert An den Mond, que le personnage principal écoute inlassablement, mais aussi par un thème original créé pour le film.

Ecouter "An den Mond" (Schubert, D.193) interprété par Bernarda Fink (chant) et Gerold Huber (Piano)

 

Casting

 

Pour réussir le défi de faire un film avec un acteur seul, sans dialogue, il fallait trouver un sacré acteur capable de faire comprendre une émotion simplement avec un regard, un geste.

J’ai rencontré Philippe Laudenbach plusieurs fois pour parler du rôle. Il a pris ce rôle comme un défi personnel et on s’est tout de suite compris.

 

PHILIPPE LAUDENBACH

 

Né en 1936, Philippe Laudenbach se forme au Conservatoire de Paris (CNSAD). Il sert sur scène les auteurs classiques comme contemporains : Ionesco, Valéry, Aymé, Sartre, Pirandello, Molière, Brecht, Agatha Christie, Slawomir Mrozek, Jean-Claude Grumberg ou Ronald Harwood.

Au cours d’une carrière au cinéma de plus de cinquante ans, Philippe Laudenbach a tourné avec les plus grands : Alain Resnais, François Truffaut, Claude Lelouch, Claude Sautet, Eric Rohmer, Jean-Jacques Beineix, Claude Miller, entre autres. Il a participé régulièrement à des premières œuvres (notamment celles de Arnaud Desplechin, Olivier Assayas…). Sa filmographie éclectique s’aventure aussi bien dans le cinéma d’auteur (Des hommes et des dieux, de Xavier Beauvois, en 2010) que du côté du cinéma de genre (on peut citer en particulier Maléfique d’Eric Valette ou Le Convoyeur de Nicolas Boukhrief). Il travaille très régulièrement à la télévision, pour des téléfilms ou des séries (par exemple, Les Prédateurs de Lucas Belveaux, où il incarnait François Mitterrand, ou Braquo II en 2011).

Il continue d’encourager la découverte de jeunes réalisateurs en participant à des courts métrages. 

 

 

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EXTRAIT DU STORYBOARD

 

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EXTRAIT DU SCÉNARIO

 

 

11 Int. Nuit - Salon

 

Il s’approche de la commode et reste planté devant la boîte. Hésitant, il se décide à la prendre et se place devant la table. Il pousse le puzzle qu’il venait de commencer, range les pièces dans leur boîte et déverse l’autre puzzle, celui de la mystérieuse boîte blanche.

Le silence devient total. Même le bruit de l’horloge a disparu. Le bruit du vent dans les arbres s’arrête.

Il reste là, à regarder cet amas de pièces qui semblent l’attirer et l’effrayer en même temps.

 

Il allume la musique. Toujours ce même air.

Il allume la lampe près du fauteuil.

 

Assis à la table, il cherche les coins. Il place les quatre coins de chaque côté. Il reste là à contempler ce qu’il vient de faire. Puis il recommence à chercher les autres pièces.

 

Un corbeau croasse dans le jardin. Le vieil homme est trop absorbé par son travail pour y faire attention et continue son puzzle, quand l’instant d’après, un bruit sourd résonne, le faisant sursauter. Il provient de la porte fenêtre derrière lui, comme si quelque chose venait de la percuter. Intrigué, le vieil homme se lève avec précaution et s’approche de la porte fenêtre. La lumière dans la pièce ne renvoie que son reflet contre la baie vitrée, ne permettant pas de distinguer l’extérieur caché dans l’obscurité.

 

Il ouvre alors la porte fenêtre, sort dans le jardin et referme la porte.

 

Seq 11 Bis Ext. Nuit - Jardin

 

Le double vitrage coupe la musique provenant de l’intérieur. Le silence de la nuit est oppressant, seuls les grillons et le souffle du vent dans les arbres se font entendre. Il fait quelques pas à l’extérieur puis remarque une petite forme foncée à terre, devant ses pieds. Il se baisse et découvre le cadavre d’un oiseau. Il regarde droit devant lui, scrutant l’obscurité, inquiet.

 

12 Int. Jour - salon

 

Le vieil homme est devant la porte fenêtre. Il regarde les miettes de pain traîner sur la terrasse, mais aucun oiseau ne vient les picorer.

 

Il allume la musique, inexorablement ce même morceau d’opéra et se place devant le puzzle. Il continue à le faire, pièce après pièce. Le puzzle prend forme. Tout le tour est construit et le puzzle, immense, prend presque toute la largeur de la table. Il se concentre sur la parcelle d’image qu’il vient de créer.

 

Le CD s’arrête net, coupant la chanteuse d’opéra en pleine envolée lyrique.

 

Le vieil homme reste là, sans bouger, tendu. Le silence est total. Il se lève et se dirige vers la commode. Il appuie sur le bouton Play de la platine CD. Aucune réponse de l’appareil. Il ouvre le lecteur. Celui-ci est vide. Il reste quelques secondes abasourdi. La peur et l’incompréhension le gagnent. Il s’empresse d’ouvrir la boîte du CD, qui est vide elle aussi.

Il se tourne vers le piano et se fige. Le clapet du clavier est ouvert. Il s’approche du piano puis délicatement referme le clapet. Des traces de doigts sont imprimées sur la poussière.

Il reste debout, l’esprit embrouillé.

 

 

À quoi servira la collecte ?

Pourquoi soutenir le film ?

A ce jour, nous avons eu la chance de bénéficier du soutien de la Région Centre, qui va accueillir le tournage, du CNC (COSIP) et de TV Tours, qui ont rendu le film possible. Pour boucler notre budget (pourtant très serré), il nous manque au minimum 4000 euros. On a besoin de vous !

 

Tourner un film fantastique sur lequel il y a un vrai enjeu de décoration et d'effets spéciaux (maquillage : création d'une "créature", déco : fabrication d'un pan de mur qui se détache en forme de puzzle), c'est une affaire difficile et coûteuse.

 

Parce que nous portons le projet depuis deux ans (et oui c'est long !), que c'est un cinéma qu'on a envie de défendre !

 

A quoi va servir votre soutien :

La somme obtenue sera répartie entre :

- le tournage : location du matériel technique (caméra, lumière, machinerie), déco (effet spécial), maquillage, régie

- la postproduction : montage image et son, mixage en audi cinéma, étalonnage, fabrication des DCP et masters vidéo 

- la diffusion du film : Blu-ray, DVD, matériel promotionnel

 

Et si l’objectif n’est pas atteint :

C’est bien simple, on ne touchera rien du tout.

 

Et si l’objectif est dépassé ?

On ne va pas s'offrir des vacances aux Maldives : tout est réinvesti dans le film. 

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oriGinefilms

Lancée en 2012, Origine Films a une double activité de distributeur et de producteur de courts métrages. Notre désir est de promouvoir tous les genres et tous les styles, du film d’auteur au thriller fantastique, et de revendiquer un cinéma diversifié et ouvert sur le monde, à travers la diffusion et la coproduction internationales. Parmi les productions... Voir la suite

Derniers commentaires

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Salut Rémy, un petit coup de pouce pour ton projet en espérant qu'il aboutisse !! Bon courage
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BONNE CHANCE !
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Merci pour votre gentillesse et votre professionnalisme lors du tournage de Puzzle à Anet, Place Henri II. On vous souhaite plein de succès.