NOUS VOULONS AIDER LES MENUISIERS DE LA RÉGION D'AQUIN EN HAITI A DÉVELOPPER LEURS MENUISERIES. SOUTENEZ NOUS !

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Présentation détaillée du projet

A l’origine…

En août 2014, désireux de m’impliquer dans un projet solidaire, je suis parti à la découverte de la République d’Haïti. Ces trois semaines m’ont menées jusqu’à Aquin, ville d'environ 15 000 habitants, située sur la côte sud de l’île.

 

Professeur dans les métiers du bois en France, j’ai été particulièrement curieux des entreprises artisanales de menuiserie, de leurs techniques de fabrication et de leur savoir-faire local.

 

Après les avoir côtoyées au quotidien et avoir échangé avec les menuisiers de la région, il m’a cependant semblé que leurs conditions de travail et – ainsi – la qualité de leurs réalisations pouvaient être sensiblement améliorées. Je leur ai alors présenté un projet de développement simple et mutuel. Un projet qui les a enthousiasmés.

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Un petit état des lieux

Toutes les entreprises que j’ai pu visiter sont composées d'un bâtiment sommaire pour le stockage des meubles et de quelques outils. Le travail du bois se fait manuellement, de manière très rudimentaire, grâce notamment à deux outils précieux : la scie égoïne et le rabot (style varlope). Les menuisiers de la région ont, en général, appris le métier "sur le tas" (aucun centre de formation professionnel n'existe dans le sud de l'île) et travaillent tous sur le même type d'établi (installé en plein air, sur un sol en terre battue loin d'être de niveau).

 

Des points positifs…

Le métier de menuisier est très reconnu et beaucoup de jeunes menuisiers se sont installés dans la région (création ou reprise de l'entreprise familiale).

A leur contact, j’ai pu constater une grande dextérité quant à l'utilisation des outils manuels ainsi qu’une réelle créativité et des talents artistiques indéniables (sculptures et motifs très variés sur les ouvrages).

 

… Mais aussi des difficultés

Evidemment, le travail est physique et laborieux sous le climat d'Haïti (tropical humide) et le rendement parfois minime.

Aucun menuisier n'a un accès régulier à l'électricité, certains ont des groupes électrogènes, mais bien souvent par faute de moyens, les cuves sont à sec. De plus, les machines sont quasi inexistantes. Le bois est onéreux - car rendu rare à cause de la déforestation massive - et donc de plus en plus importé et souvent de qualité médiocre. Il n’y a d’ailleurs pas de revendeurs de bois dans la commune d'Aquin. Faute de formation, les méthodes de travail des menuisiers ne sont pas toujours appropriées. Leurs ouvrages manquent alors d'une finition digne de ce nom et acceptable par le client (bois mal scié, réalisation entièrement manuelle, pas de lieu de stockage, etc.). A cela s’ajoute un manque de connaissance en gestion administrative.

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A savoir : La déforestation étant un problème majeur en Haïti et même un désastre écologique (érosion des sols, diminution des ressources agricoles, glissements de terrain...), sensibiliser la nouvelle génération aux métiers du bois est donc primordial. En effet, avec la disparition des ressources fossiles dans le monde, le secteur du bois est en vogue. Le bois est, et le restera toujours, le seul matériau naturel renouvelable.

À quoi servira la collecte ?

Le but de PYE BWA (arbre en créole haïtien) est simple : aider les menuisiers Aquinois à acquérir du matériel électroportatif afin de gagner en efficacité, en précision, et d'être en capacité de proposer au client des meubles plus variés.

Notre collecte de fonds a d’ailleurs déjà commencé :

Travaillant dans un lycée professionnel à Suresnes (Hauts de Seine), j’ai réalisé avec mes classes de CAP une série de miroirs qui ont ensuite pu être mis en vente lors du Marché de Noël de la ville (ce jour-là, les élèves ont vendu 30 miroirs et récolté 600 euros de bénéfice en faveur du projet) et des portes ouvertes du lycée.Wp_20141126_001-1433074716

Ce fut d’ailleurs une première expérience très encourageante et valorisante pour eux.

Mais ce n'est pas suffisant, c'est pourquoi nous avons besoin de votre aide !

 

Pérennisation du projet :

 

PYE BWA s'inscrit dans la durée, l'objectif final étant de former l'ensemble des menuisiers qui le souhaitent à des techniques plus modernes et de les rendre autonomes sur les machines. Ainsi le rendement sera supérieur et la finition de meilleure qualité.

            N'ayant pas appris le métier sur machines, les menuisiers bénéficiaires du matériel devront suivre une formation. Une partie de la formation pourrait être proposée par vidéoconférences avec les élèves du lycée des métiers et des énergies Louis Blériot de Suresnes. L'autre partie devra se produire sur place.

            Grâce à HRDF (Haitian Resource Development Foundation), il existe déjà sur Aquin un bâtiment clôt et équipé, où des cours de mécanique sont dispensés depuis plus de cinq ans. Le bâtiment étant pourvu de panneaux solaires et d'un groupe électrogène, le 220V est également présent. 

Ces locaux pourront être utilisés pour les formations dont voici un aperçu du contenu :

Théorie :

 Mise à niveau pour les menuisiers qui ont appris le métier sur le terrain. (Bases de dessin technique ; bases de menuiserie, charpente et ossature bois ; technologie associée au métier) Formation aux premiers secours - conduite à tenir en cas d'accident. Sensibilisation aux maladies professionnelles liées à la poussière de bois.

Pratique :

Utilisation de l'outillage portatif dans les règles de l'art. Fabrication de montages d'usinages pour scie circulaire, scie sauteuse, défonceuse... Réalisation de meubles pour le festival d'Aquin (Week-end de Pâques).

 

 

L’importance de l’échange

Cette formation offrira aux menuisiers un certificat qui leur permettra d'accéder aux ateliers et à ses machines, moyennant une petite participation pour la pérennisation du projet et le fonctionnement de l'école. On pourrait imaginer former 10 menuisiers la première année et ceux qui présenteraient les meilleures capacités deviendraient formateurs l'année suivante, etc.

Une salle informatique est également disponible dans les locaux d'HRDF, l'échange avec l'atelier de menuiserie Louis Blériot sera donc facilement envisageable.

Une formation en gestion administrative devra être mise en place également.

 

Voici une liste non exhaustive du matériel dont nous aurions besoin pour mener à bien notre projet (+ valeur chez Home Depot à Miami) : (photo à titre d'exemple)

scie circulaire sur table (750$)

scie circulaire + lames (450$) 

Scie pendulaire (600$)

Scie sauteuse + lames (270$) 

Défonceuse + coffret de mèches (300$)

Perceuse visseuse + boîte embouts, mèches (370$) 

Rabot électrique + jeu de fers (300$)

Ponceuse à bande + abrasifs (300$) 

Ponceuse orbitale + disques abrasifs (300$) 

Aspirateur de chantier + sacs (300$)

Meule type Emery (200$)

Dormants de serrage (500$)

Serre-joints Dewalt (350$)

Masque poussière, gants, casque anti-bruit (500$)

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A cela s’ajoutera une série de coûts :

acheminement depuis Miami

Voyage Haïti (Vol, hébergement)

Frais administratifs et communication

Organisation + entretiens locaux, etc.

 

ALORS… SOUTENEZ-NOUS !

 

A noter : HRDF est reconnu par l'INFP : Institut National de Formation Professionnelle, et sera donc partenaire de la formation de par son statut, le prêt des locaux pour la formation et la gestion administrative du projet et sa pérennisation.

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VinceVilboux

Je m'appelle Vincent Vilboux. Jeune breton de 30 ans, je suis passionné par les métiers du bois que j'enseigne depuis 8 ans en lycée professionnel. D'abord dans le Finistère, puis à Mayotte et maintenant en région parisienne, j'aime voyager et découvrir les différentes façon d'aborder le métier à travers le monde.