Mise en scène et représentations fin juin à l'Aktéon théâtre (Paris), d'une pièce originale adaptée d'un opéra comique anglais, Le Mikado.

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The project

Jeune troupe de théâtre amateur formée il y a deux ans, nous souhaitions cette année travailler sur une oeuvre complète, de préférence originale.

Lors de notre spectacle l'an dernier, un ami eut l'idée, en nous voyant, d'adapter pour la première fois en pièce, une fameuse opérette anglaise, de Gilbert et Sullivan (XIXè siècle) : Le Mikado, ou la ville de Titipu. Très populaire outre-Manche, cette oeuvre a déjà fait l'objet de multiples représentations, adaptations et parodies (jusqu'à Groucho Marx lui-même, au cinéma).

Le récit retrace la vie d'une société utopique au Japon, construite sur des règles tout aussi absurdes que logiques, prétextes à des scènes d'une drôlerie toute en finesse : A Titipu, un décret impérial condamne à mort par décapitation toutes les personnes ayant flirté avant le mariage. Or, pour contourner la loi, la ville a eu l'ingénieuse idée de nommer Grand Executeur en chef, le premier condamné : un tailleur. Ce-dernier devrait donc se couper la tête lui-même, avant de couper celle des autres. Ce qui est loin d'être aisé !...

 

Adapté par l'auteur pour les 8 comédiens que nous sommes, sous le titre de Qu'on lui coupe la tête (ou qu'il le fasse lui-même), l'oeuvre a été recadrée dans un contexte moins japonisant, faute de moyens; et sera mis en scène par notre professeur, ancienne du cours Florent, Laurie Catrix.

Ces deux représentations à la fin du mois, sont tout d'abord pour nous un moyen de nous amuser, mais surtout une synthèse de notre travail, et un point de départ, on l'espère, à d'autres représentations.

 

Beaucoup de pièces sont jouées régulièrement à Paris, dont une grande partie, originales. Il nous semblait capitale  de sortir d'un répertoire classique, tant pour satisfaire la curiosité d'un public toujours avide de nouvelles rencontres, que pour profiter d'une totale liberté d'adaptation. 

 

 

 

Extrait de la pièce - Acte 1, Scène 1 :

 

Pitipou, effrayée

 

Avez-vous perdu la tête ? Vous m’avez regardée… C’est que je suis bien jolie, je sais. Ah, c’est bien ce que je pensais, vous avez perdu la tête. A voix basse Ignorez-vous… La loi ? Et cependant, vous flirtez avec moi ! J’en suis flattée… Mais indignée. C’est la mort, pour qui flirte en dehors des liens du mariage. Voilà la loi. Et la mort par décollation, encore. Ah s’il n’y avait pas la loi ! S’il n’y avait pas la loi… Nous sommes seuls… Personne ne nous regarde… Nul ne nous entend… Se reprenant, rigide Mais enfin, la loi est là, et c’est la loi. La loi nous voit, et la loi nous écoute. Cessez de me regarder ainsi… Même si c’était légal, je finirais par en rougir un peu. Ah s’il n’y avait pas la loi… Je resterais bien un peu auprès de vous… Je vous dirais mon nom, qui est Pitipou. Je vous apprendrais que je sors de pension où je viens de finir mes études. Que j’accompagne ici Yum-yum, qui était avec moi, et qui est la pupille de Koko, le tailleur. Vous voyez que je vous dirais tout, s’il n’y avait pas la loi. Pour vous encourager, et vous monter que je ne trouve pas mauvais que vous soyez un peu indiscret. Se reprenant soudain Mais comme il y a la loi, je me tais, et ne vous réponds pas. Ah, la fichue loi ! Peut-être que s’il n’y avait pas la loi… Nous pourrions… Comme entendant une voix Un baiser ? Ah non ! Vous oubliez la loi !

 

 

La troupe :

 

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Why fund it?

A quelques jours des représentations, les fraix annexes s'accumulent, et l'édition de notre projet sur KissKiss BankBank nous semblait donc le moyen le plus juste et équitable pour nous aider à les assumer.

C'est aussi l'occasion de soutenir et d'encourager une création originale, singulière, et le travail d'un auteur.

 

 

La location de la salle (restant à payer) : 250€

Communication / flyers ... : 150€

 

Soit un montant fixé à 400€

 

Nous recherchons également une personne susceptible de venir faire une captation vidéo de la pièce.

 

(Important : L'argent récolté ne servira absolument pas à nous rémunérer, ni à payer nos cours de l'année !)

 

 

 

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Florent

Travaillant dans le secteur du cinéma (Distribution), je me suis lancé dans le théâtre en suivant des cours au théâtre des Variétés, à Paris. C'est là que nous nous sommes rencontrés avec les membres de la troupe d'aujourd'hui, venant tous de secteurs très différents.