Un webdocumentaire dans l’univers des mères qui donnent la vie et élèvent leurs enfants en prison. Ce projet a besoin de vous pour exister !

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Présentation détaillée du projet

Chaque année, une cinquantaine de nourrissons naît dans les prisons françaises. Pour les accueillir, l’administration pénitentiaire a aménagé au sein de vingt-six maisons d’arrêt des quartiers nurseries. Dans ces espaces réservés, les détenues enceintes poursuivent leur grossesse jusqu’à terme et celles qui ont accouché peuvent ainsi garder leur enfant près d’elle.

 

Fleury-Mérogis compte la plus grande pouponnière pénitentiaire de France. Dotée de de treize places mère/enfants et d'autant pour les femmes enceintes,  la « nursery » (appellation retenue par l’administration) doit permettre aux futures mères d'y préparer aussi sereinement que possible la venue au monde d’un enfant et à celui-ci de vivre les premiers mois de sa vie de façon relativement normale. Mais, bien que les conditions d’incarcération soient assouplies (portes des cellules ouvertes la plus grande partie de la journée, suivi spécial grâce à la présence d’un personnel dédié à la petite enfance),  ces femmes sont toujours des détenues, l’accès à la nursery est strictement contrôlé par les surveillantes, et, après 18h, toutes les cellules sont fermées à clef jusqu’au lendemain, 8h.

 

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Vue aérienne de la prison de Fleury-Mérogis

 

Le webdocumentaire « (Re)naître en prison » propose de passer derrière les barreaux pour aller à la rencontre de ces mamans pas comme les autres. Comment vit-on une grossesse dans ce milieu oppressant qu’est la prison ? Un enfant peut-il s’y développer convenablement ? Comment une détenue apprend-elle à devenir mère et exerce-t-elle son rôle dans ces conditions ? Comment fait-on pour cohabiter avec son bébé dans une cellule de 12 m² ? Comment se prépare-t-on à l’éventualité de la séparation, quand la loi stipule que la mère ne peut plus garder son enfant avec elle après l’âge de dix-huit mois ?

 

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L'entrée de la Maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis

 

L’incarcération des femmes est une question qui reste peu abordée et la maternité en prison est un sujet d’autant plus tabou. Donner la vie quand on est privé de sa liberté paraît inconciliable. Qu’une femme condamnée pour un crime élève sa progéniture en prison peut sembler inconcevable. Aux yeux de la société, ces mères ont non seulement gravement enfreint la loi, mais elles sont aussi coupables de faire subir l’enfermement à leur enfant. La pression sociale et familiale sur ces détenues est très forte et alimente leur crainte de passer pour de mauvais parents. Nous souhaitons réaliser ce film pour changer le regard sur ces femmes. Nous ne cherchons pas à remettre en cause les raisons de leur emprisonnement, mais nous voulons permettre de mieux comprendre ces mamans et susciter une réflexion sur les conditions de détention des « bébés taulards ». Ce webdocumentaire interroge sur le rapport à autrui, sur la violence dans notre société et au sein du monde carcéral. Il pose des questions sur le système pénitentiaire : la place d’une femme enceinte est-elle vraiment en prison ? Dans quelles conditions accueillir les enfants nés en détention ? Quelles alternatives à l’enfermement existent ailleurs et dont la France pourrait s’inspirer ?

 

« (Re)naître en prison » ouvre les portes d’un univers méconnu. Comprenez pourquoi la plupart de ces femmes gardent leur enfant avec elle en prison. Accompagnez-les dans les différentes étapes de leur grossesse. Vivez avec elles l’apprentissage de la maternité. Partagez leurs doutes, leurs joies et leurs difficultés. Soyez témoin des liens qui se tissent entre une mère et son enfant. Et le plus important : écoutez ce qu’elles ont à dire.

 

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Une expérience interactive

Nous avons voulu que ce projet soit interactif pour vous immerger, vous,  l’internaute, dans la dure réalité de ces mères détenues, et vous la faire partager. L’interface du webdocumentaire représente une carte de la maison d’arrêt des femmes. Un système de zooms permet d'évoluer sur trois échelles de la carte. L'échelle 1, la nurserie, est l’élément central de l’interface. L’internaute aura la possibilité d’y naviguer, de visionner des séquences et de s’entretenir avec les personnages principaux du webdocumentaire par une invitation du type « Parler avec ». Le second niveau est la prison des femmes, regroupant des séquences qui se déroulent en dehors de la nurserie mais concernant les mères, comme un rendez-vous dans le bureau de la conseillère de probation et d’insertion. Et enfin, la troisième échelle se concentre sur l’extérieur, avec possibilité de regarder une séquence sur un accouchement à l’hôpital, ou encore une vidéo sur la promenade des enfants hors des murs de la prison avec le personnel éducatif.

 

 

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Mais attention, comme en prison, des contraintes de temps et d’espace vont influer sur la navigation. Bien que le temps du film soit nécessairement rétréci par rapport à la réalité, il y aura des horaires à respecter. Certaines séquences ne seront accessibles qu’à certaines heures de la journée. La pendule de la salle commune – que l’on retrouve dans l’interface du webdoc - servira de repère. Au fur et à mesure de la progression dans le film et des choix narratifs, des vidéos se débloqueront, comme par exemple un rendez-vous avec le juge, ou le moment très douloureux de la séparation entre la mère et l’enfant.

 

La forme du webdocumentaire se prête particulièrement bien au sujet que nous avons choisi. Il mêlera photographies, sons et vidéos. On privilégiera l’un ou l’autre en fonction des situations. Dans un moment délicat nécessitant davantage de discrétion, on optera plutôt pour une combinaison photo/son. Suivant les séquences, des onglets apparaîtront de manière à accéder à des informations complémentaires telles que des éléments écrits (statistiques, rappel de la loi, repères historiques, cartes...) ou encore des diaporamas photos. L’un d’eux, intitulé « Portraits de femmes » renverra à une galerie de portraits des protagonistes du webdocumentaire (détenues, psychologue, puéricultrices, surveillantes, aumôniers etc.) Ces éléments supplémentaires seront regroupés dans une partie annexe accessible depuis l’interface du webdoc. Dans cette partie, nous aimerions également proposer d’aller plus loin en comparant la situation des mamans détenues en France avec celle dans d’autres pays européens. En Italie et en Espagne par exemple, il existe des maisons d’accueil spécialisées, où le placement en détention d’une femme enceinte condamnée n’est pas systématique.

 

Nous sommes depuis un an en contact avec l’administration pénitentiaire afin d’obtenir l’autorisation de réaliser notre webdocumentaire à la prison pour femmes de Fleury-Mérogis. Les discussions sont en bonne voie. Une fois ce webdocumentaire réalisé, nous souhaitons le faire évoluer en retournant voir ces femmes et leurs enfants dans un second temps afin de suivre leur parcours dans l’après-prison. Avec de nouvelles séquences photo/vidéo, nous voudrions opérer une mise à jour du webdocumentaire et ouvrir sur la question de la réinsertion des mères détenues en tenant les internautes informés de ce qu’elles sont devenues. Comment se réintègre-t-on dans la société quand on sort de prison avec un enfant en bas âge ?  Comment poursuit-on l’éducation de l’enfant en dehors du cadre de la prison ? Et, question cruciale : comment éviter la récidive ? De nouvelles interrogations qui feraient l'objet d'une prolongation de l’expérience sur le web. A terme, ce projet pourrait également se décliner en documentaire télévisé.

 

Retrouvez toute l'actualité du projet sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/RenaitreEnPrisonWebdoc

À quoi servira la collecte ?

Nous nous chargeons des prises de vue et du montage. La collecte servira principalement à financer la post-production, et également du matériel manquant.

 

- Développeur web (conception de la navigation, animation, réalisation technique) : 2 000 €

- Graphiste (maquettes, charte graphique) : 1000 €

- Equipement (enregistreur numérique, disque dur, cartes mémoires, batteries...) : 500 €

 

Et si vous êtes très généreux, la collecte pourra aussi nous aider à financer des reportages en Italie et en Espagne. Ceci afin de permettre la comparaison avec la situation des mamans détenues et de leurs enfants dans ces pays, et d'ouvrir d'autres pistes de réflexion. Merci à tous !!

papinette

Filmeuse

Derniers commentaires

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très beau projet... bon courage!
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Notre webdocumentaire "(Re)naître en prison" a l'honneur d'être soutenu par Youphil ! http://www.kisskissbankbank.com/fr/users/youphil/projects/mentored
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Très beau projet. Bon courage !