10 mois 10 ateliers d’artisanat à travers l'Asie 10 films documentaires à la rencontre des maîtres d’art 1 collection design créée en France

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Présentation détaillée du projet

Partir observer les créateurs de matières dans dix villes d'orient, acheter à chacun une pièce, et, de retour en France, monter avec une collection design.

 

                                             Broderie

 

Nous avons eu l'envie de travailler avec les maîtres d'art asiatiques en suivant l'élaboration complète d'une pièce d'artisanat, traditionnel ou contemporain, et d'en rendre compte au moyen d'une série de dix courts-métrages documentaires. Les films que nous allons réaliser se distingueront des images du reportage réaliste en puisant dans les techniques et les artéfacts de la fiction : nous aurons des partis-pris graphiques sur chaque court-métrage qui tenteront de faire ressortir nettement les atmosphères.

Ces films feront l'objet de projections et d'une petite production en DVD.

 

Ci dessous la note de réalisation!

 

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Au terme de nos dix mois de tournage et munis de nos dix pièces d'artisanat, nous allons lancer la collection de design d'objet, mobilier et vêtement qui rassemblera en un unique propos artistique les multiples sources de notre attention. Cette collection se pose comme une suite d'objets à réinvestir, à l'instar des oeuvres d'artisanat que nous y aurons nous mêmes intégrées. Elle sera exposée avec la partie documentaire du projet, puis mise en vente.

 

Ci dessous la note d'intention de la collection!

 

                                             Miniature

 

Voici les artisanats que nous avons prévu de filmer :

 

* Inde, Udaipur :                           La miniature

* Inde, Jaipur :                              L'émail sur cuivre

* Myanmar, Mandalay :                La sculpture sur bois

* Cambodge, Siem Reap :           La laque

* Vietnam, Da Nang :                    Le travail de la soie

* Chine, Datang :                          La broderie Miao

* Chine, Longquan :                     Le céladon

* Corée du Sud, Oeseo-Myeon :  Le papier Hanji

* Mongolie :                                   Le tissage du crin de cheval

* Japon, Tokyo :                            La peinture automobile Itasha

 

 

                                              Grelots

 

 

 

.                                                                                              Note de réalisation                                                                                         .  

 

Chaque artisanat rencontré au cours de notre périple sera le sujet d’un court-métrage d’une vingtaine de minutes. La production technique d’une pièce sera la trame narrative de chaque épisode de cette série. Elle sera scandée par la gestuelle de l’artisan, ses relations avec les groupes et les personnes qui l’entourent, les rituels quotidiens qui accompagnent son activité. Mais le cœur de notre propos est avant tout de rendre compte de la singularité des individus rencontrés, au-delà des appartenances nationales ou professionnelles évidentes, comme l’a fait Alain Cavalier dans ses portraits. Sans nier l’altérité culturelle et linguistique à laquelle nous serons confrontés, nous tenons à transmettre au spectateur une intimité sensorielle avec les artisans filmés. Nous donnerons donc une place centrale aux textures, aux sons, aux odeurs qui forment l’univers perceptif de chaque atelier.

Les artisanats sélectionnés se déploient en deux dimensions, ils sont limités à la surface. Ce choix joue un rôle important dans le développement de notre propos visuel pour trois raisons. Il assure d’abord une partie de l’unité visuelle de cette série de courts métrages. Ensuite, il garantit l’intégrité de notre propos en bornant la production artisanale à un espace qui ne saurait combler l’attention de notre spectateur, que l’on veut porter avant tout sur la personne de l’artisan. Le confinement de l’œuvre à un plan promet que l’artisan ne disparaîtra pas derrière son travail, qu’il restera au centre de notre discours. Enfin, alors qu’une chaise ou une cuillère est réductible à son usage, une surface travaillée en tant que telle n’est pas intelligible, elle ne peut être que contemplée par un spectateur qui spécule sur sa froideur, ou sa douceur, sur sa souplesse, sur l’avenir de ses motifs et de son éclat. 

Ce parti-pris est une posture que nous imposons au public de ces films, nous le privons de la facilité réductrice avec laquelle on appréhende un objet et maintenons de force son attention en éveil sur tous les attributs sensoriels de la matière.

Nous utiliserons à ces fins un appareil reflex numérique haute définition, posé sur pied, animé de mouvements lents, et de nombreux plans serrés avec une profondeur de champ faible. Le flou ainsi créé permet, par contraste, de mettre en valeur les aspérités de la matière, des reflets cinglants du cuivre émaillé au grain duveteux du papier hanji. Les images ainsi constituées seront, à notre retour, l’objet d’un important travail d’étalonnage. La sélection visuelle déjà amorcée par les choix d’éclairage et de mise au point sera affinée par un travail minutieux sur la saturation des teintes cardinales de l’image, la désaturation des couleurs secondaires, et d’éventuelles accentuations de contrastes lumineux. Ce type de distorsions est habituellement utilisé pour suggérer au spectateur un état second dans lequel des sensations physiques submergent un personnage et laissent sa raison désemparée, ce trouble étant habituellement provoqué par une émotion fiévreuse, comme une tension érotique dans le Faust d’Alexandre Sokourov, par des psychotropes comme dans le film Enter the Void de Gaspar Noé, ou par une faiblesse, un évanouissement, comme par exemple dans Hansel et Gretel de Pil Sung Yim. Nous utiliserons ici cette connotation pour renforcer la focalisation sensorielle de nos réalisations. Ainsi, nous préserverons l’altérité entre le sujet et le spectateur par la présence d’éventuelles discussions plurilingues et incompréhensions gênantes, mais inviterons notre public à chercher au-delà, à reporter son attention sur les matières, les sons, les couleurs et les atmosphères qui entourent la rencontre.

Enfin, nous n’utiliserons dans ces courts-métrages que des sons diégétiques, et nous prononcerons les quelques commentaires nécessaires lors du tournage des différentes séquences. Alors qu’une voix off crée une distance infranchissable entre le spectateur et le sujet filmé, ce procédé permet de suggérer par l’environnement sonore une composition spatiale plaçant l’auditeur au cœur du dialogue, entre le réalisateur et l’artisan. De plus, en rappelant la présence du réalisateur, ces interventions dissolvent l’illusion cinématographique, qui consiste à laisser croire au public qu’il assiste à la scène, et poussent le spectateur à prendre en compte le procédé d’enregistrement et à imaginer l’environnement hors cadre, la réalité complète qui a donné naissance aux images, mais que les images seules ne sauraient révéler.

 

 

                                                                                           .Collection design                                                                                               .

 

De nos dix étapes, nous rapporterons une série de pièces et de savoir-faire artisanaux. Nous étudierons des techniques appliquées à la surface plane dont les textures et matières, les motifs, les couleurs seront les marqueurs d’identités culturelles distinctes. Notre travail de composition volumique visera à la confrontation de ces onze socles culturels, le nôtre compris, au sein-même de notre pratique. Il prendra la forme d’une collection de pièces uniques de design d’objet, de vêtement et de mobilier, réalisées durant l’année qui suivra notre retour.

 

Cycle

Ce parcours initiatique s’ouvre et aboutit à Paris, dans la pratique du design contemporain telle qu’elle s’exerce au sein des réseaux de la jeune création. Il s’y ouvre car c’est avec ce bagage que nous partons, c’est par cet œil que nous observerons les ateliers et les gestes, c’est avec cette grille de lecture que nous parcourrons les espaces. Il y aboutira au bout de dix mois, lorsque dans cette pratique nous rendrons compte des informations visuelles, théoriques et plastiques que nous aurons prélevées dans nos différents entourages. La collection design constitue la scène sur laquelle se rencontreront les partis-pris stylistiques que nous aurons approchés. Enfin, c’est par cette collection que nos acquis encore frais seront d’emblée mobilisés vers un nouveau processus de création et que ce projet ouvrira de nouvelles pistes de recherche.

 

 

Artisanat-Design

 

Nous avons à cœur de conserver, dans chaque pièce de cette collection, les notions de praticabilité et de technicité de l’objet. Elles permettront de lier conceptuellement et en pratique l’artisanat et le design dont la relation parfois concurrentielle induit une forme d’hermétisme. Cette collection s’inscrit notamment dans un contexte de revalorisation des métiers d’Art en France et dans une conjoncture de politique culturelle qui porte des égards croissants à la mise en lumière des identités plastiques à travers le monde. Nous avons choisi pour terrains d’apprentissage des zones d’artisanat traditionnel, d’autres d’artisanat contemporain qui dégageront une accointance avec le monde du design.

 

Circuits manufacturiers

 

Les œuvres collectionnées au cours du voyage : essais, échantillons, ouvrages achevés, entrent dans un nouveau circuit de création. Nous souhaitons modéliser cette dynamique d’interpénétration, de mise en abîme et d’hospitalité vis-à-vis d’un corpus plastique transnational. L’usage de ces pièces dans un nouveau processus créatif questionne le statut de l’œuvre, celui de l’auteur, et l’usage légitime d’un matériau façonné par la main de l’autre. La collection que nous produirons sera libre de droits et sera elle-même sujette à une potentielle récupération.

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Les fonds propres avec lesquels nous partons nous assurent la couverture des frais quotidiens liés à la vie sur place. Nous allégeons aussi ces coûts grâce à la pratique du woofing dans certains pays (travail dans les fermes quelques heures par jours contre hébergement et nourriture).

 

Cependant nous manquons rudement de réserve pour l'achat du matériel de tournage, (le reflex Canon, les disques durs de sauvegarde, cartes SD de 64G, micro et monopied) ainsi que l'achat des pièces d'artisanat de chaque étape. 

 

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Jérémie & Manon

Jérémie Clerc 22 ans, étudiant en Master 1 Histoire des Relations internationales à l'Ecole Normale Supérieure de Paris après une licence de sociologie. Suivi de cours de réalisation documentaire, assistant réalisateur sur un court de fiction, réalisateur sur un court de fiction. Manon Desarnaud 22 ans, étudiante en 2e année d'Art Espace (Art... Voir la suite

Derniers commentaires

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Parce que je vous aime !! Faites bon voyage !!
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Ah, finalement j'y suis arrivée ! Alors, il y a 2 participations strass des gremlins ...Vive les aventuriers de la nouvelle génération, qui font voyager toute leur famille !
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Parce que vos projets sont si beaux.. looooooove!