Aidons la communauté Maasaï de Rombo à se développer durablement par la protection de la faune sauvage et la valorisation de sa culture !

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Présentation détaillée du projet

LE PROJET DANS LES GRANDES LIGNES…

 

Ce projet est né sous l’impulsion de la communauté maasaï de Rombo, au Kenya. Cette communauté, représentée par un conseil communautaire, cherche à améliorer ses conditions de vie en valorisant son patrimoine naturel et culturel.Village

 

Une zone de conservation de la faune sauvage d’environ 10000 hectares (1/3 du territoire de Rombo) a été créée en 2007, mais, depuis, la communauté peine à avancer dans son projet, faute de moyens financiers mais aussi par un manque d’aide « technique » et « morale ».

Recevant depuis l’an passé un appui extérieur, le conseil a pu définir les principales étapes à réaliser pour atteindre son but :

Création d’une structure de gestion de la zone de conservation

• Mise en place de programmes scientifiques d’étude de la faune sauvage

• Mise place d’un programme d’éco-volontariat d’aide au suivi scientifique

• Développement de structures d’accueil de tourisme équitablePaysage

 

Mais le problème des finances demeure… Les premières sources de revenus doivent provenir de l’accueil d’éco-volontaires. Mais il faut au préalable trouver une aide financière permettant de mettre en place cet accueil, véritable phase charnière du projet pour son succès !

 

LE PROJET EN DETAIL…

 

Le territoire de Rombo :

Dominé par l’imposant dôme du Kilimandjaro, le territoire de Rombo est situé au sud du Kenya, entre la Tanzanie et le Parc national de Tsavo Ouest. 2855837-0

 

Sa végétation est typique du « bush », composant un paysage de petites collines couvertes de buissons et d’arbustes épineux.

Le « Group Ranch* » de Rombo recense environ 4000 habitants, appartenant presque tous à la communauté MAASAI. Les terres sont gérées par un conseil communautaire élu parmi les différents clans maasaï présents à Rombo.

* Une group ranch est une unité géographique et administrative dotée d'un titre collectif de propriété.

 

La faune sauvage locale :

Situé entre trois grands Parcs nationaux (Amboseli et Tsavo au Kenya, Kilimandjaro en Tanzanie), ce territoire accueille une faune sauvage exceptionnelle : Girafes, zèbres, antilopes, léopards, guépards, lions, etc. Il est également situé sur un corridor migratoire d’éléphants. Girafes

 

Mais cette faune sauvage se retrouve de plus en plus souvent en conflit avec l’Homme (braconnage, destruction de récoltes, prédation sur le bétail, etc.) alors même qu’elle doit déjà faire face à des menaces « naturelles » comme des sécheresses de plus en plus drastiques. Gu_pard

 

La communauté maasaï :

La communauté maasaï locale vit encore majoritairement de manière traditionnelle : élevage de bétail (les maasaï sont des pasteurs nomades), habitations en terre, cérémonies traditionnelles, etc.

Elle prend cependant peu à peu conscience du besoin de s’adapter aux mutations du monde qui l’entoure pour ne pas disparaitre : scolarisation des enfants, arrêt de l’excision des jeunes filles, etc.Femmes

 

Mais cette communauté fait face à de grandes difficultés économiques, liées notamment à ce mode de vie, mais aussi aux sécheresses répétées lui permettant de moins en moins de vivre de l’élevage du bétail. Elle se retrouve donc de plus en plus souvent obligée de se tourner vers d’autres activités vivrières comme la fabrication de charbon ou l’agriculture, voire le braconnage, augmentant ainsi les conflits avec la faune sauvage.

 

Mais comment concilier protection du patrimoine naturel et culturel et développement économique de la population ?

Le conseil communautaire, gestionnaire des terres du Group Ranch de Rombo, a pris conscience depuis plusieurs années de l’importance de préserver la faune sauvage locale. Elle a donc créé en 2007 une zone de conservation couvrant près d’un tiers de son territoire et contiguë au Parc national de Tsavo Ouest._l_phants

 

Mais le ralliement de la population locale à cette « noble cause » est parfois plus compliqué, et cette méfiance est compréhensible : difficile de prendre fait et cause pour des espèces qui mettent en péril les maigres ressources de sa famille (destruction de récoltes, prédation sur les troupeaux, concurrence sur les ressources en eau et sur les pâturages, etc.).

Et pourtant la population ne demande qu’à trouver des solutions permettant d’améliorer ses conditions de vie sans pour autant détruire son patrimoine naturel dont elle est si fière !

 

La solution souhaitée par le conseil communautaire est de développer le tourisme équitable sur son territoire, secteur économique qui permet à la fois de préserver la faune sauvage, de valoriser la culture traditionnelle, et créateur d’emplois à destination de la population locale, permettant ainsi aux habitants de Rombo de bénéficier économiquement de la protection de son patrimoine naturel et culturel et donc d’ « adhérer » à ce grand projet.Morans

 

Le tourisme, une bonne solution ?

Alors même que le tourisme est une des principales activités économiques au Kenya et que le territoire de Rombo se trouve aux portes de grands « pôles » touristiques (Amboseli, Tsavo, Kilimandjaro), ce Group Ranch a jusqu’ici été totalement exclu de ce développement.

Au premier regard, cette exclusion peut expliquer le retard de développement et la pauvreté que connait ce territoire, mais elle peut aujourd’hui être une vraie chance pour mettre en place des projets cohérents bénéficiant réellement à la faune sauvage et à la population, loin des effets négatifs qui découlent souvent du tourisme « de masse » comme la folklorisation culturelle.

Le tourisme, s’il est développé « intelligemment » comme dans le tourisme équitable, peut répondre aux attentes du conseil communautaire et de la population : respect de la nature, retombées économiques bénéficiant directement et indirectement à la protection de la faune sauvage et à la population, valorisation de la culture, etc.Z_bres

 

Et concrètement quel sont les étapes envisagées pour la réalisation du projet ?

Il existe d'ors et déjà des éléments concrets sur lesquels le conseil communautaire souhaite s’appuyer :

une zone de conservation peu à peu « reconnue » par la population,

un « camp de recherche » créé en même temps que la zone conservation. Ce camp possède déjà quelques équipements (Une « tente-messe » pour les repas, les réunions,... – 2 blocs WC/douche  - 1 bâtiment destiné à accueillir la cuisine – une tente safari en bon état pour l’hébergement). Mais ces équipements sont pour l’instant insuffisants pour accueillir des éco-volontaires, et leur dégradation est très rapide, le camp étant totalement inexploité depuis plusieurs mois.Tente

 

Le conseil communautaire souhaite donc se servir de cette « base » pour lancer les premières étapes de son projet :

 

                          1. Valorisation de la zone de conservation :

La zone existe, certes, mais il n’y a pour l’instant aucune structure de gestion ni aucune analyse scientifique du site et de sa faune. Il faut donc :

 

~ Créer une structure de gestion, impliquant le conseil communautaire, mais aussi des conseillers extérieurs comme des scientifiques spécialistes de la conservation de la faune sauvage, etc.

Cette structure permettrait notamment de gérer de manière limpide les revenus créés par la zone de conservation et les éventuels financements reçus mais aussi de réunir les personnes compétentes à la bonne préservation de la faune sauvage.

Le type de structure le plus intéressant est le « TRUST », mais il nécessite l’intermédiaire d’un juriste, et donc des finances… Le processus de création du « Rombo Wildlife Conservancy » a été lancé, mais le conseil communautaire ne dispose pour l’instant pas des finances nécessaires pour le finaliser.

 

~ Mettre en place des programmes scientifiques d’étude de la zone de conservation et de suivi de la faune sauvage. Un vétérinaire français, spécialiste de la faune d’Afrique ayant déjà travaillé dans des zones de conservation au Kenya, est prêt à s’impliquer dans l’élaboration et le suivi des programmes scientifiques qui seront mis en place sur le terrain. Différentes phases d’étude ont été déterminées :

> Cartographier la zone de conservation et plus généralement le Group Ranch de Rombo. Ce travail permettra de recenser l’ensemble des éléments naturels et anthropiques composant le territoire : rivières, reliefs, routes, villages, écoles, etc. et de créer une carte précise de la zone de travail.

> Recenser les différentes espèces animales présentes sur le territoire et leur comportement (routes migratoires des familles d’éléphants, zones fréquentées par les grands fauves, etc.)

> Recenser les zones de conflits Hommes/faune sauvage : prédation sur troupeau, braconnage, destruction de culture, etc.

 > Une fois ces premières phases « d’état des lieux » réalisées, les programmes futurs pourront être établis en fonction des priorités et urgences : suivi d’une espèce en particulier, éducation de la population, etc.

 

~ Mettre en place un programme d’éco-volontariat au camp de recherche permettant à la fois :

> De renforcer les équipes de terrain pour la récolte des données,

> De créer une première source de revenus pour le Rombo Wildlife Conservancy.Print_lion

 

                         2. Développement du tourisme équitable :

Une fois l’aspect scientifique du projet lancé et l’intérêt patrimonial du territoire mis en lumière, le conseil communautaire souhaite développer différentes structures d’accueil et d’activités de tourisme équitable : écolodges, camping public, nuits dans des habitations traditionnelles, sites d’observation, découverte de la faune à pied, etc.

Chacune de ces activités et structure devra être approuvée par le TRUST pour s’assurer de la cohérence avec les attentes de respect de la nature, de valorisation de la culture et de retombées économiques pour la population. Mais ceci et une autre étape… !

À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à financer une partie des besoins immédiats du conseil communautaire pour assurer un bon départ à son projet.

Concrètement, voici ces besoins :

Financement de la création du TRUST ................................ 2000€

Achat d’un véhicule 4x4 type Land-Rover defender ........... 15000€

2 Tentes type tente safari ............................................................ 4000€

Réfrigérateur solaire .................................................................. 1000€

Installation de panneaux solaires .......................................... 4000€

Construction d’un bâtiment pour le personnel .................. 2500€

Equipements divers ....................................................................1500€

                                                                                        TOTAL = 30000€

 

La collecte lancée ici ne couvre pas l’ensemble de ces besoins car elle n’inclut que « l’urgent », c’est-à-dire ce qui est « vital » pour faire avancer le projet :

~ En priorité le véhicule, plus gros poste de dépense (15000€ maximum !)

Et si l'objectif est dépassé et/ou que l'on trouve un véhicule moins cher :

~ Création du Trust (2000€)

~ Achat du réfrigérateur solaire (1000€)

~ Achat d'une tente, etc.

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Nous espérons pouvoir financer les autres points par les premiers revenus du Trust ou d’autres voies (fondations, financement privé, etc.) ou encore en  lançant un nouvel appel à la générosité si besoin !

 

Quelques précisions…

1. Création du Trust : Il s’agit du montant demandé par le juriste pour la rédaction des documents officiels, l’enregistrement auprès de l’administration kényane, les frais de bureau, etc.

2. Achat d’un véhicule 4x4 : Ce poste de dépense est de loin le plus important, mais l’achat d’un véhicule de ce type est indispensable pour le bon déroulement des programmes scientifiques sur le territoire et pour le fonctionnement du camp de recherche d’une manière générale : travail de terrain sur des secteurs parfois situé loin du camp, approvisionnement du camp et sécurité des résidents (personnels et éco-volontaires), le camp étant situé à environ 4km de la « route » dans un environnement plutôt accidenté. Le prix indiqué est un prix maximum pour un véhicule type Land-Rover Defender de seconde main, en assez bon état pour éviter d’avoir trop de frais de réparation dans les mois et les années suivant l’achat.

3. Achat de 2 tentes « safari » : Il s’agit des grandes tentes permettant d’héberger les éco-volontaires dans de bonnes conditions. Chaque tente peut accueillir 2 personnes. Le camp est déjà équipé de 3 de ces tentes, mais 2 d’entre elles sont très dégradées et doivent être remplacées.

4. Achat d’un réfrigérateur solaire : un des équipements manquant de la cuisine. L’alternative au solaire est le réfrigérateur à gaz, mais il est compliqué de trouver des recharges de gaz dans cette région et l’utilisation d’une source d’énergie comme le soleil nous semble plus cohérent avec le projet…

5. Installation de panneaux solaires : un énorme + pour le travail dans le camp de recherche pour pouvoir recharger les différents outils de terrain et de communication : GPS, ordinateur(s), appareils photo, Téléphones portables, etc. Cette installation permettrait également d’éclairer certaines parties du camp : la cuisine, qui accueille également une pièce commune pour le personnel et la réserve de nourriture (le soleil se couche vers 18h30 au Kenya…) mais aussi la « tente-messe », lieu de vie principal du camp, que ce soit pour les temps de travail, de repas ou de loisir. Le prix indiqué a été établi par une société kenyane spécialiste de l’équipement solaire en site isolé.

6. Construction d’un bâtiment pour le personnel : Notre souhait est de pouvoir rapidement offrir des conditions d’hébergement décentes au personnel qui vit sur place 24h/24 durant plusieurs semaines de suite. Le prix comprend l’ensemble des matériaux de construction, la main d’œuvre et l’achat de quelques meubles (lits, matelas, table, etc.).

7. Equipements divers : Achats de meubles (tables, chaises, etc.), de vaisselle, et tout ce qui aurait pu être oublié dans les estimations précédentes !

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Nalepo

Voilà un peu plus de 2 ans que j’ai rencontré la communauté maasaï de Rombo, lors d'un séjour d'un mois en tant que volontaire. Cette destination était un peu le fruit du hasard, mais la générosité de cette communauté et la beauté du site ont forgé une conviction : un jour, je reviendrai. Ce que j’ai fait, très vite, et à plusieurs reprises. En tout, au... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_moi_cameleon
Très beau projet ! J'espère de tout coeur qu'il réussira !
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Je croise les doigts pour que ce projet aboutisse et que cette belle région soit préservée....Toutes mes bonnes ondes (Sab C.)
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Bravo, belle initiative. Courage pour la suite.