Route 66 est un road movie documentaire initiatique et burlesque sur fond d'empreinte écologique sur la route mythique des USA.

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Présentation détaillée du projet

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PROJET

 

Fiction/documentaire 52’ sur une idée originale de Freaks freearchitects avec la collaboration de Fabien Lartigue pour le scénario

 

 

PITCH

 

Les FREAKS, trio de jeunes architectes français partent aux Etats-Unis pour parcourir à l’envers ce qu’il reste de la route 66, du sud de la côté ouest aux grands lacs du nord. Leur programme : déplanter un arbre tous les 94km dans le but d’ériger à Chicago, point zéro de la route historique, un “monument au bilan carbone” composé des 42 arbres collectés le long de cette dé-conquête de l’ouest. Mais dès le départ à Santa Monica rien ne se passe comme prévu et ce qui se présentait comme une performance artistico-architecturale maîtrisée et préparée se transforme en road trip initiatique et burlesque.

 

 

PRESENTATION DE L'EQUIPE

 

FREAKS FREEARCHITECTS : 3 ARCHITECTES, 3 PROTAGONISTES FREAKS freearchitects est une agence d’architecture fondée en 2007 à Paris regroupant trois architectes DPLG : Guillaume Aubry, Cyril Gauthier et Yves Pasquet. FREAKS freearchitects porte haut le drapeau de l’auto-dérision, comme en témoigne leur portrait officiel où ils ressemblent plus à des austères promoteurs immobiliers qu’à de jeunes architectes branchés. En 2010 ils présentent avec succès une ébauche du projet FREAKS 66, manifeste sur la dictature politique de l’écologie, à la sélection des AJAP, Albums des Jeunes Architectes et Paysagistes, prix attribué par le Ministère de la Culture et de la Communication, qui valorise, soutient et encourage la jeune création architecturale et paysagère en France et à l’étranger. Le projet a été publié, sous forme d’images et de schémas dans diverses catalogues d’exposition, revues papier, et repris sur des blogs en ligne. FREAKS 66 prend aujourd’hui la forme plus concrète d’un scénario d’une fiction-documentaire dans laquelle les trois architectes jouent leur propre rôle.

http://freaksfreearchitects.com/

https://www.facebook.com/freaksfreearchitectsfanpage

 

 

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NOTE D’INTENTION ROUTE 66 : ECOLOGIE 2.0

 

L’écologie telle que médiatisée aujourd’hui n’est plus un engagement éthique mais un objet politique. ROUTE 66 porte un regard critique sur la question du développement durable à partir du “bilan carbone”, à savoir l’équivalence mathématique entre un acte de pollution délibéré et une action compensatoire. Ce bilan se résume souvent à une simple règle de calcul qui voudrait par exemple faire équivaloir une quantité d’eau consommée à la fabrication industrielle d’un tee-shirt ou tant de kilomètres parcourus en voiture par une personne à un arbre planté. Il s’agit surtout d’une façon de se rassurer sur le fait qu’il existe des solutions pour continuer à polluer sans changer d’habitudes. C’est de cette mathématique absurde que s’inspire le projet « ROUTE 66 ».

 

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Le territoire d’investigation est celui de la mythique route 66 emblématique des dérives modernistes érigeant la voiture et l’asphalte au rang de symboles du progrès. L’idée consiste à parcourir cette route à l’envers, sur fond de dé-conquête de l’ouest, de Santa Monica à Chicago. Partant de la formule qui dit qu’un arbre planté équivaut à 94km effectués en voiture, la plantation de 42 arbres constituerait l’empreinte écologique de la route 66 parcourue dans son intégralité. Symboliquement, ces 42 arbres déplantés sont collectés à l’arrière de la voiture. L’expression de cette pollution se traduit, à la fin du scénario par une petite forêt décontextualisée que les protagonistes espèrent planter à Chicago, sorte de monument contemporain à l’empreinte écologique. La route 66 est la première route trans-continentale de l’histoire des Etats-Unis, une échappée belle motorisée et pétaradante, une cicatrice radicale dans le paysage à l’échelle d’un pays continent. Mais la route 66 est aussi et surtout un pure produit du XXe siècle, un ouvrage désuet qui s’est figé dans l’esthétique patinée des road movies hollywoodiens. Elle a été mythique, mais elle a aujourd’hui perdu de sa superbe, fatiguée, usée, épuisée par toutes les images et tous les mots qui l’ont illustrée. C’est là que réside le véritable intérêt de la route 66 et ce qui constitue le fond d’écran de notre projet cinématographique : sa démythification.

 

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L’objet du film n’est pas de « faire réfléchir » le spectateur sur l’écologie, Al Gore, Di Caprio, Arthus Bertrand et autres Avatar l’ont déjà fait beaucoup mieux que nous (!). Non, il s’agit de pointer les failles du système même de ce « Grand spectacle de l’écologie » à travers sa mise en scène, sa médiatisation et sa récupération politique. Une sorte de démonstration par l’absurde du besoin de créer un socle de réflexion sur une écologie 2.0 qui aurait corrigé les bugs de la version 1 et nous offrirait une interface plus intuitive, plus prospective et plus pertinente.

 

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 A PROPOS DU FORMAT

 

Ce que nous projetons de construire avec ce film est un projet qui combine à la fois la dimension d’un road movie à sketches et à la fois les codes du documentaire. Mais notre ambition (in)avouée est de réussir à produire un film qui sache s’échapper tant au niveau du propos que de la forme, des références desquelles il prend racine. “Un road movie documentaire initiatique et burlesque”

 

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Qu’entend-t-on par documentaire ?

 

Tous les personnages que les FREAKS rencontrent au long de leur périple sont des personnes réelles. En réalité des personnes que nous aurons rencontrées lors du repérage et au fur et à mesure du développement du projet. La façon dont nous envisageons de procéder est la suivante : rencontrer et briefer les intervenants de chaque scène, et n’enregistrer que leurs réactions, en mode champs contre champs classique. Nous aurons donc toujours les FREAKS à l’écoute, passifs, face aux retours des différents protagonistes. L’idée sous-jacente est d’amener ces personnes à alimenter de leurs expériences et réactions la thématique de la route 66 aujourd’hui et de l’écologie. C’est cette matière documentaire récoltée qui s’intercalera entre les scènes plus fictionnelles.

 

Les scènes fictionnelles

 

Notre envie pour l’instant est de rester relativement proche de la référence du road movie tout en évitant de tomber dans le plagiat ou l’anecdote. Un positionnement « sur le fil » pour lequel nous décidons par exemple de n’utiliser que très peu (voire pas du tout) de plans larges et d’images cartes postales. Les paysages qui défilent tout au long du film seront surtout appréhendés à travers l’habitacle de la voiture. Cette distanciation sera accentuée par l’ambiance sonore anachronique de la voiture (comme France Info, fréquence improbable qu’ils arrivent à capter à la radio) L’intervention de réels comédiens n’est envisagée que pour les scènes réellement fictionnelles : comme le procès ou l’arrestation. L’idée est donc de travailler avec une équipe réduite au maximum comme pour un documentaire même si le résultat final s’approchera plus d’une fiction que d’un documentaire.

 

Qu’entend-t-on par Burlesque?

 

Au-delà du comique de répétition basée sur l’idée que le « concept FREAKS 66 ne marche pas », il est important de noter que les FREAKS ne sont du tout des comédiens professionnels. C’est pourquoi leur jeu sera réduit au maximum (pour éviter et le sur-jeu et le naturalisme bancal). S’imposant la règle du masque (un peu à la Buster Keaton), ils réagiront à ce qui leur arrive en laissant paraitre le moins d’émotion possible. Leurs costumes, vestes noires, chemises blanches, cravates serrées, étant clairement une expression de leur neutralité de sentiment. Un burlesque léger et subtile donc, qui tendrait plus vers Jacques Tati que vers Benny Hill.

 

 

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Nous avons besoin de votre aide pour financer les frais de déplacement et de production du projet. Suite a un estimatif du projet fait avec des professionnels voici les estimations des couts pour ce projet :

 

- PERSONNEL / SALAIRES : 6000 euros

         - Réalisateur : 1300 euros

         - Ingénieur du son : 1700 euros

         - Montage : 3000 euros

 

- MOYENS TECHNIQUES : 6000 euros

         - Location matériel : 4900 euros

         - Sous-traitance : 1000 euros

 

- RÉGIE :  15500 euros

         - Frais de déplacement voiture / avion : 8000 euros

         - Frais sur place : 6000 euros

         - Frais communication / Gestion : 1500 euros

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Freaks freearchitects

Portrait des FREAKS dans IDEAT fevrier 2014 (Maryse Quinton) : " Derriere freaks freearchitects; il y a trois trentenaires : Guillaume Aubry, Cyril Gauthier et Yves Pasquet. Ces touches-à-tout envisageant leur discipline comme un vaste champ des possibles à explorer en flirtant avec l'art et la scénographie, en abordant toutes les échelles. Leur... Voir la suite