Proposer un autre support que la musique elle-même pour la mettre en valeur ainsi que ceux qui la transmettent et ceux qui la font vivre. Réaliser une série de photographies sur des personnes itinérantes en Jamaique et les associer à des extraits de textes musicaux écrits et/ou prononcés par des artistes jamaicains dans les années 60, 70 et 80.

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The project

En associant nos deux passions, nous souhaitons offrir un visage et une attitude à la musique mais aussi donner la parole à la photographie. A travers des postures, confronter les dénonciations d’hier aux réalités sociales d’aujourd’hui.

Le reggae est né dans les années 1960, fruit de rencontres et de métissages musicaux.

C’est la plus populaire des expressions musicales jamaïcaines, porteuse d'une culture qui lui est propre. Souvent liée au mouvement Rastafari, lui-même né en Jamaïque.

Bob Marley en donnera la définition de “musique des hommes de la rue”. Voici le commencement de notre intérêt et de notre motivation à vérifier cette affirmation... A l’époque de Bob Marley, le reggae décrivait le quotidien, les difficultés et les espoirs des habitants de l’ile. Mais aujourd’hui, qu’en est-il ? Les textes ont-ils accompagné cette population avide de liberté ?

Le projet a pour but d’assimiler des extraits de textes des années 60 à 80 et des clichés actuels, des instants de vie. Lier la liberté musicale a celle de l'itinérance en figeant temporairement l’histoire culturelle et musicale de l’Ile de la Jamaique. Mettre en valeur ceux dont le reggae s’inspire et ceux qui le font vivre.

Prallèlement à ces clichés, nous souhaitons faire des enregistrements sonores. Ceux-ci illustreront de manière différente cette expérience. Cela nous permettra d'alimenter notre exposition qui sera photographique d'une part, et sonore d'autre part. Puis, les enregistrements seront la base d'émissions radio diffusées à notre retour sur la réalité Jamaïcaine.

Notre souhait est d’aller à la rencontre d’hommes et de femmes sans domicile fixe. Sans domicile fixe ne signifiant pas sans abri, nous insistons sur la notion d’itinérance : ce qui bouge.

Dans son acception commune, la notion de sans domicile fixe renvoie aux personnes privées d’une résidence fixe. Elle est plus large que celle de sans-abri puisqu’elle inclut aussi les personnes qui vont d’un hébergement à un autre sans forcément faire l’expérience de la rue. Une personne contrainte de changer fréquemment de résidence est considérée comme sans domicile fixe.

Nous photographierons principalement des travailleurs ambulants (dans les bus, les marchés...), des musiciens ou encore des personnes sans emploi.

 

Ce projet se veut être le plus proche de la réalité. C'est dans ce but qu'il combine l'image et le son.

 

Notre itineraire :

 

Grâce aux précieux conseils d’Helene Lee (ex-journaliste a Libération, spécialiste de la musique jamaicaine), Morgane a pu baliser son premier séjour en Jamaique en 2011. Cette expérience  lui permet aujourd’hui de sélectionner et de sélectionner les lieux dans lesquels il sera important de se rendre pour faire de belles rencontres et capturer les images. - Kingston : Capitale de la Jamaique. Ville impressionnante de par sa grandeur, son histoire et son nombre élevé d’itinérants. Contexte politique, culture rastafari, clivage entre quartiers riches et ghettos ont inspiré les artistes. Ce sont ces thèmes qui motivent aujourd'hui notre désir d’y séjourner. - Port Antonio : Les bords de plage de la baie sont parfois habillés de tentes dans lesquelles les amateurs de surf se réfugient lorsque la nuit tombe. Des vendeurs de bijoux aux couleurs rasta et de coquillages s’y promènent également. - Blue Mountains : Montagne la plus haute de la Jamaique, au nord de Kingston. On y cultive l’un des meilleurs cafés au monde. Une communauté rasta y est installée. - Treasure Beach : Baie plus isolée où bon nombre de pêcheurs aiment se retrouver avant de vendre leurs produits au marché de Black River. Lieux calme et reposant où l’itinérance est davantage maritime.

      

Qui suis-je ?

- Morgane, éducatrice spécialisée et passionnée de musique reggae. Je partage ma vie depuis plus d’un an entre Besançon (France) et Montréal (Canada), à la recherche d’outils et de réponses pour améliorer la prise en charge des adultes en difficulté sociale (addictologie, itinérance, droits, accès a la culture…).

Je m’intéresse depuis plusieurs années à la musique d’origine jamaïcaine mais aussi à l’historique de l'île. Mes lectures sur le reggae, la politique et la culture rasta (Hélène Lee, Jeremie Kroubo Dagnini, Boris Lutanie…) m’ont permis de mieux comprendre l’émergence de ce style musical et ses textes. J’ai eu la chance de découvrir la Jamaique en juillet 2011 et ce voyage n’a fait qu’accroitre mon intérêt. J’ai depuis le désir de partager ce que j’ai vu et entendu, ce que je veux revoir et entendre. Ce voyage fut la première confrontation entre ma représentation du milieu et sa réalité.

Je n’ai pas la prétention d’être photographe mais comme beaucoup, je suis amatrice de cet art étant capable de transmettre autant d’émotions et de sensations que si nous avions vécu les situations nous-mêmes. Je saurai vous transmettre les idées, les sentiments, les gestuelles et les combats de chaque personne qui acceptera de poser devant notre objectif.

Le reggae est pour moi la voix d’un peuple riche de par son histoire, sa culture et sa soif d’indépendance. L’itinérance est une forme d’indépendance et de liberté….Qu’elle soit choisie ou subie.A mon tour de vérifier si les deux sont ou peuvent être liés…

 

 

 

- Alizée, étudiante en Sciences du langage (spécialisée dans le discours des médias), reporter à Radio Campus.

Je vis actuellement à Besançon où je poursuis mes études. La spécialité que j’ai choisi et le sujet que je travaille dans le cadre d’un mémoire m’orientent vers le discours des médias. D’autre part, j’effectue un service civique au sein de Radio Campus Besançon où on m’apprend le métier de journaliste.  Ces deux aspects participent grandement à ma future orientation professionnelle.

Depuis de nombreuses années, je m’intéresse à la Jamaïque, sa musique et sa culture. Dans le cadre de ma licence j’ai fait une brève étude sur le discours des médias francophones concernant les ghettos jamaïcains. Cette première étude m’a permis de me rendre compte de certaines choses, mais je constate que la presse est une source d’information insuffisante pour me faire une  idée exacte des réalités. C’est pourquoi ce projet me permettrait d’approfondir mes recherches et de les ancrer dans le concret de la vie jamaïcaine.

J’assiste également à  un cours de photographie à l’école des Beaux-arts de Besançon. J’ai donc appris les principes généraux de cette pratique et en ai fait l’expérience à plusieurs reprises.  Ces connaissances seront donc un vrai avantage pour monter l’exposition qui sera l’aboutissement de ce projet.

Depuis deux ans j’essaie d’être relativement active dans le mouvement reggae bisontin. J’animais une émission radio sur les ondes de Radio Sud, je fais également partie d’un Sound system. Pour moi le Reggae est autant un mouvement qu’un genre musical. En effet, il transmet de nombreux messages. Il se veut être la voix d’un peuple, souvent dévalorisé et mal connu.

Travailler sur l’itinérance offre une réelle perception de la vie jamaïcaine et ainsi permet le croisement avec les messages que porte le Reggae.

 

 

- Nous sommes toutes deux membres de l’Association Uppertone, association bisontine ayant pour but de promouvoir et de diffuser la culture musicale jamaïcaine. Nous participons à la création et à l'organisation d'évenements culturels (concerts, sounds systems, projections de films, expositions...) et assurons différentes missions de bénévolat. Pour plus d’informations sur l'association, vous pouvez consulter le site internet : http://asso-uppertone.blogspot.com

Why fund it?

- En premier lieu, la collecte nous servira à financer le voyage aller/retour jusqu’à Kingston : 1000 euros.

- Afin de faciliter l’entrée en communication et l’échange avec certaines personnes, nous serons parfois accompagnées d’un habitant de Kingston connaissant le patois, la culture et l’histoire de son île sur le bout des doigts : 300 euros.

-  Le tirage des photographies ainsi que leur encadrement pour la réalisation de l'exposition : 1200 euros.

- L'impression des livres-photos : 1000 euros.

 

Nous prendrons en charge les frais d'hébergement, de transports internes ainsi que l'alimentation.

Si la collecte de fonds dépasse l'objectif fixé, nous verserons l'argent supplémentaire à l'Association Uppertone.

 

Newest comments

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bravo, super tous ces gens qui ont donné pour votre projet; maintenant bon voyage, revenez avec de beaux souvenirs et belles images que je souhaite bientôt partager! bises à toi Alizée. Fan.
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Pas facile facile de contribuer plus pour moi, mais j'espère que ça pourra quand même donner un ti coup de pouce de plus pour votre projet. J'espère que vous mettrez en ligne une partie de l'expo, afin que je puisse profiter à distance de ces images qui promettent d'être belles... Bon voyage et bon courage pour récolter les derniers fonds nécessaires
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Bon séjour !