Il s'agit d'un livre de photographies accompagné de textes de carnets de voyages, méditations poétiques sur l'Inde, ( 1992 - 2007 )

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The project

 

   Bonjour et mes respects ;-)

 

   Un livre de plus sur l'Inde ...

   Pourquoi? Parce qu'on cherche encore et toujours à comprendre ce pays,sans doute.

Pendant mes multiples voyages, j'ai beaucoup écrit et photographié, fasciné et révolté, enseigné par l'Inde.

   J'ai voulu capter et retranscrire par une parole et des images fidèles, ce qu'elle m'a transmis, ou ce que j'en ai compris.

   Ne cherchant ni à faire de l'esthétisme, ni à nier la beauté de ce que je voyais, mais à comprendre son histoire ou son éternité, les deux liées, son sens.

   J'ai suivi ma sensibilité, refusant de suivre les modes et les tendances en matière - paradoxe - de lumière et de verbe, en refusant par là de banaliser cette terre qui continue de pointer le Ciel et notre Terre toute entière, en ce qu'elle les résume.

   Ayant eu la chance de travailler avec une agence de voyages solidaires - voir biographie - j'ai pu retourner souvent au mêmes lieux, en des moments différents, et y saisir des "présents" parfois bouleversants de grâce ou de douleur.

   Il faut de la légèreté et de la profondeur pour traverser l'Inde et y durer, ne pas passer à côté d'elle.

 

Concrètement, le livre se compose de 64 photos - diapositives prises au 50 mm avec un  F3 -  et de sept chapitres de méditations poétiques en rapport, extraits de carnets indiens, suivant les quatre ashramas- stades - de la vie matérielle et spirituelles de l'hindou. Des légendes précises accompagnent les photos.

 

Aprés ma démission de l'Education Nationale - j'y reviendrai par d'autres biais, aimant enseigner,

mes voyages comme guide dans une agence de tourisme responsable m'ont permis de réaliser plusieurs anciennes vocations: photographie, écriture, ethnologie, enseignement, solidarité, engagement, rencontre entre les peuples... en touchant à l'art, aux traditions spirituelles, à la nature.

 

J'ai décidé de lancer le projet aprés les conseils de Tara Michael, sanskritiste et docteur en études indiennes, qui avait vu mon exposition lors d'un festival de l'Inde organisé par notre association, Ashvattha, en 2007.

   Certains éditeurs ont murement réfléchi mais mon manque de notoriété et le classicisme des photos, je pense, les a fait renoncer.

 

  Aujourd'hui, je suis content de proposer ce livre à des amateurs libres d'intérêts financiers.

 

  Brumerge, l'éditeur de "Poésie et Eveil, les voyages du cygne", mon essai-anthologie sur la poésie et l'expérioence spirituelle à travers les civilisations, est d'accord pour éditer le livre une fois les fonds réunis, en quelques centaines d'exemplaires. Il est en train de publier Maha Maya Mudra, des carnets indiens - sans photos.

 

Voici quelques clichés qui suivent symboliquement le cheminement de l'âme entre Samsara et Nirvana. Le parcours du livre est davantage expliqué à la fin.

 

Les images affichées ci dessous entrecoupent des idées générales sur l'Inde et ma philosophie de la photo qui expliquent mes choix.

 

je suis prêt à répondre bien sur à vos questions.

 

Merci à vous,

 

François-Marie

 

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L’Inde est un pays unique qui offre tout à qui veut ou ne veut pas le prendre.

Terre des paradoxes, elle sature et submerge tous les sens sans compter tout en répétant sans cesse que ce monde physique est une illusion à laquelle il nous faut renoncer.

 

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Mais les enseignements hindous les plus anciens nous disent que l’univers est la projection magique – Maïa - le jeu divin - Lila –de l’absolu, quel que soir son nom : Brahma, Vishnou, Shiva… qui se reflète et se connaît dans toutes les formes relatives de sa Création. En tant que tel, l’univers est le corps même de sa Shakti, la Déesse, Devi.

 

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En même temps, la vie quotidienne en Inde peut être dure, accablante, elle peut faire douter celui qui soutient son regard du sens même de l’existence humaine.

 

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Beauté infinie et souffrance insondable se succèdent. Ordre universel et chaos inextricable nous confondent. Maïa et Karuna, magie et compassion sont les deux sentiments qui écartèlent et enseignent le voyageur en Inde.

  Dans les  photos sélectionnées, prises entre 1999 et 2007, j’ai cherché aussi à raconter l’histoire de l’âme qui s’incarne dans le Samsara et évolue vers le Nirvana, à travers les moments et âges successifs de la vie.

 

 

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   Ces deux mots : Samsara, « couler avec » ou « le flux »  et Nirvana « extinction », désignent la vie et son but ultime, dans la pensée indienne.

 

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  Samsara, Nirvana, deux termes qui s’ouvrent - « Sa » et « Ni » -  comme la première et la dernière note de la gamme indienne, onde que chevauche la Création : « Sa, ré, ga, ma, pa, dha, ni », comme pour rappeler que tout se reflète dans un monde que soutient toujours le son « AUM » primordial, dans un pays où la musique raconte l’histoire de l’Univers.

 

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   Ce monde est celui du désir et de la liberté absolue de chacun desuivre la route qu’il lui semble, de faire aussi de cet espace commun, la vie, le lieu de toutes les ségrégations et de toutes les inhumanités, ou pas. Terre impitoyable où l’homme exploite l’homme, parfait reflet du nôtre dans sa pure logique prolongée à l’extrême, horizon alléchant  et gratifiant de nombres d’investisseurs

 

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étrangers, l’Inde dévoile aussi bien par la merveille que par la révolte, la condition universelle du vivant, au milieu de ses bêtes sacrées ou écrasées, de ses arbres, de ses temples, de ses divinités.

 

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Le syndrome indien qui y frappe certains voyageurs est un des symptômes d’une perte de repères face à une pensée qui, par exemple, dénombre 119 univers pareils au nôtre et qui compte plusieurs milliards d’années dans un seul jour cosmique de Brahma. 

 

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Grand fleuve à la boue aurifère, l’Inde ne semble parfois attendre que le delta de sa Délivrance.

 

 

            Je voyage en Inde depuis 1992. Cette terre appelle la photo, avec le respect auquel sa puissance nous convie.          

 

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La ligne brune et mince de ses habitants dans l’incroyable foisonnement des couleurs, les situations innombrables en kaléidoscope constant sur des lois immuables, - même si des choses changent - comme une danseuse de Bharatanatyam et ses poses qui racontent l’éternité des mythes. Une pellicule diapo comporte 36 poses, comme le fameux traité d’amour indien… Enfin, l’image, par la magie de Maïa, y est considérée comme une expression du Brahman, l’Âme Universelle, même si elle est à dépasser.

 

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   La disparition de Cartier-Bresson, amoureux de l’Inde a fait la une de ses journaux en 2004.

   L’Inde change, mais la dureté du pays demeure, même si elle est de plus en plus évacuée aux marges des mégalopoles, et tout ce qu’on apprend ensuite de différentes manières, y fait douter du sens de l’art. Une phrase de Camus lui en redonne : « Il faut jurer une double fidélité à la beauté et aux opprimés »,

 

 

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nous engageant dans un art au service, non de lui-même, mais par lui-même de quelque chose qui en vaille la peine. Les photos présentées ici, compte tenu du cadre, évitent les scènes trop dures.

 

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   Les clichés reproduits sont issus de diapos Velvia, Provia, Sensia, Kodak, prises avec un Nikon F3, quasiment toutes au 50mm, sans retouches.

 

 

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   Ce livre veut représenter le voyage de l’âme dans la matière. D’abord, les eaux originelles, les dieux, la femme pour l’incarnation, l’enfance, les trains, transition vers l’âge adulte et un certain oubli de l’innocence. Puis les voies ferrées qui mènent en exil ou exode aux villes tentaculaires, dures et surpeuplées. Enfin, les voies dorées spirituelles qui apportent une réponse au sens de l’existence. Et les fleurs qui en un jour content à l’homme sa vie éphémère mais éternelle par les cycles,

qui sont partout en Inde, des temples ancestraux aux plus petits autels et aux artères des mégalopoles.

   Cette progression de l’âme incarnée est aussi celle des quatre  ashramâs hindous : les stades traditionnels de la vie : enfance et études, vie de famille, retrait progressif des préoccupations mondaines et consécration à moksha, la Délivrance.

   Les extraits de carnets de voyage ne correspondent pas nécessairement aux images, ils essaient de leur apporter un complément, d’autres moments, un décryptage de scènes perçues comme archétypales du sous-continent, de la Manifestation elle-même et avec les lois qu’elle reflète du dharma.

 

 

Why fund it?

Editer le livre;

soutenir des petits projets: pompes à eau en Uttar Pradesh, au Bihar, au Madhya Pradesh, dispensaire à Bénarès, menés par des amis vivants à Bénarès.

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Sameshores

Né à Marseille en 1969, enseignant de formation, j’apprends en 1999 les bases de la photo et du labo N&B à Grenoble avec l’ancien reporter Yvon Vernotte. Je passe à la diapositive en 2000. Depuis 2001, année où je démissionne de l’Education Nationale pour désaccord de sens, j’alterne enseignement et accompagnement de voyages dans le monde – Inde,... See more

Newest comments

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Excellente initiative ! Merci pour ce beau voyage ! (Olivia & Valentin)
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Je croise les doigts... Bises François-Marie. Céline
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Un beau projet qu'on aimerait voir se réaliser. L’Inde fait rêver, il s'agit bien ici de passer du rêve à la réalité... Tous mes vœux François-Marie !