Un documentaire qui va changer vos représentations sur la Roumanie. De l'héritage communiste au capitalisme débridé: [re]découvrez la ville!

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Présentation détaillée du projet

 

 

L'évolution de l'urbanisme en Roumanie depuis 1989

 

21 décembre 1989, 12h08, le régime communiste du dictateur roumain Nicolae Ceaușescu est renversé. Alors que les grands chantiers urbains qu'il a lancés sont encore en cours de réalisation, un vent nouveau souffle sur les villes. La mise en place d'un système politique démocratique et l'ouverture à l'économie de marché sonnent la fin d'une organisation urbaine planifiée par le pouvoir central et dictée par la croissance massive et conjointe du secteur industriel et de l'urbanisation. Les investisseurs roumains et étrangers se mettent alors en branle pour conquérir ce nouveau marché bientôt intégré à l'Union Européenne.

 

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Piața Gării - Iasi,  janvier 2013

 

Près de 25 ans plus tard, paysage et fonctionnement urbains s'en trouvent transformés. Les centres civiques, zones industrielles et blocs de logements subissent la concurrence des malls, business centers et gated communities. Conjointement à l'évolution des besoins et des aspirations des citadins roumains, les mutations urbaines ont profondément bouleversé les centres et les périphéries mais surtout la manière de penser et de faire la ville en Roumanie.

 

 

L'exemple de 3 villes : Cluj, Constanţa, Iaşi

 

Pour comprendre ces processus, nous avons exploré trois villes de taille similaire, trois capitales régionales : Cluj-Napoca en Transylvanie, Constanţa en Dobrogea et Iaşi en Moldavie.

 

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Erigée sous l’empire Austro-Hongrois, Cluj-Napoca est aujourd'hui portée par une dynamique ouest-européenne. Sous domination Ottomane jusqu'en 1878, Constanţa est devenue une grande station balnéaire et le premier port de commerce de la Mer Noire. Ancienne capitale de la principauté de Moldavie, Iaşi est le haut lieu du tourisme religieux en Roumanie.

 

Cluj, Constanţa et Iaşi. Un stade, un casino et un centre commercial. Trois réalisations architecturales qui symbolisent la manière dont les acteurs locaux exercent dans le conflit et la négociation, leur pouvoir de façonner la ville.

 

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Cluj Arena - Cluj-Napoca, novembre 2011

 

A Cluj, on s'empare du centre-ville. On le piétonnise. On y réhabilite les bâtiments historiques. On y réaménage le parc central au bout duquel à l'emplacement du stade désuet, une figure nationale de l'architecture y érige un stade primé internationalement.

 

 

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Casino - Constanţa, octobre 2012

 

A Constanţa, on privilégie l'attractivité de la station balnéaire. La péninsule, berceau historique de la ville, peine à retrouver son éclat d'antan. Le casino, joyaux de l'Art Nouveau, bâti en front de mer, tombe peu à peu en ruine confronté à l'indécision dont font preuve les pouvoirs publics à son égard.

 

 

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Palas Mall - Iaşi, octobre 2012

 

A Iaşi, on fait table rase du stade nautique construit sous le communisme pour adosser au Palais de la culture, monument néo-gothique flamboyant, un lifestyle center (centre commercial de nouvelle génération) porté par un des plus gros investisseurs roumains, natif de la ville.

 

 

Empreintes d'une histoire urbaine qui fait la fierté de leurs habitants, Cluj, Constanţa et Iaşi se transforment depuis les années 90 en suivant des modèles urbains singuliers qui contribuent à la redéfinition de leur identité. C'est ce que nous vous ferons partager au travers de  notre documentaire :

« ŞANTIER ÎN LUCRU - Les villes d'après » !

 

 

Le film-documentaire

 

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Quartier Bună Ziua - Cluj-Napoca, septembre 2012

 

Dans « ŞANTIER ÎN LUCRU - Les villes d'après », vous découvrirez la richesse du patrimoine architectural des centres-villes roumains, la subtile beauté des quartiers socialistes et les témoins du dynamisme et du renouveau de ces villes. Vous pénétrerez les rouages qui menacent leurs équilibres écologiques, sociaux et urbains dans ce pays qui parachève sa transition économique et politique. Enfin, vous verrez comment la génération post-communiste insuffle de nouveaux modes de faire la ville en proposant, en dialoguant, en contournant et parfois en s'opposant aux tenants du pouvoir.

 

Didactique et poétique, sublimé par une bande sonore électro empreinte de rythmes inspirés des folklores traditionnels roumains, le film vous fera (re)découvrir un visage singulier de cette Roumanie si souvent mise à mal.

Il s'inscrit dans la lignée de quatre grands documentaires qui ont guidé nos choix créatifs : « Urbanized » de Gary Hustwit (2011), « In situ » de Antoine Viviani (2011), « Tous au Larzac » de Christian Rouaud (2011) et « Roşia Montana » de Fabian Daub (2012).

 

 

Les héros

 

Les héros du documentaire sont architectes, urbanistes, chercheurs, politiciens, entrepreneurs, militants associatifs mais avant tout ils sont passionnés par la ville, par leur ville. Ils sont une trentaine à nous avoir livré leur témoignage à propos des dynamiques urbaines.

Devant un de leur plus grand projet architectural ou urbanistique, dans leur bureau, dans un café, ils nous ont fait découvrir leur ville ; ses forces, ses faiblesses et comment à leur échelle ils tentent de faire bouger les lignes pour la façonner à leur image.

 

 

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Portraits des interviewés à Cluj-Napoca

 

 

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Portraits des interviewés à Consţanta

 

 

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Portraits des interviewés à Iași

 

Pour illustrer leur discours, du lever au coucher du soleil et parfois même jusque tard dans la nuit nous allons arpenter les rues de Cluj, Constanţa et Iași en quête de jolies images. Dans la rue, sur les toits, dans les ascenseurs, en voiture, nous chercherons les meilleurs angles de vue pour rendre compte des ambiances de la vie quotidienne roumaine ponctuée de grands rassemblements culturels, civiques et politiques.

 

 

Nos partenaires

 

Cette première partie du projet, en Roumanie, a été cofinancée à hauteur de 15% par le Conseil Régional d'Aquitaine et par certaines de nos communes natales - Amfréville et Castillon-en-Auge.

Avec un budget de 17.000 euros, nous avons acquis le matériel audiovisuel nécessaire au tournage. Nous avons déjà tourné quelques images mais nous devons encore filmer les héros et compléter nos rushs. Dans un contexte où l'identité est une force et le déracinement un quotidien, nous mettrons en image ce à quoi aspirent les Roumains pour le devenir de leurs villes.

Pour la suite du projet, nous sommes entourés d'une équipe de professionnels dont l'interprète Mirela Sofronea et le réalisateur Samir Benchikh.

 

En partenariat avec l'Ordre des Architectes de Roumanie, les Instituts Culturels Français et l'association Gironde-Roumanie, le film sera diffusé lors de projections-débats en France et en Roumanie. En parallèle, il sera présenté en festival et finira par être visible en libre-accès sur la toile.

 

 

Qui sommes nous ?

 

Sindy Quéré, Guillaume Lebon et Bénédicte Vacquerel. Trois amis qui se sont rencontrés sur les bancs de la faculté. Géographes-urbanistes, nous sommes diplômés des Universités de Caen, de Bordeaux.3 et de l'Institut d'Urbanisme de Paris. Il y a deux ans, constatant que rien ne nous retenait en France, nous avons décidé en tant qu’urbanophiles fascinés par l’Europe de l’Est de réaliser ce film-documentaire.

 

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L’aventure a commencé en novembre 2011 par la création de l’association « Urban Balkan Project ». Nous avons consacré les mois qui ont suivi aux prises de contact, au montage du projet, à l’acquisition de fonds et de matériels mais aussi à l’apprentissage du roumain. Le printemps 2012 arrivé, le top départ était donné pour une année en Roumanie.

 

Une itinérance de près de 2.800 kilomètres au cours de laquelle nous avons passé 4 mois dans chacune des villes explorées.

Notre fil rouge : s’efforcer de comprendre quelles sont les spécificités urbaines de Cluj, Constanţa et Iași et comment les retranscrire sur le support vidéo.

Sur chaque terrain d’étude, la même méthodologie d’enquête déployée : une exploration préalable de l’histoire et de la culture de la ville, une lecture urbaine de ses principales dynamiques puis une série d’entretiens avec les principaux acteurs qui « font la ville ».

 

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Tournage au port de plaisance - Constanţa, novembre 2012

 

 

Nous entrons désormais dans la seconde phase du projet. La sortie de « ŞANTIER ÎN LUCRU - Les villes d'après » est prévue pour décembre 2013. Que vous nous accompagniez depuis nos premières tribulations ou que vous nous découvriez aujourd'hui, nous avons besoin de vous maintenant pour cofinancer le montage du film-documentaire. Soutenez-nous !

À quoi servira la collecte ?

Cette somme financera les frais de déplacements pour retourner filmer les personnages en Roumanie (billets avion, hébergements, transports).

 

Merci de l'intérêt que vous portez à notre projet et de nous aider ainsi à partager une image de la Roumanie qui sort des sentiers battus !

 

Pour nous contacter : urbanbalkanproject@gmail.com

 

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Urban Balkan Project

Fondée en novembre 2011 par trois géographes-urbanistes français, l’association Urban Balkan Project mène des travaux relatifs à la mutation des pratiques et des représentations urbaines dans les pays d’Europe de l’Est. Elle a pour but de créer un échange de pratiques entre les acteurs territoriaux (scientifiques, associations, citoyens, praticiens,... Voir la suite

Derniers commentaires

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Félicitation à tout les 3! Bon courage pour la suite de votre projet!
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Congratulations on your project!!!
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Mes félicitations Guillaume à toi et tes collègues, vous avez atteint votre objectif. J'arrive un peu tard pour apporter ma contribution, mais voilà c'est fait. Bon courage pour la poursuite d'un si beau projet, nous faire découvrir la Roumanie et sa culture.