Ce projet est né de la volonté de documenter la vie d'un jeune homme qui vie en autonomie. Il vit dans des cabanes entièrement fait de récupération, il ne se déplace qu'a pied, ou en auto-stop.. j'ai mûrit ce projet afin d'en développer un film qui ne documente pas seulement l'histoire singulière de cette personnalité, mais qui sera à même de représenter au moyen du cinema, ce rapport au temps et à l'espace réinventé qu'instaure nécessairement une telle marginalité. Nous avons besoin de vous pour nous soutenir dans notre projet, pour nous aider a acquérir un minimum de budget, pour pouvoir mener au mieux cette belle aventure !

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The project

 

Je suis un jeune artiste qui travaille avec la photographie et la vidéo. Je me suis formé à l'école des beaux-arts de Lyon. 

Je cherche à représenter par les images, des situations sociales et culturelles complexes, multiples, depuis une vision sensible, et, n'ayons pas peur des mots, poétique.

J'utilise depuis plusieurs années le médium de la vidéo et de la photographie pour explorer différentes strates culturelles, historiques, politiques, que composent nos réalités contemporaines, afin de saisir leur impact local à travers le prisme de la représentation. Je situe toujours la figure de l'individu au coeur de mes représentations.

 

 C'est précisement ce point de rencontre entre la figure d'un individu singulier,  un contexte social, politique et historique plus général, et certains grands récits constitutifs de notre culture que j'ai l'intention de questionner à travers ce projet de film.

Provisoirement, le titre donné à ce film est Sauvage, mais ce n'est pas encore définitif. 

 

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L'individu en question qui sera donc l'élement central du film, Alexandre, est un jeune marginal, qui a décidé,il y a quatre ans de vivre dans autonomie la plus absolue possible. Il vie dans trois cabanes qu'il a construites dans trois endroits stratégiques du sud de la France. La première d'entre elles, sa résidence principale, est reculée dans une foret sauvage au coeur de l'Aveyron. Alexandre est donc amené à graviter en nomade autour de ses multiples lieux de vie. 

Il cultive pour subvenir à ses besoins, récupère systematiquement tout ce qui peut lui servir, et ne se déplace qu'a pied ou en auto-stop.

En tant que vidéaste, l'enjeu pour moi fut d'abord de documenter son mode de vie, qu'il pense et dévelloppe comme une oeuvre d'art.  

initié au chamanisme en Amérique du Sud, c'est en revenant d'un voyage prolongé en Amazonie qu'il a pris la décision d'incarner un renouveau de la civilisation. Alexandre entend repenser la plupart des domaines d'activités du quotidien (l'alimentation, la médecine, la culture, le travail, l'habitat, la sédentarisation..) Ce qui m'a tout de suite touché dans sa démarche, c'est l'impossible tâche qu'il s'etait confiée. Il fallait faire un film pour pouvoir documenter l'écart entre ses collosales aspirations et le lots des difficultés qui l'éloignerait de son utopie. 

 

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 Et puis à force de l'accompagner dans ses déplacements permanents, dans son quotidien, dans ses aller-retour entre la civilisation et son exclusion volontaire, force était de constater qu'il y avait là le terreau d'un film beau et original.

Nous voulons ainsi relever le défi de représenter ce rapport sensible si particulier au temps, à l'espace, et à la nature, qui se dégage d'un mode de vie sauvage, tout en évitant le plus possible de tomber dans les clichés que l'on se fait de l'individu en marge de la société. 

Ce film correspondrait par son approche, son régime d'image, et son style, au type documentaire, mais puisque ce personnage génère lui-même la fiction de sa propre vie,  il s'en suivrait une oscillation intéressante entre les différents degrés séparant le documentaire et la fiction ( comme a pu les identifier Francois Niney par exemple). Néanmoins, ce projet ne se contenterait pas de produire un pur jeu formel sur les genres cinématographiques.  

Il s'agit d'abord d'interroger comment des grand récits de notre culture tel que 'le mythe du bon sauvage', 'le progrès de la civilisation', 'la fin du monde', 'l'utopie hippie' ou encore 'le mythe d'Icare' traversent et s'incarnent dans une situation concrete, comment un individu s'en empare pour nourir sa soif d'absolu, et comment il les confronte à la dure réalité qui fatalement lui promet un lot conséquent d'échecs.

En tant que vidéaste, c'est cette lutte démesurée, parfois proche de l'absurde, qui me captive, que je trouve salutaire et poétique et qui fait de son protagoniste un anti-héros un petit peu héros malgrè tout (un "beautiful loser" dirait le cinéaste américain Harmony Korine).

 

Alex

 

 

J'assure personnellement la réalisation et la prise de vue, au moyen de mon appareil Nikon d7000, qui produit une qualité HD satisfaisante.  Nous aurons le soutien de deux personnes pour nous assister au montage, image et son. Il s'agit de réaliser ce film avec le minimum de moyens possible, car nous pensons qu'il est plus cohérent avec l'idée du film de le réaliser avec les moyens du film amateur. Cela n'engage pas que nous ne prendrons pas très au sérieux l'esthétique du film, la rigueur de sa structure, la composition de ses plans. Nous choisissons déliberement une esthétique pauvre, épurée tout artifice, pour en dégager un régime d'image cohérent à l'objet représenté. 

Nous avons déja à notre actif plusieur heures de rushes, dont un premier débriéfing nous a permis de dégager des séquences prometteuses.  

 

Le temps qu'il nous reste à consacrer à la réalisation de ce projet est estimé à environ 6 mois, réparti en plusieurs périodes de tournage.

Nous consacrerons ensuite une période de post production (montage) d'environ un mois. 

 

Voici un premier extrait de quelque plans que nous avons tournés :

 

 

 

Si je fait ici appel à votre générosité, c'est qu'il nous manque certains matériaux pour assurer le bon déroulement de notre projet.

Enfin, une fois ce projet accompli, notre objectif est de le présenter dans de nombreux festivals de cinema documentaire et expérimental afin d'y partager notre expérience, et notre vision, en espérant y rencontrer une certaine reconnaissance. 

Why fund it?

 

Certes, nous revendiquons le choix de réaliser ce film documentaire avec le minimum de moyens, néanmoins, nous devons constater qu'il nous manque certains matériaux de première nécessité afin de travailler dans de bonnes conditions, et de donner au film une qualité esthétique satisfaisante. 

 

Nous avons donc dressé une liste de ce dont nous avons besoin :

 

Ordinateur portable compatible avec Final cut pro 10 : 1000 euros

 Un objectif Nikon grand angle Voigtlander Skopar 20mm : 500 euros

Un steadycam : 700 euros

Matériel de prise de son (micros compatible avec appareil photo Nikon) 150 euros

imprévu : 150 euros

 

Pour le reste (transports, logements, montage, objets divers)  nous en assurerons les dépenses. 

 

Un grand merci pour votre attention et pour votre générosité ! 

 

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Alexis Bertrand

Alexis Bertrand, Réalisateur. Né en 1986, je passe une enfance tenté de mysticisme à l'écart de la civilisation, dans un petit village de la drome provençal. C'est au lycée que je fait la connaissance d'Alexandre, et c'est la que commence le récit d'une longue amitié. Passionné de théâtre et de littérature, c'est en rencontrant la pensée de Guy... See more

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a voté ! bon courage les garçons, des bises
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'ch'allah