"Si Camille me voyait..." de Roland Dubillard avec des extraits du Pierrot Lunaire d'Arnold Schönberg au Théâtre du Rond-Point.

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Présentation détaillée du projet

SI CAMILLE ME VOYAIT…

      

Synopsis

 

"Si Camille me voyait..." se présente comme un rêve, la jeunesse y jaillit sur le mode de l'état amoureux qui vous murmure que le monde vous appartient. Une mystérieuse comtesse prenant son bain dans sa berline au Bois, immergée dans un lait de beauté, deux jeunes dandys excentriques, une fleuriste aux pouvoirs magiques et un Comte déguisé en curé, ont tous rendez-vous à minuit dans une clairière qu'on nomme le Trou de la Rose en Bouton... C'est l'heure des métamorphoses...

 

 

Roland Dubillard a écrit à propos de Si Camille me voyait... :

« Ce n’est pas par principe ou parti pris qu’elle a été écrite en vers classique souple, mais parce-que la versification est un organe dont le fonctionnement procure du plaisir. » La mise en scène propose une forme de jeu : De mettre 3 éléments de plaisir en intime relation sur le plateau.

 

I. Si Camille me voyait...

Le comique de cette pièce est fait par un langage fantasque, imprévisible, parfois de rimes montant irrésistiblement comme dans le rêve. Éclat de mots, de sons, de pulsion, envahissent la parole. Les personnages eux, émergent de la fumée pour disparaître dans la confusion de leurs identités, en s'évaporant, en mourant, en se métamorphosant. Ils sont des entités oniriques.

 

 II. Pierrot Lunaire – de Arnold Schoenberg, mélodrame sur le mode du Sprechgesang (parlé-chanté) pour voix et 5 instrumentalistes sur une série de poésies d’Albert Giraud, traduites en allemand par Hartleben. Nous projetterons des extraits de l’enregistrement de 1978 avec la chanteuse Anna Ringart sur l’écran multimédia.

L’impact émotionnel de cette œuvre dans son mélange de sons inouïs et de théâtralité, son climat étrange accentuent la dérision et le tragique; il en résulte une profonde nostalgie qui donne le sentiment de fin du monde.
Les sonorités de cette œuvre se marient parfaitement avec le voyage onirique de Si Camille me voyait... qui malgré son aspect d’opérette est fondamentalement pessimiste.

 

III. La chorégraphie inspirée par des positions du Kama-Sutra met en scène une sorte de danse sur l'union sexuelle à propos de la séduction, du mariage, de l'épouse, des relations extra-maritales. A l'heure de la pleine lune, les comportements exaltés des personnages montrent l'inconscient de l'être qui est exprimé par le travail de Maria Machado sur ces acteurs.

 

C'est aussi une réflexion sur la vie, qui passe comme un rêve. L'action qui rêve et le rêve qui agit. 

La troupe s'accroche au travail anti-cliché et à la précision de la diction, et nous découvrons beaucoup de fragments d'enseignements dramatiques de tous les grands maîtres du théâtre.

 

Il est évident que le collectif des jeunes comédiens, en collaboration avec la Compagnie de la Tangente, veut assumer la responsabilité de rechercher des subventions et du mécénat pour pouvoir présenter notre travail et rendre possible une continuité d'enseignement essentiel si rare dans notre temps.

 

Nous prévoyons une tournée en France et dans les pays francophones.

 

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LA TROUPE

 

Anaïs Cohen Debaisieux, 22 ans, comédienne, a débuté avec Maria Machado en 2009, dans une adaptation moderne sur le mythe d’Héraclès de William Page, commande de l'espace culturel Jean- Jacques Robert de la ville de Mennecy.

 

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A partir de 2010, Anaïs Cohen s'inscrit dans l'école d'art dramatique de Jean Périmony. Elle y rencontre Jean-Marc Otlinghaus, 23 ans, Arthur Provost, 24 ans, et Benoît Cubaynes, 26 ans, tous les trois élèves de la même promotion. Après deux ans, ils décident communément de mettre un terme à cette formation. Ils se mettent à la recherche d'un autre établissement. Entre autres, pendant un an : passage dans la troupe d'Anne Marie Philipe au Déchargeur, puis école Auvray-Nauroy au Théâtre de l'Étoile du Nord.

En 2014, rencontre avec Pauline Doumax, 23 ans, formée au cours Florent, et Eléonore d'Espalungue, 21 ans, étudiante à la Sorbonne.

Au mois de Juin 2014, le groupe décide de demander à Maria Machado d'animer un stage d'un mois incluant les principaux éléments de la formation de l'acteur. Elle accepte la proposition du groupe sous condition que tout enseignement ait pour but final la représentation, c'est-à-dire de donner aux comédiens la possibilité d'être sur scène.

Le choix de la pièce «Si Camille me voyait...» s'imposa ! Maria Machado assume la formations des acteurs ainsi que la mise en scène de la pièce.  

                                   

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Grâce au soutien de la Société des Amis de Roland Dubillard, la pièce sera présentée au sein du Colloque International et Pluridisciplinaire Roland Dubillard qui se déroule à la Sorbonne et au Théâtre du Rond- Point. Le collectif a obtenu une représentation au Théâtre du Rond-Point le 17 avril 2015 à 20h. Par ailleurs, la ville de Mennecy qui soutien depuis plusieurs années la Tangente, a également programmé le 29 Mai 2015 une représentation à l’Espace Culturel Jean-Jacques Robert et prévoit une tournée pour 2015/2016.

 

 

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"Il ne faut pas boire son prochain", fantaisie monstrueuse de Roland Dubillard sera créée dès Septembre 2016 avec des élèves des Collèges et Lycées de l'Essonnes (91) et les comédiens du collectif. Ce travail est une continuité des Rencontres Roland Dubillard au Théâtre National d'Evry, qui a rénit une centaine d'élèves, dont de nombreux jeunes en difficulté. Pour ces initiatives solidaires, le Conseil Général de l'Essonnes et l'Académie de Versailles ont apporté leur soutien inconditionnel.

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LES BONNES RAISONS DE SOUTENIR L’INITIATIVE

 

 

--> La Tangente s'investit dans des actions éducatives et culturelles dans le but de les rendre sensible à l'Art et à la Pensée.

 

--> Prendre La Tangente est un collectif qui à la volonté de créer des spectacles dénonçant les moeurs d'une société corrompue, qui a perdu le sens de l'existence.

 

--> "Si Camille me voyait..." combine plusieurs disciplines de "performing arts" et veut mêler plusieurs cultures dans un même spectacle (un écrivain français, des musiciens allemands et une chorégraphie basée sur une tradition indienne millénaire).

 

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LES BIOGRAPHIES

 

Interview du collectif par deux enfants de 7 ans

 

Jean-Marc, rôle de « Léon de Caltecute »

 

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Je m'appelle Jean-Marc. J'ai beaucoup de cheveux car j'ai un cerveau fertile. Je n'ai pas d'âge.

Tu bois beaucoup d'eau ?

Non

Est-ce que tu as une télé?

Non.

Est-ce que tu aimes Stromae ?

Non. Oui. Non. Non. Oui. Non ! Tu as une amoureuse ? Non j’en ai pas, j'ai personne, j'aime le jeu, j'aime courir mais après quoi ?

 

 

Arthur, rôle du « Comte d'Autrebane »

 

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C'est quoi ton jeu préféré ?

Mon jeu préféré quand j'étais petit c'était les bons hommes, et les soldats de plomb.

T’as un amoureux ou une amoureuse ?

(Il se tait)

Tu aimes le théâtre ?

Oui quand j'étais petit je voulais être prêtre ou cowboy. J'ai déjà fait une dizaine de spectacles. Il y a quelque chose de douloureux que j'ai besoin d'extérioriser.

 

 

Benoît, rôle de « Laurent de Vitpertuise »

 

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Pourquoi tu as des lunettes ?

J'ai mal aux yeux. Je préfère ne pas me souvenir de ce que j'entrevoyais quand j'étais petit. Camille je le/la vois. Par ailleurs, je lis l'Idiot, de Dostoievski. Je n’ai pas de jardin mais je t'offre une rose. Mon emploi, c'est l'intello langoureux.

 

Anaïs, rôle de « Denise la fleuriste »

 

 

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Pourquoi tu t'appelles Anaïs Cohen ?

Parce que je descends de Moise.

Tu sais pleurer sur scène ?

Oui en colère et sans larmes.

Est-ce que t'aimes les garçons ?

J'aime les femmes et les hommes, oui. Mon jeu préféré c'est de me déguiser. J'ai embrassé Léo au Luxembourg, j'avais deux ans. J'aime les poupées mais je n’aime pas les fainéants. Dans « Si Camille me voyait » je vends des pipes.

 

 

Pauline, rôle de « Solange d'Autrebane »

 

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Pourquoi tu n'es pas grande ?

Parce que je ne suis pas si petite. Patati.

Qu'est-ce que tu faisais quand tu étais petite ?

Je voulais danser dans une cage mais je faisais autre chose. Maintenant, j'essaye de jouer la Lune mais la Lune m'emmène au Bois. J'ai joué Arlequin et la prude.

 

 

Eléonore, rôle de « La créature solaire »

 

 

 

Pourquoi t'es là ?

Les raisons pour lesquelles je suis ici présente sont le fruit d'une réflexion intérieure et de toutes les misères. J'aime bien être nue. Je voudrais avoir mille masques. Lequel tu préfères ? La dilettante amoureuse. Quand je pense à la difficulté du jeu mes cheveux se dressent sur la tête. Je vais apprendre à parler.

À quoi servira la collecte ?

 

La Compagnie de la Tangente a le soutien du Théâtre du Rond-Point, du Conseil Général de l’Essonne, de la Ville de Mennecy, de l'INA, de Lumières des Cinés. Sur un budget total de 55 000 euros, il nous manque 5000 euros.

 

L'objectif des 5000 euros nous aidera à financer la rémunération du personnel technique (Régie Générale, régisseurs, machinistes et électriciens pour la préparation, le montage et les répétitions).

 

Nous espérons votre aide pour mener à bien ce projet multimédia et donner une chance au collectif de se produire pour la première fois dans un endroit prestigieux au sein du Colloque international et pluridisciplinaire Roland Dubillard au moins d'avril 2015.

 

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