Phoba présente

Soeur Oyo

SYNOPSIS Dans le Congo belge des années 50, Godelive, petite congolaise, vit dans le pensionnat catholique de Mbanza-Mboma, école pionnière.

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Présentation détaillée du projet

Je m'appelle Monique Mbeka.

 

 

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Je suis avec un chapeau rouge sur cette photo, aux côtés de ma collègue Rahmatou Keita, cinéaste du Niger et d'Elisabeth Lequeret, journaliste française spécialisée en critique cinématographique, lors de la célébration de 40 ans du cinéma de femmes en Afrique, en 2012, dans un colloque parisien, au Musée Branly.

 

Et cette année-là, je totalisais une dizaine de documentaires, sur une vingtaine d'années, ce qui n'est pas un mince bilan ! Des films faits principalement en RD Congo et au Bénin...

 

Cependant, le documentaire étant devenu de plus en plus difficile à financer, j'ai tenté une reconversion, en m'inscrivant à 47 ans à un master de scénario à l'Institut des Arts de Diffusion, à Louvain-La-Neuve. Une de mes professeurs, Gabrielle Borile, m'a dit alors qu'un des scenarii que j'ai écrit pour un de ses exercices, méritait d'être réalisé et donc présenté à des guichets de financement. Poussée par elle, j'ai tenté le challenge et c'est ainsi que ma toute première réalisation de fiction est née !

 

Ce pari incroyable de reconversion a débouché sur mon film de court-métrage : "Soeur oyo".

 

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Pour trouver les ingrédients de ce film, je me suis souvenue d'une histoire que ma mère me racontait. Elle a été de ses 8 à ses 16 ans pensionnaire dans une école située au coeur de la forêt du Bas-Congo, si bien que la nuit, dans son dortoir, il arrivait que des serpents se glissent en catimini...

 

Je suis donc partie à l'âge de 50 ans, à la recherche de cette école où avait vécu ma mère et j'y ai découvert déjà que le nom du village qui avait accueilli cette école, Mbanza-Mboma, signifiait la Cité du serpent. Cet élément allait profondément influencer ma vision du film...

 

J'ai aussi relié le pensionnat de Mbanza-Mboma à la classe de ceux qu'on appelait les "évolués", c'est-à-dire des congolais représentant l'élite "indigène" à l'époque coloniale, parce qu'ils avaient soit le niveau du primaire, soit du post-primaire (2 ou 3 ans après la fin du primaire). De ce milieu, était issue ma mère, comme tous les premiers hommes politiques du pays :  Lumumba, l'homme politique congolais bien connu, Kasa-Vubu, premier président du pays ou  Mobutu, qu'on ne présente plus...

 

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Et dans ce milieu, l'entrée dans l'école occidentale était le moment cardinal, qui donnait accès à cette culture d'ailleurs, importée par les missionnaires et les innombrables ordres religieux, majoritairement catholiques, qui ont subordonné toute la vie sociale à ce moment et qui restent encore très présents, aujourd'hui !

 

Le pensionnat de Mbanza-Mboma a été très longtemps L'UNIQUE ECOLE DE SECONDAIRE POUR FILLES CONGOLAISES, ET MEME BURUNDAISES ET RWANDAISES, en français !!! Y avoir fait sa scolarité était donc d'un prestige social incomparable... Aujourd'hui, c'est un lycée qui s'est banalisé,  mais où planent encore les souvenirs prestigieux de sa première vie...

 

 

Je suis heureuse et fière de raconter enfin une de ces histoires de mon pays d'origine, que l'on n'entend JAMAIS, alors qu'elles appartiennent aux familles belges comme congolaises. Africaines comme Européennes... Et qu'il est temps qu'elles émergent, témoignant de toute la diversité de l'Histoire... Car : 

 

"Aucune race n'a le monopole de l'intelligence, de la beauté, de la force, et il y a une place pour tous au rendez-vous de la victoire." (Aimé Césaire)

 

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À quoi servira la collecte ?

La collecte doit servir principalement à clôturer les dépenses encore en cours du film, qui sont de 1 500 euros.

 

Mais, en-dehors de cela, il s'agira aussi de:

 

*Promouvoir  la sortie du film en octobre dans un cinéma de Bruxelles.

*Booster la communication du film, tout au long de sa période d'exploitation.

*Editer le DVD du film.

 

Grâce au financement alternatif de KissKissBankBank, nous souhaitons favoriser les meilleures chances d'exploitation commerciale, grâce à des conférences de presse, des expositions de photos de tournage, des campagnes d'affichages et des avants-premières dans plusieurs villes en Belgique, du matériel promotionnel (dossiers pédagogiques, affiches, flyers, site-web, mailing-list...)

 

En sus du circuit commercial, nous voulons être disponibles pour organiser des projections dans les écoles, les bibliothèques, les associations intergénérationnelles, de migrants, de jeunes, d'anciens élèves, de femmes...

 

Le public de la société civile visé par ce film est très large, car l'histoire de SOEUR OYO, à cheval entre des problématiques d'histoire et de postcolonialité, de genre et d'intergénérationnalité, comme de diversité et de conflits culturels, peut intéresser de larges franges de la population belge, congolaise, belgo-congolaise et même mondiale, pour permettre des échanges et des débats encore inédits.

 

Il est donc important que le film fasse au plus tard en décembre 2015, l'objet d'une sortie DVD, pour les Fêtes de fin d'année.

 

Dans l'histoire audiovisuelle belgo-congolaise, nous visons à ce qu'il y ait un avant et un après SOEUR OYO, car le gisement d'histoires fortes liées à ce passé commun est encore à peine exploité. 

 

 

                                                                                                                                         

                                                                                                                                   Monique MBEKA PHOBA.

 

 

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Phoba

Monique MBEKA Phoba a, à son actif, 9 documentaires, qui abordent des questions sociales et politiques, comme : « Revue en Vrac » « Deux petits tours et puis s’en vont… », « Entre la coupe et l’élection »... Cependant que d'autres oeuvres concernent des interrogations plus existentielles. Par exemple : « Un rêve d’Indépendance » « Sorcière, la... Voir la suite

Derniers commentaires

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Merci Imhotep pour vos encouragements ! Je suis très heureuse, car les réactions sont vraiment très positives !!!
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Courage
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Pour la grandeur du cinéma africain