UN COURT MÉTRAGE PRESQUE TERMINÉ, ENTRE MÉMOIRE ET OUBLI, RÉEL ET VIRTUEL, POÉSIE ET DRAME. SOUTENEZ NOTRE PROJET, ON Y EST PRESQUE !

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Présentation détaillée du projet

SOUS COULEUR DE L'OUBLI

Scénario & Réalisation : Ismaël Joffroy Chandoutis

Production : Cr!art / Sint-Lukas

Durée : 20 minutes

Genre : fiction expérimentale

Support : HD

Calendrier : Mi-Janvier 2014

 

Page Facebook : Sous couleur de l'oubli

 

 

SYNOPSIS

 

C'est lors d'un voyage en train que Mathys, 22 ans, apprend la mort prochaine de son père, qu'il a très peu connu. Contemplant les lignes électriques qui jalonnent les rails, le jeune homme démarre une introspection autour de cette absence douloureuse. Un voyage intérieur qui le mène jusque dans son ancienne chambre, où il cherche désespérément à travers les objets qui l'entoure une réponse à son dilemme : doit-il aller voir son père une dernière fois, ou l'oublier définitivement ?

 

Dans cette quête, il retrouve un casque de réalité virtuelle qu'il avait fabriqué durant son adolescence. C'est par ce biais qu'il revisite le passé, comblant les vides par la génération d'images potentielles et naïves - lignes blanches sur fond noir - qui rappellent autant Émile Cohl et La linea, que les jeux vidéo vectoriels des années 80. Mais les mondes virtuels et réels finissent petit à petit par se confondre, rendant le choix de Mathys toujours plus difficile et incertain.

 

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L'IDÉE

 

« Qu’est-ce que nous proposent les jeux vidéos, qui en disent plus long sur nos inconscients que les œuvres complètes de Lacan ? Pas l’argent ni la gloire : une nouvelle partie. La possibilité de recommencer à jouer : a free replay. »  Chris Marker

 

Dès la genèse du projet, il m'est venu l'idée de créer une histoire dramatique ayant pour thèmes la mémoire, l'absence, le deuil, et qui lierait avec ambiguité le passé intime d'un personnage à un jeu de réalité virtuelle.

 

Une liaison a priori déroutante si on aborde le jeu vidéo sous l'angle restreint du divertissement, du ludique, ou de la polémique (violence, addiction...)

 

Que se passe t-il en revanche si on envisage l'expérience des jeux vidéo comme une représentation de soi, un miroir magique qui en dirait plus sur vous qu'un album de famille ?

 

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Dans le film, Mathys a très peu vécu avec son père. Il ne reste de leur relation qu'une canne à pêche et un album photo contenant une silhouette floue et pixellisée. Rien qui ne puisse a priori l'aider à définir clairement un visage, un modèle, un repère.   

C'est certainement pour combler ce vide qu'il s'est fabriqué, adolescent, cet étrange casque de réalité virtuelle. 

 

Ce casque nous ouvre les portes à un monde minimaliste et poétique, où se manifeste des situations, des fantasmes et des souvenirs réels ou imaginaires de son père. La quête est incertaine, et on en sait très peu sur les règles de ce jeu, si ce n'est qu'il faut faire là-aussi, des choix.

 

Mais le jeu n'est pas le véritable enjeu du film. Il n'est là que pour nous relier au paysage mental du personnage.

 

Mathys se réapproprie ainsi les images du passé en les rejouant, en faisant un "free replay", dans l'espoir de trouver une réponse à sa question : voir son père une dernière fois ou pas?

 

 

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NOTE SUR LE FILM

 

Le film est pensé comme un ciné-poème, un essai sous forme de collage d'images et de sons divers (prise de vue réelle, animation, video youtube, parties de jeux video, Hi8...). L'accent est mis sur l'expérimentation au montage, tout en maintenant la priorité sur l'aspect narratif. La fiction m'est apparue comme une évidence car elle permet à une histoire plus ou moins personnelle de se transformer, de se raconter librement en mélangeant des images vraies, des images inventées et des images des autres, sans craindre l'infidélité.   

 

J'ai choisi de parler de l'absence du père car c'est un sujet qui ne m'est pas inconnu et qui me semblait possible de maîtriser.

 

Le point de vue est une voix off en "je", qui nous fait part de l'invisible à l'image, en orientant le discours sur le hors champ et le hors vue. Elle questionne notre rapport aux images, sans jamais dévoiler de réponses précises.  

 

Cette voix off m'aide à expérimenter des méthodes de création en dehors de l'organisation classique type "1) écriture, 2) tournage, 3) montage",pour permettre à toutes ces étapes de se confondre et de s'entrecroiser autour d'une écriture-montage. Car c'est bien le montage qui est le moteur de l'écriture et du tournage, et pas nécessairement le scénario.  

 

Étant monteur de formation, cette méthode m'aide à me rapprocher de mes outils en ouvrant une dynamique entre le montage et la réalisation. En commençant l'écriture par le montage, en jetant ci-et là, des bouts de voix off, des images volées sur internet, des photos de familles et des extraits de film, je peux essayer, expérimenter des alliages de matières, directement sur une timeline, ce qui rend l'appréciation du résultat presque immédiate et raccourcit de fait le temps entre l'idée et son exécution.

 

C'est quelque part entre ces cheminements que naîtra le tournage, venant compléter ce qui existe déjà.

 

Ismaël Joffroy Chandoutis

 

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L'UNIVERS VIRTUEL

 

j'ai pris pour point de départ esthétique, des vidéos de jeux vidéo vectoriels sortis dans les années 80. La plupart proviennent d'une console de jeu nommée Vectrex, qui est sorti en 1982. La vectrex est une console-écran, qui contrairement à ses homologues, n'affiche pas des graphismes pixellisés mais vectoriels. C'est la première console à bénéficier d'un casque de réalité virtuelle, dont je me suis inspiré pour la conception du casque du héros du film. Il s'agit d'une esthétique "filaire", qui représente des formes dénuées de texture. Le fond est noir et les lignes qui dessinent le contour des formes sont blanches ou de couleur claire. La représentation est minimale, abstraite. On peut s'imaginer ce qui semble se représenter ou alors s'imaginer tout autre chose. Ces images sont ainsi virtuelles par essence, puisqu'elles ouvrent vers une infinité de représentations possibles. Elle me rappelle aussi le cinéma d'Émile Cohl, notamment Fantasmagorie (1908) ou encore la linea (1972), d'Oscardo Cavandoli, ce qui ne ferme pas le sens à une référence vidéoludique.

 

Cet univers est très souvent parasité par des bugs visuels, qui évoluent au gré de la pensée du héros. Ces bugs viennent confondre les images réelles, le passé et le jeu vidéo.

 

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L’ASPECT-RATIO 1:16:1

 

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Pour l'image du film, nous avons recherché quelque chose qui aille à l'essentiel, sans fioritures. Je me suis vite rendu compte que l'image est un gouffre sans fin, dont on ne peut jamais maîtriser tous les paramètres. Alors pourquoi commencer par ce qui me semble le plus compliqué, c'est à dire la couleur et les formats larges ? Je trouvais en plus un peu contradictoire l'idée de filmer un espace aussi restreint qu'une chambre en 16/9, 1:85, ou pire, en 2:35 ! Au contraire nous avons préféré utiliser un format plus restreint, proche du carré, pour se focaliser sur le sujet filmé, pour centrer les idées et évoquer le manque (l'espace noir qui entoure l'écran), qui est le thème du film.

On a choisi le 1:16 plutôt que le 1:1 car il laissait plus de possibilités de composition dans la chambre où nous tournions. Le 1:16 est aussi le format "movietone" au départ, un moyen symbolique de rappeler l'importance du son sur ce film.

L'avantage avec le numérique, c'est qu'on peut tourner dans n'importe quel format, alors autant se servir de cette possibilité.

 

 

 

INSPIRATIONS

 

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L'ÉQUIPE

 

Ismaël Joffroy Chandoutis - Réalisateur

 

Ismaël Joffroy Chandoutis est né en 1988 à Montélimar (France).

Sa passion pour le cinéma débute avec le journalisme. Dès le lycée, il écrit des critiques de films et obtient plusieurs prix. Écrivant par la suite pour différents médias, il participe également à de nombreux jurys jeunes, dont celui du Festival de Cannes, en 2008.

Diplômé d'une licence de cinéma à l'université Lyon II en 2010, il décide de s'orienter vers la pratique du cinéma et intègre l'institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS), en section montage, à Bruxelles. En parallèle des études, il monte un premier long métrage, "Welcome to Fukushima", d'Alain de Halleux et participe au film "La part de l'ombre" d'Olivier Smolders, en tant qu'assistant monteur.

En 2013, il s'inscrit en master réalisation à l'école supérieure d'art Sint-Lukas (Bruxelles), et réalise son premier court métrage, "Sous couleur de l'oubli".

 

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Directeur de production : Kostia Pace

Assistants réalisation : Kostia Pace & Alexis Pfrimmer

Image : Nikos Dalton Appelquist

Assistants caméra : Lisa Merlau, Raimun Gaffier, Salomé Wikler, Quentin Piron

Chef Electro : Maxime Fuhrer

Electro : Pierre De Wurstemberger, Alexandre Cabane, Chloé Boiteux

Chef décorateur : Hélène Meyssirel

Assistants décorateur : Maïa Anasta, Nikko Noirhomme, Mattis Dalton Appelquist

Son : Aïda Merghoub, Jérôme Erhart, Vincent Deghey, Olivier Guillien, Mattis Dalton Appelquist 

Costumière : Caroline Gereduz

Scripte : Morgane Aubert

Régisseurs : Charlotte Desmaret & Kostia Pace

Montage : Fanny Deblauwe

Montage son et mixage : Lucas Le Bart

Assistants monteur : Léo Guillaume, Maël Delorme, Faustine Cros

Compositeur : Jérôme Erhart

 

 

 

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COMÉDIEN : CLÉMENT GOETHALS

 

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Clément est diplômé de l'INSAS en mise en scène. Il alterne régulièrement entre écriture, mise en scène et interprétation, au théâtre comme au cinéma.

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Toute notre équipe travaille bénévolement. Nous avons besoin de votre aide pour finaliser ce projet dont l'ambition professionnelle nous oblige à des dépenses supplémentaires du point de vue de la post-production. Ceci afin que le film puisse être vu dans les meilleures conditions et espérer une belle carrière en festivals, ou tout autre lieu qui souhaiterait l'accueillir.

La production du film a été jusque là assurée par un apport financier personnel et une bourse de la SABAM, mais cela ne suffit pas pour tout.

 

Nous devons encore :

 

=> louer une salle d'étalonnage avec un bon équipement pour finaliser l'image (400€)

=> faire traduire les sous-titres en anglais et les intégrer au film (400€)

=> Finalisation des FX jeux vidéo (250€)

=> Faire une copie numérique (DCP) pour les salles de cinéma (500€)

=> un budget pour la distribution (DVD promotionnels, inscriptions festivals internationaux payants) (650€)

 

 

NOUS AVONS VRAIMENT BESOIN DE VOUS !!

Par avance, un IMMENSE MERCI pour vos contributions.

 

Pour ceux qui ont envie de soutenir le projet et qui n'ont pas de visa ou de mastercard,  Contactez ismajc(at)gmail.com

 

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Ismaël Joffroy Chandoutis est né en 1988 à Montélimar (France). Sa passion pour le cinéma débute avec le journalisme. Dès le lycée, il écrit des critiques de films et obtient plusieurs prix. Écrivant par la suite pour différents médias, il participe également à de nombreux jurys jeunes, dont celui du Festival de Cannes, en 2008. Diplômé d'une licence... Voir la suite

Derniers commentaires

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Hello! Bien reçu le DVD: très chouette! gros bisous!
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Go !
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Chouette projet Isma !! Tous mes encouragements ! A bientôt certainement ;) R.