Un projet photographique commence par une question. La réponse est comme voilée. elle n'est pas évidente et suppose un éclairage polarisé.

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Présentation détaillée du projet

Un projet photographique commence par une question. La réponse est comme voilée. elle n'est pas évidente et suppose un éclairage polarisé. Les mots s'invitent déjà dans ma tête et élaborent un début de pistes, des hypothèses soumis à l'épreuve du temps, de l'espace et de la mémoire argentique. Parler du monde sensible suppose d’émettre des hypothèses et d’expérimenter les possibles. Je vous délivre les pensées qui me traversent et se transforment en énergie qui m'anime pour photographier.

 

"Rempli de lumière, mon esprit se laissait gagner par des espaces. De couverts abrasifs, de prairies, de forêts de feuillus, de récifs, de plaines, de faibles végétations ou de terres stériles, les stigmates, et les traces visibles ne manquaient pas. La lueur s’amenuisait et pourtant persistait de façon insolente à agresser ma rétine, mon enveloppe corporelle, mes organes sensoriels et ma résistance. La température m’injectait une piqûre froide sous cutanée. Le vent du littoral soufflait à des forces vertigineuses de soixante à septante-huit, m’assaillant à son passage. Longtemps, mes yeux ouverts avaient absorbés un monde transis affectivement. Peu à peu, l’indigestion me poussait à réfléchir et régurgiter mon intime perception. Fouillant dans les combles de mes pensées, certaines toiles mansardées tissent ce jardin secret en pelote. Ce pêle-mêle m’entourait, ma propre introspection en découlait. Les images sont les témoins silencieux de ma vie. Elles s’incrustent, s’enlisent sur mes idéaux pour s’installer sur mon quai mémoriel. Je recherchais le fil d’Ariane ou des fils imaginaires : les friches agricoles et industrielles, les zones urbaines et rurales, les espaces abandonnés, la nature, l’architecture ... où s’accrochaient des fantasmagories de l’enfance. La réalité avait encore une fois absorbé la légende, entrouvert l‘illusion des frontières, tendu la corde de son arc, avant de lâcher sa flèche fine et efficace. Les yeux ouverts, je sentais encore mon cœur battre sur les terres du dieu Chronos. Peu à peu, les nappes vaporeuses se retiraient comme à la marée. Mon sens olfactif s’accommodaient de cette odeur d’iode marine et à l’odeur de cette terre. Des éléments et des silhouettes participaient à cette chorégraphie urbaine, cette mascarade. Je gardais le fil… Le fil c’est l’entraide pour Thésée, un fil de retour à la vie auprès des siens. Le fil d’Ariane symbolise le lien d’un amour, d’une façon plus moderne, on est connecté. Pour ma part, j’y voyais des pages qui ne pouvaient ni s’effacer, ni se réécrire peut-être tout juste s’envoler de notre chrysalide chromatique".

 

Suites urbaines et la suites le thème du paysage urbain croise des notions tels que les friches de la ville,la fragmentation écologique, les frontières et le littoral où le milieu naturel longe l’urbanisation. "Suites urbaines et la suite" s'inscrit à double titre comme le pendant exacerbé d'une industrialisation qui trouve sa réponse dans une "repolitisation" des lieux(friches industrielles,agricoles, commerciales, cités...)  et d'autre part comme une réponse esthétique à la question " l'homme a -t-il encore la capacité de créer son humanité. 

 

https://vimeo.com/96212177  et aussi la chaîne : https://vimeo.com/channels/763815

 

Le métissage des médias et des supports viendront proposer des réponses artistiques par le biais de leur auteur à la question artistique. Dans ce champ, la dynamique d'un projet participatif viendra nous dire une lecture des possibles et de leurs constructions. Cet expérience de la photographie, comme un langage universel, place l'humain au centre de la réflexion.      

À quoi servira la collecte ?

 

LE FILM de départ se trouve dans ma propre réalité :

 

C’est le moment de voir qu’il y a autant de manière de regarder qu’il y a de différences culturelles.

L’énergie qui m’anime me traverse de part en part dans le temps, l’espace et la mémoire.

L’amitié jalonne ma vie. Mais la réel fraternité trace son sillon inédit et jalonne les expériences du passé au présent. Ce que je suis, ce que je tiens à rester c’est embarquer dans un voyage et emporter les douces incertitudes du moment. « Ça change un homme, d’être humain ».

Alexis  vazinsky , d’origine polonaise, naturalisé Alexi Vasseur né en France , était mon frère d’arme dans notre discipline photographique. Un ami franc, l’authenticité était son reflet dans le miroir optique.

Comme deux âmes jumelées, rencontrées sur la terre d’accueil de la France, issu de la même formation en communication visuelle mention traitement de l’image (E.F.E.T.), nous croyions et nous étions convaincus que nos images sont le prolongement de nos interrogations, nos caméra en main, une invitation à la discussion, à la connaissance et la compréhension de l’autre.

La spiritualité africaine ou la cosmogonie africaine représente le monde visible sans séparation avec le monde invisible. Ainsi, certains rituels ou connexions cosmiques nous permettent de vivre le deuil différemment. Je lui parle encore régulièrement depuis 1998. De mon côté, j’étais en mission photographique dans la banlieue de Dakar au Sénégal avec l’association « Banlieue du Monde » sous couvert du ministère de la culture.

Depuis, la Palestine, j’ai attendu son retour en vain, à Paris. Nous faisons un métier particulièrement difficile. Là où certains pensent que faire une photo revient à créer une image.

Plusieurs fois, j’ai voulu abandonner le métier, car notre profession n’est pas toujours respectée dans son cadre juridique. Enfin, nous nous sommes fait la promesse de faire un livre un jour : c’est son essence.

 

Fabrication : 250 livres édition limitée :

Ce travail d'édition papier trouve sa continuité et son sens à travers une œuvre participative par le biais d'une édition interactive (intitulé : Suites urbaines et la Suite : métissage des supports et des médias http://suitesurbaines.canalblog.com/) Le projet trouve sa propre cohérence. livre à compte d'auteur édité en France (imprimerie du nord) : Les Chroniques du Passage présente SUITES URBAINES - ISBN-9782954662701 fabriqué dans un format 30 X 25 cm // Couverture souple 300g// Intérieur : 70 pages // Quadri Recto / Quadri Verso // sur papier Offset Olin Regular - blanc naturel - 170 g/m2 // Dos carré collé // // Conception graphique et textes : Francis Bang Salifou//

 

Ces lieux laissant l'empreinte sur du papier, offre un territoire où tout est possible, accessible, où les frontières s’effacent où les frontières reculent pour mieux les appréhender. Mon approche souligne notre monde dans sa complexité perceptive. La décimale et la proximale m’informe d’un doute raisonnable et témoigne d’une réalité relative.

 

SOUTENIR UNE FILIÈRE QUI ŒUVRE DANS LE SOUCI DE L'ENVIRONNEMENT :

 

J’ai opté pour un imprimeur conscient des risques de son activité sur l’environnement

Prestataire : Imprimerie labellisé filière imprim’vert :

Imprim'Vert, la marque des imprimeurs respectueux de l’environnent. Elle a fédéré en 16 ans plus de 2 200 imprimeurs engagés dans une démarche environnementale accompagnée par un réseau nationale. Cette imprimerie Soutien l’auto-édition et les petits éditeurs Trouver un imprimeur labellisé dans une zone géographique : http://www.imprimvert.fr/page/1/Accueil

 

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Bang Francis

« Aborder le sensible suppose d’émettre des hypothèses et d’expérimenter les possibles » Issu d’une formation en communication visuelle mention traitement de l’image, complétée par des études de photojournalisme et études des médias à Londres. j’ai commencé comme tireur-filtreur et développeur en photographie professionnelle. Ensuite, des... Voir la suite