Le projet est un road-movie documentaire en mémoire d’un artiste décédé en 2010. Gabin était un auteur compositeur de l’ethnie Antandroy du sud de Madagascar. On débute le film par le Taxi-be de la capitale et continuer vers le sud avec les car-brousse (ou camion-brousse) afin d’assister à la cérémonie funéraire traditionnelle Antandroy de Gabin.

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The project

Les Antandroy sont une ethnie du sud de Madagascar (il existe 18 ethnies dans l’Ile). Une région aride, épineux où il pleut très rarement dans l’année, souvent frappée par des sécheresses mortelles, et les voix d’accès vers la région sont très difficile. Mais cela n’empêche pas les Antandroy d’être reconnu par leur bravoure et leur force. C’est aussi un peuple migrateur, ils partent loin de leur pays pour travailler en tant que essentiellement des gardiens ou des tireurs de pousse-pousse, et quand ils meurent, ils doivent retourner chez eux coûte que coûte pour y être enterré.

 

 

Mais les Antandroy sont très connus aussi par leur culture, ils ont su garder profondément leurs patrimoines et traditions culturels, les chants traditionnels (Beko) et les danses endiablés. Ils ont su exporter ces richesses hors de leurs frontières jusqu’ en Europe, beaucoup d’artistes issus de cette région vivent actuellement en Europe essentiellement de leur musique. Parmi le propulseur de cette culture, Fanovona Jean dit Gabin était un auteur-compositeur Antandroy. Il a formé un groupe appelé VAOVY dans les années 80, et a sorti beaucoup de tubes en 45 tours. Ces chansons relatent la difficulté que traverse son peuple, le manque d’eau, l’insécurité, la sécheresse. Mais il a surtout rêvé que l’Androy, son pays natal, sortira un jour de ses maux. En attendant, il a su exporter ses rêves ailleurs qu’à Madagascar, 2 albums sortis en France depuis 1997, des tournés à travers l’Europe avec des festivals prestigieux comme le festival Musiques Métisses d’Angoulême et  festival d’été à Belfort. Même des artistes européens ont repris une de ces chansons phares : « Salakao », sans compter les nombreux artistes malgaches qui reprennent ces créations. Mais malheureusement, une maladie l’a emporté en 2010 sans voir se réaliser ses rêves,  d’un pays des épines florissants, où l’eau coule à flots, sans la famine et le patrimoine culturel reconnu mondialement.

 

 

Et comme tous les Antandroy, à sa disparition, il a retourné chez lui pour se reposer en paix après plusieurs années d’errances entre Tananarive, l’Androy et l’Europe. Et comme le veut la tradition, sa famille doit préparer une cérémonie funéraire digne de son nom et de sa gloire un 1er novembre, c’est la construction de son tombeau qui est très particulier chez les Antandroy : un grand tombeau orné de tête de zébu (selon son importance de son vivant), des « aloalo » (stèle) et des dessins mémorisant sa vie. La cérémonie est une occasion de montrer aux autres la grandeur du défunt, avec des fêtes et fastes.

Nous allons donc assister à cette cérémonie et de filmer la préparation de sa famille, de Tananarive (où sa femme et ses enfants habitent actuellement) à Ambovombe (le village natal de Gabin), jusqu’à la fin du rituel avec Michel B, qui nous fera découvrir l’événement devant la caméra. Michel sera filmé dans le road-movie comme apprenti-reporter et narrateur du documentaire.

Mais comme Michel est conducteur de bus de métier, son passage dans la capitale lui a surpris beaucoup, et a marqué son premier voyage à Madagascar : le transport en commun dans la capitale de Madagascar.

 

 

Dans la capitale, comme dans d’autres villes dans l’ile, le transport en commun se fait dans un minibus de  vingtaines de places. La plupart de ces voitures sont des vielles camionnettes de livraisons d’occasions d’Europe transformées en transport de passager. Michel va essayer de conduire et de travailler dans la même condition que les transporteurs sur place, et sera filmé pendant une journée de travail.

 

 

Après la capitale, l’équipe descendra en direction du sud avec la famille de Gabin en prendra un car-brousse. C’est le type de transport terrestre de voyageur pour la route nationale sud, de Tananarive à Fort Dauphin, d'une durée de 2 à 3 jours environ, avec la moitié du trajet en route secondaire sans revêtement  en bitume. Le car-brousse est bondé de cinquantaine de passagers, mélangé avec des bagages et marchandises, sans confort ni sécurité. Michel nous fera vivre ce voyage insolite devant la caméra.

 

 

Le film de road-movie documentaire de 52 mn commencera alors à Tananarive avec les taxi-be, ensuite le voyage en car-brousse sur la route du sud avec la famille de Gabin, et enfin à Ambovombe, nous assisterons au déroulement de la cérémonie funéraire de construction de tombeau à Gabin.

Qui suis-je ?

Moi-même, Ramaroson Anatole,  le Réalisateur et Michel B., un français écologiste, conducteur de bus urbain  dans la Haute-Savoie voyagerons ensemble à Madagascar vers la fin Octobre pendant 3 semaines. J’ai déjà fait découvrir mon pays natal à Michel pendant mon mariage en 2009, et il aimera bien y retourner. Mais cette fois-ci, nous allons faire une road-movie ensemble.

J’ai connu le défunt chanteur, Fanovona Jean dit  Gabin depuis l’année 1995, en tant que manager de son groupe VAOVY, qui a déjà fait des tournées en Europe et a sorti 2 CD’s avec la maison de disque Label Bleu-Indigo (Vous pouvez regarder sur le net les infos sur le groupe). Et j’avais un projet de film documentaire concernant l’artiste, ses œuvres, son ethnie et les messages qu’il véhicule dans ses textes. Mais le chanteur-compositeur est décédé suite à une maladie qu’on n’a pas pu soigner sérieusement, par manque de moyen et de négligence. Michel  a rencontré Gabin une fois à Tananarive lors de son premier voyage, il a beaucoup apprécié sa musique, et il a voulu faire quelques choses pour lui pendant sa maladie, mais c’était trop tard.

Nous avons monté une association « Vaovy, la Fondation », avec des artistes malgaches issues de la région sud de Madagascar habitant en Europe pour perpétuer le nom de Gabin et ses œuvres, pour qu’on ne l’oublie pas, et de porter un combat (culturel, social et éducation) pour le sud qui reste une région pauvre et désertique. Je suis le Président de l’association, et Michel est le secrétaire Général. Ce voyage nous permettra de faire connaitre davantage cette partie de la région sud, et de faire des échanges avec les gens sur place, de partager leur quotidien pour mieux savoir sur eux.

 

 

Le porteur du projet : Ramaroson Anatole, est un ancien journaliste reporter d’image à Madagascar entre les années 95 à 2001, l’année où j’ai migré en France pour se former en audiovisuel. En 2004, j’ai fini ma formation de réalisateur et technicien professionnel en audiovisuel  à Toulouse, et j’ai commencé à faire des reportages documentaires, réaliser des clips musicaux, réaliser des films d’entreprise et des reportages de mariage (quelques fois). J’ai travaillée avec France 3 Grenoble et IEC Grenoble pour le compte de l’émission THALASSA sur France 3, en tant que traducteur  et assistant monteur des reportages concernant les sujets sur Madagascar. J’ai écris beaucoup de projets documentaires (La Trilogie : « La civilisation du Zébu », Le fantôme de Mamasana, Une année de l’environnement à Madagascar…) et contribué au tournage du film documentaire « Le Slam de la vie » (réalisé par Christophe Jarosz entre autre).

 

 

« La route du pays des épines » sera entièrement tournée en Haute définition. Je serai moi-même le cameraman et le réalisateur. Le montage sera fait sur un banc de montage HD, pour avoir le film final en HD. Des négociations sont en cours pour pouvoir diffuser le film sur des chaines de télévisions françaises et étrangers. Nous allons aussi essayer de le présenter à des festivals de films, et faire des copies DVD ou même en Blueray pour des diffusions plus larges aux publiques.

 

Why fund it?

Les fonds collectés serviront à couvrir  les frais de production :

-          - le tournage à Madagascar (caméra et équipe du film) : 500 €,

-          -  le montage du film en France (post-production, mixage finale du son, étalonnage, duplication) : 600 €, 

-          - et les déplacements de toute l’équipe de Tananarive à Ambovombe (location de voiture) :  300 €

Les billets d’avion de Paris à Tananarive sont déjà à notre propre charge personnel, ainsi que les hébergements sur place : 2500 €