Un film, tout de suite, SUR LES CHAMPS ! Embarquez-vous à bord d’une croisière low-cost sur la plus belle avenue du monde !

Large_affiche_paysage_kisskiss_1

Présentation détaillée du projet

 

PREAMBULE

 

Les Champs Elysées sont un des symboles de la France dans le monde entier, et pourtant on y retrouve…très peu de Français. Tout le monde connait, sans connaître, on n’y va « jamais » car tout nous semble « déjà vu ».

 

Et pourtant, en y regardant bien, cette avenue peut 
donner une image de la France dans sa diversité. Elle est bourgeoise et prolétaire, européenne et mondiale, cosmopolite et vacancière… mais aussi précaire et livrée aux absurdités de l'économie actuelle.

 

Lucia Sanchez propose de faire un film dans ce lieu devenu caricatural afin de le (re)découvrir. Aller chercher sa complexité, le ré-enchanter en faisant vivre les différents mondes qui y cohabitent.

 

SUR LES CHAMPS sera un film sur ce territoire fantasmé sans quitter ses trottoirs, un huis clos à ciel ouvert où la fiction viendra se mêler au réel et révéler une expérience qui se veut exceptionnelle.

 

Une journée sur la plus belle avenue du monde !!

 

Cartier

 

LE PROJET, PAR LA REALISATRICE

 

Le film racontera une journée sur cette avenue, elle commencera dans un appartement du Triangle d’Or et finira la nuit, à la sortie des boites. Entre les deux, on rencontrera des hommes fortunés, des curieux, des voituriers, des serveurs, des princesses saoudiennes ou des mendiants … une foule étrange, comme on n’en voit nulle part ailleurs à Paris.

 

Pris sur le vif, tourné majoritairement dans la rue, il ne s’agira pas pour autant d’un reportage télévisuel. Sa singularité sera d’associer une approche  documentaire (mon regard sur les Champs Elysées) à un récit cinématographique scénarisé.

 

Mêlant happening (irruption d’éléments de fiction) et film de quartier (rencontre avec des gens qui y travaillent ou y habitent), le film ira à la découverte de cet endroit et des symboles qu’il véhicule dans l’imaginaire collectif.

 

Japanese

 

Pour beaucoup de gens encore, les Champs Elysées c’est « Paris », et toute leur idée de « la France » tient dans ce haut lieu de pèlerinage.

 

Mais les Champs Élysées, c’est aussi un peu de « rêve » à la portée de tous, même si on n’est pas « une princesse ».

 

Ici, on côtoie les grandes enseignes, les hôtels cinq étoiles, les limousines, les cigares, les jolies filles et le champagne en terrasse. Même les gens qui y travaillent affichent une certaine fierté, car, travailler sur les Champs c’est prestigieux...

 

Fouquets

 

Mais, les Champs sont aussi vulgaires, racoleurs, décevants, tristes à mourir. Un endroit criard où se juxtaposent des boutiques faciles à confondre, où l’on vient pour voir du monde mais où l’on se sent seul parmi la foule.

 

Et pourtant, les Champs sont aussi, féériques, absolument vivants, toujours animés, insouciants... Rares sont les endroits où se côtoient autant d’individus différents, par l’âge, les revenus, la culture, l’origine ou le look. Ils constituent un grand rendez-vous humain, un véritable spectacle, et, à mes yeux un formidable sujet cinématographique.

 

Immeuble

 

En les parcourant à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, j’y trouve un condensé de notre société au XXIe siècle et de la chose humaine en général : rapports de servitude, de fascination, efforts pour paraître, désirs de devenir « quelqu’un d’autre », signes d’appartenance, barrières sociales …

 

Dans mon travail j’ai toujours été attirée par les foules, par la masse en vacances, j’aime mettre en scène des inconnus, dépasser le cliché pour dévoiler l’étrangeté de notre quotidien le plus proche. Inspirée par des endroits melting pot et par tout ce qui appartient au dévoilé plutôt qu’au souterrain, je voudrais proposer une traversée des Champs comme un voyage « à l’étranger ».

 

Après avoir filmé une station balnéaire espagnole dans un film sans paroles (« Pick up »), ou les habitants d’un quartier populaire parisien à la veille des élections (« Boulevard Movie »), j’aimerais plonger, cette fois-ci, dans une avenue cosmopolite à l’heure de la mondialisation. Montrer comment elle peut être à la fois laide et grandiose,  séduisante et  vulgaire,  snob et rageusement populaire, car j’aime les Champs Elysées !

 

Passants

 

Pour moi, ils sont la vitrine d’un monde de gaspillage et de consommation inutile, un monde artificiel et déraisonnable. Mais un monde « pas banal» qui peut, j’en suis certaine, nous émouvoir, nous questionner et nous surprendre.

 

En manipulant la matière explosive de ce lieu dans notre imaginaire collectif, je voudrais questionner l’idée de luxe et du minoritaire qui sont enfouies en nous. J’aimerais partager ces questions-là, d’appartenance, de barrières, et de classe. Venir sur les Champs n’est-ce pas une façon de s’inviter à la fête ? Baigner pour une fois autrement qu’à travers un écran de télévision dans les lumières et l’abondance ? Une façon de plonger au cœur d’un monde inaccessible dont cette avenue est l’emblème fascinant et s’offrir ainsi une sorte de « promotion existentielle » ?

 

Alors, pour raconter la vie, la notre, aujourd’hui, j’ai choisi les Champs Elysées, loin des discours convenus et souvent teintés d’aversion que ce « non lieu » suscite et qui ne correspond pas à l’expérience que j’en ai. Car je suis convaincue que cette avenue est l’endroit ou chacun- le consommateur normal, le sdf, l’adolescent ou le type éméché - peut rencontrer sa part de rêve… !

 

Circulez, il y a tout à voir !

 

Chocolat

 

 

L’IMAGE DU FILM PAR LE CHEF OPERATEUR, ALEXIS KAVYRCHINE

 

Les Champs Elysées en été, je l’imagine comme un pays autonome, avec ses saisons, son folklore, ses traditions, ses couchers de soleil, ses matins brumeux. Un pays forcement heureux, obligatoirement heureux.

 

J’imagine une caméra douce et précise, avec une belle définition, très maniable, avec laquelle on peut être assez discret. Pas un appareil photo, quelque chose de plus défini et de plus doux, une Sony F3, par exemple, qui sans jouer sur des flous trop perturbants, permet une faible profondeur de champ.

 

J’aime être à l’écoute des situations inenvisageables et me laisser emporter par l’imagination de la réalisatrice !

 

Souvent on cherche dans ces moments autre chose que la première réalité évidente, on essaie de toujours s’imaginer bien plus que ce qui se passe devant nous de façon immédiate, pour faire ressortir une réalité plus profonde, dégagée de l’anecdote, de l’évident.

 

J’aime aussi quand on utilise des éléments étrangers, fictionnels, qui permettent de faire ressortir ce qu’il y a d’étonnant, de spectaculaire, d’inoubliable, dans le quotidien.

 

LE SON DU FILM PAR LE COMPOSITEUR, DAVID CHAZAM

 

Il y a quelques années, j'ai eu un job à durée déterminée sur les Champs Élysées. Je devais en tant que disc jockey animer musicalement l'intérieur d'une de ces enseignes luxueuses et délirantes de constructeurs de bagnoles... Un job bien payé, pour trois jours vraiment surréalistes.

 

J'étais là, cela voulait bien dire quelque chose.

 

On venait me demander si j'étais connu. On me tendait des cartes de visites, on me demandait la mienne, on me proposait une belle-sœur en mariage, etcétéra. Ce qui était surtout étonnant, c'était d'assister aux différents flux de NOUS TOUS, et parfois à certaines agglutinations de désirs incompréhensibles, comme celle-ci un jour : une phénoménale file aux bords du magasin d'en face, pour la signature d'autographes par des stars inconnues de la télé (inconnues de moi, je n'ai pas la télé). J’avais le sentiment que tous les fous de la ville s’étaient donné rendez-vous pour quelque étrange dessein... Qui mieux que Lucia Sanchez pourra dégager de cette mécanique des fluides, des flux et du superflu, le poème d'un jour particulier sur l'auto-proclamée « plus belle avenue du monde » ?

 

Je ne suis pas seulement son collaborateur enthousiaste depuis quelques films, mais surtout un vrai « fan » de son travail d'entomolo-cinémato-graphiste.

 

Je me réjouis déjà. Je me réjouis aussi du fait qu'après avoir filmé autant ses compatriotes dans son pays, elle soit maintenant aussi bien intégrée dans la capitale du mien pour qu'elle ait envie de planter sa caméra « Sur les champs".

 

Abercrombie

 

A PROPOS DE L’EQUIPE PORTEUSE DU PROJET

 

Sister productions

 

Pour nous, faire des films c’est mettre les moyens du cinéma au service d’une pensée, critique et esthétique loin d’une uniformisation à l’œuvre dans nos vies et sur nos écrans. Faire des films, c’est aussi  travailler en équipe, rencontrer des singularités et accepter, en tant que producteur, la responsabilité que l’on a vis-à-vis des artistes et techniciens que l’on emploie.

 

Pour Lucie Corman (productrice exécutive) et Julie Paratian (productrice déléguée) cela revient à développer des relations de qualité avec les différents métiers de la profession pour revenir à un modèle plus collaboratif en opposition avec les évolutions actuelles de la division du travail…

 

Il est difficile de définir la ligne éditoriale de SISTER (un anagramme de RESIST) et il n’y en aura certainement jamais. Le cinéma que nous aimons est singulier et pourtant entre en résonance avec ce temps que nous partageons, politique et collectif.

 

Nos derniers films parlent d'une épicerie de quartier dans le 20e arrondissement (DAYANA MINI MARKET de Floriane Devigne), du monde tel qu'il pourrait se transformer (NOTRE MONDE de Thomas Lacoste), du recouvrement des traces de l'histoire en Bosnie Herzégovine (KAMEN-LES PIERRES de Florence Lazar), des femmes et de leur rapport à la maternité/féminité (PASSAGERES de Mara Canobbio), des conséquences humaines du plus grand projet de transfert des eaux en Chine (SUD EAU NORD DEPLACER de Antoine Boutet), du machisme en Tunisie et ailleurs (LE CHALLAT DE TUNIS de Kaouther Ben Hania) ...

 

Avec Lucia Sanchez, nous partageons cette volonté de faire cohabiter exigences artistiques et politiques. Son travail questionne nos vies et leurs dysfonctionnements à partir de situations concrètes, de rituels ou de lieux emblématiques en les poussant jusqu’à l’absurde, avec humour et un sens critique et politique absolument indispensable à nos regards de citoyens, parfois spectateurs impuissants de leur vie, dans une société qui n’hésite pas à laisser de côté les mauvais élèves, ceux qui ne suivent pas ou qui résistent au changement et à la norme.

 

Après la silver industrie de Bénidorm au Sud de la Costa Blanca, c’est sur les Champs Elysées qu’elle se jette. Elle nous a communiqué son désir et nous avons eu envie de l’accompagner, dans la dynamique du printemps, avec son équipe, avec la liberté qui la caractérise, et si possible avec vous !

 

Logo_sister_300_300

 

Lucia Sanchez est actrice et réalisatrice, auteur de plusieurs courts-métrages et documentaires sélectionnés dans de nombreux festivals et diffusés à la télévision (Pick-up, La guerre du golf, Profanations, Siestes, Las amigas..). Elle a également réalisé le web doc Modern couple  et de nombreux films pour le magazine documentaire Cut-up (Arte).

Dans son travail, elle aime particulièrement le mélange de genres, les inventions formelles, l’improvisation et l’humour. Ses films sont édités en dvd par L’harmattan et on peut voir ici des extraits de ses films.

 

Alexis Kavyrchine, chef opérateur de tous les films de Lucia , il a également travaillé avec Christiane Rouaud (« Tous au Larzac »), Renaud Fély, Valérie Mrejen (« Valvert »), Pascal-Alex Vincent (« Donne moi la main ») ou récemment avec Olivier Peyon (« Comment j’ai détesté les maths ») et Thomas Salvador (« Vincent »).

 

David Chazam, musicien, compose avec joie pour le théâtre, la danse et le cinéma. Il fabrique aussi ses propres instruments, et surtout les utilise ! Il fait des concerts, assiste des artistes contemporains et des metteurs en scène, construit parfois ses propres spectacles.

Mélomane obsessionnel, il est un concepteur sonore spécialisé dans les projets hors-norme. Il a créé des groupes dansants, a produit une cargaison de "disques-durs-à-trouver" qui sont maintenant à disposition sur internet et a collaboré avec de nombreuses personnalités comme Jean-Jacques Perrey (pionnier français de l'électropop aux Etats-Unis), Christian Boltanski (artiste international), Jean-Michel Frère (dramaturge belge), Lucia Sanchez (documentariste franco-espagnole), Valérie Rivière (chorégraphe française), entre autres.

www.chazam.org

 

Window

 

REVUE DE PRESSE

 

A propos de « Pick-up »

 

« Lucia Sanchez s’avère une remarquable organisatrice du réel, douée pour le cadre, le montage et le son. Beau travail subjectif sur les gestes, la musique, les bruits qui transforment la banalité en symphonie abstraite ». Les Inrockuptibles

 

« Ni commentaires ni témoignages, la réalisatrice ne mène pas une enquête sociologique mais plutôt une observation d’ethnologue, voire d’entomotologiste. Elle compose une chorégraphie abstraite, drôle et inquiétante, où les touristes deviennent des animaux étranges aux rituels insolites ». Telerama

 

A propos de « Boulevard Movie»

 

 « Avec « Boulevard Movie » de Lucia Sanchez, on se rappelle avec bonheur que le cinéma, cela peut être juste la rue, un quartier et ses habitants qui se confient. Du cinéma direct, buissonnier. Citoyen, justement ». Telerama

 

« Boulevard movie, un magnifique prolongement cinquante après de Chronique d’un été de Jean Rouch ». Les inrockuptibles

 

A propos du travail de Lucia Sanchez, lire  « l’ironie documentée » dans le magazine  Bref (novembre 2013).

 

Bags

 

 

Les photos utilisées sont issues de repérages faits avec la photographe Céline Gaille.

www.celinegaillephotographie.com

À quoi servira la collecte ?

Pour profiter du printemps et de la disponibilité exceptionnelle de mon équipe à Paris (le compositeur résidant à Bruxelles vient en France pendant quinze jours et le chef opérateur a deux semaines libres dans son emploi du temps), j’ai proposé à SISTER productions de lancer cette aventure sur Kiss Kiss Bank Bank.

 

L’urgence dans laquelle le film s’est rêvé, notre envie de travailler dans des conditions de production « libres », l’exigence plastique et cinématographique qu’un tel projet requiert, nous poussent aujourd’hui à vous solliciter. C’est un film « prototype », une expérience qui s’écrit en filmant et pour laquelle nous avons absolument besoin de votre aide.

 

Votre participation nous permettrait de couvrir :

 

- une rétribution pour les techniciens (ingénieur du son, monteuse, chef-operateur, musicien) et comédiens

 

- les repas de l’équipe de tournage 

 

- la location du matériel image et son

 

- la location d’un banc de montage image pour monter ces images

 

 

Thumb_logo_sister_216_216
SISTER Productions

SISTER Productions est une société aquitaine créée par Julie Paratian en 2011 vouée à produire des documentaires, des fictions et tous types d’objets audiovisuels encore en devenir témoignant d’une envie de participer à la construction d’une pensée critique ré-appropriable par le plus grand nombre. Julie Paratian et Lucie Corman travaillent entre Paris... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_default
Vivement les moissons pour récolter tout ce qui s'est passé dans les Champs... Vous allez y arriver !! Dom B
Thumb_default
Lucia était l'animatrice espagnole quand Nicoss était l'animateur Grec de l'émission "Union Libre" voici quelques années. Ses réalisations sont pertinentes, et son discours discret. Sans doute une page des Champs vue sous un autre angle.
Thumb_default
Lucia Sanchez fait d'excellents documentaires . Vous pouvez largement lui faire confiance sur le résultat !