Europe extrême | Des mineurs russes aux étudiants, une semaine de reportage au Svalbard, archipel norvégien de l’Océan Arctique.

Large_img_6901

Présentation détaillée du projet

Situé à seulement mille kilomètres du Pôle Nord, l'archipel norvégien du Svalbard abrite la population civile la plus septentrionale au monde. Principalement confinés à Longyearbyen, la capitale administrative, les habitants y cohabitent avec une faune arctique exceptionnelle. Ces hommes et femmes du bout de l'Europe affrontent des conditions climatiques extrêmes : jusqu'à  -40°C durant les quatre mois de nuit polaire.

 

Des mineurs russes aux étudiants internationaux, des scientifiques aux réfugiés politiques, le Svalbard  cristallise les grands enjeux sociaux et environnementaux européens. Le reportage visera à montrer et comprendre ces contrastes, en partant à la rencontre des différentes populations qui cohabitent sur l’archipel.

 

Europe-svalbard.svg

 

Nos objectifs :

- Réaliser une série de reportages journalistiques et photographiques qui comportera d'une part un long article type carnet de voyage, de l'autre plusieurs articles sur des thématiques précises. Pour cela, nous avons défini quatre angles de recherche, qui pourront faire l'objet d'articles séparés en plus du reportage principal.

- Publier un livre qui mêlera les photographies de Gilles et les textes de Nathalie. Cet ouvrage présentera d'une part des portraits d'habitants de l'ile (mineurs, étudiants, familles, journalistes, pécheurs, guides et chercheurs), de l'autre les grands enjeux du Nord européen : économie, géopolitique, recherche et environnement.

Une grande aventure au coeur des paysages bruts du Svalbard, à la découverte des hommes et des femmes vivant dans cet archipel situé à mille kilomètres du Pôle Nord. 

 

L'équipe :

Gilles-photographe, 52 ans et Nathalie-journaliste, 27 ans. Collègues depuis trois ans, nous formons une super équipe de terrain très motivée mais aux moyens financiers... limités. Convaincus de l'intérêt de ce projet de reportage, nous avons besoin de vous! Nous voulons offrir une vision sensible, documentée et argumentée des changements qui se trament dans le Grand Nord européen. Pour cela, un travail de terrain nous semble indispensable : nous ne parlons pas que de chiffres et de théories, mais d’hommes et de femmes, vivant très loin de chez nous.

Convaincus que l’information doit être basée sur l’expérience directe de ceux qui la produise, nous faisons appel à votre soutien !

 

 

Carnet de voyage : la vie au Svalbard

 

Comment vit-on au bout de l’Europe ? A quoi ressemble une vie de famille à mille kilomètres du Pôle Nord ? Fonctionnaires norvégiens, pêcheurs, étudiants : nous partirons à la rencontre des habitants de Longyearbyen (la capitale administrative), isolés dans des conditions climatiques extrêmes. Logement, loisirs, ravitaillement, sécurité et éducation : bienvenue au bout de l’Europe.

 

Au coeur d'une terre brute, Longyearbyen est une toute petite cité très intérressante. Blotie entre les montagnes, mêlant maisons de bois et baraquements, la ville est à l'image de ces 2 000 habitants : contrastée. Une cité où 60% des habitants sont des hommes et où les routes ne mènent à aucune autre ville. Un village où l'on peut diner dans un minuscule restaurant thailandais mais où il est obligatoire d'être armé pour sortir de la ville, à cause des ours polaires.

 

 

 

 

1.Géopolitique : la bataille pour la route maritime du Nord

 

Territoire norvégien, le Svalbard accueille depuis plus d’un siècle une importante population de mineurs russes travaillant à l’extraction du charbon. Au-delà de son aspect économique, cette présence permet à la Russie de conserver une emprise sur le Grand Nord européen et la route maritime du Nord (RMN – plus court passage de l’Europe Occidentale vers le Pacifique). Le reportage permettra de découvrir la vie de ces mineurs tout en interrogeant les enjeux économiques et politiques de cette présence.

 

En raison de son statut particulier, qui permet aux étrangers de s'installer dans l'archipel sans visas ni permis de travail, le Svalbard accueille également une poignée de réfugiés politiques. Nous rencontrerons notamment Kazim, irakien bloqué sur l'île après avoir vu sa demande d'asile rejetée par la Norvège, et qui a refait sa vie à Longyearbyen.

 

 

 

2. Recherche : une vie d’étudiant dans le Grand Nord

 

L’Université du Svalbard (UNIS) accueille depuis 1993 des étudiants norvégiens et étrangers désireux de se former dans quatre domaines : biologie, géologie, climatologie et ingénierie polaire.

Nous partirons à la rencontre de ces étudiants, norvégiens et étrangers, qui ont fait le choix de poursuivre leurs études au Svalbard.

 

3. Environnement : les conséquences du changement climatique

 

Comme toutes les zones polaires, l’archipel est un lieu privilégié pour observer les conséquences du changement climatique et le recul des glaces. Comment concilier la préservation de la biodiversité si fragile du Svalbard et l’accroissement des activités touristiques sur l’île ?

 

4. Futur : la Svalbard Global Seed Vault

 

La « Réserve mondiale de semences du Svalbard » est une gigantesque chambre forte souterraine destinée à conserver dans un lieu sécurisé des graines de toutes les cultures vivrières de la planète. Sa mission est de fournir une protection contre de potentielles catastrophes futures.

 

Cette réserve unique au monde offre des conditions idéales de conservation : le permafrost de l’ile garanti des températures basses dans la chambre forte, même en cas de panne du système de climatisation. Ainsi entreposées, les graines devraient se conserver durant des centaines d’années, comme l’a montré l’étude de faisabilité du projet.

 

Inauguré en 2008, ce projet est en grande partie financé par les gouvernements scandinaves, pour un coût global de 8 millions de dollars. Associée au projet, la Fondation Bill Gates a donné plus de 20 millions d'euros pour permettre aux pays les plus pauvres de conditionner et envoyer les graines vers le Svalbard.

 

Nous prévoyons un entretien avec des scientifiques norvégiens qui expliqueront l’intérêt de ce projet.

 

 

À quoi servira la collecte ?

Budget prévisionnel

 

Vos soutiens serviront à financer les aspects techniques de cette expédition. L’archipel étant très isolé, la vie y est chère. Nous essayons néanmoins de réduire au maximum les coûts du reportage.

 

- Deux vols aller-retour en septembre = 2200 euros

- Six nuits en guesthouses à Longyearbyen =  950 euros

- Deux aller-retour jusqu'à Barentsburg (8 heures de voyage)= 360 euros

Les mineurs russes du Svalbard ne vivent pas à Longyearbyen mais à Barentsburg, un établissement russe plus éloigné, accessible en bateau durant l’été et en scooter des neiges durant l’hiver. Plus largement, il n’existe pas de route entre les différents hameaux de l’archipel.

- Commission de 8% pour Kisskissbankbank = 320 euros

- Interprète russe/anglais pour nos entretiens avec les mineurs  = 150 euros

 

Si nous arrivons à dépasser notre objectif, nous serons ravis de pouvoir financer en plus deux bonnes écharpes pour ne pas mourir glacés sur place. Cela nous permettra aussi de faire face aux hausses de prix soudaines des transports : si le temps se refroidit prématurément, le bateau pour Barentsburg ne partira pas. Nous devrons donc couvrir la distance Longyearbyen-Barentsburg en moto-neige.

 

Calendrier

 

La nuit polaire tombe fin octobre pour ne finir qu’en avril. Il est donc nécessaire d’être en mesure de partir en septembre 2013. Le reportage durera environ une semaine selon le calendrier prévisionnel suivant :

 

Samedi 7 septembre

Matin : Départ de Lyon le matin pour Longyearbyen via Oslo.

Soir : Arrivée en fin de soirée, direction l'hôtel, le Polarrigg.  C’est le moins cher de Longyearbyen.

 

Dimanche 8

Matin : Très tôt, tour de la ville au petit matin pour prendre des photos. Ensuite, rendez-vous dans la petite église du village. Interview du prêtre, installé là-bas depuis de nombreuses années et qui connait tout le monde.

Après-midi : prises de vue, rencontres et prises de contact avec les commerçants. Interview de Kazim, irakien bloqué sur l'île après avoir vu sa demande d'asile rejetée par la Norvège, qui a refait sa vie à Longyearbyen. Il tient un kebab dans le centre. Ensuite entretien avec un autre réfugié, Omid Abolhasani, qui est iranien.

Soir : Retour à l’hôtel pour rédiger le premier rapport quotidien de l’expédition, à suivre sur Soyonsdesinvoltes.fr chaque soir. Prises de vues nocturnes pour Gilles.

 

Lundi 9

Toute la journée : Direction l’Université pour une journée d’entretiens et de photos.

Soir : Rédaction du rapport quotidien, puis rencontre avec des étudiants chez eux.

 

Mardi 10

Matin : Direction le port à la rencontre des marins. Entretien avec le responsable du port pour parler du changement climatique et des projets d’extensions.

Après-midi : Direction la Svalbard Global Seed Vault. Entretiens avec le personnel et photos.

Soir : Rédaction du rapport quotidien, puis tour dans la ville pour parler de la vie nocturne des habitants.

 

Mercredi 11

Matin : Départ de Longyearbyen pour Barentsburg à bord du Polar Girl (4 heures de bateau).

Soir : Nuit à Barentsburg, rédaction du rapport quotidien puis un tour au pub pour échanger avec les mineurs et caler avec eux les entretiens du lendemain.

 

Jeudi 12

Toute la journée : Nombreux portraits des habitants dans leur vie quotidienne : mines, écoles, dispensaire et un tour dans l’élevage de vaches le plus au nord du monde !

Soir : Rédaction du rapport quotidien puis prises de vues nocturnes..

 

Vendredi 13 (attention au ours !)

Matin : Suite de nos entretiens et prises de vue à Barentsburg.

Après-midi : Retour à Longyearbyen par bateau, arrivée prévue vers 19h.

Soir : Retour à l’hôtel pour rédiger le rapport quotidien de l’expédition.

 

Samedi 14

Matin : Rencontre avec les journalistes de Icepeople.net et du Svalbard Posten. Entretiens et portrait.

Après-midi : Prises de vue extérieures dans les alentours, notamment du coté des anciennes mines de Longyearbyen. Rencontre avec un guide local pour parler de l'impacr du tourisme sur l'éco-système.

Soir : Rédaction du rapport quotidien et entretien avec une expatriée thaïlandaise, mariée à un norvégien et qui vit à Longyearbyen.

 

Dimanche 15

Matin : Départ de Longyearbyen pour Lyon  via Oslo.

Soir : Arrivée à Lyon, fatigués mais bien contents !

 

Thumb_dsc_1097__640x549_
L'équipe Svalbard 2013

Nathalie | Journaliste, née en 1986 en Haute-Savoie. Formée à l'Université Lyon 2 puis à Sciences Po Lyon dans le domaine des relations internationales et des affaires européennes. Réalisation durant l'hiver 2012 d'un reportage free-lance à Oslo, sur les répercussions médiatiques et politiques des attentats d’Anders Breivik. Ce reportage a reçu les... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_default
Bonne chance pour vivre tes rêves.
Thumb_christian.relax.square
Félicitations!
Thumb_default
Youyou plus que quelques petites pièces et c'est l'aventure assurée !! Bisous les Indiana Jones! Anaïs