Participez et devenez acteur de l'Histoire en marche: votre don pour lutter contre le trafic humain des jeunes réfugiées syriennes.

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Présentation détaillée du projet

 

SYRIE – LES MARIAGES DE LA HONTE

 

Trafics de femmes autour de la guerre en Syrie

 

Une enquête de Magali Sallé Forestier avec Pierre Gueny

 

avec le soutien actif de Laetitia De Montalivet et Carmen Fuertes-Harp,  

fondatrices avec Magali Sallé de l'Association 

La Voix au Chapître*

 

SYNOPSIS:

 

Elles ont entre 16 et 18 ans. Jeunes, belles, démunies. Réfugiées en Turquie, en Jordanie, en Irak ou au Liban , depuis plus deux ans, des milliers de femmes syriennes fuient la guerre, avec leur famille, et croupissent dans des camps, en attendant de pouvoir regagner leur maison. Elles pensaient trouver un refuge, elles découvrent l’enfer.

 

Dans un camp en Jordanie, en pleurs, l’une d’elles raconte son calvaire : « J’étais depuis plusieurs mois dans le camp avec ma mère et mes petites sœurs. La vie y est très dure. Des files d’attente tous les jours pour se nourrir, la promiscuité, et l’insécurité. Des jeunes filles se font violer. Je n’ose pas sortir faire pipi aux toilettes la nuit.  Pour me protéger, ma mère a voulu que je me marie. Une ONG lui a dit qu’elle pouvait trouver un bon mari pour moi qui pourrait subvenir à mes besoins et ceux de ma famille. Un mariage a été conclu, j’ai été envoyée en Arabie Saoudite. Mon mari était beaucoup plus vieux que moi, la cinquantaine. Il me traitait en esclave, me battait. Il m’a avoué qu’il s’était marié uniquement pour son plaisir. Mais comme je n’étais pas assez docile, il m’a répudiée. Et je suis revenue ici en Jordanie. Je suis déshonorée. »

 

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Mariages bidons, mariages forcés, enlèvements, prostitution, traite des femmes, aujourd’hui les réfugiées syriennes dans les camps se retrouvent au cœur d’un vaste trafic humain, souvent orchestré par des associations musulmanes ou d’entraide. Terrorisées, nombre de femmes se terrent sans oser ni aller à l’école ni sortir de chez elle. L’ONU , et le HCR lui-même, ne savent comment faire face et semblent démunis, quand ils ne sont pas complices. Quant aux autorités politiques et religieuses du monde arabo-musulman, policiers, imams, responsables politiques ou même parfois humanitaires, elles laissent faire quand elles n’encouragent pas ces trafics au nom de la solidarité avec la lutte des rebelles syriens.

 

De la Jordanie à l’Arabie Saoudite, enquête sur les trafics de femmes qui, sous couvert de mariage, sous couvert de l'Islam ou par nécessité, se multiplient autour de la guerre en Syrie. 

 

 

Le point de départ de ces trafics est simple. Des ONG ou supposées telles qui ont pignon sur rue en Jordanie proposent des mariages arrangés aux filles des familles syriennes moyennant une somme d’argent payée par le futur mari. C’est le cas par exemple d’Oum Majed, une Syrienne, réfugiées elle même, qui sous couvert d’une association d’entraide, arrange des mariages pour 1000 dollars la dot. Disposée à témoigner, elle nous montrera le système, et nous expliquera comment elle est devenue une sorte de «proxénète » ... sans états d’âme.

 

Les Syriennes sont très « prisées » au Moyen Orient car elles sont jolies, bien éduquées et bon marché. Que les mariages fonctionnent ou pas, ce n’est pas leur problème, les ONG ne s’en cachent pas. Les clients du Golfe ont entre 50 et 80 ans, ils veulent des filles au teint clair avec des yeux bleus, âgées de 16 à 18 ans maximum, que l’on épouse parfois pour quelques jours seulement. Le prix : 3000 dollars pour la famille de la fille après déduction d’une commission pour l’ONG. Certains « clients » venus du Golfe n’hésitent pas, nous le verrons, à aller en plein jour faire leur marché et circuler dans le camp à la recherche d’une « épouse ».

 

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Dans ces camps, il y a aussi beaucoup de jeunes « mères », souvent mineures, qui disent qu’elles n’ont pas d’autre choix que de se prostituer pour obtenir du lait et de la nourriture pour leurs bébés. Mariées à la hâte à cause de la guerre avant de quitter la Syrie, parfois à des combattants de l’Armée Syrienne Libre, elles n’ont plus rien. En caméra cachée, nous verrons qu’à la nuit tombée, de plus en plus de Syriennes se prostituent dans des bordels aux alentours des camps, et jusqu’à Amman, pour gagner de quoi survivre.

 

Une jeune Syrienne de 14 ans raconte comment elle a failli se faire embarquer dans ce trafic : « J’étais en train d’aider à la distribution de nourriture dans le camp quand j’ai entendu un garçon parler de maisons libres pour accueillir des familles de réfugiés. Je lui ai dit que j’étais intéressée et il m’a conduite dans l’une de ces maisons. J’y ai vu des filles habillées de façon indécente. J’ai compris et je me suis enfuie. »

 

A l’origine de ces trafics de femmes, une institution propre à l’islam, le « mariage de jouissance» ou « temporaire », une institution inconnue dans les pays occidentaux. Les musulmans sunnites, contrairement aux chiites, ont toujours rejeté cette forme de mariage. Mais depuis les révolutions arabes, le phénomène des mariages temporaires, appelés mariages Misyar, s’est répandu chez les sunnites.

 

Le phénomène a désormais conquis Internet. Les Syriennes sont de plus en plus nombreuses sur des sites de rencontres islamiques à chercher un mari pour fuir les camps de réfugiés à tout prix. Les annonces sont souvent confondantes de naiveté.  Croyant ou esperant trouver l’Amour, la plupart des Syriennes qui s’inscrivent spontanément ou sous l’impulsion de leur familles ne se doutent pas de ce qui les attend.        

 

Ces mariages ne présentent que des avantages pour ceux qui les organisent. Ils procurent des femmes à moindre coût à certains «croyants » musulmans, loin de la Syrie jusqu’en Arabie saoudite. En réalité ils offrent une couverture religieuse à la prostitution (évitant la mort par lapidation ou flagellation). Ils permettent aussi une réponse religieusement acceptable aux besoins sexuels des jeunes, en particulier des combattants de l’Armée Syrienne Libre. Les rebelles syriens ont en effet souvent recours à ces pratiques pour assurer le repos du guerrier.

 

Face à ces dérives, les responsables politiques et policiers des pays limitrophes de la Syrie, Jordanie et Irak notamment, assurent officiellement vouloir lutter contre ces trafics. Pourtant les ambassades des pays du Golfe à Amman ou à Bagdad délivrent sans problème des visas d’entrée pour l’Arabie ou d’autres pays du Golfe aux futurs épouses, au nom de la « charité islamique ». 

 

Nous interpellerons les responsables du bureau du Haut Commissariat aux réfugiés. Pourquoi l’ONU est-elle jusqu’ici incapable de protéger ces populations? Le 21 juin dernier, deux ans après le début du conflit, l’ONU a enfin publié un rapport alarmant sur les « Early Marriages », les mariages de filles mineures syriennes qui se multiplient : il y en auraient eu 12 000 en 2012 !

 

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L'équipe: deux grands professionnels du reportage 

 

Magali SALLÉ-FORESTIER et Pierre GUENY

 

"Le journaliste doit rendre compte au plus près de l'événement, et relater des faits de façon impartiale. L'information c'est le sujet traité pas celui qui la couvre. Le journaliste doit savoir faire preuve d'écoute et de modestie, ne pas tomber dans l'affect et le sensationnalisme."

 

Je travaille avec Pierre Guény, monteur/cameraman, habitué des terrains de conflits. Nous avons la même vision passionnée de notre métier: prendre du recul, comprendre et faire comprendre les situations que nous couvrons, en nuançant nos propos, sans parti pris. Nous avons couvert la plupart des crises de la planête ces dix dernières années. Nous sommes profondément convaincus de l'intérêt social, culturel et humain de ce reportage. Raconter la guerre c'est aussi se détourner un instant du fracas des bombes, des chiffres effrayants et anonymes des morts et des blessés pour donner la parole et montrer les visages de toutes les victimes dont on ne parle pas, dont on ne parle plus.

 

Que ceux qui partagent nos convictions nous suivent." 

 

 

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Magali Sallé (Yemen 2011)

 

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Pierre Guény (Tchad 2009)

 

MAKING OFF : SUIVEZ EN DIRECT LA RÉALISATION DU TOURNAGE SUR CE SITE & FACEBOOK

 

https://www.facebook.com/syriemariage?fref=ts

 

Tous les jours, soyez à nos côtés dans notre travail. Vous saurez comment le documentaire se construit. Nous publierons des textes, des photos et des vidéos sur nos tournages, nos anecdotes, nos difficultés, nos rencontres, des éclairages, nos impressions, les dessous du tournage, les OFFS (ce que nos interlocuteurs ne nous diront pas face camera), ainsi que des explications sur notre travail... 

 

 

 

SEQUENCIER:

 

Priorité à la parole des syriennes. Mon expérience du monde musulman permettra de créer des liens de confiance avec ces jeunes filles très pudiques.

 

Portraits très intimes de syriennes dans le camp.

Interpellations des ONG(s).

Interpellations des Dignitaires Religieux Musulmans.

Interpellation des Dirigeants Politiques.

 

 

LOCALISATION DU CAMP ZAATARI: à 8 kilomètres de la frontière syrienne

 

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À quoi servira la collecte ?

LORSQUE LE FILM POURRA GENERER DES BENEFICES, NOUS NOUS ENGAGEONS A REMBOURSER NOS CONTRIBUTEURS !

 

La collecte a pour but de financer le tournage et le montage du film: transport, traducteurs, frais de mission à l'étranger. La collecte n'a pas pour but de financer des salaires. L'équipe est composée de moi même, réalisatrice caméra et d'un cameraman monteur expérimenté ainsi que d'un traducteur.

Le temps de tournage est de trois semaines pour un format de 52 minutes. La collecte définira le temps de tournage car les frais journaliers sont incompressibles. La collecte minimum nous permet de financer un 26 minutes, l'objectif étant 52 minutes, un format qui permettrait d'obtenir des aides du CNC (Centre National du Cinema) Elle a vocation à permettre la création de ce webdocumentaire qui a pour but de dénoncer des pratiques intolérables envers des femmes au 21e siècle pratiquées sous couvert de l'Islam, et méconnues encore aujourd'hui.

Le budget entend coller au plus près de la réalité du terrain. Les temps de tournage peuvent varier (un peu plus courts ou plus longs) étant donné la sensibilité du sujet traité. 

 

FORMAT 26 minutes à 30 minutes: 8000 Euros

 

15 jours de tournage à Amman en Jordanie:

 

Location camera et materiel de tournage (son, pied, cartes memoires) (200 Euros/Jour) : 3000 Euros

Billets A/R Paris Amman pour 2 pers. (Realisatrice et Cameraman Monteur) : 800 Euros

Frais journaliers: traducteur/fixer/transport (100 Euros/jour) soient 1500 Euros

Régie:  Frais hebergement/nourriture/divers équipe: 1500 Euros

 

1 semaine de montage:

Location materiel de montage/postproduction (100 Euros/jour+ 500 Post Prod) 1200 Euros

 

 

FORMAT 52 minutes: 13000 Euros

 

Si la collecte atteint 13000 Euros, nous pourrions atteindre 52 minutes de documentaire:

Une semaine de tournage en plus nous permettrait d'approfondir notre enquête, par exemple en Arabie Saoudite pour retrouver des mineures victimes de mariages arrangés ou forcés. Il faudra une semaine de montage supplémentaire.

Billets Paris/Riyad/2 pers : 800 Euros

Materiel Tournage: 1400 Euros

Frais Fixer/traducteur/transport: 700 euros

Régie: 1400 Euros

Montage supplémentaire: 700 Euros min.

 

 

 

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Magali SALLÉ

2012-2014 Journaliste Indépendante 2001-2012 Grand Reporter Service Etranger FRANCE 3 Rédaction Nationale 2010-2011 Réalisation de magazines « 7 À Voir » F3 Rédaction Nationale: « Irak à Vendre », « Mafia contre Immigration » 2008-2009 Rédaction en Chef du magazine « A Visage Découvert » sur FRANCE 5 (Documentaires de 52’ avec ITW de Chefs... Voir la suite